Critique Bluray: The Last Face

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Réalisation Sean Penn
Scénario Erin Dignam
Acteurs principaux
Sociétés de production River Road Entertainment
FilmHaven Entertainment
Gerber Pictures
Matt Palmieri Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 131 minutes
Sortie 11 janvier 2017

LE FILM:

1

Au Libéria, pays d’Afrique ravagé par la guerre, le docteur Miguel Leon, médecin humanitaire, et le docteur Wren Petersen, directrice d’une ONG, tombent passionnément amoureux l’un de l’autre. S’ils sont tous les deux engagés corps et âme dans leur mission, ils n’en sont pas moins profondément divisés sur les politiques à adopter pour tenter de régler le conflit qui fait rage. Ils devront surmonter leurs clivages et le chaos qui menace d’emporter le pays tout entier – sous peine de voir leur amour voler en éclats…

Cinquième film de Sean penn réalisateur, « The Last Face » fut présenté l’an dernier au Festival de Cannes et subit l’un des plus gros lynchages critiques de l’Histoire de l’événement. L’heure est donc venue, alors que le film s’apprête à débarquer dans nos salons, de juger une oeuvre considérée comme un naufrage. Malheureusement, malgré l’alcool et le manque de sommeil, les festivaliers avaient vu juste. Si l’on comprend ce qui a séduit et motivé l’humaniste Penn dans ce projet aux ambitions louables, de mettre en lumière le travail des humanitaires aux quatre coins du globe et les lacunes des grandes nations, la forme est un ratage complet. Le film se concentre essentiellement sur une bluette surréaliste entre deux médecins (Javier Bardem et Charlize Theron) et s’appuie sur des dialogues totalement ridicules. Quant à la mise en scène, Penn est à la peine et multiplie les ralentis grotesques sur une musique pompeuse… Long, mal foutu, involontairement drôle, à montrer dans les écoles de Cinéma…

TECHNIQUE:

4.5

Une copie splendide à tous niveaux!

BONUS:

Aucun bonus ici, pas même une bande annonce!

VERDICT:

1

Un fiasco…

Disponible en DVD (14.99 euros) et Bluray (16.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 23 mai

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Critique Dvd: Georgia

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LE FILM:

4.5

Etats-Unis, début des années 60. Trois amis, Danilo, David et Tom sont amoureux de la même femme, Georgia. Ils sont jeunes, étudiants, et l’avenir est plein de promesses. Dans les années qui suivent, ils vont, chacun de leur côté, connaître des joies, des drames, des désillusions, tandis que l’Amérique va vivre une incroyable décennie, entre flower power et guerre du Vietnam, libération des moeurs et mouvement des droits civiques, assassinat de Kennedy et la découverte des drogues dures.

Dernier grand film d’un des grands artisans du Nouvel Hollywood, Arthur Penn, « Georgia » sort enfin en DVD chez nous et mérite d’être (re)découvert! Penn nous parle des Etats-Unis dans les années 60 évoquant certains événements (problèmes raciaux, assassinat de JFK, guerre du Vietnam, premiers pas sur la Lune…) en filigrane d’une grande fresque sur quatre amis( Four Friends est le titre original). Danilo, David et Tom sont amoureux de la même fille, Georgia. L’histoire sera surtout centrée sur Danilo, probable alter ego du scénariste Steve Tesich, jeune immigré d’Europe de l’Est qui tente de se faire une place dans une Amérique chahutée par l’Histoire. Romanesque et parsemé d’instants graves et violents, « Georgia » est un petit bijou à réhabiliter au plus vite!

TECHNIQUE:

3.5

Une copie correcte malgré l’absence de master HD!

BONUS:

3.5

Le seul bonus est une longue et passionnante présentation d’Antoine Sire du film et de la carrière de Penn.

VERDICT:

4.5

Indispensable!

