Critique: #JeSuisLà

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Réalisation Éric Lartigau
Scénario Éric Lartigau
Thomas Bidegain
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Rectangle Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre comédie romantique
Sortie 5 Février 2020

Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

6 ans après « la Famille Bélier« , Eric Lartigau convoque pour la seconde fois après « Prête-moi ta main » le comédien Alain Chabat pour une histoire qui n’est pas sans rappeler « Lost in Translation » de Sofia Coppola. Un restaurateur quinquagénaire décide de partir à la rencontre d’une Coréenne avec qui il a entamé une relation épistolaire (via Insta) depuis des semaines. Malheureusement, alors qu’elle devait le récupérer à l’aéroport de Séoul, elle n’arrive jamais et Stéphane l’y attendra près de 15 jours! Si l’on ne peut que se réjouir de voir un Alain Chabat des grands soirs, plus émouvant que déconnant, le film ne décolle jamais vraiment en raison d’un rythme très lent, presque contemplatif. En outre, le scénario n’est pas des plus convaincant, le personnage de Stéphane laissant trop de zones d’ombre et des comportements incompréhensibles: qui resterait plus de 10 jours dans un aéroport à attendre? Bref, si le film se regarde avec un certain plaisir malgré tout, on reste malheureusement sur notre faim…

3

Critique Bluray: La Cité de la Joie

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Titre original City of Joy
Réalisation Roland Joffé
Scénario Joe Eszterhas
Acteurs principaux
Sociétés de production Allied Filmmakers
Lightmotive
Pricel
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Drame
Durée 132 minutes
Sortie 30 septembre 1992

LE FILM:

3.5

Hazari Pal et sa famille vivent à Bihar, petit village d’Inde. Incapables de rembourser le prêt qu’ils ont contracté, ils sont expulsés de leur logement et forcés de s’exiler à Calcutta pour démarrer une nouvelle vie…

Quatrième film de Roland Joffé après notamment « la Déchirure » et « Mission », « la Cité de la Joie » est tiré du best-seller éponyme de Dominique Lapierre. Patrick Swayze incarne un chirurgien traumatisé par la perte d’un patient qui va redonner un sens à sa vie en  s’investissant au sein d’un bidonville de Calcutta. Le film surfe sur la vague Patrick Swayze, sortant quelques mois après « Point Break », l’acteur n’étant pas franchement le choix le plus pertinent pour un tel projet. Le film demeure malgré tout plein de bons sentiments et se regarde avec un certain plaisir même s’il s’avère souvent manichéen avec notamment un rôle de méchant très très méchant! Et l’on n’oublie pas la superbe partition d’Ennio Morricone!

TECHNIQUE:

4.5

Très belle copie sans aucun accroc!

BONUS:

2.5

Outre un court sujet en noir et blanc sur l’Inde au Cinéma, on trouve surtout une interview instructive du réalisateur (40′).

VERDICT:

3.5

Une histoire pleine de bons sentiments qui ravira les fans de Patrick Swayze!

Disponible en combo Bluray/dvd chez PATHE (19.99 euros)

Critique: Cuban Network

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Titre original Wasp Network
Réalisation Olivier Assayas
Scénario Olivier Assayas
Acteurs principaux
Sociétés de production CG Cinema
RT Features
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Brésil Brésil
Genre thriller
Sortie 29 janvier 2019

Début 90. Un groupe de Cubains installés à Miami met en place un réseau d’espionnage. Leur mission : infiltrer les groupuscules anti-castristes responsables d’attentats sur l’île.

Quelques mois après son très littéraire « Doubles Vies », Olivier Assayas revient avec un film dans la veine de son « Carlos », un thriller d’espionnage avec Edgar Ramirez et Penelope Cruz. Inspiré de faits réels, « Cuban Network » dissèque le fonctionnement de groupuscules anti et pro-castristes. Si Assayas joue un peu avec la chronologie, l’ensemble demeure très clair et didactique et se permet de temps à autres quelques envolées scorsesiennes. Quant à l’interprétation, le duo d’acteurs est à tous points parfait avec une mention spéciale à Penelope Cruz, très convaincante dans ce rôle de femme obligée de composer avec les idéaux de  son mari. « Cuban Network » n’est pas un film majeur mais redoutablement efficace.

4

Court Métrage: THE ONLY ANSWER TO DEFEAT IS VICTORY

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THE ONLY ANSWER TO DEFEAT IS VICTORY de KARIM GHAJJI

