Critique Dvd: Whitney

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Réalisation Kevin Macdonald
Scénario Kevin Macdonald
Acteurs principaux
Sociétés de production Altitude Film Distribution
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre documentaire biographique
Durée 122 minutes
Sortie 5 Septembre 2018

LE FILM:

4.5

Elle a vendu 200 millions d’albums.
Elle détient le record du plus grand nombre de numéros 1 consécutifs.
Sa chanson « I Will Always Love You » est le single le plus vendu par une chanteuse.
Derrière les records, les rumeurs, les scandales, les secrets et la gloire, voici la vraie Whitney.

Quatre ans après avoir explorer la légende Bob Marley, le cinéaste Kevin McDonald se penche cette fois sur une autre icône, Whitney Houston. Extrêmement complet et formidablement monté, le documentaire de Kevin McDonald alterne images d’archives et interviews de tout l’entourage de la chanteuse. Au détour d’une intervention, on apprend notamment les abus sexuels dont la jeune fille fut victime. Ce traumatisme ainsi qu’un entourage souvent toxique peuvent expliquer la trajectoire suivie par la comète Houston. Après une ascension vertigineuse vers des sommets jamais atteints par une chanteuse, la chute vers l’addiction et la ruine n’en fut que plus brutale. Passionnant et fascinant, ce documentaire est une pure merveille pleine d’émotion, notamment lors de l’un des derniers concerts de la star, où le physique l’aura définitivement lâché. A voir absolument!

TECHNIQUE:

4.5

Rien à dire, même si la qualité des images d’archive n’est évidemment pas toujours égale.

BONUS:

Aucun bonus sur cette édition.

VERDICT:

4.5

Un documentaire passionnant et émouvant qui ne séduira pas que les fans de la chanteuse!

Disponible en DVD et Blu-Ray depuis le 9 janvier, ainsi qu’en VOD chez ARP SELECTION

 

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Critique: Diamantino

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Réalisation Gabriel Abrantes
Daniel Schmidt
Scénario Gabriel Abrantes
Daniel Schmidt
Pays d’origine Drapeau du Portugal Portugal
Genre comédie dramatique
Durée 92 minutes
Sortie 27 novembre 2018

Magnifique, candide et attachant, Diamantino est l’icône planétaire du football, un héros flamboyant touché par la grâce. Quand soudain, en pleine Coupe du Monde, son génie s’envole dans les vapeurs roses de ses visions magiques, sa carrière est stoppée net. Problème : il ne connaît rien d’autre.
La star déchue, devenue objet de risée nationale, découvre alors le monde – les autres. Le voilà embarqué dans maintes péripéties qui mutent en odyssée : conspiration familiale (ses deux soeurs n’en veulent qu’à sa fortune), manipulations génétiques
délirantes, crise des réfugiés, complotisme de l’extrême-droite… Et, au beau milieu de cette tragédie, où son chat semble être son dernier supporter, pourtant, surgit l’Amour. Le vrai. C’était écrit.

Diamantino est LA star du foot au Portugual, le héros national, un peu à l’image d’un modèle bien connu, Cristiano Ronaldo, le même physique d’éphèbe et le même talent confinant au génie. Seul hic, il est un peu bas du front, ne connaissant absolument rien en dehors du carré de pelouse et des chiots géants qui courent autour de lui dans son imagination lorsqu’il est balle au pied! Il va pourtant prendre conscience, un jour sur son yacht, du monde qui l’entoure, lorsqu’il croisera la route de migrants sur une embarcation de fortune. Très vite les chiots vont disparaître et son mojo avec, en finale de coupe du monde, lorsqu’il ratera le penalty qui aurait sauvé son pays! Il va alors se remettre en question et décider d’adopter un petit africain. C’est sans compter sur ses soeurs jumelles guidées par l’appât du gain, l’état portuguais aux penchants nationalistes, des espionnes et un dérèglement hormonal qui lui fera pousser des seins!

Cette histoire complètement folle est totalement réjouissante aussi bien sur le fond que sur la forme. « Diamantino » brasse en effet tout un tas de thèmes forts comme la crise des migrants, la montée des nationalismes, la célébrité ou les manipulations génétiques avec un côté fourre-tout aux aspects queer des plus emballants. Quant à l’interprétation de Carlotto Cotta en ahuri puceau en quête d’amour, on est absolument sous le charme! Un OFNI à voir absolument!

4.5

Interview Sébastien Marnier, réalisateur de « L’Heure de la Sortie »

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Rencontré à l’occasion du dernier « les Arcs Film Festival » au cours duquel il présentait son excellent second film, « l’Heure de la Sortie » (sortie le 9 janvier!), Sébastien Marnier a gentiment accepté de se soumettre à mon questionnaire et dévoiler ainsi quel cinéphile il est. Avec des goûts très proches des miens, ce qui l’en rend d’autant plus sympathique!

