Critique: L’Amant Double

511243.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

Un an après « Frantz », François Ozon nous offre son 17ème film, un thriller sulfureux. Pétri d’influences diverses, son dernier né cite pêle mêle Hitchcock, Polanski ou de Palma sans jamais les singer. Tiré d’un roman de Joyce Carol Oates, « l’Amant double » balade le spectateur dans le monde des jumeaux, de la psychanalyse et brouille constamment les cartes dans un jeu de pistes qui nécessite un effort au spectateur, chose rare et à souligner à l’époque du prêt à ingurgiter! Jérémie Renier trouve ici l’un (deux) de ses meilleurs rôles et Marine Vacth confirme sa magnifique prestation dans « Jeune et jolie » déjà chez Ozon. Mais le plus notable ici tient en la mise en scène d’Ozon, de film en film toujours plus maîtrisée et surtout dans la cohérence du film avec l’oeuvre de son auteur, qui ne cesse plus de s’amuser avec les apparences. Il est aussi l’un des rares cinéastes français, sans vilain jeu de mot à vraiment oser!

4.5

Publicités

CRITIQUE: PERSONA

AFF PERSONA

 

  • Réalisé par :  Ingmar Bergman
  • Avec : Liv Ullmann , Bibi ANDERSSON , Gunnar Björnstrand …
  • Durée :
    1h24min
  • Pays de production :
     Suède
  • Année de production :  1965
  • Titre original : PERSONA
  • Distributeur :
    ARTISTES ASSOCIES

En plein milieu d’une représentation, la comédienne Elisabet Vogler perd l’usage de la parole. Après un séjour dans une clinique, elle s’installe quelque temps sur l’île de Fårö avec son infirmière, Alma. Les deux jeunes femmes vont alors nouer une grande complicité qui va pousser Alma à se confier. Mais cette relation fusionnelle va très vite se détériorer…

PERSONA

Persona, c’est le mot latin qui désigne le masque que portaient les acteurs de théâtre. Dans la psychanalyse, il s’agit, selon Jung, du masque que l’individu porte dans sa vie en société, son rôle social,  en opposition à son vrai « moi ». Ces deux définitions servent donc de point de départ à Ingmar Bergman pour ce qui constitue l’un de ses films les plus difficiles d’accès. L’originalité du montage, les gros plans perpétuels sur les visages de ses deux actrices, le monologue permanent de l’infirmière Alma et la musique hypnotique font de ce film une expérience sensorielle intense. Persona mérite d’être vue et revu tant il comprend de niveaux de lectures. Une oeuvre majeure!

Ressortie en version restaurée avec Carlotta Films le 5 mars

 

NOTE: 9.5/10