Critique Bluray: Money Monster

71pG3zntdlL._SL1000_.jpg

Titre original Money Monster
Réalisation Jodie Foster
Scénario Alan DiFiore
Jim Kouf
Jamie Linden
Sociétés de production Allegiance Theater
Smokehouse Pictures
Sony Pictures Entertainment
TriStar
Village Roadshow Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 98 minutes
Sortie 12 mai 2016

LE FILM:

3

Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…

Quatrième film en 25 ans pour Jodie Foster la réalisatrice, « Money Monster » traîte d’un sujet brûlant, la spéculation boursière au détriment des petits porteurs, mais sous l’angle du thriller. Avec un excellent Clooney en présentateur de show tv sans scrupules, « Money Monster » ne surprend pas beaucoup mais fait le job en distrayant tout en abordant l’actualité.

TECHNIQUE:

4.5

Nickel!

BONUS:

1.5

On trouve ici quelques scènes coupées et un making of divisé en trois featurettes sans grand intérêt.

VERDICT:

3

Un divertissement à message sans surprises.

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Sony Pictures

Critique: Mademoiselle

451429.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original 아가씨
Réalisation Park Chan-wook
Scénario Jeong Seo-kyeong
Park Chan-wook
Acteurs principaux
Sociétés de production Moho Film
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Genre drame romantique
Durée 144 minutes
Sortie 1er novembre 2016

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Le 10ème long métrage du Coréen Park Chan-Wook, présenté lors du dernier Festival de Cannes, est l’adaptation d’un roman d’un roman anglais de Sarah Waters, « du bout des doigts ». Alors que l’action se déroulait dans le Londres du XIXème siècle, l’action se déroule ici pendant la colonisation japonaise en Corée en 1930. Le réalisateur d' »Old Boy » a divisé son film en trois parties: dans une première, le point de vue est celui de Sookee, la servante qui va tenter d’escroquer sa maîtresse, la Japonaise Hideko. Alors que cette première partie s’achève sur un coup de théâtre, la seconde est traitée du point de vue de la Maîtresse Hideko, alors que le spectateur assiste une seconde fois à certaines scènes, doté d’informations supplémentaires lui permettant d’avoir une autre vision. Enfin la dernière partie est l’épilogue de cette histoire qui s’avère un réjouissant jeu de dupes érotique et pervers. Si le scénario est des plus malins et passionnants, la mise en scène de Park Chan-Wook atteint ici des sommets et l’on sent qu’il s’est fait plaisir à exploiter les magnifiques décors de ce manoir. Tout est brillant ici, que ce soit la photo splendide de Chung Chung-Hoon, la musique de Jo Yeong-Wook ou l’interprétation des deux actrices, Kim Min-Hee et Kim Tae-Ri, grandioses. Comment un tel chef d’oeuvre, le plus beau film de l’année, a-t-il pu rentrer bredouille de Cannes?

5

 

Critique: Don’t Breathe – la Maison des Ténèbres

185379.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Don’t Breathe
Réalisation Fede Alvarez
Acteurs principaux

Stephen Lang
Jane Levy
Dylan Minnette
Daniel Zovatto
Franciska Töröcsik

Sociétés de production Ghost House Pictures
Good Universe
Screen Gems Inc.
Stage 6 Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 88 min
Sortie 5 octobre 2016