– Votre premier souvenir de cinéma ?

Je n’ai jamais été très Disney même si j’aimais beaucoup Cruella dans les « 101 dalmatiens » et « Taram et le chaudron magique » qu’avait en partie réalisé Tim Burton mais mon premier choc, c’est E.T de Spielberg. Et je pense que je ne m’en lasserai jamais, c’est l’un des films de ma vie.

– Si vous deviez sauver trois films ?

« Freaks » de Browning, « Christine» de Carpenter et « Shining » de Kubrick. Mais demain je vous en citerai trois autres, c’est un choix impossible.

– Si vous ne deviez garder qu’un seul DVD (par exemple en raison de super bonus !)

Le coffret qui n’existe pas de l’intégrale de Fellini, avec des tonnes de bonus ! J’ai vu tous ses films et je rêve de ce coffret exhaustif… mais pour des histoires de droits, je crois que ça n’existera jamais. Sinon, j’ai acheté récemment le DVD de version remasterisée de Massacre à la tronçonneuse de Hooper. Il y le bêtisier le plus court (deux minutes) et le plus décevant de l’Histoire… on ne voit rien, on n’entend rien. Du coup, c’est hilarant.

– Votre comédie musicale préférée ?

Je ne vais pas être très original mais sans hésitation, « Les parapluies de Cherbourg » de Demy. Le film musical ultime. Même si ça ne danse pas, même si c’est une tragédie… c’est beau à chialer, la mise en scène est fascinante et la musique de Legrand, je l’ai toujours en tête à un moment de la journée.

– Votre western préféré ?

Je n’ai jamais été très western… ça m’ennuie beaucoup. Je sais que ce sont des a priori mais je n’ai jamais réussi à les surmonter. Bref, je suis nul, je ne peux pas vous en citer à part ceux qu’on m’a forcé à regarder à la fac de ciné.

– La comédie qui vous fait mourir de rire ?

J’aime l’état d’euphorie dans lequel me laisse chaque visionnage de « Certains l’aiment chaud » de Wilder. Même si je ne hurle pas de rire, tout me plait dans ce film, tout me rend joyeux.

Chantal Lauby me fait en revanche hurler de rire dans « La cité de la peur » de Berberian. La façon dont elle s’accroche aux chevilles de Besnehard pour lui vendre son film au festival de Dijon « Moutarde et cinéma »… c’est inoubliable. Et quand ce dernier lui répond : « je n’écrirai rien sur votre film, c’est une merde ! ».

– Votre polar ou thriller préféré ?

Ça il y en a vraiment beaucoup. J’ai été très impressionné par « Le silence des agneaux » de Demme. J’avais 14 ans. Ça a été un choc. Encore aujourd’hui je trouve le film d’une telle précision ! C’est tellement sombre et suffocant comme une descente aux enfers… Et les acteurs !!! Dans un autre genre, j’adore « Les yeux sans visage » de Franju et « La féline » de Tourneur. Deux films qui m’ont grisés et épouvantés !

– Votre film d’horreur préféré ?

« Suspiria » d’Argento est quand même un sacré morceau. « Massacre à la tronçonneuse » de Hooper et puis dernièrement « It follows » de David Robert Mitchell qui m’a vraiment provoqué de beaux vertiges.

– Un film que vous avez honte d’aimer ?

Je n’ai honte de rien, vraiment, j’aime tout un tas de bouses !!! Mais j’avoue que j’ai toujours un peu de mal à placer en soirée que j’aime les films de Nancy Meyers… « The Holiday » c’est quand même super fun !!! Même « Le nouveau stagiaire », c’est cool !

– Un film que vous avez honte de détester ?

Je reviens à cette histoire de Westerns…

– Votre dernier coup de cœur en salles ?

J’ai eu de très fortes sensations avec « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand. Meilleur film français de cette année… même s’il y a eu de très belles propositions ces derniers mois.

– Votre dernier coup de gueule en salles ?

J’en ai tellement…

– Quel cinéaste admirez-vous le plus, hier et aujourd’hui ? Pourquoi ?

Carpenter sûrement. Tous ses films sont des pépites et des diamants noirs merveilleux. C’est un cinéaste tellement contemporain, tellement politique ! Par delà les sensations horrifiques, sa vision de l’Amérique et du monde en général me fait toujours réfléchir. C’est d’une violence inouïe, c’est presque punk… Et puis son sens du cadre, la manière dont il film les voitures et les véhicules, la lumière, les brillances froides comme les synthés, c’est fascinant !

– Votre avis sur le clash Netflix/Cinéma ?

