Critique: Faute d’Amour

588369.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Titre original Нелюбовь
Loveless
Réalisation Andreï Zviaguintsev
Scénario Oleg Neguine
Andreï Zviaguintsev
Acteurs principaux

Mariana Spivak
Alexeï Rozin

Sociétés de production Non-stop Production
FetisOFF IllusiON
Why Not Productions
Senator Film
Les Films du Fleuve
Pays d’origine Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame
Durée 127 minutes
Sortie 20 Septembre 2017

Boris et Genia sont en train de divorcer. Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre. Ils préparent déjà leur avenir respectif : Boris est en couple avec une jeune femme enceinte et Genia fréquente un homme aisé qui semble prêt à l’épouser… Aucun des deux ne semble avoir d’intérêt pour Aliocha, leur fils de 12 ans. Jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Cinquième film du Russe Andreï Zviaguintsev, après les remarqués « Elena » et « Leviathan« , « Faute d’Amour » a raflé très justement le Prix du Jury lors du dernier Festival de Cannes. A travers une histoire de famille, le cinéaste dénonce les travers de sa patrie et de ses institutions. Boris et Genia, en pleine séparation, sont chacun obsédés par leur propre personne et leurs histoires d’amour respectives. Entre les deux, le petit Aliocha reste invisible à leurs yeux et souffre en silence de voir ses parents s’éloigner l’un de l’autre mais aussi de lui. Tout à coup, la disparition de l’enfant va rappeler les parents à leurs responsabilités mais aussi malheureusement, offrir à chacun des munitions contre l’autre. A côté de ça, la justice russe impuissante à gérer l’affaire, les recherches sont confiées à une sorte de « milice privée ». A travers cette histoire qui aurait pu donner lieu à un thriller, Zviaguintsev décide de parler, plus que d’une disparition d’un enfant, de la disparition de l’amour, tant tous ses personnages rivalisent de cynisme et d’égoïsme. Puissant par son histoire, « Faute d’Amour » l’est également par son interprétation et sa mise en scène en tous points remarquable. L’un des plus grands films de 2017, si ce n’est le plus grands! Chef d’oeuvre!

5

Publicités

Critique: Une Vie Violente

154046.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Thierry de Peretti
Scénario Guillaume Bréaud
Thierry de Peretti
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Velvet
Arte France Cinéma
Stanley White
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Thriller dramatique
Durée 113 minutes
Sortie 9 août 2017

Malgré la menace de mort qui pèse sur sa tête, Stéphane décide de retourner en Corse pour assister à l’enterrement de Christophe, son ami d’enfance et compagnon de lutte, assassiné la veille. C’est l’occasion pour lui de se rappeler les évènements qui l’ont vu passer, petit bourgeois cultivé de Bastia, de la délinquance au radicalisme politique et du radicalisme politique à la clandestinité.

Quatre ans après « Les Apaches« , premier film très réussi, Thierry de Peretti continue l’état des lieux de sa Corse avec une fresque sur le nationalisme corse, entre documentaire et polar. A travers de longs plans séquences où les joutes verbales succèdent aux coups de feu, De Peretti montre le mélange explosif entre les idéaux politiques et le banditisme et retransmet à merveille le climat de peur qui règne en permanence chez ces jeunes, quasiment condamnés. Puissant, prenant et glaçant, « Une vie violente » confirme que De Peretti est un cinéaste à suivre.

4.5

Jeu Concours: 2×2 places pour « Barbara » à gagner (jeu terminé)

185176.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

A l’occasion de la sortie de « Barbara », CINEDINGUE est heureux de vous offrir 2×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 13 septembre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Critique: La Planète des Singes – Suprématie

203328.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original War for the Planet of the Apes
Réalisation Matt Reeves
Scénario Mark Bomback
Matt Reeves
Acteurs principaux
Sociétés de production Chernin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 140 minutes
Sortie 2 août 2017

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

Après « les Origines » qui voyaient la naissance du virus suite aux expériences sur des singes et « l’Affrontement » qui dépeignait une humanité dévastée et le combat entre quelques survivants et un groupe de singes, le troisième volet intitulé « Suprématie » nous montre la lutte entre César et son peuple d’un côté et de l’autre, un militaire tombé dans la folie et ses hommes. Digne successeur du Colonel Kurtz d’Apocalypse Now (le film est bourré de références au chef d’oeuvre de Coppola), le personnage incarné par le cabotin Woody Harrelson n’a qu’une obsession, éradiquer les primates de la surface de la Terre, non sans les avoir exploités dans un camp de travail. Clairement divisé en deux parties, le film n’est pas aussi réussi d’un bout à l’autre. Durant une première moitié, « Suprématie » frôle la perfection, piochant du côté du western crépusculaire, alors que César chevauche avec sa garde rapprochée pour retrouver l’assassin de sa femme et de son fils aîné. Cette partie regorge de séquences et de plans magnifiques, ponctués par une bande originale morriconnienne en diable. La seconde partie, située dans le camp de prisonniers, un peu plus poussive, se rapproche de la Grande Evasion et souffre parfois de baisses de rythme. On notera un face à face verbal Colonel/Cesar beaucoup trop bavard. Le tout, d’un niveau tout de même très élevé, conclut à merveille une trilogie qui nous amène tout droit au point de départ du film avec Charlton Heston et qui constitue ce qui se fait de mieux en terme de blockbusters US depuis un bail! Une bonne raison de ne pas le rater!

