Critique: Green Book

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Titre original Green Book
Réalisation Peter Farrelly
Scénario Nick Vallelonga
Brian Hayes Currie
Peter Farrelly
Sociétés de production Amblin Partners
Participant Media
Conundrum Entertainment
Cinetic Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film biographique
Durée 130 minutes
Sortie 23 janvier 2018

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. 

Le nom des frères Farrelly s’est fait connaître du monde entier dans les années 90 avec notamment « Dumb and dumber » ou « Mary à tout prix », des comédies régressives bien grasses qui pourtant évoquaient des thèmes forts comme le droit à la différence. Aujourd’hui, Peter Farrely s’est assagi avec « Green Book » qui a tout du film à Oscars. Ce road movie, sorte de « Miss Daisy et son chauffeur » inversé tiré d’une histoire vraie nous emmène aux côtés de Don Shirley, un pianiste noir et son chauffeur, Tony Lip, Italo-américain un brin raciste en pleine Amérique des années 60. Ce duo que tout oppose va bien évidemment finir par se rapprocher et si la route est bien balisée, on se laisse happer pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le personnage du patron, Don Shirley, a pour originalité d’être un Noir qui fait tout ce qu’il peut pour paraître Blanc, avec ses costumes classe, sa méconnaissance des chanteurs Noirs et du poulet frit. Face  à lui, Tony Lip connaît toutes les stars de la soul, adore manger et pas seulement les spécialités italiennes et s’il rechigne, au début, à servir un Noir, fait passer sa loyauté par dessus tout le reste. Cette originalité des personnages est l’un des intérêts majeurs du film. L’autre atout est bien sûr l’humour omniprésent mais toujours subtile, très loin des précédentes productions de la fratrie. Enfin, l’interprétation du duo Viggo Mortensen/Mahershala Ali emporte forcément l’adhésion. Ce road movie, fort bien rythmé, est une vraie réussite légère mais néanmoins empreinte d’émotion et au message utile aujourd’hui, qui devrait à coup sûr mettre d’accord public et critique.

4.5

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Critique: Creed II

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Titre original Creed II
Réalisation Steven Caple Jr.
Scénario Juel Taylor
Sylvester Stallone
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
MGM
New Line Cinema
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 130 minutes
Sortie 9 janvier 2018

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Huitième film de la saga Rocky, second concentré sur le personnage d’Adonis Creed, « Creed II » n’invente rien mais pourtant les fans seront comblés et feront des adieux émus au personnage de Balboa. Adonis Creed dorénavant champion du monde, a maintenant l’occasion de remettre son titre en jeu face au fils d’Ivan Drago, le Russe responsable de la mort de son père. Si Rocky refuse d’abord de l’accompagner dans une mission suicide, il va peut-être finalement accepter de l’épauler devant le défi de sa vie. Rien de nouveau quant à la structure du film calquée sur les volets précédents et rien de nouveau non plus quant à la façon dont sont traités les adversaires moscovites de Creed: de grosses machines de guerre qui ne sourient absolument jamais! Toutefois, on craque devant le couple formé par Adonis et Bianca, la prestation des vieux Sly et Lundgren mais aussi devant l’émotion et la nostalgie de l’ensemble! Reste à savoir comment la franchise saura survivre au départ de Stallone…

3.5

Critique: Grâce à Dieu

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Réalisation François Ozon
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 137 minutes
Sortie 20 février 2019

Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi.
Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Quelques semaines après « les Chatouilles », le Cinéma français nous propose un nouveau film évoquant la pédophilie et ses victimes et une fois de plus en s’inspirant de faits réels. Il s’agit ici de l’une des plus célèbres affaires qui toucha l’Eglise française, mettant en cause le père Preynat, ses agissements ayant été apparemment couverts par l’Institution. Pour réaliser ce film, François Ozon passe derrière la caméra pour la 18ème fois et il était intéressant de voir comment ce dernier allait traiter d’un tel sujet lorsque l’on connaît son goût pour la provoc et les sujets sulfureux.

