Critique Dvd: I Am Not Your Negro

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Réalisation Raoul Peck
Scénario Raoul Peck
Sociétés de production Velvet Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Suisse Suisse
Genre documentaire
Durée 93 minutes
Sortie 10 mai 2017

LE FILM:

4.5

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. Une réflexion intime sur la société américaine, en écho à la réalité française. Les mots de James Baldwin sont lus par JoeyStarr dans la version française et par Samuel L. Jackson dans la version américaine.

Basé sur les écrits de James Baldwin qui sert de narrateur, le documentaire de Raoul Peck est un habile montage d’images d’archives qui retrace en 90 minutes l’histoire des Noirs aux Etats-Unis. Ami de Martin Luther King et Malcolm X, Baldwin, plus qu’un simple militant, suscite la réflexion sur ce que c’est de vivre dans la peau d’un homme de couleur. Efficace, choc, I Am Not Your Negro est l’un des films à ne surtout pas rater cette année et devrait être projeté dans toutes les écoles!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable même si évidemment les matériaux utilisés souffrent d’imperfections.

BONUS:

4.5

On trouve ici une interview du réalisateur, une interview de James Baldwin (en Français) et un documentaire d’époque sur l’écrivain. Parfait!!!

VERDICT:

4.5

L’un des films de l’année dans une édition parfaite!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Blaq Out dès le 1er décembre

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Critique: Maryline

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Réalisation Guillaume Gallienne
Scénario Guillaume Gallienne
Acteurs principaux
Sociétés de production LGM Cinéma SAS
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Sortie 15 novembre 2017

Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle « monte à Paris » pour devenir comédienne. Mais, elle n’a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde peuvent avoir d’humiliant mais aussi de bienveillant. C’est l’histoire d’une femme, d’une femme modeste, d’une blessure.

Après un premier long autobiographique, « les Garçons et Guillaume à table« , Guillaume Gallienne s’essaie au mélodrame. Son personnage, Maryline, vient de la campagne mais rêve de jouer la comédie. Son parcours sera semé d’embûches comme les brimades de metteurs en scène ou l’alcoolisme dans lequel elle tombera. Si le second film de Gallienne vaut le coup d’oeil c’est assurément pour son actrice Adeline d’Hermy, qui porte le film de bout en bout, drôle, émouvante, fragile, violente… Toutefois le film nous laisse un peu sur notre faim tant le récit manque de fluidité et de liant et pose des questions sans réponse. On a envie d’adorer cette Maryline mais l’on reste malheureusement loin d’elle…

3.5

Critique: le Musée des Merveilles

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Titre original Wonderstruck
Réalisation Todd Haynes
Scénario Brian Selznick
Acteurs principaux
Sociétés de production Killer Films
Cinetic Media
FilmNation Entertainment
Picrow Features
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 120 minutes
Sortie 15 novembre 2017

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Deux ans après son chef d’oeuvre « Carol« , Todd Haynes signe son huitième film, présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Nous suivons ici la quête parallèle de deux enfants à un demi-siècle d’intervalle. Rose, enfant sourde et muette, part en 1927 à la recherche de sa mère, star du cinéma muet. En 1977, Ben qui a perdu sa mère et n’a jamais connu son père, part à la recherche de ce dernier alors qu’il vient de perdre l’ouïe lors d’un orage. Surprenant idée à priori de la part de Todd Haynes d’adapter un livre pour enfants mais à y regarder de plus près, on retrouve son intérêt pour des personnages exclus, isolés et les amours contrariées. Sur la forme, Haynes rend un vibrant hommage au cinéma muet, racontant l’histoire de Rose en noir et blanc et sans dialogues. La photo du film est somptueuse,  la musique de Carter Burwell est encore une fois fabuleuse et le film fait du bien par son absence totale de cynisme et sa bienveillance.

4.5

Critique Bluray: Les Enchaînés

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Titre original Notorious
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Ben Hecht, d’après une nouvelle de John Taintor Foote
Acteurs principaux
Sociétés de production RKO
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 101 minutes
Sortie 19 mars 1948

LE FILM:

5

Alicia, fille d’un espion nazi, mène une vie dépravée. Devlin lui propose de travailler pour les Etats-Unis afin de réhabiliter son nom. Elle épouse donc un ancien ami de son père afin de l’espionner. Devlin et elle s’aiment sans oser se l’avouer, attendant chacun que l’autre fasse le premier pas. Lorsque le rôle qu’elle tient est découvert, son mari décide de l’empoisonner.

