Critique: La Planète des Singes – Suprématie

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Titre original War for the Planet of the Apes
Réalisation Matt Reeves
Scénario Mark Bomback
Matt Reeves
Acteurs principaux
Sociétés de production Chernin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 140 minutes
Sortie 2 août 2017

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

Après « les Origines » qui voyaient la naissance du virus suite aux expériences sur des singes et « l’Affrontement » qui dépeignait une humanité dévastée et le combat entre quelques survivants et un groupe de singes, le troisième volet intitulé « Suprématie » nous montre la lutte entre César et son peuple d’un côté et de l’autre, un militaire tombé dans la folie et ses hommes. Digne successeur du Colonel Kurtz d’Apocalypse Now (le film est bourré de références au chef d’oeuvre de Coppola), le personnage incarné par le cabotin Woody Harrelson n’a qu’une obsession, éradiquer les primates de la surface de la Terre, non sans les avoir exploités dans un camp de travail. Clairement divisé en deux parties, le film n’est pas aussi réussi d’un bout à l’autre. Durant une première moitié, « Suprématie » frôle la perfection, piochant du côté du western crépusculaire, alors que César chevauche avec sa garde rapprochée pour retrouver l’assassin de sa femme et de son fils aîné. Cette partie regorge de séquences et de plans magnifiques, ponctués par une bande originale morriconnienne en diable. La seconde partie, située dans le camp de prisonniers, un peu plus poussive, se rapproche de la Grande Evasion et souffre parfois de baisses de rythme. On notera un face à face verbal Colonel/Cesar beaucoup trop bavard. Le tout, d’un niveau tout de même très élevé, conclut à merveille une trilogie qui nous amène tout droit au point de départ du film avec Charlton Heston et qui constitue ce qui se fait de mieux en terme de blockbusters US depuis un bail! Une bonne raison de ne pas le rater!

4

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Critique: Que Dios Nos Perdone

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Réalisation Rodrigo Sorogoyen
Scénario Isabel Peña, Rodrigo Sorogoyen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre thriller
Durée 127 minutes
Sortie 9 août 2017

Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion…
Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?

Avec son troisième film, Rodrigo Sorogoyen confirme la bonne vitalité d’un cinéma de genre en Espagne. « Que Dios Nos Perdone » ancre son histoire dans un contexte agité; alors que le Pape est en visite à Madrid, un tueur viole et assassine des vieilles dames et la police tente de le faire cesser ses agissements en essayant de ne pas ébruiter l’affaire. Le récit, ténu et tendu, s’appuie sur un duo de flics passionnant tant Alfaro et Velarde sont loin d’être des modèles. Le premier est une brute toujours sur le fil, mal vu par sa hiérarchie. Velarde, quant à lui, extrêmement réfléchi, souffre d’un bégaiement qui le rend pratiquement mutique et semble cacher de sombres secrets. Les deux font pourtant une paire des plus efficaces façon « la tête et les jambes ». Toujours est-il que s’ils sont sur la trace du mal incarné, les deux collègues ont eu aussi leur part d’ombre . L’enquête passionnante n’élude aucun détail, même les plus scabreux et donne à ce polar un goût amer et poisseux, la révélation du coupable à mi-parcours ne gâchant pas le plaisir du spectateur, bien au contraire. L’acteur incarnant le tueur en série s’avère un concurrent de taille aux Norman Bates et autres Hannibal Lecter. « Que Dios Nos Perdone » est sans conteste l’un des meilleurs thrillers de ces vingt dernières années!

4.5

Critique: Cars 3

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Titre original Cars 3
Réalisation Brian Fee
Scénario Daniel Gerson
Acteurs principaux
Sociétés de production Pixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 109 minutes
Sortie 2 août 2017

Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide d’une jeune mécanicienne pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, qui rêve elle aussi de victoire, lui sera d’un précieux secours…

Après un premier volet très réussi où l’on découvrait le célèbre Flash McQueen et un second un peu plus foutraque, parodie de films d’espionnage, la franchise Cars revient à la base, les courses automobiles. On retrouve le personnage de Flash, concurrencé par de nouveaux modèles plus high tech. Si les plus jeunes seront ravis de retrouver leurs héros, les parents commenceront à rouler sur la jante. Certes, l’humour est au rendez-vous, l’animation est d’une qualité inégalable mais l’on peine à se passionner pour un récit peu original malgré les références, notamment aux films de la saga Rocky (l’entraînement sur la plage façon Rocky 3 est l’une des meilleures scènes et l’on notera quelques similitudes entre Storm et Drago!).