Il a clairement divisé son film en trois parties correspondant à ses trois principaux personnages. Le film s’ouvre avec Alexandre Guérin, incarné par Melvil Poupaud, fervent catholique, père de cinq enfants, qui cherche à tout prix à faire avancer l’Eglise, en lui faisant tourner définitivement le dos à ses membres pédophiles et enfin assumer son passé. Cette première partie, très froide, voire clinique, repose beaucoup sur des échanges de correspondances, de mails, d’appels… La seconde partie est consacrée à François Debord ( Denis Ménochet) qui a perdu toute foi et qui ne souhaite qu’une chose, faire payer l’Eglise. C’est sans doute la partie la plus dynamique, le personnage de Debord étant une espèce de rouleau compresseur que peu arrivent à suivre. La troisième partie, la plus passionnante et émouvant nous montre le personnage d’Emmanuel Thomassin (Swann Arlaud) dont la vie fut broyée par ses traumatismes, le laissant épileptique, sans emploi et à la vie de couple cahotique. Ces trois destins vont évidemment se croiser, donnant toute sa chair au film d’Ozon, étonnamment sobre et digne, n’évoquant qu’au strict nécessaire les souvenirs douloureux. « Grâce à Dieu » est donc une très belle réussite, notamment grâce à ses trois interprètes tous parfaits avec une mention spéciale à Swann Arlaud qui confirme tout le bien qu’on pense de lui depuis notamment « Petit Paysan ». Lorsqu’il apparaît à l’écran, il se passe indéniablement quelque chose de très fort! Reste le problème qui agitera évidemment la sortie du film, ce dernier évoquant une affaire qui attend toujours d’être jugée, sans modifier le nom des principaux protagonistes, au fi du principe élémentaire de présomption d’innocence. Et on n’a certainement pas fini d’en parler!

4.5

 

Jeu Concours: 2×2 places pour « l’Amour debout » à gagner(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie de « l’Amour debout » le 30 janvier, CINEDINGUE et EPICENTRE FILMS sont heureux de vous offrir 2×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 3 février; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Oscars 2019: Nominations et pronostics

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Les nominations sont également tombées pour la cérémonie des Oscars qui se déroulera cette année sans présentateur, la polémique sur des insultes homophobes concernant Kevin Hart ayant provoqué son renvoi! Comme d’habitude, ces nominations font parfois dans l’absurde avec notamment la présence de « Black Panther » dans la catégorie meilleur film ou encore l’absence totalement scandaleuse de la musique de « First Man » sans conteste possible meilleure bande originale de l’année! A vos pronostics!!!

MEILLEUR FILM

Black Panther
BlacKkKlannsman
Bohemian Rhapsody
La Favorite 
Green Book
Roma
A star is born
Vice

MEILLEUR RÉALISATEUR

Spike Lee (BlacKkKlansman)
Alfonso Cuaron (Roma). 
Pawel Pawlikowski (Cold War)
Yorgos Lanthimos (La Favorite)
Adam McKay (Vice)

MEILLEUR ACTEUR

Christian Bale (Vice)
Bradley Cooper (A star is born)
Willem Dafoe (At eternity’s gate)
Rami Malek (Bohemian Rhapsody)
Viggo Mortensen (Green Book)

MEILLEURE ACTRICE

Yalitza Aparicio (Roma)
Glenn Close (The Wife)
Olivia Colman (La Favorite)
Lady Gaga (A star is born)
Melissa McCarthy (Can you ever forgive me ?)

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

Mahershala Ali (Green Book)
Richard E. Grant (Can you ever forgive me ?)
Adam Driver (BlacKkKlansman)
Sam Elliott (A Star is born)
Sam Rockwell (Vice)

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

Amy Adams (Vice)
Marina de Tavira (Roma)
Regina King (Si Beale Street pouvait parler)
Emma Stone (La Favorite)
Rachel Weiz (La Favorite)

MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

La Favorite
First Reformed
Green Book
Roma
Vice

MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTÉ

La ballade de Buster Scruggs
BlackKklansman                                                                                                                               Can you ever forgive me ?
Si Beale Street pouvait parler
A Star is born

MEILLEURS DÉCORS ET DIRECTION ARTISTIQUE

Black Panther
Le Retour de Mary Poppins
La Favorite 
First Man
Roma

MEILLEURS COSTUMES

La ballade de Buster Scruggs
Le retour de Mary Poppins
Black Panther
La Favorite
Mary Stuart, Reine d’Écosse

MEILLEURS MAQUILLAGES ET COIFFURES

Border
Mary Stuart, Reine d’Écosse
Vice

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

Cold War 
Roma
La Favorite
Never look away
A star is born

MEILLEUR MONTAGE

BlacKkKlansman 
Green Book
Bohemian Rhapsody
La Favorite
Vice

MEILLEUR DESIGN DE SON

Black Panther
Sans un bruit
Bohemian Rhapsody
First Man
Roma

MEILLEUR MIXAGE DE SON

Black Panther
Roma
Bohemian Rhapsody
First Man
A Star is Born

MEILLEURS EFFETS VISUELS

Avengers : Infinity War
Jean-Christophe et Winnie
First Man
Ready Player One
Solo : A Star Wars Story

