Les Grands Saison 2: C’est parti!

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Un an après une première saison prometteuse, la Teen série d’OCS revient pour une seconde saison un peu plus grave. En effet, les Grands du collège sont maintenant les petits du lycée et les débuts seront mouvementés. Au programme, ruptures amoureuses, coming out, violence, drogue et même avortement! La petite bande éclate un peu après la rentrée des classes et va tenter de se ressouder lors d’un voyage de classe à Amsterdam. On retrouve avec plaisir la clique qui tente tant bien que mal une difficile transition vers l’âge adulte et l’on découvre quelques nouveaux personnages dont un prof de musique incarné par Esteban habitué des rôles d’abruti de service! Une réussite, encore, alors qu’une saison 3 est déjà prévue!

4

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Critique Bluray: Et les Mistrals Gagnants

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Réalisation Anne-Dauphine Julliand
Sociétés de production Incognita film
TF1 Droits Audiovisuels
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 79min
Sortie 1er février 2017

LE FILM:

4.5

Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie.  Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur. Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement…

Partager le quotidien de 5 enfants gravement malades de neuroblastome, d’insuffisance rénale ou autres maladies cardiaques, c’est le programme plombant que nous propose ce documentaire. Pourtant, ces 1h20 passées en compagnies de ces cinq petits soldats sont une vraie bouffée d’oxygène et de vie. Filmé à hauteur d’enfants, « et les mistrals gagnants » ne cède jamais au pathos et si, évidemment, restent quelques moments difficiles, c’est toujours la joie et la volonté de ces cinq enfants qui prend le pas. Souvent drôle, parfois poignant, ce documentaire a le mérite de nous couper toute envie de nous plaindre et nous apprend à toujours rester positifs. Comme dit l’un des enfants, en pleine séance de jardinage, « même la maladie n’empêche pas d’être heureux… En fait, rien n’empêche d’être heureux »! Belle leçon de vie qui fait de ce film l’un des films indispensables de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait!

BONUS:

4.5

On trouve ici une passionnante interview de la réalisatrice qui revient sur la genèse de ce projet personnel, une interview du producteur, une interview du petit Imad, remarquable d’intelligence et de sagesse, et des réactions de spectateurs.

VERDICT:

4.5

Une leçon de vie indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 2 novembre 2017

Critique Bluray: The Deadly Affair

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Titre original The Deadly Affair
Réalisation Sidney Lumet
Scénario Paul Dehn
Acteurs principaux
Sociétés de production Sidney Lumet Film Productions
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Drame
Film d’espionnage
Durée 115 minutes (h 55)
Sortie 14 juin 1967

LE FILM:

4.5

Samuel Fennan, un employé du ministère des Affaires Etrangères accusé d’amitiés communistes, est retrouvé mort. Tout pousse à croire à un suicide mais Charles Dobbs, en charge de l’enquête, pour le ministère de l’intérieur et qui a rencontré Fennan la veille de sa disparition, ne croit pas qu’il se soit ôté la vie. Ses supérieurs veulent classer l’affaire mais Dobbs insiste et finit par démissionner afin d’avoir les mains libres pour mener l’enquête…

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11ème long métrage de Sidney Lumet, « The Deadly Affair » (« M15 Demande protection » en Français) est l’un des films les moins connus de son réalisateur et pourtant il ne manque pas d’intérêt! Adapté d’un roman de John Le Carré, le film se situe en pleine guerre froide en Angleterre. Fennan, un employé du Ministère des Affaires étrangères se suicide juste après qu’une lettre anonyme l’accuse d’amitiés communistes. Dobbs, chargé de l’enquête, ne croit pas à son suicide et même alors l’enquête. Loin des Jason Bourne, ce film d’espionnage mise tout sur l’intrigue, délicatement ficelée et un climat mis en place grâce à la mise en scène de Lumet, une superbe photo et la magnifique BO de Quincy Jones. Lumet plutôt que le spectaculaire, privilégie l’aspect trivial du métier d’espion et son personage, incarné par le génial James Mason, dont le vrai drame est intime, victime des tourments et incartades d’une épouse nymphomane. Un grand film d’espionnage mélancolique!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie somptueuse à tous points de vue!

BONUS:

4.5

On retrouve les présentations du film par Bertrand Tavernier, Patrick Brion et François Guérif.