Disponible en DVD (14.99 euros)chez RIMINI EDITIONS

 

Jeu Concours: 5×2 places pour »The Last Face » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles de « The Last Face » le 11 janvier, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×2 places pour découvrir le film. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 15 janvier. Un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis : 
 
Au Libéria, pays d’Afrique ravagé par la guerre, le docteur Miguel Leon, médecin humanitaire, et le docteur Wren Petersen, directrice d’une ONG, tombent passionnément amoureux l’un de l’autre.
S’ils sont tous les deux engagés corps et âme dans leur mission, ils n’en sont pas moins profondément divisés sur les politiques à adopter pour tenter de régler le conflit qui fait rage.
Ils devront surmonter leurs clivages et le chaos qui menace d’emporter le pays tout entier – sous peine de voir leur amour voler en éclats…

Critique Bluray: Little Big Man

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Titre original Little Big Man
Réalisation Arthur Penn
Scénario Calder Willingham
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Durée 139 à 149 minutes selon les versions
Sortie 15 juillet 1971

LE FILM:

5

À 121 ans, Jack Crab se souvient de son enfance où des Cheyennes l’ont recueilli après un terrible massacre…

Septième film d’Arthur Penn, « Little Big Man », est un western hors norme. A cheval entre le récit picaresque et le récit d’initiation, le film de Penn est construit comme un immense flash-back à travers lequel Jack Crab, 121 ans, raconte à un journaliste sa vie, entre le mode des Blancs et celui des Indiens. Bourré d’humour, le film démystifie les grandes figures de l’Ouest américain comme le Général Custer, et érige en héros un personnage pleutre et maladroit. Si le film est souvent drôle, il contient malgré tout quelques scènes très noires comme le massacre du village indien par l’armée US, tout ceci somptueusement réalisé par un Arthur Penn des plus inspirés et interprété par un grand Dustin Hoffman. Un très grand film!

TECHNIQUE:

4.5

Somptueuse copie très bien définie et aux couleurs éclatantes!

BONUS:

1

Outre la présentation du film par Philippe Rouyer, aucun bonus à se mettre sous la dent! Ceux qui souhaiteraient en savoir plus peuvent se procurer la très belle édition Ultra Collector avec le joli livre « Penser la spontanéité » richement illustré et enrichi d’une excellente interview d’Arthur Penn!

VERDICT:

5

Un classique forcément indispensable!

Disponible en Bluray (19.99 euros) et édition Ultra Collector (49.99 euros) chez Carlotta Films dès le 19 octobre

 

Cannes 2016: une sélection excitante

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Ce matin, Thierry Frémaux et Pierre Lescure dévoilaient la sélection pour le prochain Festival de Cannes qui aura lieu du 11 au 22 mai prochain. Concernant la compétition officielle, on trouvera quatre films français et pas mal de grosses pointures!

En ouverture, ce sera le nouveau Woody Allen, « Cafe Society ».

  • Toni Erdmann de Maren Ade

Première participation pour cette cinéaste allemande.

Synopsis: Lorsque Winfried, 65 ans, rend une visite surprise à sa fille Ines, 37 ans, en Roumanie, il pense que cette dernière a perdu le sens de l’humour et décide de l’aider à le retrouver, en multipliant les farces.

  • Julieta de Pedro Almodóvar

Après un prix de la mise en scène pour « Tout sur ma mère » en 1999 et un prix du scénario pour « Volver » en 2006, Almodovar décrochera-t-il la Palme?

Synopsis: Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.
Julieta parle du destin, de la culpabilité, de la lutte d’une mère pour survivre à l’incertitude, et de ce mystère insondable qui nous pousse à abandonner les êtres que nous aimons en les effaçant de notre vie comme s’ils n’avaient jamais existé.

  • American Honey d’Andrea Arnold

La cinéaste anglaise a déjà décroché deux prix du jury pour « Red road » en 2006 et « Fish Tank » en 2009.

