Critique: Magic in the Moonlight

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  • Date de sortie :
    22 octobre 2014
  • Réalisé par :
    Woody Allen
  • Avec :
    Colin Firth, Emma Stone, Simon McBurney…
  • Durée :
    1h38min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Magic in the Moonlight
  • Distributeur :
    Mars Distribution

Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

Pour la 46ème fois, les lettres blanches sur fond noir s’affichent sur un air de jazz des années 20. Une fois de plus Woody Allen nous parle d’amour comme dans toute son oeuvre mais aussi de magie comme dans Alice, Scoop ou le sortilège du Scorpion de Jade et pourtant ce n’est jamais le même film qu’il nous offre!

S’il ne joue pas dans celui-ci, le personnage incarné par Colin Firth lui ressemble étrangement dans son cynisme et sa manière de décourager toute tentative de positiver ou d’espérer de ses congénères. Puis, devant les dons de Sophie (pétillante Emma Stone), on le prend à douter puis même prier le Bon Dieu à notre grande surprise, le Maître Allen ne nous ayant pas habitué à ce genre de faiblesses. Mais ce cynisme allenien n’a pas disparu pour autant et prouve que le cinéaste n’a rien perdu de sa verve et de sa patte. Magnifiquement photographié par Darius Khondji, drôle, léger, ce Magic in the Moonlight est bel et bien magique et l’un des meilleurs Woody depuis très longtemps!

4.5

 

 

Jeu Concours: 5X2 places pour « Magic in the moonlight » à gagner(jeu terminé)

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Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère. 

A l’occasion de la sortie en salles du film « Magic in the Moonlight », CINEDINGUE et MARS DISTRIBUTION sont heureux de vous offrir 5×2 places pour voir le film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 22 octobre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

Critique Dvd: Le Prête-nom

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  • Réalisé par :
    Martin Ritt
  • Avec :
    Woody Allen, Zero MOSTEL, Hecky…
  • Durée :
    1h33min
  • Pays de production :
    américain
  • Année de production :  1976
  • Titre original : THE FRONT
  • Distributeur :
    WARNER COLUMBIA/1987:COLUMBIA/1994:COLUMBIA TRI STAR

LE FILM: 7/10

En plein maccarthysme, Alfred Miller, auteur de renom, demande à son ami d’enfance, Howard Prince, modeste plongeur dans un petit restaurant, de lui servir de prête-nom. Howard accepte et signe un feuilleton de télévision qui obtient un vif succès. Le héros du feuilleton, Hecky, est bientôt inquiété par la Commission qui lui demande de réunir des informations sur Howard. Hecky répond en se jetant du haut d’un pont. Le petit plongeur est à son tour convoqué. Il accusera violemment les membres de la Commission d’établir un climat de persécution et de peur…

Réalisé, écrit et interprétés par des blacklistés pour la plupart, le Prête-Nom, bien que cinématographiquement mineur, reste un témoignage indispensable sur une période noire de l’histoire des Etats-Unis. Le film de Ritt montre merveilleusement bien le quotidien cauchemardesque des artistes accusés de communisme, ne trouvant plus de travail et se retrouvant contraints, comme le personnage de Zero Mostel, de se produire pour une bouchée de pain. Vraiment sombre sur le fond et même à certains moments dramatique, le film de Ritt garde une certaine légèreté grâce à l’interprétation de Woody Allen dans le rôle de quidam un peu naïf qu’il maîtrise à la perfection.

TECHNIQUE: 7/10

Une copie convenable même si l’on peut déplorer un manque d’éclat des couleurs.

BONUS: 5/10

On trouve ici une présentation du film par Jean Douchet.

VERDICT: 7/10

Un témoignage passionnant sur le maccarthysme à défaut d’être un grand film.

Disponible en DVD (14.99 euros) dans la collection les Introuvables à la FNAC et sur FNAC.COM dès le 3 septembre

 

CRITIQUE BLU-RAY: ROBOCOP

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  • Réalisé par :  Paul Verhoeven
  • Avec : Peter Weller , Nancy Allen , Daniel O’Herlihy …
  • Durée :
    1h42min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1987
  • Titre original : ROBOCOP
  • Distributeur :
    FOX

LE FILM: 8/10

Fin du 20e siècle. Bienvenue à Détroit, ville du cauchemar, devenue totalement incontrôlable. Les criminels mettent la ville à feu et à sang. Les dirigeants sont corrompus et la police officiellement incapable d’enrayer la montée de la violence. Il reste une dernière chance : Robocop, flic mi-homme mi-robot créé à partir du corps d’Alex Murphy, policier mort en service.

Après un premier refus et sur l’insistance de sa femme, le réalisateur hollandais Paul Verhoeven voit, en 1987, dans le scénario d’Ed Neumeier, l’occasion rêvée de débarquer à Hollywood, alors en pleine mode de l’action movie! Mais au-delà d’un simple film d’action décérébré, Verhoeven réalise un film de science-fiction qui fait date. S’appuyant sur le mythe de Frankenstein, il assène un violent coup de poing à la société de consommation américaine et à la toute puissance des multi-nationales, non sans humour certes, mais avec une bonne dose de gore! Et à une époque où le numérique n’existe pas, les effets spéciaux sont toutefois très réussis! Un film culte!

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TECHNIQUE: 9/10

Une copie 4k quasi-parfaite mis à part les plans de journaux TV. Une restauration impressionnante de précision et de contrastes!

