Critique: Split

046535.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Split
Réalisation M. Night Shyamalan
Scénario M. Night Shyamalan
Acteurs principaux
Sociétés de production Blinding Edge Pictures
Blumhouse Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller horrifique
Durée 117 minutes
Sortie 22 février 2017

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

« Split » est le onzième long métrage d’un cinéaste qui connut la gloire avec des succès comme « Sixième Sens » ou « Incassable » et la chute avec des flops comme « la Jeune fille de l’eau » ou « After Earth ». Depuis 2015 et « The Visit », puis avec « Split, la renaissance de celui qui fut un temps le roi d’Hollywood semble en marche.

« Split » est l’histoire d’un psychopathe qui enlève trois jeunes filles et les séquestre, habité par 23 personnalités différentes, avec une 24 ème, apparemment terrifiante, qui menace de se montrer! Remarquablement réalisé et bénéficiant de l’interprétation hallucinante de James McAvoy, « Split » est plutôt réussi mais l’on reste un peu sur sa faim. Comme souvent chez Shyamalan, on attend le fameux twist qui modifiera notre vision du film. Les dernières minutes nous donnent quasiment deux explications dont la dernière semble poser là dans un intérêt purement mercantile! On dirait que le réalisateur n’a pas su vraiment trancher sur le final et nous laisse un peu nous débrouiller, ce qui gâche le plaisir d’un thriller plutôt correct à défaut d’être génial!

3

Advertisements

César 2017 : le Palmarès

7787413921_jean-paul-belmondo-bien-entoure-sur-la-scene-des-cesar-en-2017.jpg

On retiendra de cette soirée que Jérôme Commandeur s’en est plutôt bien sorti en maître de cérémonie, on se souviendra de sa version de Lalaland en duo avec Marthe Villalonga, de la présence de George Clooney, du très émouvant hommage à Jean-Paul Belmondo, du discours très politique de François Ruffin (réalisateur de « Merci Patron ») et de celui d’Isabelle Huppert, très peu modeste ou encore de l’émotion des espoirs Oulaya Amamra et Niels Schneider.

>> Meilleur film : Elle de Paul Verhoeven

Étaient aussi nommés : Divines de Houda Benyamina, Frantz de François Ozon, Les innocentes d’Anne Fontaine, Ma loute de Bruno Dumont, Mal de pierres de Nicole Garcia, Victoria de Justine Triet

Si à mon sens, la récompense aurait dû aller à Frantz, plus grand film français de l’année, le résultat sacre le favori.

>> Meilleur réalisateur : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

Étaient aussi nommés : Houda Benyamina pour Divines, Paul Verhoeven pour Elle, Anne Fontaine pour Les innocentes, Bruno Dumont pour Ma Loute, Nicole Garcia pour Mal de pierres, François Ozon pour Frantz

Si Xavier Dolan est récompensé ici, c’est certainement parce que le film « Elle » a été sacré meilleur film et que le nouveau règlement ne permettait pas le doublé. Mon choix se serait toutefois porté sur François Ozon, certainement le plus grand cinéaste français aujourd’hui, injustement snobé chaque fois!

>> Meilleure actrice : Isabelle Huppert dans Elle

Étaient aussi nommées : Judith Chemla dans Une vie, Marion Cotillard dans Mal de pierres, Virginie Efira dans Victoria, Marina Foïs dans Irréprochable, Sidse Babett Knudsen dans La fille de Brest, Soko dans La danseuse

Isabelle Huppert était la favorite même si la performance de Marion Cotillard dans « Mal de Pierres » est totalement sous-estimée. Le discours de la gagnante était loin d’être un exemple d’humilité.

