Critique Bluray: Memories of Murder

61Plbvz5cdL._SL1000_.jpg

Titre original 살인의 추억
Réalisation Bong Joon-ho
Scénario Bong Joon-ho
Kim Kwang-rim
Shim Sung-bo
Acteurs principaux
Sociétés de production CJ Entertainment
Sidus Pictures
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Genre polar dramatique
Durée 132 minutes
Sortie 23 juin 2004

LE FILM:

4.5

Dans une petite ville près de Séoul, un tueur en série assassine dix femmes sans laisser le moindre indice. Dès le début de l’enquête, la police locale est dépassée par les événements. Fabrication de preuves, bavures, aveux forcés, recours au chamanisme, tous les moyens sont bons pour arrêter un coupable. Alors que les investigateurs s’enfoncent dans une logique absurde, le sanglant parcours du meurtrier continue…

Second film du Coréen Bong Joon Ho, « Memories of Murder » est celui qui le fit connaître dans le monde entier, le film raflant des prix dans de multiples festivals. Ce polar retrace l’enquête menée par la police coréenne pour arrêter un tueur en série qui frappa le pays durant cinq ans sans jamais être mis hors d’état de nuire. A travers ce thriller sombre et glauque, Bong Joon Ho dresse un portrait peu reluisant de son pays et notamment de sa police qui s’illustre par son incompétence. Avec un rythme assez lent, « Memories of Murder » captive par sa mise en scène brillante et ses ruptures de ton. Un très grand film qui plaçait déjà son réalisateur au panthéon des grands cinéastes coréens.

TECHNIQUE:

4.5

Une copie éblouissante malgré les nombreuses scènes nocturnes.

BONUS:

4.5

Outre le livret sur le tournage et le storyboard intégral présents dans ce coffret, on trouve des bonus d’époque en nombre mais surtout un documentaire de plus d’une heure dans lequel l’équipe revient sur le tournage de ce chef d’oeuvre!

VERDICT:

4.5

Une édition indispensable pour un film majeur!

Disponible en édition limitée (34.99 euros) et Bluray (24.99 euros) chez La Rabbia dès le 11 juillet

Publicités

Critique Bluray: Mary et la Fleur de la Sorcière

81-YPbTjJYL._SL1500_.jpg

Réalisateur
Producteur
Studio d’animation Studio Ponoc
Compositeur
Licence (ja) Tōhō
Durée 102 minutes
Sortie

Drapeau du Japon 

LE FILM:

3.5

C’est l’été. Mary vient d’emménager chez sa grand-tante dans le village de Manoir Rouge. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les 7 ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possèdera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s’élève au-dessus du ciel, au-delà des nuages. Le secret de la fleur de la sorcière se révèlera à elle petit à petit…

Premier film du studio Ponoc, créé par des anciens de chez Ghibli, « Mary et la fleur de la sorcière » est le nouveau film du réalisateur d' »Arrietty ». Quelque part entre « le Château dans le ciel » et la saga Harry Potter, le film de Yonebayashi est un conte plutôt divertissant qui ravira le jeune public. On y retrouve la patte Ghibli avec ses créatures fantastiques et ses paysages chatoyants mais le charme opère moins que dans le magnifique « Arrietty ». Les plus jeunes passeront un bon moment et c’est le principal….

TECHNIQUE:

4.5

Une perfection!

BONUS:

1.5

On trouve ici un court entretien avec Hiromasa Yonebayashi et Yoshiaki Nishimura.

VERDICT:

3.5

Un conte qui ravira les plus jeunes à défaut de convaincre leurs parents…

Disponible en DVD et Bluray (19.99 euros) chez Diaphana

Critique Bluray: Le 15h17 pour Paris

510E4KMUazL.jpg

Titre original The 15:17 to Paris
Réalisation Clint Eastwood
Scénario Dorothy Blyskal
Acteurs principaux
Sociétés de production Malpaso Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame biographie
Durée 94 minutes
Sortie 7 Février 2018

LE FILM:

2

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu’un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s’attache à leur parcours et revient sur la série d’événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d’une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers…

Après « Sully » ou « American Sniper », Clint Eastwood continue de raconter l’héroïsme de ses compatriotes. Cette fois-ci il se penche sur l’histoire de ces trois amis qui ont empêché le carnage annoncé dans un train Thalys entre Amsterdam et Paris en 2015. Si Greengrass avait raconté avec beaucoup de puissance ce qui s’était passé dans l’un des avions du 11 septembre, Eastwood s’attaque à un évènement qui fut très bref, rendant impossible de le relater sur 90 minutes. Il choisit donc de brosser le portrait des trois principaux protagonistes, depuis l’enfance jusqu’au « drame »!  Son but, montrer comment des hommes ordinaires peuvent devenir des héros. Le problème est qu’Eastwood ne nous donne jamais la réponse, si ce n’est de vagues motivations religieuses. Nous assistons donc durant les 3/4 du film à la jeunesse des héros et leur balade en Europe, entre restos et boîtes de nuit, ce qui ne présente malheureusement pas grand intérêt!

La bonne idée du film est d’avoir donné aux vrais protagonistes la possibilité d’interpréter leur propre rôle et aussi de nous montrer exactement comment se sont déroulés les faits. Ca ne fait toutefois pas de ce 15H17 une réussite….

TECHNIQUE:

4.5

Une copie aussi brillante niveau image que son!

BONUS:

1.5

On trouve ici un court making of ainsi que l’interview des protagonistes du « drame » qui reviennent sur les évènements.

