Critique Bluray: Miracle en Alabama

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Titre original The Miracle Worker
Réalisation Arthur Penn
Scénario William Gibson
Acteurs principaux
Sociétés de production Playfilm Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 106 minutes
Sortie 10 octobre 1962

LE FILM:

4

Helen Keller a 12 ans. Elle ne voit pas, n’entend pas et présente tous les symptômes dune déficience mentale. Ses parents font appel à Annie Sullivan, éducatrice aux méthodes révolutionnaires, et elle-même mal-voyante. Les premiers contacts entre l’enfant et l’éducatrice sont difficiles et parfois violents.

Deuxième film d’Arthur Penn après « le Gaucher », « miracle en Alabama » est tiré d’une histoire vraie, celle de la jeune Helen Keller, jeune enfant sourde et malvoyante qui, grâce à sa rencontre avec une éducatrice, Annie Sullivan, va petit à petit apprendre à communiquer.

Penn nous offre une plongée radicale dans le handicap et le regard que portent les gens « normaux » sur lui. Sauvage et indomptable, la petite Helen tentait simplement de communiquer dans un monde pas fait pour elle, celui du Sud des Etats-Unis, et au sein d’une famille qui la rejetait plutôt que d’essayer de la comprendre. Si le film sent parfois le film à thèse, « Miracle en Alabama » est tout de même d’une importance capitale et offre à ses deux interprètes, Anne Bancroft et Patty Duke, l’occasion de livrer deux partitions sans fausses notes! Un film à (re)découvrir absolument dans une copie éblouissante!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie sans défaut! Un noir et blanc de toute beauté!

BONUS:

2.5

Seul bonus, une longue analyse du toujours parfait Frédéric Mercier!

VERDICT:

4

Un grand film sur la différence à réhabiliter!

Disponible en Bluray (19.99 euros) chez Rimini Editions

Critique: Chacun pour tous

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Réalisation Vianney Lebasque
Scénario Frank Bellocq
Vianney Lebasque
Victor Rodenbach
Acteurs principaux
Sociétés de production M.E.S. Productions
Monkey Pack Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 93 minutes
Sortie 31 octobre 2018

Martin, coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux, est au pied du mur. En pleine préparation des Jeux Paralympiques, ses meilleurs joueurs viennent de le laisser tomber. Refusant de perdre la subvention qui est vitale pour sa fédération, il décide de tricher pour participer coûte que coûte à la compétition. Il complète son effectif par des joueurs valides, dont Stan et Pippo, deux trentenaires désœuvrés. Même Julia, la psychologue de la fédération, ne s’aperçoit pas de la supercherie. En s’envolant pour Sydney, Martin est loin d’imaginer le mélange explosif qu’il vient de créer.

Troisième film de Vianney Lebasque, c’est pourtant grâce à la télé que l’on connaît ce nom, notamment grâce à la série « les Grands ». « Chacun pour tous » s’inspire d’une histoire folle: aux JO de 2000, l’équipe d’Espagne de basket pour déficients mentaux fut déchue de son titre, seulement deux joueurs étant réellement handicapés! Faute de joueurs, Martin, sélectionneur de l’équipe de France de basket pour déficients mentaux, décide d’épauler ses deux joueurs avec des joueurs « valides » en leur demandant de se faire passer pour des handicapés. Sur ce sujet un peu casse-gueule pour une comédie, Lebasque s’en tire plutôt bien et réussit un vrai feel good movie drôle et rythmé.  Si le scénario est cousu de fil blanc et la fin un peu bâclée, le casting emporte l’adhésion et le film ouvre une porte vers l’acceptation du handicap salutaire.

4

Critique: Tout le monde debout

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Réalisation Franck Dubosc
Scénario Franck Dubosc
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
LGM Cinéma SAS
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 14 mars 2018

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Une comédie de Franck Dubosc sur les handicapés? Ca fait à priori très très peur! Et pourtant dans le registre de la comédie à la Française, c’est une excellente surprise! Au départ, Jocelyn, c’est le personnage fétiche de Dubosc, le dragueur un peu genre « balance ton porc » qui, comme il ne s’aime pas vraiment, passe son temps à mentir et jouer avec les autres. Un jour, alors qu’il est assis dans le fauteuil roulant de sa défunte mère, se rend compte qu’il pourrait apitoyer la voisine de celle-ci et la mettre dans son lit. Une fois le mensonge lancé, il aura bien du mal à en sortir d’autant que sa « proie » lui présente sa soeur réellement en fauteuil, la charmante Alexandra Lamy. Outre quelques longueurs, on ne peut pas reprocher grand chose à cette romcom vraiment agréable. On rit beaucoup, on s’émeut parfois et quelques scènes méritent vraiment le détour comme une scène de repas aux chandelles en terrasse aux indéniables qualités esthétiques. Si Dubosc rit ici de tout, il ne le fait jamais méchamment et parvient même à échapper à certains gags faciles: son meilleur ami médecin homo doit lui faire un toucher rectal et l’on craint le gros gag bien lourdingue; il n’arrivera jamais! Pour ce premier film de Dubosc, une seule chose à dire: Tout le monde debout!

