Critique: Stillwater

RéalisationTom McCarthy
ScénarioThomas Bidegain
Noé Debré
Marcus Hinchey
Tom McCarthy
MusiqueMychael Danna
Acteurs principauxMatt Damon
Abigail Breslin
Camille Cottin
Sociétés de productionFocus Features
Participant
DreamWorks SKG
Pays d’origine États-Unis
 France
Genredrame
Durée140 minutes
Sortie22 septembre 2021

Un foreur de pétrole débarque à Marseille du fin fond de l’Oklahoma, pour soutenir sa fille qu’il connait à peine mais qui purge une peine de prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis. Confronté au barrage de la langue, aux différences culturelles et à un système juridique complexe, Bill met un point d’honneur à innocenter sa fille. Au cours de ce cheminement intime, il va se lier d’amitié avec une jeune femme du coin et sa petite fille tout en développant une conscience élargie de son appartenance au monde.

Six ans après l’oscarisé « Spotlight« , Tom McCarthy débarque en France pour son sixième film, « Stillwater ». Matt Damon incarne un redneck débarquant à Marseille pour voir sa fille en prison et tenter de faire rouvrir l’enquête pour la faire sortir des Baumettes. Dans la cité phocéenne, le père de famille, ancien alcoolique, va faire la rencontre d’une mère célibataire incarnée par Camille Cottin…

Généralement, les films américains tournés en France sont un ramassis de clichés, « Stillwater » fait exception. Ce Lost in Translation marseillais est un film noir plutôt bien ciselé mais surtout le portrait d’un homme détruit qui retrouve petit à petit un sens à sa vie. Seul hic, comme déjà dans « Spotlight », le film s’étire parfois à l’excès, souffrant de longueurs un peu pesantes. L’histoire racontée par McCarthy est assez forte et l’interprétation du duo Damon/Cottin si puissante que ce « Stillwater » est tout de même une belle réussite.

Critique: Seul sur Mars

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Titre original The Martian
Réalisation Ridley Scott
Scénario Drew Goddard
Acteurs principaux
Sociétés de production Kinberg Genre
Scott Free Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 141 minutes
Sortie 21 octobre 2015

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Ridley Scott continue sur un rythme « allenien » d’un film par an avec, après Exodus l’an passé, « Seul sur Mars », et un retour à la science-fiction qu’il aime tant. On entre très vite dans le vif du sujet avec une expédition sur Mars qui tourne mal et une équipe obligée de partir en laissant Watney pour mort. On s’aperçoit assez vite que le Watney en question n’est pas mort du tout et qu’il va devoir se débrouiller en attendant les secours d’ici 4 ans! On craint alors légitimement d’assister à un énième survival façon « Seul au Monde » (avec Tom Hanks) mais pourtant on se laisse vite cueillir. Ridley Scott a eu l’idée géniale de laisser tomber le pathos et le stress pour une ambiance beaucoup plus fun, rythmée par les tubes discos (Gloria Gaynor, Abba, Bowie…) tant appréciés par le personnage de Jessica Chastain. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de suspense, loin de là! Ridley Scott nous a concocté un Koh Lanta de l’espace plutôt prenant à base de bricolage, de culture de patates avec engrais naturel, et plein de surprises! Scott emballe le tout sans génie mais avec un vrai savoir-faire de boss, les personnages sont tous intéressants même si parfois un peu too much (comme ce geek ultra-caféiné qui met son grain de sel à la NASA!) et pour une fois la 3D sert à quelque chose, donnant un vrai plus à toutes les séquences dans l’espace (hors planète Mars). 2H30 de plaisir!

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