MEILLEURE CHANSON ORIGINALE

All the stars (Black Panther)
I’ll fight (RBG)
The place where lost things go (Le retour de Mary Poppins)
Shallow (A star is born) 
When a cowboy trades his spurs for wings (La ballade de Buster Scruggs)

MEILLEURE MUSIQUE DE FILM

Black Panther
BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan
L’île aux chiens
Si Beale Street pouvait parler
Le retour de Mary Poppins

MEILLEUR FILM ÉTRANGER

Capharnaüm (Liban)
Roma (Mexique)
Cold War (Pologne)
Never Look Away (Allemagne)
Shoplifters (Japon)

MEILLEUR FILM D’ANIMATION

Les Indestructibles 2
L’Île aux chiens
Mirai
Ralph 2.0
Spider-Man : New Generation 

MEILLEUR DOCUMENTAIRE

Free Solo
Hale County this morning, this evening
Of fathers and sons
Minding the gap
RBG 

MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DE FICTION

Detainment
Fauve
Marguerite
Mother
Skin

MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D’ANIMATION

Animal Behaviour
Bao 
Late Afternoon
One Small Step
Weekends

MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE

Black Sheep
End Game
Lifeboat
A night at the garden
Period. End of Sentence

César 2019: les Nominations et les pronostics

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Ca y est! Les nommés pour la prochaine cérémonie des César qui se déroulera le vendredi 22 février sont connus! Cette cérémonie célèbrera une superbe année pour le Cinéma français avec quelques très belles réussites et quelques absences injustes! La quasi-absence des « Mektoub my love » de Kechiche ou « Plaire , aimer et courir vite » de Christophe Honoré sont par exemple des anomalies. Ce dernier a d’ailleurs fait part de son étonnement via son Twitter!

 

N’hésitez pas à faire vos pronostics ou remarques en commentaire de ce post!

sont nommées pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE
ÉLODIE BOUCHEZ dans PUPILLE
CÉCILE DE FRANCE dans MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES
LÉA DRUCKER dans JUSQU’À LA GARDE
VIRGINIE EFIRA dans UN AMOUR IMPOSSIBLE
ADÈLE HAENEL dans EN LIBERTÉ !
SANDRINE KIBERLAIN dans PUPILLE
MÉLANIE THIERRY dans LA DOULEUR

Catégorie extrêmement disputée cette année avec clairement 3 favorites: Léa Drucker saisissante dans un rôle de femme traquée dans « jusqu’à la garde » mais aussi Elodie Bouchez bouleversante dans « Pupille » mais aussi Mélanie Thierry époustouflante dans l’adaptation de Marguerite Duras « la douleur ».
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR
EDOUARD BAER dans MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES
ROMAIN DURIS dans NOS BATAILLES
VINCENT LACOSTE dans AMANDA
GILLES LELLOUCHE dans PUPILLE
ALEX LUTZ dans GUY
PIO MARMAÏ dans EN LIBERTÉ !
DENIS MÉNOCHET dans JUSQU’À LA GARDE

Belle compétition également chez les hommes mais l’outsider Alex Lutz dans le rôle de chanteur des 60’s Guy Jamet pourrait créer l’évènement!
sont nommées pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
ISABELLE ADJANI dans LE MONDE EST À TOI
LEÏLA BEKHTI dans LE GRAND BAIN
VIRGINIE EFIRA dans LE GRAND BAIN
AUDREY TAUTOU dans EN LIBERTÉ !
KARIN VIARD dans LES CHATOUILLES

Et si Isabelle Adjani raflait un 6ème César pour son rôle de maman gangster dans « le Monde est à toi »! Karin Viard en mère dans le déni avec « les Chatouilles » pourrait également décrocher la timbale!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
JEAN-HUGUES ANGLADE dans LE GRAND BAIN
DAMIEN BONNARD dans EN LIBERTÉ !
CLOVIS CORNILLAC dans LES CHATOUILLES
PHILIPPE KATERINE dans LE GRAND BAIN
DENIS PODALYDÈS dans PLAIRE, AIMER ET COURIR VITE