Personne ne peut avoir un avis tranché. C’est le sens de l’Histoire ! C’est vertigineux mais il nous faut trouver des nouvelles façons de cohabiter tous ensemble, Blockbuster, Art et essai, salles et plateformes. Découvrir « Roma » sur ma télé me frustre beaucoup. C’est comme si cette œuvre majeure était en prison. Elle ne demande qu’à s’évader mais des gardiens l’en empêchent. C’est un film conçu pour la salle et c’est bien ce qui le rend si symptomatique de ce moment de friction. Si les plateformes permettent aux auteurs de s’accomplir et qui plus est, en leur offrant une visibilité inespérée, c’est irrésistible. Il va falloir trouver la bonne équation et que les deux parties finissent par collaborer. Un film Netflix ou Amazon pourrait très bien sortir en salle dans une combinaison réduite et pour un temps limité, comme quelque chose d’évènementiel. Je suis certain que les spectateurs répondraient présents ! Après, pour les droits d’auteur, c’est un autre problème… Nous serons les grands perdants. A nous de nous battre pour faire valoir notre travail à sa juste valeur.

– Des projets de films ? De livres ?

Je vais tourner mon troisième long métrage à l’automne 2019. Ce sera un thriller familial et sur la fin du patriarcat. Ça va me faire beaucoup de bien de dézinguer la famille… Et puis une série horrifique… mais ça, c’est en négociation.

– Des acteurs avec qui vous rêvez de travailler ?

J’essaye de ne plus y penser, c’est trop frustrant ou trop décevant d’écrire en pensant à des acteurs. Chaque rôle doit trouver l’acteur adéquat c’est à dire l’acteur qui me fascine mais qui doit être à notre portée financière, disponible à nos dates et qui ait une envie réciproque de travailler avec moi. Ça fait beaucoup de conditions. Et ces perles rares, sur le plateau, je les aimerai comme nul autre.

Mais pour répondre plus précisément à votre question : Deneuve, Huppert, Meryl Streep et Cotillard. Des femmes puissantes qui ont un appétit insatiable pour le cinéma et une envie de jouer irrésistible.

– Envie d’explorer d’autres genres que le film noir ?

Pour l’instant, ce n’est pas d’actualité. Je veux encore chercher…

– Des évènements autour de la sortie de votre film ? (je pense au live de Zombie zombie)

Ressortie du roman de Christophe Dufossé « L’heure de la sortie » chez Folio et sortie de la BO du film par les Zombie Zombie en digital le 9.1.19 et en Vinyle le lendemain ! Et surtout, le 15.03.19 le concert unique et ultra sexy des Zombie Zombie avec la chorale d’enfants de La Maîtrise du conservatoire de Clamart pour jouer en live la musique du film dans le cadre extraordinaire de la Cathédrale Américaine de Paris !!! A ne pas rater !

  • Un dernier mot ?

Rendez-vous en mai 2020.

Critique: Bienvenue à Marwen

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Titre original Welcome to Marwen
Réalisation Robert Zemeckis
Scénario Robert Zemeckis
Caroline Thompson
Acteurs principaux
Sociétés de production ImageMovers
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame biographique
Durée 116 minutes
Sortie 2 janvier 2018

L’histoire de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.

Deux ans après le superbe « Alliés », Robert Zemeckis choisit pour son 19ème film de s’intéresser à la vie de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après la sauvage agression dont il fut victime. En effet, ses goûts fétichistes en matière de chaussures de femmes lui valurent d’être roué de coups par une bande de nazillons homophobes et les conséquences furent terribles. Autrefois remarquable illustrateur, Hogie « peut à peine écrire son nom »; pour tenter de retrouver goût à la vie, il s’adonne à une nouvelle passion et met en scène des poupées qu’il photographie, photos qui lui permirent d’être exposé et reconnu dans le milieu artistique. Particularité de ses poupées, elles s’inspirent de lui et de toutes les femmes qu’il cotoie et qu’il admire en secret.

Produit par les studios Universal, « Bienvenue à Marwen » est un projet remarquable à plusieurs niveaux. Le sujet, déjà, qui traite des séquelles post-traumatiques, en particulier d’un homme aux penchants fétichistes, est loin des canons habituels des majors hollywoodiennes. La forme, mélange de film et d’animation en performance capture, offre un spectacle assez incroyable et un défi technique qui ne pouvait qu’attirer Zemeckis, 15 ans après « le Pôle Express »!

Quant à l’interprétation, on ne peut que se réjouir du virage pris par Steve Carrell qui se tourne de plus en plus vers des rôles dramatiques. Sa performance dans le rôle de Captain Hogie est déjà l’une des grandes interprétations de l’année! Si Zemeckis n’a pas l’aura d’un Spielberg, il confirme à nouveau qu’il est un grand conteur en mêlant rire, spectacle et émotion et se permettant même de s’autociter à plusieurs reprises. Du grand Cinéma!

