Critique Bluray: l’Hermine

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LE FILM:

4.5

Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

TECHNIQUE:

5

Précision, couleurs, contrastes, tout est limpide!

BONUS:

4.5

Seul bonus mais de taille, un superbe making of de 45 mins qui revient en particulier sur le travail du cinéaste pour être le plus réaliste possible, avec des interventions de professionnels de la justice.

VERDICT:

4.5

L’un des grands films français de 2015 dans une belle édition!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Gaumont

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Critique: l’Hermine

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Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

4.5

 

 

Critique: Gemma Bovery

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  • Date de sortie :
    10 septembre 2014
  • Réalisé par :
    Anne Fontaine
  • Avec :
    Fabrice Luchini,Gemma Arterton,Jason Flemyng…
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Distributeur :
    Gaumont

LE FILM:

3.5

Martin est un ex-bobo parisien reconverti plus ou moins volontairement en boulanger d’un village normand. De ses ambitions de jeunesse, il lui reste une forte capacité d’imagination, et une passion toujours vive pour la grande littérature, celle de Gustave Flaubert en particulier. On devine son émoi lorsqu’un couple d’Anglais, aux noms étrangement familiers, vient s’installer dans une fermette du voisinage. Non seulement les nouveaux venus s’appellent Gemma et Charles Bovery, mais encore leurs comportements semblent être inspirés par les héros de Flaubert. Pour le créateur qui sommeille en Martin, l’occasion est trop belle de pétrir – outre sa farine quotidienne – le destin de personnages en chair et en os. Mais la jolie Gemma Bovery, elle, n’a pas lu ses classiques, et entend bien vivre sa propre vie…

Un an après son hommage à Molière à travers Alceste à Bicyclette, Fabrice Lucchini fait une cette fois révérence à Flaubert et sa Madame Bovary et il est toujours comme un poisson dans l’eau lorsqu’il s’amuse avec notre patrimoine littéraire. Gemma Bovery, c’est l’adaptation d’une BD anglaise de Posy Simmonds, déjà auteure de Tamara Drewe et c’est d’ailleurs à nouveau Gemma Aterton qui incarne l’héroïne.

On retrouve ici la patte de l’auteure britannique, avec un humour léger comme une bulle de champagne et la mise en scène d’Anne Fontaine rivalise de grâce. Lucchini se régale mais s’efface sans trop en faire devant la jeune actrice britannique, délicieux mélange de fragilité et de sensualité animale et la bande originale de Bruno Coulais souligne tout ça à merveille. Si l’on est en terrain connu, ce Gemma Bovery se déguste comme une bonne baguette, croustillant et tendre à la fois!

Jeu Concours: 5×2 places à gagner pour « Ton Absence »(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles de « Ton Absence », CINEDINGUE et BELLISSIMA FILMS sont heureux de vous offrir 5X2 places pour découvrir le film. Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement aux questions avant le 28 mai; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

CRITIQUE: Dans la Maison

Un garçon de 16 ans s’immisce dans la maison d’un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l’enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d’événements incontrôlables.

Deux ans après « Potiche », François Ozon revient avec un treizième long métrage, à nouveau adapté d’une pièce de théâtre, « Dans la Maison ». Même si le François Ozon de 2012 s’est assagi par rapport à celui des débuts qui n’avait pas peur de provoquer son public avec des oeuvres telles que « Sitcom » ou « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », il continue de proposer tout de même des films qui appellent à la réflexion.

Avec ce nouvel opus, Ozon brasse de multiples influences que ce soit les séries US pour les pavillons à la Wisteria Lane (Desperate Housewives) ou le cinéma d’Hitchcock ou de Pasolini pour le thème du voyeurisme, central dans ce film. En effet, la relation et le jeu pervers entre le professeur et l’élève nous amène à réfléchir sur le pourvoir de l’auteur, littéraire ou autre, et son processus de création mais aussi sur la tendance générale au voyeurisme qui gangrène nos sociétés, asphyxiées par les magazines people et la télé réalité.

Sous une forme très ludique et intellectuellement très stimulante, le film d’Ozon est une belle réussite, malgré quelques longueurs dans la seconde partie, qui confirme que Fabrice Lucchini peut être aussi bon quand il n’en fait pas des tonnes!

NOTE: 7.5/10
 

CRITIQUE: POTICHE (2010)

Hier soir, comme prévu, c’était l’avant-première du dernier film de François Ozon, Potiche, en présence de ce dernier  accompagné de Judith Godrèche et du monument Catherine Deneuve!

En 1977, dans une petite ville du Nord de la France, Suzanne Pujol est l’épouse soumise de Robert Pujol qui dirige l’entreprise familiale de fabrication de parapluies. Celui-ci est insupportable et despotique avec ses ouvriers comme avec sa femme Suzanne, réduite au rôle de potiche, dont l’opinion n’est que « perte de temps ». Alors que le climat social au sein de l’entreprise se déteriore avec grève à l’appui, Robert doit partir en cure de repos. C’est Suzanne qui assure l’intérim, demandant conseil au député maire communiste Babin (excellent Depardieu). Au retour de Pujol, les choses se compliquent…

Adaptation d’une pièce de Barillet et Grédy, « Potiche » se situe dans la carrière d’Ozon quelque part entre « 8 femmes » et le formidable « gouttes d’eau sur pierres brûlantes ». La bonne idée du film représente aussi à mes yeux son défaut principal: tout est ici surjoué comme dans une pièce de boulevard sauf qu’on est ici au cinéma. Il est donc d’autant plus dur d’entrer dans le film tant tout est « too much ». Cette caractéristique du film donne toutefois l’occasion au casting quatre étoiles (Deneuve, Lucchini, Godrèche, Depardieu, Rénier, Viard…) de se lâcher et de se faire plaisir et ça fonctionne assez bien. Les dialogues sont parfois très drôles (on y cite même notre Président Sarkozy) et la reconstitution des 70’s est parfaite (ah le téléphone recouvert de velours!). Une bonne comédie qui aurait mérité d’être un peu plus incisive mais c’est pas tous les jours qu’on voit Catherine Deneuve faire son footing en jogging Adidas

CRITIQUE: LES INVITES DE MON PERE (2009)

UGC Distribution

Lucien est un retraité engagé. Ancien médecin, il s’investit auprès d’une association qui aide les sans papiers. Un jour, il apprend à ses enfants, Arnaud, avocat et « nouveau riche » comme il le dit lui-même et Babette, médecin qui a toujours voulu faire tout comme son papa, qu’il a décidé d’accueillir sous son toit une famille moldave. En guise de famille, il s’agit en fait d’une jeune mère au physique flatteur et sa fillette et en guise de coup de main c’est en fait de mariage qu’il est question à la grande surprise des enfants. Et ils ne sont pas au bout de leurs peines…

Deuxième long métrage d’Anne le Ny après le très réussi « ceux qui restent », la réalisatrice démontre une fois de plus un vrai talent aussi bien au niveau de l’écriture que de la direction d’acteurs. Et surtout, elle fait preuve d’une qualité et pas des moindre: elle sait nous parler de sujets graves mais avec beaucoup de légèreté et d’humour sans jamais aucun pathos. Ici, elle traite tout de même du désamour paternel, du manque de communication familial et du sort des sans-papiers mais sans jamais tomber dans la démonstration ni donner de jugements.

Et que dire du duo Karine Viard/Fabrice Lucchini, deux acteurs qui se sont rendus indispensables au Cinéma français.

Une très très belle réussite qui nous fait aimer la comédie.

LES INVITÉS DE MON PÈRE – BANDE-ANNONCE HD par baryla