Critique: Lolo

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Titre original Lolo
Réalisation Julie Delpy
Scénario Julie Delpy
Eugénie Grandval
Acteurs principaux
Sociétés de production The Film
France 2 Cinéma
Mars Films
Wild Bunch
Tempête sous un crâne
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 1 h 39
Sortie 28 octobre 2015

*

LE FILM:

1

 

En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

Si Dany Boon est un peu le symbole d’une certaine comédie à la Française, populaire et pas toujours gage de qualité, grande était la surprise de voir Julie Delpy, chantre d’une comédie plus US, faire appel à ses services. Dans Lolo, elle joue sur l’opposition entre Jean-René, plouc de la Côte Basque et elle et son fils, rejetons d’un microcosme bobo parisien. Après un début placé sous le signe de la vulgarité, où les histoires de « chattes » sont à l’honneur, le film dévoile sa mécanique et Lolo va tout faire durant 1h45 pour faire capoter le couple de sa mère et JR. Si Dany Boon offre une prestation des plus correctes et Vincent Lacoste excelle, quelque part entre Tanguy et Norman Bates, « Lolo » ne réserve malheureusement que peu de surprises et le récit s’enlise et s’étire inexorablement alors que les rires s’espacent pour disparaître, au milieu d’un scénario quelconque et d’une mise en scène anorexique. Triste…

Critique: l’Hermine

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Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle  » le Président à deux chiffres « . Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d’homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu’il ait jamais aimée.

Trois ans après le médiocre « les Saveurs du Palais« , Christian Vincent revient à la réalisation avec « l’Hermine », film assez atypique. Sous des airs de film de procès ( un procès pour infanticide constitue la trame du film), « l’Hermine » caresse également la comédie romantique. On suit le Président de la Cour d’Assises, Michel Racine, redoutable et redouté de tous qui, au contact d’une des jurées dont il fut secrètement amoureux, va voir son armure se fissurer. Les amateurs de grandes effusions en seront pour leurs frais, le face à face Lucchini/Knudsen n’occupera réellement que deux scènes, mais d’une finesse et d’une intelligence rares pour être soulignées. Si les deux comédiens emportent l’adhésion avec un Lucchini étonnamment sobre et la ravissante et lumineuse Sidse Babett Knudsen, les seconds rôles sont tous épatants. La mise en scène impeccable et les dialogues finement ciselés servent d’écrin pour l’un des meilleurs films français de l’année!

4.5