3

Critique Bluray: Soudain l’été dernier

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Titre original Suddenly, Last Summer
Réalisation Joseph L. Mankiewicz
Scénario Gore Vidal
Tennessee Williams (pièce)
Acteurs principaux
Sociétés de production Horizon Pictures
Columbia Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 114 minutes
Sortie 1959

LE FILM:

5

Le docteur Cukrowicz vient de prendre ses fonctions à Lions View, un hôpital psychiatrique de La Nouvelle-Orléans, mais est rapidement découragé par le manque de moyens octroyés à l’établissement. C’est alors qu’il reçoit une étrange proposition de la part de Violet Venable, une riche notable qui vient de perdre son fils Sebastian dans des circonstances étranges. Celle-ci est prête à lever un fonds d’un million de dollars si le Dr Cukrowicz accepte de pratiquer une lobotomie sur sa nièce Catherine qui, selon elle, aurait perdu la raison depuis la mort de son cousin…

Après les deux échecs de « Blanches colombes et vilains messieurs » et « un Américain bien tranquille », Mankiewicz, réalise son seizième film en adaptant la pièce la plus personnelle de son auteur, Tennesse Williams. Celui-ci ne pardonna jamais à sa mère la lobotomie de sa soeur! La pièce est le matériau idéal pour le cinéaste pour y explorer des thèmes qui lui sont chers comme le secret ou le poids du passé. Remarquablement mis en scène et interprété par un somptueux trio d’acteurs Elisabeth Taylor, Katharine Hepburn et Montgomery Clift, « Soudain l’été dernier » est aussi marquant par l’audace des thèmes traités par un film de studio dont l’inceste, l’homosexualité… Un chef d’oeuvre à (re)découvrir!

TECHNIQUE:

4.5

Une somptueuse copie à tous points de vue avec une VO à privilégier tout de même à la VF!

BONUS:

2.5

On trouve principalement une superbe présentation du film par Michel Ciment.

VERDICT:

5

Un chef d’oeuvre indispensable!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 23 août

 

Critique DVD: Beyond Flamenco

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LE FILM:

4.5

Carlos Saura revient avec ce nouveau documentaire sur les origines du Flamenco, la Jota. Cette danse traditionnelle d’origine arabe revêt plusieurs formes selon les régions d’Espagne où elle est pratiquée (Castille, Navarre, Aragon…). Dans ce documentaire, Saura nous offre une plongée dans la tradition, sans aucune volonté didactique, de façon très dépouillée. Point d’explication donc mais des performances filmées, sans fioriture, mais en adaptant sa mise en scène aux numéros qui se succèdent. Les amateurs de danse et de musique espagnoles seront ravis, certains passages étant de toute beauté. Un plaisir d’esthète!

TECHNIQUE:

4.5

Un régal!

BONUS:

2.5

On trouve essentiellement une interview de 7 mins du réalisateur qui revient sur les origines de la Jota.

VERDICT:

4.5

Un splendide moment de musique et de danse!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez EPICENTRE FILMS

Critique: Office

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Titre original 華麗上班族
Hua Li Shang Ban Zu
Réalisation Johnnie To
Scénario Sylvia Chang
Wai Ka-fai
Acteurs principaux
Sociétés de production Milkyway Image
Pays d’origine Modèle:Hong-Kong
Genre Comédie dramatique musicale
Durée 119 minutes
Sortie 9 août 2016

Hong-Kong, 2008. Le jeune idéaliste Lee Xiang et la surdouée Kat Ho font leurs débuts chez Jones & Sunn, une multinationale sur le point d’entrer en bourse. Alors que la banque Lehman Brothers fait faillite aux États-Unis, la tension commence à se faire sentir au sein de l’entreprise. Lee Xiang et Kat Ho vont petit à petit découvrir le monde extravagant et outrancier de la finance…

Office, c’est comme si La La Land était revisité par un maître du Cinéma d’action made in Hong Kong! Johnny To, qu’on connaît notamment pour son dyptique « Election », s’intéresse ici à la crise financière mondiale de 2008 sur le registre de la comédie musicale. L’action se déroule dans une multinationale sur le point d’entrer en bourse et comme dans les soaps américains, on suit ce petit microcosme d’employés et de dirigeants, entre mensonges, magouilles et naïveté pour certains! Ponctué de passages chantés plus ou moins convaincants « Office » est surtout une critique acerbe du Capitalisme sauvage que l’on se plaît à suivre notamment grâce à la caméra virevoltante du maître asiatique aussi à l’aise avec les flingues qu’avec le huis clos musical! Brillant!

4.5

Critique Dvd: Les derniers Parisiens

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Réalisation Hamé et Ekoué
Scénario Hamé et Ekoué
Acteurs principaux
Sociétés de production La Rumeur Filme
Canal+
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée h 45
Sortie 22 février 2017

LE FILM:

4

Tout juste sorti de prison, Nas revient dans son quartier, Pigalle, où il retrouve ses amis et son grand frère Arezki, patron du bar Le Prestige. Nas est décidé à se refaire un nom et Le Prestige pourrait bien lui servir de tremplin…

Un film noir, désespéré, sans une seule arme, c’est l’originalité de ce premier long des rappeurs de La Rumeur! On suit Nas, spécialement son retour à la vie réelle après son séjour en prison. Déconnecté de ce monde réel pendant des années, il rêve du monde de la nuit et des boules à facette, sauf que le Pigalle d’aujourd’hui n’est plus le même et que les espoirs de Nas pourraient être déçus. Entre le naturalisme de Kechiche et Cassavetes et la tragédie familiale façon James Gray, « les Derniers Parisiens » fait preuve d’une belle originalité, naviguant toujours loin des clichés et porté par un Reda Kateb toujours aussi brillant! Une belle promesse!

TECHNIQUE:

4

Top pour le support!

BONUS:

4

On trouve ici un court métrage de Hamé, déjà avec le même casting, ainsi qu’une interview des deux réalisateurs.

VERDICT:

4

Un premier film plein de promesses!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez BLAQ OUT