Critique Bluray: Inferno

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Réalisation Ron Howard
Scénario David Koepp
Acteurs principaux
Sociétés de production Imagine Entertainment
Skylark Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 121 minutes
Sortie 9 novembre 2016

LE FILM:

2

Robert Langdon se réveille dans un hôpital italien, frappé d’amnésie, et va devoir collaborer avec le docteur Sienna Brooks pour retrouver la mémoire. Tous deux vont sillonner l’Europe dans une course contre la montre pour déjouer un complot à l’échelle mondiale et empêcher le déchaînement de l’Enfer…

Après « Da Vinci Code » et « Anges et Démons », Ron Howard nous sert le troisième volet des aventures mystico-sherlockiennes du scientifique Robert Langdon! Ce dernier se réveille dans un lit d’hôpital italien, amnésique, et cible d’une fausse carabinière! Les deux heures suivantes seront le théâtre d’une immense course poursuite où Langdon devra comprendre pourquoi il est pourchassé et quel péril menace la Terre, résolvant au passage les nombreuses énigmes qui se proposeront à lui. Bizarrement, si le récit va à 100 à l’heure, tout semble tellement précipité et capillo-tracté que l’on sent vite l’ennui! Et tout comme Tom Hanks, le tout s’essouffle assez vite…

TECHNIQUE:

4.5

Splendide à tous les niveaux!

BONUS:

3.5

On trouve ici quelques scènes coupées et un making of très promo décliné en plusieurs modules!

VERDICT:

2

Un jeu de pistes laborieux!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Sony Pictures

 

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Critique: La Fille de Brest

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Titre original La Fille de Brest
Réalisation Emmanuelle Bercot
Scénario Séverine Bosschem et Emmanuelle Bercot
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Sortie 23 novembre 2016

Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

Après le coup de coeur pour « Elle s’en va » et la grosse déception avec « la Tête haute », le retour d’Emmanuelle Bercot derrière la caméra était attendu. D’autant que « la fille de Brest » s’attaque à l’affaire du Médiator, l’un des plus gros scandales de l’Industrie pharmaceutique, sujet ô combien passionnant et puissant. Si le Cinéma américain s’est fait une spécialité de ces films où l’individu se heurte au système, des « Hommes du Président » à « Spotlight » en passant par « Erin Brockovich », le Cinéma français s’est rarement illustré dans le domaine. Force est de reconnaître qu’Emmanuelle Bercot ne parvient jamais à égaler Pollack ou Soderbergh. Le scénario déroule la chronologie de façon très scolaire avec un manichéisme certain, particulièrement lors d’un affrontement grotesque entre l’équipe d’Irène Frachon et celle du laboratoire Servier. Côté mise en scène, le film ne surprend jamais et use de tous les lieux communs. Enfin, l’interprétation pose un vrai problème tant tout semble sonner faux; Si Sidse Babett Knudsen est incontestablement une grande actrice, on se demande d’ailleurs ce qui a motivé son choix pour le rôle d’Irène Frachon; prendre une actrice danoise pour jouer une Française dans un film qui ambitionne un certain réalisme, c’est une drôle de décision. Elle semble malheureusement livrée à elle même tout comme les autres comédiens, un Magimel bedonnant en tête. Finalement, tout le monde connaissant l’histoire, on cherche l’utilité d’un tel film, celui-ci n’apportant jamais rien de nouveau et ce, sur 2h10 de film!

1

 

Critique Bluray: l’Hermine

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LE FILM:

4.5

Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

TECHNIQUE:

5

Précision, couleurs, contrastes, tout est limpide!

BONUS:

4.5

Seul bonus mais de taille, un superbe making of de 45 mins qui revient en particulier sur le travail du cinéaste pour être le plus réaliste possible, avec des interventions de professionnels de la justice.

VERDICT:

4.5

L’un des grands films français de 2015 dans une belle édition!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Gaumont

Critique Bluray: The Duke Of Burgundy

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  • Réalisé par :
    Peter Strickland
  • Avec :
    Chiara D’Anna,Sidse Babett Knudsen
  • Durée :
    1h44min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Duke of Burgundy
  • Distributeur :
    Le Pacte

LE FILM:

4.5

 

 

Jour après jour un couple entretient un rite qui finit toujours par la punition d’Evelyn, mais Cynthia rêve d’une relation plus conventionnelle. L’obsession d’ Evelyn pousse rapidement leur relation au bord de la rupture.

Deux ans après un Berberian Sound Studio fortement empreint de Giallo, l’Anglais Peter Strickland revient avec The Duke of Burgundy, très inspiré de cinéma italien 70’s. Dès le générique très vintage, on sent qu’on est confronté à un vrai film de cinéphile. Sado-masochisme et fétichisme sont alors au programme à travers la relation entre Evelyn et Cynthia, qui ne fonctionne que sur la répétition inlassable des mêmes humiliations. Souvent drôle tant les jeux côtoient l’outrance, le film dans son final se montre émouvant alors que la relation amoureuse ne se joue que sur une inégalité (le bonheur de l’un fait le malheur de l’autre) et qu’il suscite autant de plaisir chez l’une que de souffrance chez l’autre. La grande qualité du film tient en sa beauté plastique absolument démente que ce soit au niveau de la bande originale qui n’est pas sans rappeler les compositions de Morricone (les moins connues bien sûr) que de la photographie exceptionnelle qui multiplie les plans incroyables!

Un petit chef d’oeuvre et un vrai plaisir d’esthète!

TECHNIQUE:

5

 

 

Splendide! Un écrin de rêve pour une telle oeuvre!

BONUS:

2.5

 

 

Seul bonus, 45 mins de scènes coupées précédées à chaque fois d’une note du cinéaste pour expliquer la scène.

VERDICT:

4.5

 

 

Le plus beau film de l’année, forcément indispensable!

Disponible en combo bluray/DVD chez Wild Side Video

Critique: l’Hermine

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Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

4.5

 

 

Jeu Concours: 5×2 places et affiches de « The Duke of Burgundy » à gagner(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en salles de « The Duke of Burgundy » le 17 juin, CINEDINGUE et THE JOKERS FILMS sont heureux d’offrir à 5 d’entre vous un lot de 2 places et une affiche! Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 17 juin. Un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis: Quelque part, en Europe, il n’y a pas si longtemps… Cynthia et Evelyn s’aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d’Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionnelle. L’obsession d’Evelyn se transforme rapidement en une addiction qui mène leur relation à un point de rupture…