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Après « Rebecca » et « la Maison du Dr Edwardes », « les Enchaînés » est le troisième film présent dans le somptueux coffret Ultra Collector Hitchcock, les années Selznick.  Comme dit Truffaut dans ses entretiens avec le Maître, ce film est le film le plus hitchcockien du cinéaste anglais. Ici, il s’agit ni plus ni moins d’une histoire d’amour déguisée en film d’espionnage avec un couple mythique, Cary Grant/Ingrid Bergman. Lui est un espion américain et elle la fille d’un espion Nazi. Il va l’utiliser en l’envoyant séduire l’un des amis de son père pour obtenir des informations top secret. Le problème est que Devlin  et Alicia vont très vite tomber fous l’un de l’autre. L’histoire est simple mais purement hitchcockienne sur la forme. On retrouve le sens du suspense et de la tension du Maître et son don pour mettre en image ces éléments de la façon la plus ingénieuse et ludique qui soit; durant plusieurs scènes, il fera d’une simple clé le moteur de l’action du film et même son élément central. Le célèbre Macguffin, cet objet dont on ne sait pas trop l’utilité mais qui guide le récit, est bien présent ici, à travers une bouteille de vin remplie d’une poudre mystérieuse. Ce film d’Hitchcock est également précurseur dans le genre du cinéma d’espionnage en plaçant la psychologie des personnages bien avant les traditionnelles courses poursuite. « Les Enchaînés » est sans aucun doute l’un des plus grands films du cinéaste, un régal à chaque vision!

TECHNIQUE:

5

Une copie absolument somptueuse!

BONUS:

5

On trouve ici une présentation du film par Laurent Bouzereau et un extrait consacré au film des entretiens entre Hitch et Truffaut commenté par Nicolas Saada. Passionnant!

VERDICT:

5

INDISPENSABLE!!!

Disponible en édition Ultra collector chez Carlotta Films dès le 29 novembre

Critique Bluray: Rebecca

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La collection Ultra Collector de l’éditeur Carlotta va s’enrichir dans quelques jours d’un somptueux coffret consacré aux années Selznick du cinéaste Alfred Hitchcock avec pas moins de quatre films du Maître, en version restaurée: « Rebecca », « la Maison du Dr Edwards », « les Enchaînés » et « le Procès Paradine ». Ces quatre films seront accompagnés de nombreux bonus et d’un bel ouvrage de 300 pages comprenant notamment des textes d’Hitchcock lui-même ou de Claude Chabrol!

Premier bluray testé, « Rebecca »!

Titre original Rebecca
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Scénario
Joan Harrison
Robert E. Sherwood
Adaptation
Philip MacDonald
Michael Hogan
d’après le roman de
Daphne du Maurier
Acteurs principaux
Sociétés de production Selznick International Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Thriller
Durée 130 minutes
Sortie 22 mai 1947

LE FILM:

5

C’est à Monte-Carlo que le richissime et séduisant veuf Maxim de Winter croise le chemin d’une jeune domestique qu’il ne tarde pas à séduire. Bientôt, ils se marient et retournent habiter dans le manoir de Manderley, demeure familiale de Winter, au sud de l’Angleterre. Très rapidement, dans cet endroit lugubre et froid, la nouvelle Mme. de Winter se confronte aux domestiques qui ne semblent guère l’apprécier. Surtout, c’est Mme. Danvers, la gouvernante, qui est la plus vindicative. Car depuis toujours, elle servait Rebecca, l’ex-femme de M. de Winter décédée un an plus tôt dans un accident. Son souvenir semble hanter le château…

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Premier film « américain » d’Hitchcock, « Rebecca » est sa deuxième adaptation de Daphné du Maurier après « la Taverne de la Jamaïque ». Bien que film de commande, « Rebecca » porte plus que jamais la marque de son réalisateur. A mi-chemin entre le conte de fée et le film de fantôme gothique, « Rebecca » est un délice de mise en scène, le cinéaste parvenant à instaurer une angoisse et un suspense en axant tout sur l’absence. Chaque recoin de Manderley, grande demeure victorienne, porte la présence de l’ancienne Madame de Winter, décédée lors d’un naufrage. Mme Danvers, inquiétante gouvernante, est pour beaucoup dans le malaise ressenti par le spectateur. A travers cette histoire, Hitchcock nous parle de ses thèmes favoris comme la perversité ou le désir tout en finesse. Un beau et immense film!

TECHNIQUE:

5

Une copie somptueuse avec une définition parfaite et un son (VO) clair et ample!