>> Meilleur acteur : Gaspard Ulliel dans Juste la fin du monde

Étaient aussi nommés : François Cluzet dans Médecin de campagne, Pierre Deladonchamps dans Le fils de Jean, Nicolas Duvauchelle dans Je ne suis pas un salaud, Fabrice Luchini dans Ma loute, Pierre Niney dans Frantz, Omar Sy dans Chocolat

La compétition était assez serrée cette année; Nicolas Duvauchelle avait toutefois proposé une performance assez impressionnante dans « Je ne suis pas un salaud ».

>> Meilleure actrice dans un second rôle : Déborah Lukumuena dans Divines

Étaient aussi nommées : Nathalie Baye dans Juste la fin du monde, Valeria Bruni Tedeschi dans Ma loute, Anne Consigny dans Elle, Mélanie Thierry dans La danseuse

Superbe dans « Divines », Deborah Lukumuena est quand même la surprise de la soirée alors qu’elle avait une incroyable Nathalie Baye en face!

>> Meilleur acteur dans un second rôle : James Thierrée dans Chocolat

Étaient aussi nommés : Gabriel Arcand dans Le fils de Jean, Vincent Cassel dans Juste la fin du monde, Vincent Lacoste dans Victoria, Laurent Lafitte dans Elle, Melvil Poupaud dans Victoria

Compétition assez équitable dans cette catégorie et résultat somme toute assez juste.

>> Meilleur espoir féminin : Oulaya Amamra dans Divines

Étaient aussi nommées : Paula Beer dans Frantz, Lily-Rose Depp dans La danseuse, Noémie Merlant dans Le ciel attendra, Raph dans Ma loute

L’une des évidences de la soirée, Oulaya Amamra est magnifique dans « Divines ». Dommage que sa soirée soit gâchée par quelques extrêmistes qui s’amusent à exhumer des tweets de l’actrice lorsqu’elle avait 15 ans en la taxant d’homophobe et francophobe! On se souviendra de son discours rempli d’émotion!

>> Meilleur espoir masculin : Niels Schneider dans Diamant noir

Jonas Bloquet dans Elle, Damien Bonnard dans Rester vertical, Corentin Fila dans Quand on a 17 ans, Kacey Mottet Klein dans Quand on a 17 ans

Il était l’un des favoris et il l’a eu; Niels Schneider est récompensé pour son rôle dans « Diamant Noir ».

>> Meilleur scénario original : Sólveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour L’Effet aquatique

Étaient aussi nommés : Romain Compingt, Houda Benyamina et Malik Rumeau pour Divines, Sabrina B. Karine, Alice Vial, Pascal Bonitzer et Anne Fontaine pour Les Innocentes, Bruno Dumont pour Ma Loute, Justine Triet pour Victoria

C’est l’une des surprises de la soirée et c’est mérité même si Solveig Anspach n’aura malheureusement pu venir chercher sa récompense (elle est décédée l’an dernier).

>> Meilleur premier film : Divines de Houda Benyamina

Étaient aussi nommés : Cigarettes et Chocolat chaud de Sophie Reine, La Danseuse de Stéphanie Di Giusto, Diamant noir de Arthur Harari, Rosalie Blum de Julien Rappeneau

C’était le favori et le vent de fraîcheur de « Divines » est récompensé!

>> Meilleur film étranger : Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Étaient aussi nommés : Aquarius de Kleber Mendonça Filho, Baccalauréat de Cristian Mungiu, La fille inconnue de Luc et Jean-Pierre Dardenne, Manchester by the sea de Kenneth Lonergan, Juste la fin du monde de Xavier Dolan, Toni Erdmann de Maren Ade

Une récompense totalement politique! Le meilleur film était incontestablement « Aquarius », déjà reparti bredouille de Cannes!

>> Meilleur film documentaire : Merci Patron ! de François Ruffin

Étaient aussi nommés : Dernières nouvelles du cosmos de Julie Bertucelli, Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi, Swagger d’Olivier Babinet, Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier

Belle compétition cette année; choix sans doute aussi politique avec un discours tout aussi engagé de François Ruffin!