3.5

Critique Bluray: Patients

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Réalisation Grand Corps Malade
Mehdi Idir
Scénario Grand Corps Malade
Fadette Drouard
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Production
Kallouche Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1er mars 2017

LE FILM:

4

Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

Patients est l’adaptation du roman éponyme dans lequel Grand Corps Malade raconte son expérience dans un centre de rééducation mais sans que ce ne soit un vrai biopic puisque le personnage principal s’appelle Ben et non Fabien (vrai prénom du chanteur). On y suit donc le quotidien d’une petite bande de jeunes avec les galères, les coups durs mais aussi les éclats de rire, la solidarité mais aussi l’amour. Ce premier film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir est une petite réussite déjà parce qu’il évite le pathos et aussi l’humour lourdingue de la plupart des comédies françaises. Mais aussi parce qu’il porte de vraies ambitions de cinéma, ce qui est aussi rare dans le genre. Le casting est également une vraie réussite avec notamment Pablo Pauly qui incarne le personnage principal mais aussi les seconds rôles comme Alban Ivanov, impayable en aide soignant qui ne peut s’empêcher de s’adresser à ses patients à la troisième personne du singulier. Pour finir, la BO très hip hop nous offre quelques bons souvenirs de Nas à NTM en passant par The Roots! Un vrai plaisir, rafraîchissant et revigorant!

TECHNIQUE:

4.5

Nickel!

BONUS:

2.5

Excellent making of de 20 minutes et un clip!

VERDICT:

4

Un premier film rafraîchissant!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (14.99 euros) chez Gaumont dès le 5 juillet

 

Critique: Patients

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Réalisation Grand Corps Malade
Mehdi Idir
Scénario Grand Corps Malade
Fadette Drouard
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Production
Kallouche Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 1er mars 2017

LE FILM:

4

Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

Patients est l’adaptation du roman éponyme dans lequel Grand Corps Malade raconte son expérience dans un centre de rééducation mais sans que ce ne soit un vrai biopic puisque le personnage principal s’appelle Ben et non Fabien (vrai prénom du chanteur). On y suit donc le quotidien d’une petite bande de jeunes avec les galères, les coups durs mais aussi les éclats de rire, la solidarité mais aussi l’amour. Ce premier film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir est une petite réussite déjà parce qu’il évite le pathos et aussi l’humour lourdingue de la plupart des comédies françaises. Mais aussi parce qu’il porte de vraies ambitions de cinéma, ce qui est aussi rare dans le genre. Le casting est également une vraie réussite avec notamment Pablo Pauly qui incarne le personnage principal mais aussi les seconds rôles comme Alban Ivanov, impayable en aide soignant qui ne peut s’empêcher de s’adresser à ses patients à la troisième personne du singulier. Pour finir, la BO très hip hop nous offre quelques bons souvenirs de Nas à NTM en passant par The Roots! Un vrai plaisir, rafraîchissant et revigorant!

CRITIQUE DVD: MICHEL PETRUCCIANI

LE FILM:

Passionné, génial, entier, amoureux de la vie et des femmes, Michel Petrucciani était tout cela à la fois. Mais il a surtout prouvé que l’homme pouvait surmonter la fatalité. Atteint de la maladie des os de verre, qui limita sa croissance, Petrucciani a toujours refusé de se complaire dans la souffrance, porté par un insatiable appétit de vivre et par le jazz qui l’habitait. Grâce à des témoignages drôles et émouvants et à des images d’archives souvent inédites, Michael Radford évoque le parcours d’un artiste hors du commun qui voulait seulement «marcher sur la plage avec une femme à ses côtés»…

Le film de Michael Radford n’est pas réservé aux fans de l’artiste. En effet, le réalisateur habituellement auteur de fictions (le Facteur, 1984…) a sans doute trouver matière à raconter une histoire originale. C’est bien de cela dont il s’agit ici et le but de Radford est donc de montrer l’homme qui se cache derrière le génie! On s’attarde donc très peu sur la musique de Petrucciani pour découvrir un petit bout d’homme qui voulait vivre sa vie  » à 150 % » en essayant tout: les femmes, la paternité, les drogues, etc… Un documentaire passionnant et bouleversant!

Pas de bonus sur ce DVD mais le film se suffit à lui-même! Disponible dès le 7 février au prix de 18 euros.

 

CRITIQUE: INTOUCHABLES

affiche Intouchables

 A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide a domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison… Bref la personne la moins adaptee pour le job.Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survetement…Deux univers vont se telescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance a une amitie aussi dingue, drole et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des etincelles et qui les rendra… Intouchables.

Très souvent, il convient de se méfier des films encensés par tout le monde  et dans le cas d’Intouchables, même avant sa sortie! J’espérais donc, en allant voir ce film phénomène, trouver des choses à redire! Hélas, je dois bien avouer que le film porte bien son nom!

S’il n’était pas inspiré d’une histoire vraie, on pourrait trouver que le scénario accumule les clichés et que c’est vraiment trop énorme: d’un côté, un riche aristocrate lourdement handicapé, veuf, qui n’écoute que de la musique classique (évidemment!) qui s’adjoint les services d’un jeune banlieusard vivant dans une HLM avec je ne sais combien de frères et soeurs, qui sort de prison et qui n’écoute que du funk! Mais voilà! Il s’agit bien d’une histoire vraie, celle de Philippe Pozzo di Borgo et d’Abdel et elle n’est pas interprétée par n’importe qui puisque ce ne sont pas moins que  François Cluzet, qui s’affirme toujours plus comme l’un des plus grands acteurs français du moment, et Omar Sy, la vraie révélation du film, en course pour les César à coup sûr.

Derrière la caméra et à l’écriture, Eric Toledano et Olivier Nakache confirment eux aussi le bien que l’on pensait d’eux après, entre autres, « Tellement proches » et « nos jours heureux ». En effet, sur un sujet ô combien casse-gueule et propice au pathos, ils nous offrent une comédie hilarante, bourrées de scènes et de répliques cultes, sans jamais tomber dans l’apitoiement tout en parvenant à nous émouvoir. La comédie française de l’année! Chapeau!