Critique Bluray: The Witch

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Réalisation Robert Eggers
Scénario Robert Eggers
Acteurs principaux

Anya Taylor-Joy (en)
Ralph Ineson
Kate Dickie
Harvey Scrimshaw
Ellie Grainger
Lucas Dawson

Sociétés de production Parts and Labor
Rooks Nest Entertainment
RT Features
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Genre Horreur
Durée 92 minutes
Sortie 15 juin 2016

LE FILM:

4

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

Alors que le Cinéma fantastique et d’horreur multiplie les histoires de fantôme formatées ou les  found footages fauchés, l’originalité est à souligner quand elle est de la partie, ce qui est ici le cas. Premier film de Robert Eggers, « The Witch » démontre une ambition au-delà de la petite pétoche de base. Le portrait de cette famille ultra-religieuse qu’une disparition va faire sombrer dans la paranoïa est avant tout une charge contre les extrémismes de tous bords. Sur la forme, la mise en scène d’Eggers est de toute beauté avec des plans éclairés à la bougie dignes de toiles de maîtres et l’interprétation est saisissante. Plus envoûtant et bluffant que vraiment flippant, « the Witch » est LE film fantastique de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

Parfait!!!

BONUS:

Pas de bonus sur cette édition, dommage…

VERDICT:

4

Un grand premier film!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (16.99 euros) chez UNIVERSAL PICTURES dès le 18 octobre

Critique Bluray: Truth, le Prix de la Vérité

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Titre original Truth
Réalisation James Vanderbilt
Scénario James Vanderbilt
Sociétés de production RatPac-Dune Entertainment
Echo Lake Entertainment
Blue Lake Media Fund
Mythology Entertainment
Dirty Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame historique
Durée 125 minutes
Sortie 6 avril 2016

LE FILM:

4

Le film s’attache aux révélations faites par Mapes et Rather : les deux journalistes ont en effet diffusé un reportage sur un président en exercice qui, selon eux, aurait bénéficié d’un traitement de faveur pour échapper à la conscription pendant la guerre du Vietnam. Lorsque la vérité éclate, le scandale qui s’ensuit brise non seulement net la carrière de Dan Rather, mais manque également de bouleverser les résultats des élections présidentielles américaines et de mettre un terme à l’existence de CBS News.

Dans la foulée de « Spotlight », le Cinéma américain nous gratifie d’un autre film à la gloire du journalisme, « Truth ». Premier film du scénariste James Vanderbilt, « Truth » relate l’histoire de Mary Mapes, productrice de l’émission « 60 minutes » qui dévoila comment George W. Bush tenta d’échapper à ses obligations militaires et surtout comment l’affaire fut étouffée par le pouvoir. Tout comme « Spotlight », « Truth » fait montre d’un académisme prononcé. Toutefois, le scénario, très bien écrit, et le sujet très fort rendent le film passionnant tant il nous parle des médias d’aujourd’hui, guidés par l’audimat et les liens avec le pouvoir. Par ailleurs, le casting a fière allure, avec une pleïade de seconds rôles de choix pour entourer Robert Redford et la toujours parfaite Cate Blanchett!

TECHNIQUE:

4.5

Remarquable!

BONUS:

4

Outre quelques scènes coupées, on trouve une interview des vrais protagonistes ainsi qu’un court making of et une rencontre avec Le réalisateur, Cate Blanchett et Elisabeth Moss.

VERDICT:

4

Un passionnant plaidoyer pour le journalisme!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros

Critique Dvd: Mekong Stories

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Titre original Cha và con và
Réalisation Phan Đăng Di
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam
Genre dramatique
Sortie 20 avril 2016

LE FILM:

4

Saïgon, début des années 2000. Vu est apprenti photographe, Thang vit de petits trafics et Van rêve de devenir danseuse. Réunis par le tumulte de la ville, ils vont devoir affronter la réalité d’un pays en pleine mutation.

Le réalisateur filme son pays à un moment charnière de son histoire, au moment où la fin de l’embargo américain ouvre le champ des possibles à tout un peuple. Il choisit de traiter cet instant à travers un récit initiatique sur trois amis. Dans un style presque poétique, le cinéaste nous offre une vision de son pays entre rêve et dureté (les jeunes hommes démunis se font stériliser pour se faire un peu d’argent) à travers l’éveil à la vie de ses jeunes héros. Tant sur la thématique qu’au niveau de la recherche formelle, on pense aux premiers films de Wong Kar Waï, c’est dire si ce « Mekong Stories » vaut le détour!

TECHNIQUE:

4.5

Tellement beau que l’on se croirait devant un support HD!

BONUS:

1.5

On trouve ici une interview du réalisateur.

VERDICT:

4

Un film envoûtant!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez MEMENTO FILMS dès le 6 septembre

Critique Dvd: Vue Sur Mer

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Titre original By the Sea
Réalisation Angelina Jolie
Scénario Angelina Jolie
Acteurs principaux
Sociétés de production Jolie Pas
Pellikola
Plan B Entertainment
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 9 décembre 2015

LE FILM:

2.5

Roland, un écrivain américain, et sa femme Vanessa débarquent dans une station balnéaire, en France, dans les années 70. Le couple semble en crise. Tandis qu’ils se rapprochent d’autres touristes, comme Léa et François, jeunes mariés en vacances, et d’habitants, comme Michel et Patrice, Roland et Vanessa affrontent leurs propres difficultés.

