Critique: Julie (en 12 chapitres)

Titre originalVerdens verste menneske
RéalisationJoachim Trier
ScénarioJoachim Trier
Eskil Vogt
MusiqueOla Fløttum
Acteurs principauxRenate Reinsve
Anders Danielsen Lie
Herbert Nordrum (no)
Pays d’origine Norvège
 Danemark
 France
 Suède
GenreDrame
Sortie13 octobre 2021

Julie, bientôt 30 ans, n’arrive pas à se fixer dans la vie. Alors qu’elle pense avoir trouvé une certaine stabilité auprès d’Aksel, 45 ans, auteur à succès, elle rencontre le jeune et séduisant Eivind.

Cinquième film du Norvégien Joachim Trier, « Julie (en 12 chapitres) » évoque à travers un prologue, 12 chapitres et un épilogue la vie sentimentale et professionnelle de Julie, jeune trentenaire bien dans son époque. Julie ne parvient pas à se fixer aussi bien dans son job, passant d’études de médecine, à la psycho puis à la photo, que dans sa vie sentimentale. Alors qu’elle est depuis quelques mois avec un auteur de BD plus âgé qu’elle, elle tombe sous le charme d’un autre homme dans une soirée. Dans un style très Nouvelle Vague, avec son chapitrage et sa voix off, le film de Trier offre un récit à la fois léger et profond, très enthousiasmant notamment de par sa forme avec quelques scènes de cinéma pur. On n’oubliera pas une scène de trip ni la scène où l’héroïne voit toute la vie s’arrêter autour d’elle alors qu’elle se questionne sur son avenir amoureux. Mais si la réussite est totale c’est grâce à l’interprétation incroyable de Renate Reinsve, récompensée à Cannes, alors qu’elle envisageait de mettre sa carrière d’actrice entre parenthèses! L’une des très belles surprises de l’année!

Critique: Mourir peut attendre

Titre originalNo Time to Die
RéalisationCary Joji Fukunaga
ScénarioCary Joji Fukunaga
Neal Purvis
Robert Wade
Phoebe Waller-Bridge
MusiqueHans Zimmer
Acteurs principauxDaniel Craig
Léa Seydoux
Rami Malek
Lashana Lynch
Christoph Waltz
Ralph Fiennes
Sociétés de productionEON Productions
MGM
Pays d’origine États-Unis
 Royaume-Uni
GenreEspionnage
Durée163 minutes
Sortie6 octobre 2021

Dans MOURIR PEUT ATTENDRE, Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d’un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…

Cinquième et dernière apparition de Daniel Craig dans le rôle du Commandeur Bond, « Mourir peut attendre » s’est fait pour le coup attendre, décalé à plusieurs reprises en raison de la pandémie actuelle. Deux ans que l’on attendait les au revoir de Craig après un « Spectre » des plus décevants. Et si « Mourir peut attendre » n’atteint pas la perfection de « Skyfall », il vaut largement le détour. Tout d’abord il clôt une époque avec la disparition de certains personnages clés de la saga mais je n’en dirai pas plus. Après « Au service secret de sa majesté » et « Casino Royale », « No time to die » donne une large place à la vie affective de Bond lui donnant une épaisseur qu’il a rarement eue. Enfin, s’il est l’épisode le plus long de la saga (plus de 2h40), il mène assez bien son récit distillant de nombreuses scènes d’action et nous offre un méchant assez séduisant même si ses motivations restent un peu floues. Bref un très bon Bond qui parvient à distraire tout en nous nouant la gorge!