Jeu Concours: 5×2 places pour « une Femme d’Exception » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie du film « Une Femme d’Exception » le 2 janvier, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 4 janvier; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

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Critique: La Favorite (les Arcs Film Festival – Sommet)

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Titre original The Favourite
Réalisation Yórgos Lánthimos
Scénario Deborah Davis
Tony McNamara
Acteurs principaux
Sociétés de production Element Pictures
Scarlet Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre historique
Durée 120 minutes
Sortie 6 février 2019

Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.

Un an après « mise à mort du Cerf Sacré », Yorgos Lanthimos est de retour avec un film plus classique sur le fond que ces précédents. Ici, point de postulat de départ foldingue: la jeune servante Abigail Hill débarque à la cour de la Reine Anne en espérant retrouver un rang conforme à ce qu’elle connaissait avant que son père ne la vende pour payer ses dettes de jeu. Elle va donc tout mettre en oeuvre pour occuper la place de favorite de la Reine à la place de Lady Sarah. Sur cette base très classique, une lutte de pouvoir à la Cour, Lanthimos va tout de même injecter une dose de folie frôlant parfois le burlesque, comme une scène de danse mêlant menuet et hip hop! Découpé en chapitres aux titres énigmatiques, « la Favorite » est un régal de mise en scène évoquant tour à tour Greenaway ou Kubrick (on pense inévitablement à Barry Lyndon) et surtout l’occasion au trio Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone de s’en donner à coeur joie. Cette dernière, si certains en doutaient encore, confirme la grande actrice qu’elle est, livrant une prestation ahurissante, avec une immense palette de jeu! « la Favorite » est déjà l’un des très grands film de 2019!

5

Les Arcs Film Festival 2018: le Palmarès

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Les Arcs Film Festival 2018, c’est terminé! Les différents jurys ont délivré leur palmarès avec lesquels je suis plutôt en accord.

Le jury, présidé par le réalisateur suédois Ruben Ostlünd, accompagné de Charlotte Le Bon (comédienne, plasticienne), Łukasz Żal (chef opérateur polonais), Clémence Poésy
(comédienne), Jean-Benoît Dunckel (Air), Alex Lutz (comédien et réalisateur) et Jasmila
Zbanić (réalisatrice bosniaque) a décerné 6 prix :
La Flèche de Cristal, en partenariat avec France Télévisions qui offre une
campagne digitale d’une valeur de 20 000 euros, a été remise à « C’EST ÇA
L’AMOUR » de Claire Burger, qui sortira le 27 mars 2019, distribué par Mars Films.
Le Grand Prix du Jury a été attribué à « JOY » de Sudabeh Mortezai, vendu par
Films Boutique.
Le Prix d’interprétation féminine a été attribué à EMELIE JONSSON dans “Aniara
de Pella Kågerman & Hugo Lilja, distribué par Kinovista.
Le prix d’interprétation masculine a récompensé le comédien BOULI LANNERS
dans “C’est ça l’amour de Claire Burger.
Le prix de la meilleure musique originale, doté de 1000 euros par la SACEM, a
été attribué à BERNHARD FLEISCHMANN pour “L’Animale” de Katharina
Mückstein, distribué par e-cinéma.com.
Le prix de la meilleure photographie a été décerné à ARI WEGNER pour “In
Fabric” de Peter Strickland, vendu par Bankside Films.

Le prix du Public a récompensé « SMUGGLING HENDRIX » de Marios Piperides, vendu
par The Match Factory.

Le prix de la Presse, décerné par un jury présidé par Sabine Gorny (France 3),
accompagnée de Marjorie Adelson (Europe 1), Raphaël Clairefond (So Film), Christophe
Narbonne (Première), Théo Ribeton (Les Inrockuptibles), Perrine Sabbat (Grazia) et Frédéric Vandecasserie (Sud Presse) a été remis au film de Claire Burger, « C’EST ÇA L’AMOUR ».
Une mention spéciale a été décernée à « ANIARA » de Pella Kågerman & Hugo Lilja.

Le jury du prix 20 Minutes d’audace, composé de journalistes de la rédaction et d’une
lectrice cinéphile, a tenu à récompenser « IN FABRIC» de Peter Strickland.