>> Meilleure adaptation : Céline Sciamma pour Ma vie de Courgette, d’après le roman Autobiographie d’une courgette de Gilles Paris

Étaient aussi nommés : David Birke pour Elle, d’après le roman Oh… de Philippe Djian, Séverine Bosschem et Emmanuelle Bercot pour La Fille de Brest, d’après le livre Mediator 150 mg : combien de morts ? de Irène Frachon, François Ozon pour Frantz, d’après la pièce de théâtre L’Homme que j’ai tué de Maurice Rostand, Nicole Garcia et Jacques Fieschi pour Mal de pierres, d’après le roman Mal de pierres de Milena Agus, Katell Quillévéré et Gilles Taurand pour Réparer les vivants, d’après le roman Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

L’une des surprises avec la récompense pour l’adaptation en film d’animation de « Ma vie de Courgette » par Céline Sciamma, l’un des plus beaux film de l’année!

>> Meilleur montage : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

Étaient aussi nommés : Loïc Lallemand et Vincent Tricon pour Divines, Job ter Burg pour Elle, Laure Gardette pour Frantz, Simon Jacquet pour Mal de pierres

Nouvelle récompense pour le Québecois qui assure lui-même le montage de son film!

>> Meilleur décor : Jérémie D. Lignol pour Chocolat

Étaient aussi nommés : Carlos Conti pour La Danseuse, Michel Barthélémy pour Frantz, Riton Dupire-Clément pour Ma Loute, Katia Wyszkop pour Planetarium

Compétition équilibrée ici, la récompense va à Chocolat.

>> Meilleur costume : Anaïs Romand pour La Danseuse

Étaient aussi nommés : Pascaline Chavanne pour Frantz, Catherine Leterrier pour Mal de pierres, Alexandra Charles pour Ma Loute, Madeline Fontaine pour Une vie

Formidables costumes que ceux de la Danseuse, justement récompensé.

>> Meilleur photographie : Pascal Marti pour Frantz

Étaient aussi nommés : Stéphane Fontaine pour Elle, Caroline Champetier pour Les Innocentes, Guillaume Deffontaines pour Ma Loute, Christophe Beaucarne pour Mal de pierres

Logique et c’est enfin un premier César dans la carrière de François Ozon!

>> Meilleur son : Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty et Jean-Paul Hurier pour L’Odyssée

Étaient aussi nommés : Brigitte Taillandier, Vincent Guillon et Stéphane Thiébaut pour Chocolat, Jean-Paul Mugel, Alexis Place, Cyril Holtz et Damien Lazzerini pour Elle, Martin Boissau, Benoît Gargonne et Jean-Paul Hurier pour Frantz, Jean-Pierre Duret, Syvlain Malbrant et Jean-Pierre Laforce pour Mal de pierres

Logique récompense pour le film français le plus impressionnant sur le plan technique!

>> Meilleure musique originale : Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibérie

Étaient aussi nommés : Gabriel Yared pour Chocolat, Anne Dudley pour Elle, Philippe Rombi pour Frantz, Sophie Hunger pour Ma vie de Courgette

Logique également tant Ibrahim Maalouf a la côte actuellement!

>> Meilleur film d’animation : Ma vie de Courgette de Claude Barras

Étaient aussi nommés : La Jeune Fille sans mains de Sébastien Laudenbach, La Tortue rouge de Michael Dudok de Wit

Grosse compet avec trois grands films mais le César va au favori!

>> Meilleur court métrage : Maman(s) de Maïmouna Doucouré et Vers la tendresse d’Alice Diop

Étaient aussi nommés : Après Suzanne de Félix Moati, Au bruit des clochettes de Chabname Zariab, Chasse royale de Lise Akoka et Romane Gueret

Ex-aequo pour deux très beaux courts, engagés!