Si vous aimez la combativité, si c’est un sujet qui vous parle et vous touche, alors ce documentaire de 20 minutes et quelques devrait vous plaire !
Il évoque ce moment où l’on perd quelque chose qui représente notre passion, le rêve de notre vie.
Il aborde ces moments où l’on consacre toute son énergie pour pouvoir le récupérer et tous les sacrifices que cela implique.
On y découvre en effet l’histoire vraie du boxeur Karim Ghajji.
Si vous consultez sa fiche Wikipedia, vous y observerez un palmarès impressionnant :
Combats 119
Victoires 102
Victoires par KO 53
Défaites 16
Matchs nuls 1
Titres professionnels 2 fois Champion du Monde Bellator12 Fois champion du monde ISKA
Et pourtant…
En 2016 il subit une des défaites les plus difficiles à accepter : il perd son titre de Champion du monde au plus grand tournoi de MMA (une discipline de la boxe pied-main).
On peut imaginer ce que peut ressentir un compétiteur de son niveau lorsque cela arrive, non ?
Mais au lieu de se décourager, il redouble de travail et d’entrainement.
Le réalisateur le suit dans ce long combat pour reprendre son titre. Il nous montre les coulisses, les entrainement, son état d’esprit.
On réalise alors le niveau d’hygiène de vie et de mental qu’exige ce type d’exploit.
Il parvient ainsi à vulgariser cet univers peu connu du grand public.
En parallèle, il ouvre potentiellement un débat sur l’évolution du métier et de ce vers quoi iront les athlètes prochainement.
Les images sont belles pour un documentaire de ce type, la narration est bien orchestrée. La réalisation est simple mais efficace.
Un seul petit bémol : l’enchaînement des images de combat et de témoignages qui se succèdent parfois difficilement.
Mais un très beau documentaire plein d’enseignements sur la combativité !
Comme le dit si bien le titre : « la seule réponse à la défaite est la victoire ».
Documentaire à découvrir dans son intégralité ici

Farah Parfait, réalisatrice engagée pour le court-métrage

Retrouvez-là sur Twitter et sur Facebook et sur son site internet https://farahparfait.com

Critique Bluray: Once Upon A Time In Hollywood

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Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Polybona Films
Heyday Films
Visiona Romantica
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre comédie dramatique
Durée 161 minutes
Sortie 14/08/2019

LE FILM:

5

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. 

Si l’on compte les deux volumes de Kill Bill comme un seul film, « Once upon a time in Hollywood » est donc le 9ème long de la carrière de Quentin Tarantino, quatre ans après « les Huit Salopards »! Durant 2 h40, QT nous plonge dans le Hollywood de la fin des 60’s à travers le personnage de Rick Dalton, acteur sur le retour dont la carrière s’enfonce entre les rôles de méchant et les apparitions dans des séries TV ou des pubs. Il situe son histoire les quelques semaines précédant l’assassinat de la compagne de Polanski, Sharon Tate, par les disciples de Charles Manson. Il mélange donc réalité et fiction, joue avec la chronologie et multiplie les citations et les clins d’oeil avec toujours le même effet jubilatoire. Son duo d’acteurs DiCaprio/Pitt tutoie des sommets, notamment le premier absolument hilarant du début à la fin et le reste du casting est à l’avenant, avec des caméos d’Al Pacino, Kurt Russel ou encore Bruce Dern! Comme souvent, QT réserve une explosion de violence pour les dernières minutes, avec une scène qui restera dans les annales! Ce QT s’avère donc un excellent cru qui ravira les cinéphiles et les adeptes de prestations d’acteurs! On en redemande…

TECHNIQUE:

4.5

Du pur bonheur a tous les niveaux!

BONUS:

2.5

Outre une trentaine de minutes de scènes coupées, on trouve quelques featurettes avec des interviews de l’équipe sur différents thèmes comme les décors, les costumes, les voitures…

VERDICT:

5

L’un des grands films de l’année dernière enfin en vidéo!!!

Disponible en Bluray (24.99 euros) chez Sony pictures

Critique: Dark Waters

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Réalisation Todd Haynes
Scénario Matthew Carnahan
Mario Correa
Acteurs principaux
Sociétés de production Killer Films
Participant Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film dramatique
Durée 126 minutes
Sortie 26 février 2020

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

Deux ans après « Le Musée des Merveilles« , Todd Haynes est de retour avec un surprenant projet, loin d’oeuvres plus intimistes comme « Loin du Paradis » ou « Carol« . Produit par Mark Ruffalo, acteur engagé pour l’environnement, « Dark Waters » évoque le combat d’une vie, celle de Robert Bilott, avocat qui va défendre au départ un agriculteur dont les vaches sont décimées par la proximité d’une grande firme chimique, Dupont de Nemours, avant de mettre en lumière l’un des plus grands scandales industriels du siècle. Mis en scène avec la classe habituelle de Haynes mais avec une sobriété des plus louables, le film se repose sur la force de son sujet et un scénario parfaitement équilibré qui ne laisse aucun temps mort. « Dark Waters » prend en effet une ampleur folle tout au long du métrage et pose de vraies questions sur notre monde actuel et les dérives du capitalisme. Cerise sur le gâteau, Mark Ruffalo offre une brillante prestation dans ce rôle de Bilott, avocat qui va mettre sa vie professionnelle et familiale en péril pour défendre l’humanité entière. Un grand film d’une incontestable utilité.

4.5

Jeu Concours: 3 Dvd de « Haut perchés » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en vidéo de « Haut Perchés », CINEDINGUE et EPICENTRE FILMS sont heureux de vous offrir 3 DVD du film . Pour gagner, il suffit de répondre aux questions avant le 14 janvier; un tirage au sort déterminera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis: Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement en plein ciel au-dessus de Paris. Ils ont tous été la victime du même pervers dominateur qui est enfermé dans une pièce. Ce soir-là, ils ont décidé d’en finir. Tour à tour, ils se racontent des souvenirs qui les lient à cet homme et entrent dans la chambre pour se confronter à lui. Mais ce qui s’y passe entre le monstre et eux reste leur secret.