Le prix Cineuropa, doté de 5000 euros de promotion sur le site au moment de la sortie du film, a été remis au film « ANIARA » de Pella Kågerman & Hugo Lilja.

Le prix du Meilleur court-métrage, décerné par un jury présidé par Ramzy Bédia
(réalisateur, comédien), accompagné de Tiphaine Daviot (comédienne), Antoneta
Kusijanovic (réalisatrice et scénariste croate), Félix Moati (réalisateur et comédien), Danny Lennon (programmateur) et Julia Piaton (comédienne) a été attribué à « THE GIRL WITH TWO HEADS » de Betzabé Garcia. Prix doté d’une pleine page de publicité (valeur 6 700 euros) ainsi qu’une bannière pendant deux semaines sur le site de Transfuge d’une valeur de 5 000 euros.
Une mention a été décernée à « BONOBO » de Zoel Aeschbacher.

Les lycéens de Bourg Saint Maurice, Albertville et Chambéry ont remis le prix du Jury
Jeune au film de Malgorzata Szumowska, « MUG » distribué par E-Cinéma.
Une mention a été décernée à « ANIARA ».

Pour ses 10 ans, le Festival aura une fois de plus offert un panorama de la création cinématographique porteur d’espoir de par sa qualité et sa diversité. Vivement l’année prochaine!

Critique: L’Animale (les Arcs Film Festival – Compétition)

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Katharina Mückstein

Autriche

2018 / 96’ / VO : Allemand
Sortie le 9 novembre 2018 en E-Cinema

Mati, dure à cuire, s’apprête à passer son bac, mais préfère traîner avec sa clique de mecs plutôt que de réviser. Sur leurs motos, les adolescents sèment le trouble dans la région et rendent la vie dure aux filles. Lorsque Mati fait la connaissance de Carla, une fille pleine d’assurance bien différente d’elle, l’équilibre de ce microcosme se met à chanceler : Sebastian, le meilleur ami de Mati, en veut soudain plus, et un secret bien gardé entre Gabriele et Paul refait parallèlement surface.

Mati, jeune fille qui peine à trouver son identité, traîne avec une bande de jeunes motards qui s’éclatent à semer le désordre. L’une de leurs victimes, Carla, ne la laisse pas insensible. Le père de Mati, quant à lui, se découvre également des attirances homosexuelles, qui pourraient mettre en péril son couple. Si le film de Katharina Mückstein fait preuve d’une réelle envie de cinéma avec une mise en scène plutôt maîtrisée et une très belle photo, la réalisatrice semble avoir du mal à équilibrer son film et lui donner une cohérence. Les deux histoires du père et de la fille semblent posées là sans réel lien (il n’y a d’ailleurs qu’une courte scène entre le père et la fille) et une scène de comédie musicale arrive comme un cheveu sur la soupe. Restent la prestation remarquable de la jeune Sophie Stockinger et l’importance du thème choisi, la difficulté d’assumer ses orientations sexuelles lorsqu’elle sortent de la norme.

3

 

Critique: Aniara (les Arcs Film Festival – Compétition)

ANIARA

Pella Kågerman et Hugo Lilja

Suède

2018 / 106’ / première française / VO : Suédois
Premier film
Pas de date de sortie pour le moment

Après avoir fini d’exploiter la Terre, ce qui reste de la population humaine lance plusieurs vaisseaux dans l’espace pour transporter des colons vers leur nouvelle maison : Mars. Un de ces vaisseaux s’appelle Aniara. L’engin, qui ressemble à un immense centre commercial, offre tous les services nécessaires à satisfaire une société profondément consumériste et destructrice. Tout semble bien se passer jusqu’à ce qu’un accident le fasse dévier de sa trajectoire.

Premier film suédois de Pella Kagerman et Hugo Lilja, Aniara est une proposition assez ambitieuse de science fiction a portée écolo. Victime du réchauffement climatique la Terre a été désertée par les derniers survivants de l’espèce humaine qui se dirigent dans le vaisseau Aniara vers la planète Mars. Un déchet spatial va irrémédiablement endommager le vaisseau qui verra ses habitants errer dans l’espace en espérant pouvoir reprendre sa route. Malgré l’évident manque de moyens, les réalisateurs ont réussi à créer une oeuvre cohérente et formellement acceptable, déroulée sous forme de chapitres. Malgré le pessimisme du film, le final offre tout de même une lueur d’espoir. Intéressant!