BONUS: 10/10

Une orgie! On trouve sur le bluray une interview de 44 mins de l’équipe du film, un making of de 36 mins, une featurette, des scènes coupées sans grand intérêt, un storyboard commenté, une interview des méchants du film, le bonus caché où l’on retrouve le caméo de Verhoeven dans le film, un doc sur les effets spéciaux et un sur la légende robocop! Enorme!

VERDICT: 8.5/10

Un film culte dans une édition définitive!

Disponible en combo bluray/dvd (19.99 euros) chez MGM/United Artists


CRITIQUE DVD: BLUE JASMINE

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LE FILM: 8.5/10

Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Après son escapade en Europe avec des films comme Match Point, Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris ou To Rome With Love, Woody Allen revient aux Etats-Unis et plus précisément à New-York et San Francisco. Changement de décor donc mais aussi changement de ton: Blue Jasmine, s’il bénéficie toujours des dialogues incisifs de Woody Allen, penche beaucoup plus du côté du mélodrame que de la fantaisie allenienne. S’il fait immanquablement penser à un Tramway Nommé Désir et si évidemment Jasmine évoque clairement Blanche Dubois, le film d’Allen a la même charge dramatique qu’Alice ou Maris et Femmes. Le récit de la vie de Jasmine, construit en flash backs, dont le mari semble être un clone de Madoff, est souvent bourré d’humour mais devient de plus en plus sombre jusqu’à un final vraiment émouvant.

Si à 77 ans et après tant de films, Woody Allen parvient encore à nous surprendre, son interprète n’y est pas pour rien. Cate Blanchett offre avec Jasmine une de ces prestations époustouflantes qui sentent l’Oscar à plein nez! Vivement l’année prochaine et le prochain Allen!

TECHNIQUE: 8/10

Des couleurs et une définition plutôt à la fête pour le format avec un léger grain très cinégénique!

BONUS: 0/10

Rien du tout comme toujours pour les Woody!

VERDICT: 8.5/10

Un excellent cru à consommer sans modération!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez TF1 Vidéo dès le 29 janvier



CRITIQUE: BLUE JASMINE

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Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Après son escapade en Europe avec des films comme Match Point, Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris ou To Rome With Love, Woody Allen revient aux Etats-Unis et plus précisément à New-York et San Francisco. Changement de décor donc mais aussi changement de ton: Blue Jasmine, s’il bénéficie toujours des dialogues incisifs de Woody Allen, penche beaucoup plus du côté du mélodrame que de la fantaisie allenienne. S’il fait immanquablement penser à un Tramway Nommé Désir et si évidemment Jasmine évoque clairement Blanche Dubois, le film d’Allen a la même charge dramatique qu’Alice ou Maris et Femmes. Le récit de la vie de Jasmine, construit en flash backs, dont le mari semble être un clone de Madoff, est souvent bourré d’humour mais devient de plus en plus sombre jusqu’à un final vraiment émouvant.

Si à 77 ans et après tant de films, Woody Allen parvient encore à nous surprendre, son interprète n’y est pas pour rien. Cate Blanchett offre avec Jasmine une de ces prestations époustouflantes qui sentent l’Oscar à plein nez! Vivement l’année prochaine et le prochain Allen!

 

NOTE: 8.5/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: To Rome With Love

 

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LE FILM: 7.5/10

Après Londres dans « Match point », Barcelone dans « Vicky, Cristina, Barcelona » et Paris dans « Minuit à Paris », Woody Allen pose cette fois-ci sa caméra dans la capitale italienne pour ce « To Rome with love ».

Après un générique sur l’air de « Volare » (comment aurait-il pu en être autrement!), un agent de police romain au milieu de son carrefour nous apostrophe et nous invite à découvrir sa ville à travers le destin de plusieurs personnages. Une jeune américaine demande son chemin à un jeune avocat romain et trouve l’amour. Le jeune Jack (Jesse Eisenberg), s’apprête à recevoir l’amie (Ellen Page) de sa fiancée (Greta Gerwig) qui traîne une réputation de bombe sexuelle. Il y a aussi le jeune marié qui se retrouve accompagné à la suite d’une erreur d’une prostituée (Penelope Cruz) qu’il est contraint de faire passer pour sa future femme auprès de ses proches. Sa future femme, elle, s’égare dans Rome et tombe sur son acteur italien préféré, séducteur invétéré. Jerry (Woody Allen) et sa femme Phyllis, eux, viennent à Rome pour rencontrer leur futur gendre; Jerry, à la recherche de talents lyriques craque pour le beau-père après l’avoir entendu chanter sous sa douche! Et puis nous suivons également Leopoldo, employé romain tout ce qu’il y a de plus banal qui du jour au lendemain découvre la célébrité!

Woody Allen, dans ce nouvel opus, rend hommage aux comédies à sketches qui fleurissaient en Italie dans les années 70 et son casting s’amuse avec lui, qu’on retrouve devant la caméra pour la première fois depuis 6 ans (Scoop). Seul bémol à cette partition , le rôle d’Alec Baldwin, complètement inutile.

Jouant avec les clichés, c’est toutefois un Woody divertissant qui nous livre une charmante comédie qui se savoure comme un verre de lambrusco: frais, sucré et pétillant!

TECHNIQUE 9/10

Quasi-parfait! Un apport HD indéniable tant sur le son que l’image!

BONUS: 0/10

Rien! Que dalle! Comme d’habitude pour les films de Woody Allen! Dommage!

VERDICT: 7.5/10

Un petit plaisir à se faire même en l’absence de bonus!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 5 décembre.