Synopsis: Un jeune homme rejoint l’équipe commerciale d’un magazine. Il découvre alors une vie faite de beuveries, de morale douteuse et de sexe…

  • La fille inconnue des frères Dardenne

Grand habitués de Cannes, toujours présents au Palmarès avec une Palme d’Or en 1999 avec « Rosetta », une autre en 2005 pour « l’Enfant », un prix du scénario pour  » le silence de Lorna » en 2008, un grand Prix en 2011 pour « le Gamin au vélo » et une mention spéciale du jury oecuménique pour « Deux jours, une nuit »! Jamais deux sans trois?

Synopsis: Jenny, médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que l’identité de la jeune fille est inconnue, Jenny se met en quête de trouver son nom…

  • Personal Shopper d’Olivier Assayas

Après une sélection pour « Sils Maria », Assayas retrouve Kristen Stewart pour décrocher un prix.

Synopsis: Maureen est une jeune américaine à Paris gagnant sa vie comme «personal shopper» pour une célébrité. Elle possède aussi une capacité aigue à communiquer avec les esprits, qu’elle partageait avec son frère jumeau, Lewis, décédé récemment…

  • Juste la fin du monde de Xavier Dolan

Après un prix du jury pour « Mommy » en 2014, Xavier Dolan retrouve la compétition avec un casting français: Marion Cotillard, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux et Vincent Cassel!

Synopsis: Adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce, le film raconte l’après-midi en famille d’un jeune auteur qui, après 12 ans d’absence, retourne dans son village natal afin d’annoncer aux siens sa mort prochaine.

  • Ma Loute de Bruno Dumont

Deux Grands Prix du Jury en 99 (l’Humanité) et 2006 (Flandres) à son actif, Bruno Dumont revient avec un film plus léger qu’à l’habitude et un gros casting!

Synopsis:

Eté 1910, baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent, bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs particulières et Billie Van Peteghem, la benjamine d’une famille de riches bourgeois Lillois décadents.
  • Paterson, de Jim Jarmusch

Après une Caméra d’Or (Stranger than paradise) et deux participations à la compétition, Jarmush est de retour!

Synopsis:

Le périple d’un chauffeur de bus du New Jersey, poète à ses heures.
  • Rester vertical, d’Alain Guiraudie

Première compet pour Alain Guiraudie après un prix de la mise en scène à Un certain regard pour « l’inconnu du lac ».

Synopsis: Rester vertical suit en effet les errances d’un cinéaste en panne d’inspiration et en mal de paternité à travers la France. Cette dérive va quasiment conduire le héros à la déchéance sociale.

  • Aquarius de Kleber Mendonça Filho

Première participation pour le Brésilien Kleber Mendonça Filho.

Synopsis: Clara, 65 ans, est critique de musique retraitée. Veuve, elle a trois enfants aujourd’hui adultes et vit dans dans un appartement plein de disques et de livres situé dans l’immeuble « Aquarius ». Mais Clara a un talent particulier : elle voyage dans le temps…

  • Mal de Pierres, de Nicole Garcia

Marion Cotillard sera à nouveau sur les marches avec ce huitième film de Nicole Garcia.

Synopsis: Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante.
Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.

  • I, Daniel Blake de Ken Loach

18 films sélectionnés dont 13 en compétition, 3 prix du jury et une Palme d’Or, Ken Loach est le poids lourd de la catégorie!

Synopsis: Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Rachel, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée  en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Rachel vont tenter de s’entraider…

  • Ma’Rosa de Brillante Mendoza

Après son prix de la mise en scène en 2009 pour « Kinatay », le Philippin est de retour!

  • Baccalauréat de Cristian Mungiu

Palme d’Or en 2007 pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » et prix du scénario en 2012 pour « au-delà des collines », le Roumain présente un film pour la 3ème fois en compétition.

Synopsis: Ce que les parents disent à leurs enfants et ce que ces derniers voient leurs parents faire.

  • Loving de Jeff Nichols

Alors que « Midnight special » est encore à l’affiche, Jeff Nichols présente déjà son cinquième film, cette fois-ci en compétition!

