Critique: Wonder Wheel

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Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Sociétés de production Amazon Studios
Gravier Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 101 minutes
Sortie 31 janvier 2017

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

Comme dans « Blue Jasmine », Woody Allen brosse le portrait d’une héroïne en perdition. Ginny, ex-actrice, a ruiné sa vie . Elle est maintenant serveuse et a brisé son mariage avec un artiste à cause de ses infidélités. Son mari actuel, Humpty, opérateur de manège, essaie de ne plus boire pour éviter d’être violent et, s’il est fou d’elle, la réciproque n’est pas vraie. Du coup, elle tente d’oublier sa vie misérable dans les bras d’un jeune maître nageur. L’arrivée de la fille d’Humpty va tout bouleverser… Woody Allen, comme dans « Blue Jasmine », reste dans le noir avec des personnages tous plus lâches et misérables les uns que les autres et offre à ses acteurs de très beaux rôles, notamment Kate Winslet et James Belushi tous les deux époustouflants. La somptueuse photo du film est également l’un des ingrédients du meilleur film du Maître depuis … Tiens… Blue Jasmine! Courez le voir surtout si c’est le dernier!

4.5

 

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Jeu Concours: 1 coffret Bluray/DVD/Livret de « The Uninvited – la Falaise Mystérieuse » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en coffret Bluray/DVD/Livre de « The Uninvited-la Falaise Mystérieuse » le 1er juin, CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir un exemplaire. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 15 juin; un tirage au sort désignera le gagnant parmi les bonnes réponses.

SYNOPSIS: Lors d’un séjour en Cornouailles, Roderick Fitzgerald, jeune compositeur londonien, et sa sœur Pamela, jettent leur dévolu sur un superbe manoir surplombant une falaise. Contre toute attente, le propriétaire accepte de leur céder son bien. Mais à peine sont-ils installés que le calme apparent des lieux est troublé par d’inquiétants sanglots de jeune femme. Après quelques investigations, ils ne tardent pas à comprendre que derrière le prix bradé de la vieille demeure, se cachent en réalité une histoire des plus sombres et de lourds secrets…

 

Critique: Café Society

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Titre original Café Society
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Sortie 11 mai 2016

New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. 
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Woody Allen fête ses cinquante de carrière en ouvrant le festival de Cannes avec son dernier film, « Café Society ». Si le sujet laissait croire à un tableau au vitriol de la Mecque du Cinéma dans les années 30, Woody n’en a finalement cure. Ce qui l’intéresse ici c’est l’Amour! On retrouve tout Allen ici: le jazz, l’humour juif et l’humour sur les Juifs, les tours du destin, l’amour de New-York et pourtant on marche encore car il surprend toujours. Si l’on pense ici à certains films des années 80 comme « Broadway Danny Rose » ou « Radio days », ce « Café Society » trouve un ton bien à lui, romantique et élégant. Si l’on apprécie forcément le duo Jesse Eisenberg/Kristen Stewart, on est subjugué devant la beauté de la mise en scène et la classe folle de la photo. Un grand cru!

4.5

Jeu Concours: 5×2 places à gagner pour « Cafe Society » (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles aujourd’hui de « Café Society », CINEDINGUE et MARS DISTRIBUTION sont heureux de vous offrir 5×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 17 mai; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

Critique Bluray: Tout le monde dit I love you

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Titre original Everyone Says I Love You
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Sociétés de production Buena Vista Pictures
Miramax Films
Sweetland Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film musical, comédie et romance
Durée 101 minutes
Sortie 12 février 1997

LE FILM:

4.5

Djuna vit à New-York dans une famille aisée et plutôt turbulente. Steffi, sa mère divorsée, veut « faire dans le social ». Bob, son nouveau mari, est millionnaire et démocrate. Drame : son fils est maladivement Républicain ! Sa fille Skylar, fiancée à Holden, craque pour le premier repris de justice soi-disant repenti que Steffi ramène à la maison ! Quant aux deux dernières, Lane et Laura, elles ne pensent qu’au premier flirt ! Pour les vacances, voilà Djuna avec son père Joeà Venise, où ils rencontrent la superbe Von… et son mari !

Le cru de 1996 du plus régulier des cinéastes, Woody Allen, est une comédie musicale! Certes, le marivaudage est comme souvent présent avec les histoires d’amour de toute une famille, entre New-York, Venise et Paris. Les jeunes cumulent les conquêtes ou rêvent au grand amour, les vieux tentent de recoller les morceaux d’une vie sentimentale cabossée, tout ceci ponctué de numéros chantés et dansés toujours surprenants et totalement jubilatoires comme cette séquence dans l’hôpital ou malades, médecins et infirmières se livrent à une folle chorégraphie ou encore ce ballet de fantômes en plein enterrement! Le casting est à tomber (Julia Roberts, Alan Ladd, Goldie Hawn, Edward Norton, Tim Roth…) et Woody ne se prive pas d’une petite dose de cynisme, en brocardant non seulement mais les Républicains mais également les Démocrates qui ont l’air d’avoir du mal à appliquer leurs grands principes!  S’il s’agit ici d’un des plus grands succès de son réalisateur, « Tout le monde dit I love you » est aussi l’un de ses meilleurs films!