Anglade, formidable papa rocker dans le « Grand bain » pourrait permettre au film de décrocher l’un des 10 César potentiels!
sont nommées pour
le CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR FÉMININ
OPHÉLIE BAU dans MEKTOUB, MY LOVE : CANTO UNO
GALATEA BELLUGI dans L’APPARITION
JEHNNY BETH dans UN AMOUR IMPOSSIBLE
LILY-ROSE DEPP dans L’HOMME FIDÈLE
KENZA FORTAS dans SHÉHÉRAZADE

Ophélie Bau semble bien partie pour le seul et unique César du film d’Abdellatif Kechiche avec cette interprétation sensuelle et solaire.
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
ANTHONY BAJON dans LA PRIÈRE
THOMAS GIORIA dans JUSQU’À LA GARDE
WILLIAM LEBGHIL dans PREMIÈRE ANNÉE
KARIM LEKLOU dans LE MONDE EST À TOI
DYLAN ROBERT dans SHÉHÉRAZADE

Remarquable dans l’excellent film de Cédric Kahn, « la Prière », Anthony Bajon semble bien parti, talonné de peu par le petit Thomas Gioria, terrorisé par son père dans « jusqu’à la garde »!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL
PIERRE SALVADORI, BENOÎT GRAFFIN, BENJAMIN CHARBIT pour EN LIBERTÉ !
GILLES LELLOUCHE, AHMED HAMIDI, JULIEN LAMBROSCHINI pour LE GRAND BAIN
ALEX LUTZ, ANAÏS DEBAN, THIBAULT SEGOUIN pour GUY
XAVIER LEGRAND pour JUSQU’À LA GARDE
JEANNE HERRY pour PUPILLE

Le travail d’orfèvre de Pierre Salvadori and co pour le bijou « en liberté » a une longueur d’avance sur ses poursuivants!
sont nommés pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION
ANDRÉA BESCOND, ERIC MÉTAYER pour LES CHATOUILLES
EMMANUEL FINKIEL pour LA DOULEUR
JACQUES AUDIARD, THOMAS BIDEGAIN pour LES FRÈRES SISTERS
EMMANUEL MOURET pour MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES
CATHERINE CORSINI, LAURETTE POLMANSS pour UN AMOUR IMPOSSIBLE

Comment le magnifique travail d’adaptation de l’inadaptable roman de Duras pourrait-il ne pas être récompensé?
sont nommés pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE
ANTON SANKO pour AMANDA
CAMILLE BAZBAZ pour EN LIBERTÉ !
ALEXANDRE DESPLAT pour LES FRÈRES SISTERS
VINCENT BLANCHARD, ROMAIN GREFFE pour GUY
PASCAL SANGLA pour PUPILLE
GRÉGOIRE HETZEL pour UN AMOUR IMPOSSIBLE

Fabuleux travail réalisé sur le film « Guy » qui a permis d’inventer une discographie à un chanteur fictif et nous faire croire que nous connaissons déjà ses chansons!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR SON
ANTOINE-BASILE MERCIER, DAVID VRANKEN, ALINE GAVROY pour LA DOULEUR
BRIGITTE TAILLANDIER, VALÉRIE DE LOOF, CYRIL HOLTZ pour LES FRÈRES SISTERS
CÉDRIC DELOCHE, GWENNOLÉ LE BORGNE, MARC DOISNE pour LE GRAND BAIN
YVES-MARIE OMNÈS, ANTOINE BAUDOUIN, STÉPHANE THIÉBAUT pour GUY
JULIEN SICART, JULIEN ROIG, VINCENT VERDOUX pour JUSQU’À LA GARDE

Superbe travail sur « Jusqu’à la garde », son qui participe amplement au climat d’angoisse notamment sur une scène finale démente!
sont nommés pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE PHOTO
ALEXIS KAVYRCHINE pour LA DOULEUR
BENOÎT DEBIE pour LES FRÈRES SISTERS
LAURENT TANGY pour LE GRAND BAIN
NATHALIE DURAND pour JUSQU’À LA GARDE
LAURENT DESMET pour MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES

Les grands espaces portés par une somptueuse photo de Benoît Debie, « les Frères Sisters » méritent leur prime!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR MONTAGE
VALÉRIE DESEINE pour LES CHATOUILLES
ISABELLE DEVINCK pour EN LIBERTÉ !
JULIETTE WELFLING pour LES FRÈRES SISTERS
SIMON JACQUET pour LE GRAND BAIN
YORGOS LAMPRINOS pour JUSQU’À LA GARDE