Synopsis: Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

  • Agassi de Park Chan-Wook

Le Coréen a déjà ramené un Grand Prix en 2004 pour « Old boy » et un prix du jury en 2009 pour « Thirst »!

Synopsis: Entre la Corée et le Japon des années 1930, « The Handmaiden » retrace l’histoire fascinante d’une jeune femme fortunée, d’un escroc surnommé le « Conte », très intéressé par son argent, et d’une fille pickpocket qu’il placera comme servante chez la riche héritière.

  • The Last Face de Sean Penn

Si Sean Penn l’acteur a déjà été récompensé à Cannes pour « She’s so lovely », le réalisateur n’a connu qu’une sélection pour « the Pledge » en 2001.

Synopsis: Une docteur, qui travaille dans l’humanitaire en Afrique, tombe amoureuse d’un collègue.

  • Sieranevada de Cristi Puiu

Prix un Certain regard en 2005 pour  » La Mort de Dante Lazarescu »,  le cinéaste roumain est cette fois en compétition.

Synopsis: De retour d’un voyage d’affaires à Paris, un neurologue rejoint sa femme pour un dîner organisé pour l’anniversaire de la mort du père de cette dernière. Sur place, tous les convives attendent le prêtre censé célébrer la cérémonie…

  • Elle de Paul Verhoeven

Il avait enflammé la Croisette en 1992 avec Basic Instinct hors compétition; le cinéaste hollandais revient en compétition cette fois avec un casting français: Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Virginie Efira, Anne Consigny et Charles Berling!

Synopsis: Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

  • The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

Prix de la mise en scène en 2011 pour « Drive », Winding Refn emballera-t-il la Croisette après l’avoir déstabilisée en 2013 (Only god forgives) ?

Synopsis: Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante, sa beauté et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

 

Dans un Certain Regard, on notera le nouveau film de Kore-Eda et hors compétition la présence des nouveaux films de Spielberg et Jodie Foster.

 

Critique Bluray: La Vie Rêvée de Walter Mitty

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  • Réalisé par :
    Ben Stiller
  • Avec :
    Ben Stiller, Kristen Wiig, Shirley MacLaine…
  • Durée :
    1h56min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Secret Life Of Walter Mitty
  • Distributeur :
    20th Century Fox

LE FILM: 7.5/10

Walter Mitty n’ose s’évader qu’à travers ses rêves. Mais confronté à une difficulté dans sa vie professionnelle, il va devoir trouver le courage de passer à l’action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu’il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui va changer sa vie à jamais.

Pour son cinquième film en tant que réalisateur, cinq ans après Tonnerre sous les Tropiques, Ben Stiller abandonne la grosse farce pour une comédie à la Capra. Cette odyssée d’un petit employé timide qui prend enfin ses responsabilités et se lance dans l’aventure est sans cesse surprenante, notamment à travers les fantasmes de Mitty qui se rêve en héros, tantôt corrigeant son patron, tantôt escaladant l’Himalaya. Véritable Feel Good Movie, le film a le mérite de dépayser le spectateur, de faire réfléchir et de divertir, tout ça avec grande inteligence!

TECHNIQUE: 10/10

Somptueux à tous points de vue! Privilégier la VO beaucoup plus ample que la VF!

BONUS: 8/10

Outre un clip, on trouve un making d’une quarantaine de minutes décliné en petits modules assez complets ainsi qu’une sélection de scènes coupées, inédites ou alternatives.