TECHNIQUE:

4

Une copie correcte sans vraiment impressionner!

BONUS:

Pas de bonus ici, comme c’est l’habitude pour les films de Woody Allen!

VERDICT:

4.5

Indispensable!!!

Disponible en DVD (9.99 euros) et bluray (14.99 euros) chez Metropolitan Vidéo

Critique: L’Homme Irrationnel

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Titre original Irrational Man
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 14 octobre 2015

Professeur de philosophie, Abe Lucas est un homme dévasté sur le plan affectif, qui a perdu toute joie de vivre. Il a le sentiment que quoi qu’il ait entrepris – militantisme politique ou enseignement – n’a servi à rien.Peu de temps après son arrivée dans l’université d’une petite ville, Abe entame deux liaisons. D’abord, avec Rita Richards, collègue en manque de compagnie qui compte sur lui pour lui faire oublier son mariage désastreux. Ensuite, avec Jill Pollard, sa meilleure étudiante, qui devient aussi sa meilleure amie. Si Jill est amoureuse de son petit copain Roy, elle trouve irrésistibles le tempérament torturé et fantasque d’Abe, comme son passé exotique. Et tandis que les troubles psychologiques de ce dernier s’intensifient, Jill est de plus en plus fascinée par lui. Mais quand elle commence à lui témoigner ses sentiments, il la rejette. C’est alors que le hasard le plus total bouscule le destin de nos personnages dès lors qu’Abe et Jill surprennent la conversation d’un étranger et s’y intéressent tout particulièrement. Après avoir pris une décision cruciale, Abe est de nouveau à même de jouir pleinement de la vie. Mais ce choix déclenche une série d’événements qui le marqueront, lui, Jill et Rita à tout jamais.

Comme tous les ans, à l’image du Beaujolais Nouveau, on déguste le nouveau cru allenien, pas toujours du même niveau mais immanquable de toute façon. Le cru 2015 est clairement une bonne année! Après une première partie, comédie existentielle dans laquelle un prof de philo alcoolique et dépressif séduit une collègue nymphomane et l’une de ses jeunes étudiantes tout en cherchant une inspiration disparue, le film vire à mi-parcours dans la noirceur, avec la décision de Lucas de commettre un meurtre pour redonner du sens à sa vie. On est alors plus proche de films comme « Crimes et délits » ou « Match Point », et le film aurait même quelques accents hitchcockiens: on pense à « la Corde » et ses intellectuels qui cherchent à commettre le crime parfait, juste pour le plaisir et Allen se permet même d’introduire un MacGuffin avec une lampe de poche à l’importance capitale. Les dialogues sont comme toujours pétillants, l’interprétation du duo Phoenix/Stone brillante, la mise en scène inventive et la photo magnifique! Encore!!!

4

Critique Bluray: Magic in the Moonlight

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LE FILM:

4.5

 

Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

Pour la 46ème fois, les lettres blanches sur fond noir s’affichent sur un air de jazz des années 20. Une fois de plus Woody Allen nous parle d’amour comme dans toute son oeuvre mais aussi de magie comme dans Alice, Scoop ou le sortilège du Scorpion de Jade et pourtant ce n’est jamais le même film qu’il nous offre!

S’il ne joue pas dans celui-ci, le personnage incarné par Colin Firth lui ressemble étrangement dans son cynisme et sa manière de décourager toute tentative de positiver ou d’espérer de ses congénères. Puis, devant les dons de Sophie (pétillante Emma Stone), on le prend à douter puis même prier le Bon Dieu à notre grande surprise, le Maître Allen ne nous ayant pas habitué à ce genre de faiblesses. Mais ce cynisme allenien n’a pas disparu pour autant et prouve que le cinéaste n’a rien perdu de sa verve et de sa patte. Magnifiquement photographié par Darius Khondji, drôle, léger, ce Magic in the Moonlight est bel et bien magique et l’un des meilleurs Woody depuis très longtemps!

TECHNIQUE:

5

 

Un écrin pour la magnifique photo de Darius Khondji! Somptueux!

BONUS:

Aucun bonus comme toujours avec Woody Allen! Quel dommage…

VERDICT:

4.5

 

Un grand cru allenien! A ne pas manquer!

Disponible en DVD (19.9.9 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution/TF1 Vidéo dès le 1er avril