>> Meilleur court métrage d’animation : Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija

Étaient aussi nommés : Café froid de François Leroy et Stéphanie Lansaque, Journal animé de Donato Sansone, Peripheria de David Coquard-Dassault

Critique Bluray: Chouf

81QucVISHeL._SL1500_.jpg

Réalisation Karim Dridi
Scénario Karim Dridi
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 1H43
Sortie 5 octobre 2016

LE FILM:

4

Chouf, ça veut dire « regarde » en arabe. C’est le nom des guetteurs des réseaux de drogue de Marseille. Sofiane, 24 ans, brillant étudiant, intègre le business de son quartier après le meurtre de son frère, un caïd local. Pour retrouver les assassins, Sofiane est prêt à tout.
Il abandonne famille, études et gravit rapidement les échelons. Aspiré par une violence qui le dépasse, Sofiane découvre la vérité et doit faire des choix.

Six ans après sa tentative romanesque « le Dernier Vol », Karim Dridi revient à qu’il maîtrise le mieux, le film « social ». Et c’est plutôt réussi, avec un résultat quelque part entre le réalisme social de Ken Loach et le film de gangsters à la « Goodfellas »! Après un début optimiste et le retour de Sofiane qui brille à la fac, le film nous plonge dans la tragédie, comme si, inexorablement, les habitants de cette Cité marseillaise, voyaient leurs efforts contrariés par une force invisible. Extrêmement bien interprété par des comédiens amateurs, « Chouf » passionne par son réalisme documentaire et l’humanité qui s’en dégage.

TECHNIQUE:

4.5

Parfait!

BONUS:

4.5

On trouve ici un excellent making of, une série de featurettes et un court-métrage de Karim Dridi, « la boxeuse ».

VERDICT:

4

Un polar social réussi!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez BLAQ OUT dès le 9 mars

 

Critique: Si j’étais un homme

145146.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Audrey Dana
Scénario Audrey Dana
Maud Ameline
Acteurs principaux
Sociétés de production Fidélité Films
Curiosa Films
Moana Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 22 février 2017

Qui n’a jamais imaginé ce que ça ferait d’être dans la peau du sexe opposé, ne serait-ce qu’une journée ? Eh bien, pas Jeanne !
Fraichement divorcée, séparée de ses enfants une semaine sur deux, pour elle les mecs c’est fini, elle ne veut plus jamais en entendre parler. Mais un beau matin, sa vie s’apprête à prendre un drôle de tournant, à première vue rien n’a changé chez elle… à un détail près !
De situations cocasses en fous rires avec sa meilleure amie, de panique en remise en question avec son gynéco, notre héroïne, tentera tant bien que mal de traverser cette situation pour le moins… inédite.

Deux ans après un premier essai très moyennement réussi, « Sous les jupes des filles« , où elles nous parlaient des femmes et de leurs secrets, la réalisatrice Audrey Dana récidive avec « si j’étais un homme ». Après avoir fait un long travail d’enquête auprès de spécimens masculins sur leur vie et leur sexualité, son nouveau projet voit le jour avec l’histoire d’une femme dégoûtée des hommes qui se voit un matin, affublée d’un pénis! On se souvient de tentatives similaires avec « dans la peau d’une blonde » de Blake Edwards ou « ce que veulent les femmes » dans lequel Mel Gibson se mettait à entendre toutes les pensées des femmes, deux tentatives plutôt réussies. Malheureusement ici, rien ne fonctionne et l’on se saisit pas vraiment ce que la réalisatrice veut nous dire, si ce n’est qu’avoir un pénis induit forcément un comportement de goujat. Le jeu outrancier des comédiens, Audrey Dana, est difficilement supportable et les gags, souvent ridicules, tournent essentiellement autour des inconvénients techniques: s’asseoir dessus à moto, se la coincer dans la braguette, etc… Le film vire assez vite à la comédie romantique avec un homme bien (ouah! Enfin un!) incarné par Elmosnino mais comment faire avec une quéquette? On aurait pu croire à un manifeste pro-transgenre mais non, l’héroïne est en quête de « normalité »… Bref, à quoi bon? On se le demande pendant 90 minutes desquelles émerge la seule Alice Belaïdi qui, on l’espère, trouvera enfin un rôle et un film à la mesure de son talent!