L’ébouriffant « en Liberté » bénéficie d’un montage brillant!
sont nommés pour
le CÉSAR DES MEILLEURS COSTUMES
ANAÏS ROMAND, SERGIO BALLO pour LA DOULEUR
PIERRE-YVES GAYRAUD pour L’EMPEREUR DE PARIS
MILÉNA CANONERO pour LES FRÈRES SISTERS
PIERRE-JEAN LARROQUE pour MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES
ANAÏS ROMAND pour UN PEUPLE ET SON ROI
sont nommés pour
le CÉSAR DES MEILLEURS DÉCORS
PASCAL LE GUELLEC pour LA DOULEUR
EMILE GHIGO pour L’EMPEREUR DE PARIS
MICHEL BARTHÉLÉMY pour LES FRÈRES SISTERS
DAVID FAIVRE pour MADEMOISELLE DE JONCQUIÈRES
THIERRY FRANÇOIS pour UN PEUPLE ET SON ROI
sont nommés pour
le CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION
EMMANUEL FINKIEL pour LA DOULEUR
PIERRE SALVADORI pour EN LIBERTÉ !
JACQUES AUDIARD pour LES FRÈRES SISTERS
GILLES LELLOUCHE pour LE GRAND BAIN
ALEX LUTZ pour GUY
XAVIER LEGRAND pour JUSQU’À LA GARDE
JEANNE HERRY pour PUPILLE

Bijou de mise en scène, « Jusqu’à la garde » mérite le trophée!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE
BRAGUINO réalisé par CLÉMENT COGITORE, produit par CÉDRIC BONIN, PASCALINE GEOFFROY
LES INDES GALANTES réalisé par CLÉMENT COGITORE, produit par PHILIPPE MARTIN
KAPITALISTIS réalisé par PABLO MUÑOZ GOMEZ, produit par OLIVIER BERLEMONT, EMILIE DUBOIS
LAISSEZ-MOI DANSER réalisé par VALÉRIE LEROY,
produit par FABRICE PRÉEL-CLÉACH, EMMANUELLE LATOURRETTE
LES PETITES MAINS réalisé par RÉMI ALLIER, produit par PAULINE SEIGLAND
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION
pour le COURT MÉTRAGE
AU CŒUR DES OMBRES réalisé par ALICE GUIMARÃES, MÓNICA SANTOS,
produit par JEAN-FRANÇOIS LE CORRE
LA MORT, PÈRE ET FILS réalisé par DENIS WALGENWITZ, WINSHLUSS,
produit par MARC JOUSSET, PERRINE CAPRON
RAYMONDE OU L’ÉVASION VERTICALE réalisé par SARAH VAN DEN BOOM,
produit par RICHARD VAN DEN BOOM, JEAN-FRANÇOIS BIGOT
VILAINE FILLE réalisé par AYCE KARTAL, produit par DAMIEN MEGHERBI, JUSTIN PECHBERTY
et pour le LONG MÉTRAGE
ASTÉRIX – LE SECRET DE LA POTION MAGIQUE réalisé par ALEXANDRE ASTIER, LOUIS CLICHY,
produit par PHILIPPE BONY
DILILI À PARIS réalisé par MICHEL OCELOT, produit par CHRISTOPHE ROSSIGNON, PHILIP BOËFFARD
PACHAMAMA réalisé par JUAN ANTIN, produit par DIDIER BRUNNER, DAMIEN BRUNNER, OLIVIER DE BANNES
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE
AMERICA réalisé par CLAUS DREXEL, produit par LAURENT LAVOLÉ
DE CHAQUE INSTANT réalisé par NICOLAS PHILIBERT, produit par DENIS FREYD
LE GRAND BAL réalisé par LAETITIA CARTON, produit par JEAN-MARIE GIGON
NI JUGE, NI SOUMISE réalisé par JEAN LIBON, YVES HINANT, produit par BERTRAND FAIVRE
LE PROCÈS CONTRE MANDELA ET LES AUTRES réalisé par NICOLAS CHAMPEAUX, GILLES PORTE,
produit par WILLIAM JÉHANNIN, RAPHAËLLE DELAUCHE, JULIE GAYET, NADIA TURINCEV
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM
L’AMOUR FLOU réalisé par ROMANE BOHRINGER, PHILIPPE REBBOT,
produit par SOPHIE RÉVIL, DENIS CAROT
LES CHATOUILLES réalisé par ANDRÉA BESCOND, ERIC MÉTAYER,
produit par FRANÇOIS KRAUS, DENIS PINEAU-VALENCIENNE
JUSQU’À LA GARDE réalisé par XAVIER LEGRAND, produit par ALEXANDRE GAVRAS
SAUVAGE réalisé par CAMILLE VIDAL-NAQUET, produit par EMMANUEL GIRAUD, MARIE SONNE-JENSEN
SHÉHÉRAZADE réalisé par JEAN-BERNARD MARLIN, produit par GRÉGOIRE DEBAILLY