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Second film de l’Uruguayen Fede Alvarez, quatre ans après son remake du classique « Evil Dead », « Don’t Breathe » s’est à nouveau adjoint les services de Sam Raimi à la production. Si le film est interdit aux moins de 16 ans, la violence graphique n’est pourtant pas très présente, le film tenant plus du thriller que du film gore. Ce nouvel opus n’est pas sans rappeler « Panic Room » pour l’aspect Home Invasion ou encore « Saw » pour le côté « torture » que l’on peut retrouver dans l’histoire. La grande réussite de « Don’t breathe » tient au talent de son jeune metteur en scène qui sait, en s’appuyant sur un scénario spécialement malin, comment exploiter au mieux son terrain de jeu. Un plan séquence vertigineux lors de l’entrée des jeunes cambrioleurs dans la maison fixe d’emblée le niveau élevé de ce tour de grand huit jubilatoire! Alvarez va jouer pendant 90 minutes sur les décors mais aussi, bien sûr, sur le handicap de la proie (ou du prédateur, selon), aveugle, mettant les intrus à son niveau lors d’une scène brillante. Plus tard, ces derniers reprendront l’avantage de jolie manière. Comme le dit la bande annonce, la maison a aussi ses secrets et l’une des dernières scènes, totalement perverse, aura raison des âmes sensibles. En guise de conclusion, le film offre un message fataliste sur une Amérique qui donne toujours les pleins pouvoirs au propriétaire! Brillant, étouffant, stressant, le frisson de l’année!

4

Critique: Les 7 Mercenaires

261619.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original The Magnificent Seven
Réalisation Antoine Fuqua
Scénario John Lee Hancock
Nic Pizzolatto
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Sony Pictures Entertainment
Village Roadshow Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Sortie 28 septembre 2016

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

En 1954, Akira Kurosawa réalise le chef d’oeuvre « les Sept Samouraïs« . En 1960, John Sturges en réalise un remake façon western avec « les Sept Mercenaires » et c’est à nouveau un chef d’oeuvre! Jusqu’à aujourd’hui, un nombre incalculable de films fut calqué sur le même modèle (recrutement d’une équipe, préparation du plan, attaque) et voilà qu’Antoine Fuqua nous sort un remake du remake. A quoi bon me direz-vous! Après avoir vu le film, on se pose encore la question! Pourtant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Si la première partie (le recrutement de l’équipe) est exagérément longue, la suite est un peu plus réjouissante grâce à la mise en scène efficace de Fuqua, avec de beaux extérieurs et des scènes d’action bien troussées. Le casting est plutôt bien avec un Denzel Washington qui fait le boulot, mais surtout les excellents Ethan Hawke et Vincent d’Onofrio, les personnages les plus intéressants. Le méchant Peter Sarsgaard en fait des caisses, suant à grosses gouttes d’un bout à l’autre et Chris Pratt cabotine un tantinet. Dans l’ensemble, le film constitue un divertissement efficace, à l’ancienne,  sans surprise… mais efficace!

3

Critique: Willy 1er

296993.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Ludovic Boukherma
Zoran Boukherma
Marielle Gautier
Hugo P. Thomas
Scénario Ludovic Boukherma
Zoran Boukherma
Marielle Gautier
Hugo P. Thomas
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 82 minutes
Sortie 19 octobre 2016

À la mort de son frère jumeau, Willy, 50 ans, quitte pour la première fois ses parents pour s’installer dans le village voisin. “À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde !”. Inadapté, Willy part trouver sa place dans un monde qu’il ne connaît pas.

Premier long métrage d’un quatuor de réalisateurs issus de l’école Besson, « Willy 1er » éveille rien que pour ça la curiosité. On est pourtant bien loin ici des productions Besson! Entre le doc et la fiction, « Willy 1er » suit le parcours chaotique de Willy, simplet qui, lors du suicide de son frère jumeau, va faire sa crise d’ado à 50 ans et quitter ses parents pour s’installer à Caudebec, un village voisin. Ses objectifs: trouver un appart, se faire des copains et s’acheter un scooter! Aidé de sa curatrice (Noémie Lvosvsky), il va, malgré les coups durs et les coups de mou, tenter de surmonter les obstacles pour réaliser ses rêves. Daniel Vannet, l’interprète principal dont il s’agit quasiment de l’autobiographie, dévore la pellicule et se montre tour à tour drôle et émouvant, tout comme le reste du casting composé d’amateurs, tous parfaits. Plein d’idées, « Willy 1er » vaut le coup d’oeil par son  originalité et la leçon qu’il prodigue: rien n’est perdu d’avance!