0.5

Critique Dvd: Tu ne tueras point

71SubhwVkHL._SL1333_.jpg

Titre original Hacksaw Ridge
Réalisation Mel Gibson
Scénario Andrew Knight
Robert Schenkkan
Randall Wallace
Sociétés de production Cross Creek Pictures
Demarest Media
Icon Productions
Pandemonium Films
Permut Presentations
Vendian Entertainment
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Durée 131 minutes
Sortie 9 novembre 2016

LE FILM:

4.5

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Cinquième film de Mel Gibson réalisateur, « Tu ne tueras point » s’inspire d’une histoire vraie qui ne pouvait que séduire le fervent catholique qu’est le réalisateur/acteur américain. Qu’on partage ou pas les convictions religieuses du bonhomme, on ne peut que louer sa volonté d’illustrer de la plus belle des manières l’engagement d’un homme qui voulait servir son pays tout en refusant ne serait-ce que de toucher une arme. Après une première partie dans laquelle il montre le quotidien du jeune Desmond et sa relation avec un père alcoolique, puis le traditionnel passage de l’entraînement militaire et ses brimades, le film prend une ampleur dingue dans sa seconde partie. On y voit l’assaut d’une colline, occupée par les Japonais, Hacksaw Ridge (titre original du film) et l’on a rarement vu des scènes de guerre aussi réalistes et crues, à part chez Spielberg et son Soldat Ryan. La mise en scène est, à l’image de son héros, tout bonnement hallucinante, et fait de ce film l’une des grandes oeuvres américaines de l’année dernière!

TECHNIQUE:

4.5

Une réussite à tous les niveaux!

BONUS:

1

Outre un court message du réalisateur, on trouve quelques scènes coupées sans importance.

VERDICT:

4.5

Un grand film dans une édition minimaliste

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 9 mars

Critique Bluray: Jack Reacher Never Go Back

71AdVKQlXAL._SL1000_.jpg

Réalisation Edward Zwick
Scénario Marshall Herskovitz
Richard Wenk
Edward Zwick
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Skydance Productions
TC Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Durée 128 minutes
Sortie 19 octobre 2016

LE FILM:

3.5

Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l’innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d’État.

Douzième film d’Edward Zwick, touche à tout hollywoodien, ce film fait suite à la bonne surprise de 2012, Jack Reacher, réalisé par Christopher McQuarrie. Si le premier volet rendait hommage à une tradition du polar 70’s avec un héros mystérieux, presque spectral, ce second opus se rapproche plus du film d’action pur que l’on adorait dans les années 80. Le personnage de Reacher n’est plus un personnage secret mais un justicier « classique » et l’intrigue, une histoire de trafic d’armes, n’est pas des plus surprenantes. Pourtant, et la présence de Tom Cruise ,qui ne vieillit décidément pas, n’y est pas étrangère, le film fonctionne et l’on prend un certain plaisir à suivre l’affaire qui réserve quelques bonnes scènes de baston à l’ancienne. Colbie Smulder apporte la petite touche féminine de cet action movie testostéroné!

TECHNIQUE:

4.5

Un régal avec une image léchée et un son explosif!

BONUS:

4.5

On trouve ici un making of assez complet décliné en 6 featurettes

VERDICT:

3.5

Un film d’action à l’ancienne plutôt efficace à défaut d’être original!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Paramount pictures dès le 28 février

Jeu Concours:1 Bluray et 2 DVD de « Toro » à gagner

image004

A l’occasion de la sortie en vidéo de « Toro » le 22 février, CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir 1 bluray et 2 DVD. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 8 mars; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.