Critique:Felicità

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Nationalité Français

Pour Tim et Chloé, le bonheur c’est au jour le jour et sans attache.
Mais demain l’été s’achève. Leur fille, Tommy, rentre au collège et cette année, c’est promis, elle ne manquera pas ce grand rendez vous.
C’était avant que Chloé disparaisse, que Tim vole une voiture et qu’un cosmonaute débarque dans l’histoire.

13 ans après « Héros », Bruno Merle réalise son second long métrage, une comédie pleine de trouvailles qui vaut largement le détour. Pio Marmai et Camille Rutherford incarnent un jeune couple hors normes qui vivent avec leur fille Tommy, qui, pour échapper à l’agitation de son entourage, préfère de temps en temps s’isoler avec un casque anti-bruits. Les premiers instants du film nous montrent une famille à priori classique, dans sa maison de campagne, un week-end sans histoires. Sauf que très vite, on comprend que cette famille a des choses à cacher, qu’elle n’a rien à faire dans cette maison et qu’elle doit fuir. Tout le récit est vu à travers les yeux de Tommy la fille de 13 ans à qui l’on cache des choses et c’est ce qui fait tout le piment du film! On ne sait jamais vers quoi l’on se dirige, se raccrochant à l’ami imaginaire de Tommy, un cosmonaute perdu incarné par Orelsan! Drôle, décalé, touchant, plein de chouettes idées de mise en scène et porté par trois acteurs parfaits, Felicità est la bonne surprise de cette « rentrée » de cinéma!

4

Critique Bluray: Le Crocodile de la Mort

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Titre original Eaten Alive
Réalisation Tobe Hooper
Scénario Alvin L. Fast
Kim Henkel
Mardi Rustam
Acteurs principaux
Sociétés de production Mars Productions Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 91 minutes
Sortie 24 mai 1978

LE FILM:

3

Dans la moiteur estivale de la Louisiane, un motel un peu glauque perdu à la lisière des marais… Son propriétaire, le pitoyable Judd, est le maître attentionné d’un animal de compagnie peu ordinaire : un « charmant »… crocodile ! Gardée dans un enclos, la bête se repaît des victimes qui s’égarent jusque dans l’antre du fou sanguinaire et maniaque sexuel qui sert de propriétaire au Starlight Hotel. Enfant, chien, prostituée, jusqu’à la jambe de son protecteur, gare à ce qui tombe sous la dent du monstre !

Trois ans après un « Massacre à la tronçonneuse » culte et terrifiant par son aspect documentaire ultra réaliste, Tobe Hooper poursuit dans l’horreur avec un projet aux antipodes de son précédent film. Ultra stylisé, « le Crocodile de la mort » joue beaucoup sur ses lumières bleues ou rouge évoquant parfois le travail de Mario Bava. Et si l’on parle de crocodile, le personnage principal est plutôt le gérant de l’hôtel qui longe l’étang de la créature, cousin lointain du Norman Bates de « Psychose ». En effet, plutôt que de montrer une créature un peu cheap, l’attention du spectateur est attiré sur ce gérant un peu particulier, sorte de Jekyll et Hyde qui trucide sa clientèle et nourrit la créature à la suite. On passe un bon moment d’horreur au milieu de ces rednecks dégénérés sans toutefois vraiment trembler mais ce « Crocodile de la mort » est une curiosité à découvrir!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie magnifique de définition et de couleurs, un régal!

BONUS:

3.5

On trouve ici outre une galerie photos et des bandes annonces quelque interviews de Tobe Hooper, Robert Englund et Marilyn Burns et une doc sur le fait divers ayant insiré le film.

VERDICT:

3.5

Une bien jolie édition pour une curiosité horrifique!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films