Après « Au pays du sang et du miel » et « Invincible », Angelina Jolie passe à nouveau derrière la caméra pour mettre en scène son couple, même s’il n’y a rien d’autobiographique dans « Vue sur mer ». Oui, le film est parfois maladroit et même par moments ridicule mais la réalisatrice ne mérite pas la lapidation malgré tout. En effet, malgré les clichés, le portrait de ce couple d’Américains en crise est touchant et même envoûtant par le mystère qu’il dégage. Mais surtout, ce qui est largement à souligner, c’est l’originalité de la démarche et le pari osé lancé par Angelina Jolie. Qu’en 2015, une femme réussisse à emmener un grand studio dans un film presque théâtral de deux heures sur un couple qui observe ses voisins, qui plus est avec un casting de seconds rôles français (Mélanie Laurent, Melvil Poupaud, Niels Arestrup, Richard Bohringer)  est assez dingue pour être souligné!

TECHNIQUE:

4

Correct pour le support!

BONUS:

1

Une section de scènes coupées et c’est tout!

VERDICT:

2.5

Un huis-clos amoureux audacieux à défaut d’être vraiment réussi!

Disponible en DVD (12.99 euros) chez Universal Pictures

 

 

Jeu Concours: 5×2 places pour « Un Petit Boulot » à gagner

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A l’occasion de la sortie en salles de « Un petit boulot » le 31 août, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 31 août; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

Critique Bluray: 13 Hours

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Titre original 13 Hours: The Secret Soldiers of Benghazi
Réalisation Michael Bay
Scénario Chuck Hogan
Sociétés de production 3 Arts Entertainment
Latina Pictures
Paramount Pictures
Dune Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 144 minutes
Sortie 30 mars 2016

LE FILM:

3.5

Benghazi (Libye), 11 septembre 2012. Face à des assaillants sur-armés et bien supérieurs en nombre, six hommes ont eu le courage de tenter l’impossible. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

Entre deux épisodes de « Transformers », Michael Bay semble avoir décidé de faire dans un Cinéma plus « sérieux ». Entre le 3 et le 4, il avait fait dans le polar musculeux avec « No pain no gain »; entre le 4 et le 5 l’année prochaine,c’est l’évocation d’un évènement en Lybie qui l’intéresse. Plus spécifiquement, Bay relate avec « 13 Hours » l’attaque d’une enceinte diplomatique américaine à Benghazi, le 11 septembre 2012, où six soldats d’élite ont tenu tête à des dizaines d’assaillants. Attention, Michael Bay n’est pas tombé dans l’analyse géopolitique non plus, loin de là. Il se contente de proposer un film d’action testostéroné bigrement efficace mais sans aucun recul et sans vision. S’il met de côté la plupart de ses tics clipesques, il se laisse aller de temps à temps à quelques ralentis pas toujours bien utiles mais dans l’ensemble, le film fonctionne. La bonne idée est d’avoir confié les rôles principaux à des acteurs peu connus, donnant au film un aspect plus réaliste.

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait!

BONUS:

4.5

Qualité et quantité au rendez-vous! Sur un second bluray entièrement consacré aux bonus, on trouve divers modules sur les vrais héros ou sur le film lui-même. Plutôt intéressant!

VERDICT:

Un hommage burné à l’héroïsme yankee!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Paramount Pictures

 

Critique Reprise: Propriété Privée

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Duke et Boots sont deux voyous. Un jour, alors qu’ils traînent du côté d’une station service ils voient une jeune femme à bord d’une belle voiture et décident de la suivre. Ils s’installent à côté de chez elle dans une villa inhabitée afin de l’épier…

Le 7 septembre prochain, grâce à Carlotta Films, les spectateurs pourront découvrir un film méconnu mais qui mérite toutefois largement le détour, « Propriété Privée », réalisé par le tout aussi méconnu Leslie Stevens. Sur la forme, il s’agit ici d’un thriller totalement maîtrisé sur un duo de marginaux ayant jeté leur dévolu sur une « desperate housewife » délaissée par un mari obsédé par son travail. Le suspense est rondement mené, la tension montant crescendo jusqu’à un final tendu comme un arc. Sur le fond, Stevens offre ici un portrait acide de l’American Dream, alors que dans l’une des premières scènes du film, un bourgeois explique aux deux marginaux qu »il y a des choses qui ne se mélangent pas » quand ils semblent intéressés par la riche épouse. La description de la vie du couple de bourgeois est également sans équivoque: la femme est au foyer et fait partie des meubles, attendant l’argent de poche que voudra bien lui verser son époux. Elle aura beau user de ses charmes, son mari ne lui prête guère attention. Si l’on connaît très peu ce film, on peut aisément penser qu’il ait pu inspirer d’autres oeuvres tant l’on pense tantôt aux « Nerfs à vif », aux « Chiens de paille », « Orange Mécanique » ou encore au « Funny Games » d’Haneke. Brillamment mis en scène et superbement photographié, « Propriété privée » vaut pour l’interprétation de Corey Allen et du débutant Warren Oates! Un chef d’oeuvre à découvrir absolument!!!

4.5