Si la concurrence est rude, comment ne pas récompenser un premier long d’une telle maîtrise?
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR FILM ÉTRANGER
3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE réalisé par MARTIN MCDONAGH,
distribution France TWENTIETH CENTURY FOX
CAPHARNAÜM réalisé par NADINE LABAKI, distribution France GAUMONT
COLD WAR réalisé par PAWEL PAWLIKOWSKI, coproduction France MK PRODUCTIONS (Nathanaël Karmitz)
GIRL réalisé par LUKAS DHONT, distribution France DIAPHANA DISTRIBUTION
HANNAH réalisé par ANDREA PALLAORO, coproduction France GOOD FORTUNE FILMS
(Clément Duboin), TO BE CONTINUED (Dominique Marzotto)
NOS BATAILLES réalisé par GUILLAUME SENEZ, coproduction France LES FILMS PELLÉAS
(David Thion et Philippe Martin)
UNE AFFAIRE DE FAMILLE réalisé par HIROKAZU KORE-EDA, distribution France LE PACTE

Magnifique film d’une telle importance par sa thématique, « Girl » pourrait bien ravir le trophée à la Palme d’Or japonaise!
sont nommés pour
le CÉSAR DU MEILLEUR FILM
LA DOULEUR produit par LAETITIA GONZALEZ, YAËL FOGIEL, DAVID GAUQUIÉ, JULIEN DERIS,
ETIENNE MALLET, réalisé par EMMANUEL FINKIEL
EN LIBERTÉ ! produit par PHILIPPE MARTIN, DAVID THION, réalisé par PIERRE SALVADORI
LES FRÈRES SISTERS produit par PASCAL CAUCHETEUX, GRÉGOIRE SORLAT, MICHEL MERKT,
réalisé par JACQUES AUDIARD
LE GRAND BAIN produit par ALAIN ATTAL, HUGO SÉLIGNAC, réalisé par GILLES LELLOUCHE
GUY produit par OURY MILSHTEIN, réalisé par ALEX LUTZ
JUSQU’À LA GARDE produit par ALEXANDRE GAVRAS, réalisé par XAVIER LEGRAND
PUPILLE produit par ALAIN ATTAL, HUGO SÉLIGNAC, VINCENT MAZEL, réalisé par JEANNE HERRY

Si « Jusqu’à la garde » empoche le premier film, le film de Finkiel devrait s’emparer de cette récompense!

Réponses le 22 février!

Critique: Continuer

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Réalisation Joachim Lafosse
Scénario Joachim Lafosse
Thomas Van Zuylen
Acteurs principaux
Sociétés de production Versus Production
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 84 minutes
Sortie 23 janvier 2019

Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan. Avec deux chevaux pour seuls compagnons, mère et fils devront affronter un environnement naturel aussi splendide qu’hostile, ses dangers, son peuple… et surtout eux-mêmes !

Deux ans après « l’Economie du couple », Joachim Lafosse revient avec une adaptation d’un livre, « Continuer » de Laurent Mauvigner. Ici, point de huis clos mais un film de grands espaces comme on en voit peu dans le Cinéma européen. Sybille et son fils, jeune homme de 17 ou 18 ans, chevauchent dans la nature hostile du Kirghizistan. Le but de cette épopée pour Sybille, se rapprocher de Samuel et recoller les morceaux d’une relation que la vie a distendue. Lafosse nous épargne les discussions philosophiques et psychanalytiques pour nous offrir un voyage au plus près de la nature, laissant le maximum de place aux corps et réduisant les plages dialoguées au strict nécessaire. Le voyage est dépaysant et bouleversant dans la trajectoire qu’il fait prendre aux deux personnages remarquablement interprétés par Virginie Efira, une fois de plus sublime, et Kacey Mottet Klein qui prend, avec l’âge, une envergure incroyable. Un très beau film sur l’incommunicabilité entre une mère et son fils aussi fort sur le fond que sublime sur la forme!

4.5