4.5

Jeu Concours: 3×2 places pour « Une Jeunesse Dorée » à gagner(jeu terminé)

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 © Macassar_Productions

A l’occasion de la sortie de « Une Jeunesse Dorée » le 16 janvier, CINEDINGUE et KMBO sont heureux de vous faire gagner 3×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 14 janvier; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

Critique: Spider-Man : New Generation

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Titre original Spider-Man: Into the Spider-Verse
Réalisation Peter Ramsey
Bob Persichetti
Rodney Rothman
Scénario Phil Lord
Rodney Rothman
Sociétés de production Columbia Pictures
Marvel Entertainment
Sony Pictures Animation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre animation
Durée 117 minutes
Sortie 2018

Spider-Man : New Generation suit les aventures de Miles Morales, un adolescent afro-américain et portoricain qui vit à Brooklyn et s’efforce de s’intégrer dans son nouveau collège à Manhattan. Mais la vie de Miles se complique quand il se fait mordre par une araignée radioactive et se découvre des super-pouvoirs : il est désormais capable d’empoisonner ses adversaires, de se camoufler, de coller littéralement aux murs et aux plafonds ; son ouïe est démultipliée… Dans le même temps, le plus redoutable cerveau criminel de la ville, le Caïd, a mis au point un accélérateur de particules nucléaires capable d’ouvrir un portail sur d’autres univers. Son invention va provoquer l’arrivée de plusieurs autres versions de Spider-Man dans le monde de Miles, dont un Peter Parker plus âgé, Spider-Gwen, Spider-Man Noir, Spider-Cochon et Peni Parker, venue d’un dessin animé japonais.

Pour les fêtes, les créateurs de « la Grande Aventure Lego » dépoussièrent le mythe Spider-Man avec un film d’animation hors du commun. Si le scénario est parfois un peu convenu avec des enjeux pas toujours très clairs, le spectacle est au rendez-vous. Graphiquement, le rendu est proche de la BD (on voit même le piqué de la BD sur les visages des personnages) et action et humour font bon ménage! Peter Parker passe ici le relais à Mile Morales fils d’un policier noir et d’une infirmière latino qui va devoir découvrir ses nouveaux pouvoirs et en même temps, faire équipe avec toute une équipe de spider-héros (un Spider-man noir, Spider-Gwen, une Spider woman sorti d’un manga et un spider-cochon tout droit sorti d’un Looney Tunes!). C’est drôle, énergique et visuellement étourdissant et une bonne raison d’aller faire un tour au ciné en famille!

4.5

Critique: Le Retour de Mary Poppins

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Titre original Mary Poppins Returns
Réalisation Rob Marshall
Scénario David Magee
Acteurs principaux
Sociétés de production Marc Platt Productions
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre fantastique
Durée 130 minutes
Sortie 19 décembre 2018

Michael Banks travaille à la banque où son père était employé, et il vit toujours au 17 allée des Cerisiers avec ses trois enfants, Annabel, Georgie et John, et leur gouvernante Ellen. Comme sa mère avant elle, Jane Banks se bat pour les droits des ouvriers et apporte son aide à la famille de Michael. Lorsque la famille subit une perte tragique, Mary Poppins réapparaît magiquement dans la vie de la famille. Avec l’aide de Jack, l’allumeur de réverbères toujours optimiste, Mary va tout faire pour que la joie et l’émerveillement reviennent dans leur existence… Elle leur fera aussi découvrir de tout nouveaux personnages plein de fantaisie, dont sa cousine, l’excentrique Topsy.

Plus de cinquante ans après les premières aventures de la nounou Mary Poppins, Disney remet le couvert! Alors qu’Hollywood ne fait plus que recycler des recettes qui ont marché, parfois avec réussite souvent beaucoup moins, on avait tout à craindre de ce retour. Rob Marshall ne cherche pas à moderniser l’original: l’histoire se déroule toujours dans le Londres du début du 20ème siècle et la forme est la même avec notamment ce mélange entre film et dessin animé, à l’ancienne. Emily blunt compose une Mary Poppins des plus convaincante et le reste du casting est au diapason (Ben Wishaw, Colin Firth…), une petite réserve cependant pour le personnage incarné par Meryl Streep, un peu too much! Histoire touchante sur fond d’expropriation, scènes animées poétiques, chorégraphies emballantes (notamment le ballet des allumeurs de réverbères top!), magie à tous les niveaux, ce retour de Mary Poppins est une jolie réussite qui ravira petits et grands pendant les fêtes!

4.5