VERDICT: 7.5/10

Un bluray de démo pour un film régénérant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez 20th Century Fox

 


 

 

 

 

 

 

 

CRITIQUE BLU-RAY: L’IMPASSE

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LE FILM: 3/10

Fraîchement sorti de 5 années de prison par son avocat véreux David Kleinfeld, Carlito Brigante, ancienne figure emblématique de la pègre, rentre chez lui dans le quartier espagnol de Harlem. Pour se réinsérer dans la vie, il sait qu’il doit tourner le dos à son passé. Il veut partir aux Bahamas et monter une affaire honnête avec la femme de sa vie. Mais son passé le rattrape, et et ce qui a fait de lui un caïd de la mafia autrefois risque bien de lui coûter la vie aujourd’hui…

A la première vision du film en salles en 1993, du haut de mes 16 ans, j’avais quitté la salle avant la fin du film. Vingt ans plus tard, pas rancunier et curieux de me souvenir des raisons m’ayant poussé à cet exil en cours de séance (la seule autre fuite de ma part remonte à Stargate!), je décide donc de donner une seconde chance à ce film d’un réalisateur qui m’a procuré plusieurs orgasmes cinéphiliques (Blow Out, Pulsions, Carrie et quelques autres…).

Je le confirme donc: l’Impasse est un film raté de plus dans une traversée du désert qui remonte au dernier grand film de de Palma, Outrages, en 1989, et dont seul Mission Impossible émerge. Le cinéaste a quand même réussi à enchaîner les nanars comme le Bûcher des Vanités, l’Esprit de Caïn, Mission To Mars ou encore Femme Fatale et le dernier que je ne commenterai pas ne l’ayant point vu, Passion, qui apparemment ne les déchaîne pas, bien au contraire.

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En adaptant le livre d’Edwin Torres, After Hours, de Palma replonge dans la mafia après Scarface ou les Incorruptibles en nous contant l’itinéraire à l’issue tragique de Carlito Brigante. Le gros problème du film tient au scénario lui-même! Non content de nous servir pour la énième fois l’histoire d’un caïd qui veut se ranger mais pas avant un dernier coup et qui finalement sera rattrapé par son destin, il décide de commencer son film par le flinguage du personnage principal. Alors les défenseurs du film me rétorqueront: « oui, mais on sait pas s’il s’en sort! », le faux suspense tenant à la voix off sans grand utilité du personnage principal. Le problème n’est pas là, se prendre trois balles dans le ventre, qu’on en meurt ou pas, est une issue assez négative à mon avis. De Palma entreprend donc de nous démontrer pendant 2h23 comment il est compliqué pour un caïd sorti de prison de reprendre le chemin de la pureté: on le savait déjà, d’autres cinéastes nous l’ont démontré de façon bien plus maline. Enfin, De Palma ne craint pas le ridicule à plusieurs reprises notamment dans la scène où Brigante rend visite à son avocat à l’hôpital en rentrant comme dans un moulin ni sur le quai où l’on peut flinguer en toute tranquilité devant la police plusieurs personnes en prenant son temps…

Sur la forme, on retiendra une très belle photo du fidèle Stephen Burum, l’interprétation de Sean Penn en avocat véreux à la coiffure improbable et quelques morceaux de bravoure comme la scène dans la salle de billard. Pacino, quant à lui, fait le boulot sans forcer dans un rôle qu’il connaît par coeur et de Palma, qu’on adore quand il se réapproprie le travail des autres (Hitchcock très souvent), choisit ici de se rendre hommage, preuve de l’humilité qu’on lui connaît! Il cite son Scarface à travers le nom de la boîte de nuit, identique au resto de Montana et reprend quasiment à l’identique la scène de la gare des Incorruptibles, le landau en moins. On attend tellement plus d’un cinéaste si novateur…

Cerise sur le gâteau, la bande originale de Patrick Doyle, pompeuse à souhait, qui nous fait regretter Morricone ou Donaggio…

Si je m’étais écouté, j’aurais quitté mon salon avant la fin!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie que seuls quelques rares défauts viennent perturber.

BONUS: 7/10

Outre une courte interview du réalisateur et quelques scènes coupées à l’intérêt relatif, le principal tient en un making-of très intéressant.

VERDICT: 4/10

A réserver à quelques irréductibles lui vouant un culte difficilement explicable!

Disponible en blu-ray (14,99 euros) chez UNIVERSAL PICTURES