CRITIQUE BLU-RAY: Pulsions

pulsions

LE FILM: 9/10

Kate Miller souffre de fantasmes érotiques si vivaces qu’elle a du mal à faire la part du rêve et de la réalité. Un matin, elle se rend chez son psychiatre, Robert Elliot, pour lui parler de ses déceptions sexuelles avec son mari. En se rendant au musée, Kate séduit un homme qui l’emmène dans son appartement pour y passer la nuit. Le lendemain matin, en prenant l’ascenseur pour quitter l’immeuble, Kate est atrocement assassiné à coup de rasoir par une femme blonde portant de grosses lunettes noires…

Sorti en 1980, en même temps que le film de William Friedkin, « Cruising », « Pulsions » traîne une odeur de scandale équivalente. Fervent disciple du maître Hitchcock, Brian de Palma lui rend à travers ce film le plus parfait des hommages comme il l’avait fait avec « Obsession« , ouvertement inspiré de « Sueurs Froides ». Avec ce nouveau film, Brian de Palma reprend les codes du Giallo, genre italien où se cotoient érotisme et horreur, tout en s’inspirant clairement du « Psychose » d’Hitchcock. Le film s’ouvre et se clot en l’occurence sur une scène de douche à l’issue différente de celle du film d’Hitchcock. Outre ces caractéristiques, sur la forme, le film de de Palma comprend tous les outils habituels du cinéaste qui font de sa mise en scène un modèle d’efficacité, dont le fameux splitscreen.

Thriller sanglant et sulfureux, « Pulsions » restera l’un des films majeurs de la carrière de De Palma.

TECHNIQUE: 9/10

Magnifique copie respectant à merveille la photo de Ralph Bode!

BONUS: 10/10

Outre la bande-annonce, on trouve une présentation par Samuel Blumenfeld, des interviews du producteur, de Nancy Allen, d’Angie Dickinson et de Keith Gordon. Pour finir, une comparaison des trois versions du film (censurée, non censurée et tv)!

VERDICT: 9,5/10

Indispensable! Bravo Carlotta!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films.


CRITIQUE: Dans la Maison

Un garçon de 16 ans s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l’enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d’événements incontrôlables.

Deux ans après « Potiche », François Ozon revient avec un treizième long métrage, à nouveau adapté d’une pièce de théâtre, « Dans la Maison ». Même si le François Ozon de 2012 s’est assagi par rapport à celui des débuts qui n’avait pas peur de provoquer son public avec des oeuvres telles que « Sitcom » ou « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », il continue de proposer tout de même des films qui appellent à la réflexion.

Avec ce nouvel opus, Ozon brasse de multiples influences que ce soit les séries US pour les pavillons à la Wisteria Lane (Desperate Housewives) ou le cinéma d’Hitchcock ou de Pasolini pour le thème du voyeurisme, central dans ce film. En effet, la relation et le jeu pervers entre le professeur et l’élève nous amène à réfléchir sur le pourvoir de l’auteur, littéraire ou autre, et son processus de création mais aussi sur la tendance générale au voyeurisme qui gangrène nos sociétés, asphyxiées par les magazines people et la télé réalité.

Sous une forme très ludique et intellectuellement très stimulante, le film d’Ozon est une belle réussite, malgré quelques longueurs dans la seconde partie, qui confirme que Fabrice Lucchini peut être aussi bon quand il n’en fait pas des tonnes!

NOTE: 7.5/10