VERDICT:

2

Pour une fois, Eastwood manque un peu sa cible, dommage…

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros

 

Critique Bluray: Jusqu’à la Garde

61XGzwsLwAL._SL1000_.jpg

Réalisation Xavier Legrand
Scénario Xavier Legrand
Acteurs principaux
Sociétés de production KG Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 93
Sortie 7 février 2018

LE FILM:

5

Après qu’une juge ait prononcé une garde alternée en faveur d’un père accusé de violences par son ex-compagne, leur fils se retrouve pris en otage du conflit parental.

Premier film de Xavier Legrand, « Après la Garde » est projeté hors compétition au FIFIB alors qu’il vient de décrocher le prix du Meilleur réalisateur lors de la dernière Mostra de Venise. Le film s’ouvre sur l’audience d’un couple en pleine séparation. Le couple (Denis Ménochet et Léa Drucker) a deux enfants, une grande fille de 17 ans et un petit garçon d’une dizaine d’années . C’est pour sa garde que les parents « s’affrontent » et si l’on en croit la lettre que lit la juge, le petit ne veut plus voir son père. Sous ses airs bourrus, il semble malgré tout aimant; il vient d’ailleurs de demander sa mutation pour se rapprocher de son fils. Une ellipse nous amène quelques semaines après et le père peut récupérer son fils un week-end sur deux. Mais rien n’est simple quand l’enfant semble tétanisé par son père et que la mère refuse d’adresser la parole à son ex-mari. La succession de plans séquences choisi par Xavier Legrand renforce le réalisme de son sujet et nous amène à entrer de plain pied dans l’intimité de cette famille éclatée. On apprend à connaître ces personnages et deviner leur vie passée. Dans un style proche de Joachim Lafosse, notamment « A perdre la Raison », le film dégage une force et une puissance rare, sans artifices de mise en scène (notamment l’absence de musique) et le casting n’y est pas pour rien: Denis Ménochet, tout en force et violence mais aussi parfois émouvant, Léa Drucker, mère courage, et le petit Thomas Gioria, impressionnant de justesse en enfant tiraillé entre ses parents. A le voir broyé entre sa mère qui le force à mentir et son père qui veut l’utiliser pour se rapprocher de son ex femme, on passe le film bouleversé, choqué, jusqu’à un final qui ne laissera personne indemne. Si au cinéma, le terme « claque » est souvent galvaudé, c’est pourtant l’effet que laisse « jusqu’à la garde »! Une énorme claque!

TECHNIQUE:

5

Irréprochable!!!

BONUS:

5

On trouve ici le court métrage  » De peur que de tout perdre » qui est en quelque sorte la première partie du film, à savoir le moment où la femme et les enfants entreprennent de fuir le mari. On trouve également une passionnante interview d’un juge aux affaires familiales ainsi qu’un making of très instructif!

VERDICT:

5

Le film français de l’année dans une édition parfaite!

Disponible en DVD et Bluray (19.99 euros) chez Blaq Out dès le 3 juillet

Jeu Concours: 1 coffret « le Prisonnier d’Alcatraz » à gagner (jeu terminé)

61PVx0Ch11L._SL1000_.jpg

A l’occasion de la sortie du coffret Bluray/Dvd/livre du film « le Prisonnier d’Alcatraz » le 6 juin, CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir un exemplaire. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 20 juin; un tirage au sort désignera le gagnant parmi les bonnes réponses.

Huston débarque en HD!

L’éditeur Rimini Editions continue son excellent travail éditorial en nous offrant ce mois-ci deux films de John Huston peu connus, sortis coup sur coup en 1957 et 1958, juste après « Moby Dick ». Le premier, « Dieu seul le sait » est un petit bijou réunissant Robert Mitchum et Deborah Kerr, respectivement GI et bonne soeur sur une île du Pacifique occupées par les Japonais. Chacun tenu par le devoir moral, cèderont-ils à la tentation qui semble naître?

Le second film, plus conventionnel et bavard, est « le Barbare et la Geisha » avec un John Wayne dans le rôle d’un Consul Américain aux prises avec les autorités japonaises…

Les copies sont absolument somptueuses et méritent à elles seules d’acquérir ces deux oeuvres mineurs du cinéaste , d’autant qu’elles sont accompagnées de deux documentaires qui reviennent sur leur genèse.

Bravo Rimini!

Disponibles en DVD et Bluray chez Rimini Editions

Critique Bluray: De Palma Edition Prestige

De Carrie à Mission Impossible en passant par Scarface et Blow Out, Brian De Palma a marqué de son style inclassable le Nouvel Hollywood. À la faveur d’une conversation intime truffée d’anecdotes, il revient sur ses cinquante ans de carrière pour une leçon de cinéma passionnante.

Les amateurs de De Palma seront ravis de regarder ce documentaire réalisé par Noah Baumbach et Jack Paltrow qui, durant 1h45, donne la parole au cinéaste. Celui-ci se raconte, revenant sur chaque film qu’il a réalisé. L’entretien, ponctué d’images de ses films et de ses tournages, évoque également les tournages qu’il aurait pu faire mais a refusés comme Flashdance ou Liaison Fatale! Les anecdotes sont nombreuses et le documentaire permet en outre de faire la lumière sur l’une des périodes les plus fastes du Cinéma Américain durant laquelle lui mais aussi Spielberg, Scorsese, Lucas et Coppola ont régné en maîtres. On n’est pas surpris du manque d’humilité du personnage qui, apparemment, n’a pas souvent échoué! Un régal !

En bonus, on trouve dans ce coffret un livret, une affiche et quelques cartes postales!

4.5

Disponible en coffret collector chez Carlotta Films dès le 6 juin