BONUS:

5

On trouve ici une analyse du film par Laurent Bouzereau, un extrait de l’entretien entre Hitch et Truffaut suivi d’une analyse de Nicolas Saada et des essais des acteurs! Passionnant et rare!

VERDICT:

5

Un chef d’oeuvre dans une édition juste indispensable!

Disponible en édition Ultra Collector (99.99 euros) chez Carlotta Films dès le 22 novembre

Critique Bluray: The Crown Saison 1

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Titre original The Crown
Genre drame biographique
Création Peter Morgan
Acteurs principaux Claire Foy
Matt Smith
Jared Harris
Vanessa Kirby
John Lithgow
Greg Wise
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Chaîne d’origine Netflix
Nb. de saisons 1
Nb. d’épisodes 10
Durée 54-61 minutes
Diff. originale 4 novembre 2016 –
Site web http://www.netflix.com/title/80025678

LA SERIE:

5

La série présente la vie de la reine du Royaume-Uni Élisabeth II, de son mariage en 1947 jusqu’à nos jours.

Comme dans le principe des vases communicants, l’époque veut que moins le Cinéma offre de nouveauté et d’imagination, plus le média TV déploie des trésors d’innovation. Le genre de la série TV que l’on peut consommer aussi bien sur la télé du salon que sur tablette, ordi ou mobile, est en plein boom! Netflix, la chaîne de VOD multiplie les investissements de façon souvent très judicieuse. Il y a peu était donc lancée  la série « The Crown », série historique qui retrace le destin peu commun de la Reine Elisabeth, à la tête du Royaume-Uni depuis 1952! La saison 1, tout au long de ses 10 épisodes d’1 h, nous propulse dans le quotidien d’une jeune femme sacrée Reine après la mort de son père Georges VI (« le discours d’un Roi » nous avait déjà parlé de ce monarque bégayant). La série de Peter Morgan réussit à se montrer passionnante sur le fond tout en soignant la forme. On découvre une Reine qui se trouvera sans cesse coincée entre la volonté de rester elle-même et d’incarner le progrès et le désir de ne pas trahir sa fonction et l’héritage familial. Tous les personnages sont passionnants, de Churchill, indéboulonnable Prime Minister incarné par le génial John Lithgow, au mari de la Reine Philip, qui dut se résoudre à vivre dans l’ombre de sa femme, en passant par la soeur d’Elisabeth, condamnée à renoncer à l’Amour. Toutes ces thématiques et ces axes narratifs reposent sur une mise en scène remarquable et une direction artistique complètement folle pour un projet TV! Si tous les cours d’Histoire avaient un tel souffle…

TECHNIQUE:

5

Rien à dire, c’est parfait!

BONUS:

0.5

On trouve ici uniquement une petite galerie photos, dommage…

VERDICT:

5

Une série majeure, indispensable!!!

Critique: Thor Ragnarok

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Réalisation Taika Waititi
Scénario Christopher Yost (en)
Craig Kyle (en)
Stephany Folsom
Acteurs principaux
Sociétés de production Marvel Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre super-héros
Durée 130 minutes
Sortie 25 Octobre 2017

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

Très bonne presse pour ce nouveau Marvel, troisième volet des aventures de Thor et son marteau! On peut légitimement se demander si cette presse a vu le même film que moi! Amateurs de vrai cinéma s’abstenir tant ce que l’on voit sur l’écran est indigent. Si le désir d’adopter un second degré salvateur,  tant les films de super-héros se prennent la plupart du temps au sérieux,  est plus que louable, on se pince devant un tel néant! L’esthétique tout d’abord, façon space opéra kitchouille à souhait, à base de tout numérique, fait mal aux yeux, d’autant que la photo du film est sans doute ce qu’il y a de plus laid depuis bien longtemps; par-dessus, rajoutez une bande originale électronique qui donne l’impression d’être devant un jeu vidéo des années 80 et le bonheur est total!  L’histoire, quant à elle, tient sur un mouchoir de poche avec une méchante incarnée par la pauvre Cate Blanchett réduite à faire du karaté et prononcer deux ou trois répliques. Quant à l’humour mis en avant par la presse, je n’ai pas autant ri depuis la maternelle! La palme est attribuée à cette espèce de trou noir intergalactique dénommé par Thor et son copain Hulk, « l’anus »!!!  Ou la la! Va falloir qu’on rentre dans l’anus, ah ah ah!

Il y a peu Winding Refn disait « le cinéma est mort »! S’il a vu « Thor Ragnarok », on peut facilement lui donner raison!

0.5