Critique: Grâce à Dieu

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Réalisation François Ozon
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 137 minutes
Sortie 20 février 2019

Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi.
Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Quelques semaines après « les Chatouilles », le Cinéma français nous propose un nouveau film évoquant la pédophilie et ses victimes et une fois de plus en s’inspirant de faits réels. Il s’agit ici de l’une des plus célèbres affaires qui toucha l’Eglise française, mettant en cause le père Preynat, ses agissements ayant été apparemment couverts par l’Institution. Pour réaliser ce film, François Ozon passe derrière la caméra pour la 18ème fois et il était intéressant de voir comment ce dernier allait traiter d’un tel sujet lorsque l’on connaît son goût pour la provoc et les sujets sulfureux.

Il a clairement divisé son film en trois parties correspondant à ses trois principaux personnages. Le film s’ouvre avec Alexandre Guérin, incarné par Melvil Poupaud, fervent catholique, père de cinq enfants, qui cherche à tout prix à faire avancer l’Eglise, en lui faisant tourner définitivement le dos à ses membres pédophiles et enfin assumer son passé. Cette première partie, très froide, voire clinique, repose beaucoup sur des échanges de correspondances, de mails, d’appels… La seconde partie est consacrée à François Debord ( Denis Ménochet) qui a perdu toute foi et qui ne souhaite qu’une chose, faire payer l’Eglise. C’est sans doute la partie la plus dynamique, le personnage de Debord étant une espèce de rouleau compresseur que peu arrivent à suivre. La troisième partie, la plus passionnante et émouvant nous montre le personnage d’Emmanuel Thomassin (Swann Arlaud) dont la vie fut broyée par ses traumatismes, le laissant épileptique, sans emploi et à la vie de couple cahotique. Ces trois destins vont évidemment se croiser, donnant toute sa chair au film d’Ozon, étonnamment sobre et digne, n’évoquant qu’au strict nécessaire les souvenirs douloureux. « Grâce à Dieu » est donc une très belle réussite, notamment grâce à ses trois interprètes tous parfaits avec une mention spéciale à Swann Arlaud qui confirme tout le bien qu’on pense de lui depuis notamment « Petit Paysan ». Lorsqu’il apparaît à l’écran, il se passe indéniablement quelque chose de très fort! Reste le problème qui agitera évidemment la sortie du film, ce dernier évoquant une affaire qui attend toujours d’être jugée, sans modifier le nom des principaux protagonistes, au fi du principe élémentaire de présomption d’innocence. Et on n’a certainement pas fini d’en parler!

4.5

 

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Critique: L’Amant Double

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Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

Un an après « Frantz », François Ozon nous offre son 17ème film, un thriller sulfureux. Pétri d’influences diverses, son dernier né cite pêle mêle Hitchcock, Polanski ou de Palma sans jamais les singer. Tiré d’un roman de Joyce Carol Oates, « l’Amant double » balade le spectateur dans le monde des jumeaux, de la psychanalyse et brouille constamment les cartes dans un jeu de pistes qui nécessite un effort au spectateur, chose rare et à souligner à l’époque du prêt à ingurgiter! Jérémie Renier trouve ici l’un (deux) de ses meilleurs rôles et Marine Vacth confirme sa magnifique prestation dans « Jeune et jolie » déjà chez Ozon. Mais le plus notable ici tient en la mise en scène d’Ozon, de film en film toujours plus maîtrisée et surtout dans la cohérence du film avec l’oeuvre de son auteur, qui ne cesse plus de s’amuser avec les apparences. Il est aussi l’un des rares cinéastes français, sans vilain jeu de mot à vraiment oser!

4.5

Critique Bluray: Frantz

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Réalisation François Ozon
Scénario François Ozon
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre drame
Durée 113 minutes
Sortie 7 septembre 2016

LE FILM:

5

Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

En 18 ans de carrière, c’est déjà le 16ème long métrage que François Ozon nous offre; une régularité digne d’Hitchcock, et loin d’être le seul point commun. Les deux cinéastes ont tous les deux créé une oeuvre à la fois hétéroclite et cohérente. Si sur la forme, ce drame historique en costumes paraît inédit chez Ozon, il continue à creuser le sillon du mystère, du secret et du fantasme qu’il entamait déjà en 1998 avec « Sitcom ». Au-delà du récit passionnant qui laisse le spectateur en haleine, se demandant quels rapports entretenaient les deux soldats ou encore quelle sera l’issue de la relation entre Adrien et Anna, « Frantz » pose des questions sur la guerre et son absurdité. Sur la forme, « Frantz » est sans doute le film le plus abouti et le plus brillant avec notamment un jeu subtil sur la couleur et le noir et blanc. Pour interpréter les deux personnages principaux, Ozon a fait confiance à Pierre Niney qui confirme toujours un peu plus le talent qu’on lui prête mais surtout la révélation Paula Beer  (Prix du meilleur espoir à Venise), aux faux airs de Romy Schneider. François Ozon est un cinéaste français majeur et son « Frantz » son chef d’oeuvre!