3.5

 

 

Critique: Sunset (les Arcs Film Festival – Sommet)

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László Nemes

Hongrie, France

2018 / 142’ / VO : Hongrois / tout public
Sortie 20 mars 2019

1913, au cœur de l’empire austro-hongrois. Irisz Leiter revient à Budapest après avoir passé son enfance dans un orphelinat. Son rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents, est brutalement brisé par Oszkar Brill le nouveau propriétaire. Lorsqu’Írisz apprend qu’elle a un frère dont elle ne sait rien, elle cherche à clarifier les mystères de son passé. A la veille de la guerre, cette quête sur ses origines familiales va entraîner Irisz dans les méandres d’un monde au bord du chaos. 

En 2016, Laszlo Nemes frappait fort avec « le Fils de Saul » qui suivait le quotidien d’un membre des Sonderkommandos au sein du camp d’Auschwitz. Le parti pris radical, filmer le personnage principal en gros plan soit sur son visage soit sur sa nuque, se justifiait par un souci d’immerger totalement le spectateur. Son nouveau film, très attendu, reprend le même dispositif, sauf qu’ici, on n’en saisit jamais l’utilité. Nemes nous emmène ici en 1913 au coeur de l’empire austro-hongrois et suit Irisz Leiter, jeune femme qui, après sa sortie de l’orphelinat, rêve de travailler dans l’ancien magasin de chapeaux de ses parents. Très vite, elle apprend qu’elle a un frère au passé trouble. Durant deux heures trente, elle va donc marcher dans Budapest pour élucider le mystère autour de son frère. Nemes la filme donc en posant sa caméra sur sa nuque ou son visage et celle-ci va poser des questions à tous ceux qu’elle croise, questions qui n’auront jamais de réponse, jusqu’à un final en forme de twist tiré par les cheveux. Quant à l’actrice Juli Jakab, elle n’a malheureusement qu’une seule expression à jouer durant tout le film. Si la photo et les nombreux plans séquence offrent de beaux moments de cinéma, « Sunset » est un pensum des plus irritant et épuisant pour le spectateur qui aura l’impression d’avoir perdu 2h30! Le coup de gueule du Festival!

0.5

Critique: Le Silence des Autres (Les Arcs Film Festival – Sommet)

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Robert Bahar et Almudena Carracedo

Espagne

2018 / 95’ / tout public
Sortie: 13 février 2019

 

Après la mort de Franco, en 1977, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais garantit dans le même temps l’impunité aux tortionnaires du régime. 
Ascensión souhaite exhumer les os de son père enterré dans un charnier.
José ne comprend pas comment il peut habiter à quelques mètres de son ancien bourreau.
María aimerait retrouver la trace de son enfant, volé à la naissance.
Dans un pays encore divisé sur la question de la mémoire, des citoyens espagnols, victimes des exactions de la dictature, saisissent la justice à l’étranger, en Argentine, pour rompre le « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

Produit par Pedro Almodovar, ce documentaire présenté au sommet des exploitants du Festival des Arcs s’attaque à un sujet des plus douloureux en Espagne, la loi d’amnistie qui, en 1977, avait permis certes de libérer les prisonniers politiques du régime franquiste mais aussi de blanchir les tortionnaires du régime. Les réalisateurs donnent la parole aux rescapés et aux descendants des victimes tout en nous éclairant sur les procédures judiciaires en cours  à l’étranger. Monté et mis en musique de manière extrêmement cinématographique, le film s’apprécie comme un thriller empreint de vrais moments d’émotion. Si certains pourraient reprocher au film de chercher à tout prix à susciter cette émotion, le film parlera pourtant ainsi au plus grand nombre et c’est en cela qu’il est utile, dans cette volonté de rappeler l’importance du devoir de mémoire. Brillant!

4.5