Huston débarque en HD!

L’éditeur Rimini Editions continue son excellent travail éditorial en nous offrant ce mois-ci deux films de John Huston peu connus, sortis coup sur coup en 1957 et 1958, juste après « Moby Dick ». Le premier, « Dieu seul le sait » est un petit bijou réunissant Robert Mitchum et Deborah Kerr, respectivement GI et bonne soeur sur une île du Pacifique occupées par les Japonais. Chacun tenu par le devoir moral, cèderont-ils à la tentation qui semble naître?

Le second film, plus conventionnel et bavard, est « le Barbare et la Geisha » avec un John Wayne dans le rôle d’un Consul Américain aux prises avec les autorités japonaises…

Les copies sont absolument somptueuses et méritent à elles seules d’acquérir ces deux oeuvres mineurs du cinéaste , d’autant qu’elles sont accompagnées de deux documentaires qui reviennent sur leur genèse.

Bravo Rimini!

Disponibles en DVD et Bluray chez Rimini Editions

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Critique Bluray: De Palma Edition Prestige

De Carrie à Mission Impossible en passant par Scarface et Blow Out, Brian De Palma a marqué de son style inclassable le Nouvel Hollywood. À la faveur d’une conversation intime truffée d’anecdotes, il revient sur ses cinquante ans de carrière pour une leçon de cinéma passionnante.

Les amateurs de De Palma seront ravis de regarder ce documentaire réalisé par Noah Baumbach et Jack Paltrow qui, durant 1h45, donne la parole au cinéaste. Celui-ci se raconte, revenant sur chaque film qu’il a réalisé. L’entretien, ponctué d’images de ses films et de ses tournages, évoque également les tournages qu’il aurait pu faire mais a refusés comme Flashdance ou Liaison Fatale! Les anecdotes sont nombreuses et le documentaire permet en outre de faire la lumière sur l’une des périodes les plus fastes du Cinéma Américain durant laquelle lui mais aussi Spielberg, Scorsese, Lucas et Coppola ont régné en maîtres. On n’est pas surpris du manque d’humilité du personnage qui, apparemment, n’a pas souvent échoué! Un régal !

En bonus, on trouve dans ce coffret un livret, une affiche et quelques cartes postales!

4.5

Disponible en coffret collector chez Carlotta Films dès le 6 juin

 

Critique: Solo: A Star Wars Story

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Réalisation Ron Howard
Scénario Lawrence Kasdan
Jon Kasdan
Acteurs principaux
Sociétés de production Lucasfilm
Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 135 minutes
Sortie 23 Mai 2018

Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

Après « Rogue One« , voici le second volet « hors saga », un spin off cette fois consacré à la jeunesse de Han Solo! Après quelques soubresauts, c’est Ron Howard qui termina le tournage d’un film qui avait tout pour inquiéter les fans hardcore de la saga. Résultat, après un « Rogue One » cinématographiquement très intéressant, Solo se présente comme un pur popcorn movie sans autre ambition que divertir, ce qui pourrait être la définition du Cinéma d’Howard (à part quelques exceptions). Bourré d’action, le film nous apporte quelques anecdotes sur le personnage de Solo, notamment les origines de son nom, sa rencontre avec Chewie ou encore comment il a pris possession du Faucon Millenium. A côté de ça, narrativement, ça ne vole pas haut, le film reposant entièrement sur un simple vol de carburant! Quel enjeu! Malgré tout, le film est assez drôle et fun pour mériter le coup d’oeil!

3

Critique: Monsieur Je-Sais-Tout

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Réalisation Stéphan Archinard
François Prévôt-Leygonie
Scénario Stéphan Archinard
François Prévôt-LeygonieAlain Gillot

Acteurs principaux
Sociétés de production Wassim Béji

Sidonie Dumas

Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 99 minutes
Sortie 9 mai 2018

Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d’échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu’explosive va bouleverser l’existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.

Les réalisateurs se sont inspirés de « Rain Man » peut-on lire et l’on n’est pas étonné. Tom Cruise est ici remplacé par Arnaud Ducret et Dustin Hoffman par un enfant de 13 ans. Les deux ne sont pas frères mais oncle et neveu. Dans le jeu, le personnage de Léo s’exprime comme son illustre modèle, il parle vite et répète en boucle certaines phrases, se tenant la tête légèrement inclinée façon Ray Babitt! Clairement conçu pour le grand public et une diffusion en prime time, le film aborde le problème de l’autisme mais bien évidemment, comme toujours, le jeune héros est Asperger, autiste de haut niveau. Il se retrouve en compagnie d’un gros beauf de service, rôle auquel Ducret est habitué et le duo va bien évidemment finir par s’apprivoiser! Tout est ridicule dans ce film et tout sonne faux. Si le diagnostic de l’autisme est une chose qui présente d’énormes difficultés dans la « vie normale », ici en deux temps trois mouvements, la médecin d’un club de foot pose ce diagnostic et explique en deux scènes à Ducret de quoi il retourne façon fiche wikipédia! La mise en scène de tout ça est l’avenant, du niveau d’un épisode de « Plus belle la vie » et quelques moments « émouvants » sont soutenus par la musique sirupeuse de Mathieu Gonet de la starac!!! Le grand public aura passé un bon moment, rigolant des « facéties » du petit autiste et seront persuadés qu’ils en savent plus sur ce trouble. Puis, lorsqu’ils croiseront un autiste « non asperger », ils le regarderont de travers et changeront sûrement de trottoir. Vous aimez le grand Cinéma, qui plus est utile: restez chez vous!