TECHNIQUE:

5

Somptueux!

BONUS:

2

On trouve ici quelques scènes coupées, des essais costumes et lumières et un petit sujet sur la présentation du film à Venise et la récompense de son actrice. Rien sur le tournage lui même, dommage…

VERDICT:

4.5

Indispensable même si l’on aurait rêvé d’une édition plus fournie.

Disponible en DVD (17.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez FranceTV Distribution dès le 18 janvier

Critique: Frantz

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Réalisation François Ozon
Scénario François Ozon
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre drame
Durée 113 minutes
Sortie 7 septembre 2016

Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

En 18 ans de carrière, c’est déjà le 16ème long métrage que François Ozon nous offre; une régularité digne d’Hitchcock, et loin d’être le seul point commun. Les deux cinéastes ont tous les deux créé une oeuvre à la fois hétéroclite et cohérente. Si sur la forme, ce drame historique en costumes paraît inédit chez Ozon, il continue à creuser le sillon du mystère, du secret et du fantasme qu’il entamait déjà en 1998 avec « Sitcom ». Au-delà du récit passionnant qui laisse le spectateur en haleine, se demandant quels rapports entretenaient les deux soldats ou encore quelle sera l’issue de la relation entre Adrien et Anna, « Frantz » pose des questions sur la guerre et son absurdité. Sur la forme, « Frantz » est sans doute le film le plus abouti et le plus brillant avec notamment un jeu subtil sur la couleur et le noir et blanc. Pour interpréter les deux personnages principaux, Ozon a fait confiance à Pierre Niney qui confirme toujours un peu plus le talent qu’on lui prête mais surtout la révélation Paula Beer  (Prix du meilleur espoir à Venise), aux faux airs de Romy Schneider. François Ozon est un cinéaste français majeur et son « Frantz » son chef d’oeuvre!

5

 

Jeu Concours: 5×2 places pour « Frantz » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie de « Frantz » le 7 septembre, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×2 places. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 17 septembre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

Critique Dvd: Une nouvelle amie

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LE FILM:

4

 

À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.

Si le travestissement est la thématique principale du film, Ozon ne verse pas dans la comédie loufoque (même si certaines scènes sont vraiment drôles) mais conserve sa ligne directrice: parler de sexualité et de différence. Remarquablement mis en scène (la séquence d’ouverture du film est l’une des plus belles scènes de ciné de l’année!), « Une nouvelle amie » navigue habilement entre Hitchock et Almodovar, mêlant simple plaisir cinéphile et véritable réflexion, sans jamais rien revendiquer en ces temps de « manif pour tous ». Quant au duo Romain Duris/Anaïs Demoustier, l’alchimie entre les deux comédiens enflamme l’écran et les sens! Un régal!

TECHNIQUE:

4

 

Le léger grain volontaire est présent, la définition est au top ainsi que les couleurs! Pour un support non HD, c’est inespéré!

BONUS:

Malheureusement, je n’ai pu visionner les bonus présents sur un second disque qui ne m’a pas été fourni. Je vous engage à aller voir chez Miss Bobby qui a eu la chance de les voir: http://www.missbobby.net/dvd-blu-ray/test-blu-ray-une-nouvelle-amie.html

VERDICT:

4

 

Un petit régal!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FranceTV Distribution

Critique: Une nouvelle amie

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  • Date de sortie :
    05 novembre 2014
  • Réalisé par :
    François Ozon
  • Avec :
    Romain Duris, Anaïs Demoustier, Raphaël Personnaz…
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Mars Distribution

À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.

Si le travestissement est la thématique principale du film, Ozon ne verse pas dans la comédie loufoque (même si certaines scènes sont vraiment drôles) mais conserve sa ligne directrice: parler de sexualité et de différence. Remarquablement mis en scène (la séquence d’ouverture du film est l’une des plus belles scènes de ciné de l’année!), « Une nouvelle amie » navigue habilement entre Hitchock et Almodovar, mêlant simple plaisir cinéphile et véritable réflexion, sans jamais rien revendiquer en ces temps de « manif pour tous ». Quant au duo Romain Duris/Anaïs Demoustier, l’alchimie entre les deux comédiens enflamme l’écran et les sens! Un régal!

4