Critique:Felicità

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Nationalité Français

Pour Tim et Chloé, le bonheur c’est au jour le jour et sans attache.
Mais demain l’été s’achève. Leur fille, Tommy, rentre au collège et cette année, c’est promis, elle ne manquera pas ce grand rendez vous.
C’était avant que Chloé disparaisse, que Tim vole une voiture et qu’un cosmonaute débarque dans l’histoire.

13 ans après « Héros », Bruno Merle réalise son second long métrage, une comédie pleine de trouvailles qui vaut largement le détour. Pio Marmai et Camille Rutherford incarnent un jeune couple hors normes qui vivent avec leur fille Tommy, qui, pour échapper à l’agitation de son entourage, préfère de temps en temps s’isoler avec un casque anti-bruits. Les premiers instants du film nous montrent une famille à priori classique, dans sa maison de campagne, un week-end sans histoires. Sauf que très vite, on comprend que cette famille a des choses à cacher, qu’elle n’a rien à faire dans cette maison et qu’elle doit fuir. Tout le récit est vu à travers les yeux de Tommy la fille de 13 ans à qui l’on cache des choses et c’est ce qui fait tout le piment du film! On ne sait jamais vers quoi l’on se dirige, se raccrochant à l’ami imaginaire de Tommy, un cosmonaute perdu incarné par Orelsan! Drôle, décalé, touchant, plein de chouettes idées de mise en scène et porté par trois acteurs parfaits, Felicità est la bonne surprise de cette « rentrée » de cinéma!

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Critique: Judy

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Réalisation Rupert Goold
Scénario Tom Edge
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
BBC Films
Calamity Films
Pathé
Roadside Attractions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Genre drame biographique
Durée 118 minutes
Sortie 26 février 2020

Hiver 1968. La légendaire Judy Garland débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ?

Second film de l’Anglais Rupert Goold, « Judy » est un biopic sur l’actrice chanteuse Judy Garland, star du « Magicien d’Oz ». Si le biopic est le genre casse-gueule par excellence, ce « Judy » ultra sobre, à l’image de sa mise en scène sans aucune afféterie, s’en tire haut la main notamment grâce à son intéressant parti pris scénaristique. Plutôt que de tomber dans l’inventaire façon wikipédia, Goold a choisi de montrer en miroirs les dernières semaines de la vie de Judy Garland et le début de sa vie d’enfant star à l’époque du Magicien d’Oz. On y voit une enfant privée de sa jeunesse et de sa liberté puis une star sur la fin, obligée d’enchaîner les galas mal payés, entre deux cuites, pour espérer récupérer la garde de ses enfants. Si ce « Judy » est des plus recommandable, c’est surtout grâce à l’interprétation magistrale de Renée Zellweger, Oscar de la meilleure actrice, qui a su s’imprégner pleinement de son personnage jusqu’à sa gestuelle. Un biopic réussi mais surtout un poignant portrait de femme…

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