4

 

Critique Dvd: le Voyage de Fanny

71EZ5jW4cJL._SL1345_.jpg

Réalisation Lola Doillon
Scénario Lola Doillon
Anne Peyregne
Fanny Ben-Ami
Acteurs principaux
Sociétés de production Origami Films
Bee Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 18 mai 2016

LE FILM :

4

Du haut de ses 12 ans, Fanny a la tête dure ! Mais c’est surtout une jeune fille courageuse qui, cachée dans un foyer loin de ses parents, s’occupe de ses deux petites soeurs. Devant fuir précipitamment, Fanny prend alors la tête d’un groupe de huit enfants, et s’engage dans un dangereux périple à travers la France occupée pour rejoindre la frontière Suisse. Entre les peurs, les fous rires partagés et les rencontres inattendues, le petit groupe fait l’apprentissage de l’indépendance et découvre la solidarité et l’amitié…

Inspiré de l’histoire vraie de Fanny Ben-Ami, qui dut fuir la France à l’âge de 13 ans pour échapper aux Nazis, « le Voyage de Fanny » est un film assez classique sur la forme mais qui tire toutefois son épingle du jeu. Tout d’abord, le sujet est évidemment passionnant puisqu’il s’agit de la fuite d’un groupe d’enfants juifs, ce qui en fait une histoire pleine d’aventures qui, de fait retient l’attention. D’autre part, le casting d’enfants réunis par la réalisatrice et la capacité de cette dernière à en tirer le meilleur rend certaines scènes assez magiques. Un film qui a en plus le mérite de pouvoir être vu en famille!

TECHNIQUE:

4.5

Très belle copie avec une très belle définition qui fait presque croire à la HD!

BONUS:

4.5

On trouve sur cette édition très complète un making of, une scène d’ouverture alternative, une interview de Fanny Ben-Ami et les essais des enfants.

VERDICT:

4

Une belle édition pour un film utile.

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 12 octobre

Critique Dvd: Des nouvelles de la Planète Mars

81tO7zWw1DL._SL1500_.jpg

Réalisation Dominik Moll
Scénario Dominik Moll
Gilles Marchand
Acteurs principaux
Sociétés de production Diaphana Films
Artemis Production
France 3 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie
Durée 101 minutes
Sortie 9 mars 2016

LE FILM:

4

Philippe Mars, un père de famille divorcé et cadre dans une entreprise d’informatique, qui se sent à la fois coincé dans la routine métro-boulot-dodo et dépassé par le monde qui l’entoure: que ce soit sa fille ainée exagérément ambitieuse, son fils cadet qui a décidé de devenir végétarien, son ex-femme journaliste sur une télé d’info, son chat, sa soeur artiste peintre, son vieux voisin resté coincé dans les années Giscard, ses parents morts dans un accident de voiture, ou son patron faussement cool… tous ont l’air de s’être ligués pour lui compliquer la vie. Et lorsque débarque Jérôme, un collègue de travail à la folie contagieuse, la vie de Philippe va devenir définitivement ingérable.

Cinquième film de Dominik Moll, « Des nouvelles de la planète Mars » exploite des thèmes chers au réalisateur, comme l’incursion d’un « ami » qui va dynamiter le quotidien du personnage principal, mais sur un ton bien différent d' »Harry, un ami qui vous veut du bien ». En choisissant un duo françois Damiens/Vincent Macaigne, le réalisateur fait le pari d’une loufoquerie poétique qui fonctionne à merveille. Enfin une comédie drôle sans être vulgaire et qui fait le pari de l’originalité! Bravo!

TECHNIQUE:

4

Aucun souci!

BONUS:

4

On trouve ici une rencontre avec le réalisateur qui revient sur le film et sa carrière ainsi qu’une interview du réalisateur et de sa décoratrice sur leur travail.

VERDICT:

4

Une comédie drôle et originale!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez DIAPHANA