0.5

Critique: En Guerre

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Réalisation Stéphane Brizé
Scénario Stéphane Brizé
Olivier Gorce
Acteurs principaux
Sociétés de production Nord-Ouest Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 105 minutes
Sortie 16 mai 2018

Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué, promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur porte‑parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.

Deux ans après l’intermède littéraire « Une Vie », Stéphane Brizé retrouve son alter ego Vincent Lindon pour ce qui aurait pu s’appeler  » La Loi du Marché 2″, à nouveau en compétition à Cannes. Après avoir incarné un chômeur de longue durée prêt à accepter n’importe quel emploi pour s’en sortir, Lindon se glisse dans la peau d’un leader syndical lancé dans un combat désespéré pour sauver son usine menacée de délocalisation. Brizé nous plonge dans le quotidien de cette lutte entre réunions de crise, actions coup de poing et rencontres dirigeants/salariés. S’il expose sans manichéisme les différents points de vue, il n’oublie pas de délivrer un message fort sur le pouvoir de l’image et de la presse, offrant un regard souvent tronqué de situations qui mettent en jeu des vies et des familles. Contrairement à la Loi du Marché, Brizé filme son acteur au plus près, de face, pour mieux cerner la violence économique et sociale que génère un système qui commence à livrer ses limites. On ressort lessivé et exsangue d’un film ô combien important, porté par un Vincent Lindon une fois de plus magistral.

5

Critique: The Rider

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Réalisation Chloé Zhao
Scénario Chloé Zhao
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 28 mars 2018

Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu’après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu’il ne peut plus s’adonner à l’équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d’une nouvelle identité et tente de définir ce qu’implique être un homme au coeur de l’Amérique.

Trois ans après « Les Chansons que mes frères m’ont apprises », la jeune réalisatrice Chloé Zhao continue son exploration du quotidien des Indiens d’Amérique aujourd’hui. Brady, le personnage principal,cowboy chez les Indiens, jeune star du rodéo, doit mettre fin à sa passion à la suite d’un accident. Entre documentaire et fiction, les comédiens sont non professionnels et jouent pour la plupart des rôles identiques à ce qu’ils sont dans la vie, « The Rider » nous plonge au plus près des personnages et de leurs blessures. Chloé Zhao n’oublie pas les paysages magiques du Dakota, multipliant les plans somptueux au lever ou au coucher du soleil. Une magnifique réflexion sur la nature, la relation homme-animal mais aussi sur le sens de la vie; peut-on vivre sans passion? Un très grand film de cette année!

5

 

 

 

Critique Bluray: La Vie Privée de Sherlock Holmes

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Titre original The Private Life of Sherlock Holmes
Réalisation Billy Wilder
Scénario Billy Wilder
I.A.L. Diamond
Acteurs principaux
Sociétés de production Phalanx Productions
Mirisch Films Limited
Sir Nigel Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Film policier
Durée 125 minutes
Sortie 3 décembre 1970

LE FILM:

5

Billy Wilder décortique le mythe de Sherlock Holmes ! Dans leur appartement de Baker Street, Holmes et Watson voient arriver une jeune veuve sauvée des eaux de la Tamise. Se nommant Gabrielle Valladon, cette dernière semble amnésique mais va vite retrouver la mémoire. Le fin limier et son équipier vont être entrainés dans une enquête hors du commun, où ils croiseront Mycroft Holmes, le frère de Sherlock, la reine Victoria et le monstre du Loch Ness.

Réalisé en 1970, « La Vie Privée de Sherlock Holmes » est l’un des derniers films de Billy Wilder. S’il fut un relatif échec public, il s’agit pourtant d’un film riche et passionnant. Wilder nous montre un Sherlock Holmes  sous un nouveau jour, n’éludant pas sa dépendance à la cocaïne et jetant également le doute sur ses orientations sexuelles et notamment la nature de sa relation avec son fidèle Watson. A côté, il plonge le célèbre détective dans une aventure dont il a le secret. Le film multiplie les péripéties, les mystères avec notamment des nains disparus, du trafic d’oiseaux qui changent de couleurs, des moines bizarres… Plein d’humour, le film est un divertissement rare qui, en outre, bénéficie de la présence de Christopher Lee dans le rôle de Mycroft, le frère de Sherlock! Du grand Cinéma!

TECHNIQUE:

3.5

Une copie restaurée propre qu’un léger voile semble tout de même recouvrir…

BONUS:

5

Une orgie!!! On y trouve des heures de documents passionnants: Scènes coupées, une interview de Christopher Lee, l’intervention d’un journaliste sur le cinéaste, un Entretien avec le monteur Ernest Walter, une Fin alternative inédite, un Making of inédit et la Présentation d’Eddy Mitchell dans « La dernière séance »!

VERDICT:

5

Une grande comédie d’aventures dans une éditon exceptionnelle!

Disponible en bluray chez l’Atelier d’Images (19.99 euros)