Critique: Slalom

RéalisationCharlène Favier
ScénarioCharlène Favier
Marie Talon
MusiqueLoW Entertainment
Acteurs principauxNoée Abita
Jérémie Renier
Sociétés de productionMille et une productions
Pays d’origine France
 Belgique
GenreDrame
Durée92 minutes
Sortie2020

Lyz, 15 ans, vient d’intégrer une prestigieuse section ski-études du lycée de Bourg-Saint-Maurice. Fred, ex-champion et désormais entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue. Galvanisée par son soutien, Lyz s’investit à corps perdu, physiquement et émotionnellement. Elle enchaîne les succès mais bascule rapidement sous l’emprise absolue de Fred…

Premier film de Charlène Favier, « Slalom » dissèque la relation entre Lyz, 15 ans, et son entraîneur de ski, tous deux tournés vers une participation aux jeux Olympiques. On assiste aux entraînements, durs physiquement mais aussi moralement car avec Fred, les sentiments n’ont pas leur place. Il faut être le meilleur ou rester chez soi. Puis petit à petit, on voit se mettre en place une véritable emprise de l’adulte sur la jeune femme, elle même coupée de ses liens familiaux. La jeune cinéaste s’inspire de ses jeunes années de sportive pour témoigner d’un phénomène fréquent où des éducateurs, forts de leur influence sur les jeunes qu’ils encadrent, abusent de leur statut et utilisent leurs élèves pour assouvir leur besoin de domination. Ce premier film glaçant et clinique, repose sur la magnifique interprétation de la jeune Noée Abita que l’on avait découverte dans « Ava » où elle était déjà fabuleuse et Jérémie Rénier totalement convaincant dans le rôle du coach. A voir…

Critique: L’Amant Double

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Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

Un an après « Frantz », François Ozon nous offre son 17ème film, un thriller sulfureux. Pétri d’influences diverses, son dernier né cite pêle mêle Hitchcock, Polanski ou de Palma sans jamais les singer. Tiré d’un roman de Joyce Carol Oates, « l’Amant double » balade le spectateur dans le monde des jumeaux, de la psychanalyse et brouille constamment les cartes dans un jeu de pistes qui nécessite un effort au spectateur, chose rare et à souligner à l’époque du prêt à ingurgiter! Jérémie Renier trouve ici l’un (deux) de ses meilleurs rôles et Marine Vacth confirme sa magnifique prestation dans « Jeune et jolie » déjà chez Ozon. Mais le plus notable ici tient en la mise en scène d’Ozon, de film en film toujours plus maîtrisée et surtout dans la cohérence du film avec l’oeuvre de son auteur, qui ne cesse plus de s’amuser avec les apparences. Il est aussi l’un des rares cinéastes français, sans vilain jeu de mot à vraiment oser!

4.5