4

Critique: Que Dios Nos Perdone

422076.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Rodrigo Sorogoyen
Scénario Isabel Peña, Rodrigo Sorogoyen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre thriller
Durée 127 minutes
Sortie 9 août 2017

Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?

Avec son troisième film, Rodrigo Sorogoyen confirme la bonne vitalité d’un cinéma de genre en Espagne. « Que Dios Nos Perdone » ancre son histoire dans un contexte agité; alors que le Pape est en visite à Madrid, un tueur viole et assassine des vieilles dames et la police tente de le faire cesser ses agissements en essayant de ne pas ébruiter l’affaire. Le récit, ténu et tendu, s’appuie sur un duo de flics passionnant tant Alfaro et Velarde sont loin d’être des modèles. Le premier est une brute toujours sur le fil, mal vu par sa hiérarchie. Velarde, quant à lui, extrêmement réfléchi, souffre d’un bégaiement qui le rend pratiquement mutique et semble cacher de sombres secrets. Les deux font pourtant une paire des plus efficaces façon « la tête et les jambes ». Toujours est-il que s’ils sont sur la trace du mal incarné, les deux collègues ont eu aussi leur part d’ombre . L’enquête passionnante n’élude aucun détail, même les plus scabreux et donne à ce polar un goût amer et poisseux, la révélation du coupable à mi-parcours ne gâchant pas le plaisir du spectateur, bien au contraire. L’acteur incarnant le tueur en série s’avère un concurrent de taille aux Norman Bates et autres Hannibal Lecter. « Que Dios Nos Perdone » est sans conteste l’un des meilleurs thrillers de ces vingt dernières années!

4.5

Critique: Cars 3

499210.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Cars 3
Réalisation Brian Fee
Scénario Daniel Gerson
Acteurs principaux
Sociétés de production Pixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 109 minutes
Sortie 2 août 2017

Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide d’une jeune mécanicienne pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, qui rêve elle aussi de victoire, lui sera d’un précieux secours…

Après un premier volet très réussi où l’on découvrait le célèbre Flash McQueen et un second un peu plus foutraque, parodie de films d’espionnage, la franchise Cars revient à la base, les courses automobiles. On retrouve le personnage de Flash, concurrencé par de nouveaux modèles plus high tech. Si les plus jeunes seront ravis de retrouver leurs héros, les parents commenceront à rouler sur la jante. Certes, l’humour est au rendez-vous, l’animation est d’une qualité inégalable mais l’on peine à se passionner pour un récit peu original malgré les références, notamment aux films de la saga Rocky (l’entraînement sur la plage façon Rocky 3 est l’une des meilleures scènes et l’on notera quelques similitudes entre Storm et Drago!).

3

Critique: Office

596258.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original 華麗上班族
Hua Li Shang Ban Zu
Réalisation Johnnie To
Scénario Sylvia Chang
Wai Ka-fai
Acteurs principaux
Sociétés de production Milkyway Image
Pays d’origine Modèle:Hong-Kong
Genre Comédie dramatique musicale
Durée 119 minutes
Sortie 9 août 2016

Hong-Kong, 2008. Le jeune idéaliste Lee Xiang et la surdouée Kat Ho font leurs débuts chez Jones & Sunn, une multinationale sur le point d’entrer en bourse. Alors que la banque Lehman Brothers fait faillite aux États-Unis, la tension commence à se faire sentir au sein de l’entreprise. Lee Xiang et Kat Ho vont petit à petit découvrir le monde extravagant et outrancier de la finance…

Office, c’est comme si La La Land était revisité par un maître du Cinéma d’action made in Hong Kong! Johnny To, qu’on connaît notamment pour son dyptique « Election », s’intéresse ici à la crise financière mondiale de 2008 sur le registre de la comédie musicale. L’action se déroule dans une multinationale sur le point d’entrer en bourse et comme dans les soaps américains, on suit ce petit microcosme d’employés et de dirigeants, entre mensonges, magouilles et naïveté pour certains! Ponctué de passages chantés plus ou moins convaincants « Office » est surtout une critique acerbe du Capitalisme sauvage que l’on se plaît à suivre notamment grâce à la caméra virevoltante du maître asiatique aussi à l’aise avec les flingues qu’avec le huis clos musical! Brillant!

4.5