VERDICT:

4.5

Une grand film d’espionnage à (re)découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SIDONIS

 

Critique: Petit Paysan

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Réalisation Hubert Charuel
Scénario Hubert Charuel
Claude Le Pape
Acteurs principaux
Sociétés de production Domino Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 90 minutes
Sortie 30 août 2017

Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

Fils d’agriculteur, Hubert Charruel a choisi le Cinéma plutôt que la vie de paysan. Pour son premier film, il choisit toutefois de s’intéresser à ce qu’il connaît bien, la vie à la ferme. L’originalité de « Petit Paysan » est d’avoir éviter le film « social » ou le documentaire pour opter pour un film de genre. Dès la première scène, un rêve dans lequel Pierre, jeune agriculteur, se voit obligé de se faufiler, dans sa maison, entre les vaches , pour atteindre sa cuisine, on sent qu’on est en face d’un objet filmique original. Pierre, le personnage principal, ne vit que pour ses vaches laitières, obsédé par leur bien être et leurs performances, ne prend même pas le temps de s’occuper de lui, alors que sa mère tente de le caser auprès de la boulangère. Alors que les infos parlent sans cesse d’une nouvelle épidémie qui cause l’éradication de nombreux cheptels, il découvre que l’une de ses vaches en est atteinte. Le film vire alors au thriller et si Pierre n’a pas à cacher un corps humain, c’est le corps de l’une de ses vaches qu’il doit faire disparaître pour sauver le reste de son troupeau. Paranoïa et angoisse deviennent alors le quotidien du jeune paysan qui voit son existence même menacée. Angoissant et émouvant, le premier film d’Hubert Charruel révèle un cinéaste et confirme le talent de ses deux interprètes, Swann Arlaud, habité et fiévreux, et Sara Giraudeau d’une grande justesse dans le rôle de la soeur vétérinaire. Un grand premier film!

4.5

Critique: Le Sens de la Fête

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Réalisation Éric Toledano
Olivier Nakache
Scénario Éric Toledano
Olivier Nakache
Acteurs principaux
Sociétés de production Quad Productions
Ten Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 117 minutes
Sortie 4 octobre 2017

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Le tandem Toledano/Nakache, avec des hauts (Intouchables, Nos jours heureux…) et des bas (Samba) prouve avec son sixième film, même s’il ne révolutionne pas le Cinéma Français, qu’il maîtrise l’écriture et surtout, ingrédient essentiel de la comédie, le sens du rythme! Durant deux heures (durée assez longue pour une comédie), les deux acolytes nous plongent durant 24 heures, dans les préparatifs et le déroulement d’une fête de mariage! Un mariage durant lequel rien ne se passera comme prévu, quelle originalité me direz-vous! Pourtant, si la sauce prend, c’est grâce à une galerie de personnages hauts en couleur et une énergie folle! On suit aussi bien Max, incarné par un Bacri dans son rôle habituel de bougon qui cherche à ce que tout se passe bien que le DJ/chanteur ringard (Lellouche), le serveur benêt (Alban Ivanov), le beau-frère agrégé de lettres un peu décalé (Vincent Macaigne), le photographe pique-assiettes (Jean-Paul Rouve), le marié imbuvable (Antoine Chappey)… Le sens de la fête, le duo Toledano/Nakache l’a et ce, sans jamais être méchant ou vulgaire et offre un excellent film populaire qui devrait trouver son public!

4

Critique: Un Beau Soleil Intérieur

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Réalisation Claire Denis
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 20 septembre 2017

Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

Drôle de film que ce douzième long de Claire Denis! Sans véritable intrigue, on y suit les tentatives parfois désespérées d’Isabelle, joli quinquagénaire divorcée, de trouver l’amour, entre considérations sociales, désir de jouissance ou juste d’être simplement considérée. Autour d’une Juliette Binoche sensuelle et lumineuse, une pleïade de seconds rôles tous brillants se met au service du remarquable script de Claire Denis et Christine Angot. Xavier Beauvois, Philippe Katerine, Josiane Balasko ou encore Nicolas Duvauchelle campent les amants, collègues ou voisins de cette femme qui aspire seulement à vivre et non juste à survivre. On gardera également longtemps en mémoire la formidable scène finale avec Gérard Depardieu qui prouve s’il en est encore besoin le génial comédien qu’il est!

4.5