Critique Dvd: Monsieur et Madame Adelman

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Réalisation Nicolas Bedos
Scénario Nicolas Bedos
Doria Tillier
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Kiosque
France 2 Cinéma
Orange Studio
Umedia (en)
Le Pacte
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 2 heures
Sortie 8 mars 2017

LE FILM:

4

Comment Sarah et Victor ont-ils fait pour se supporter pendant plus de 45 ans ? Qui était vraiment cette femme énigmatique vivant dans l’ombre de son mari ? Amour et ambition, trahisons et secrets nourrissent cette odyssée d’un couple hors du commun, traversant avec nous petite et grande histoire du dernier siècle.

Ambitieux premier film de Nicolas Bedos qui s’attache à raconter l’histoire d’un couple sur plus de 45 ans. Alors que Monsieur, écrivain, est enterré, Madame raconte son histoire d’Amour à un journaliste. Construit sur une succession de flash-backs, le récit s’avère rythmé et acide, et donne la part belle à Doria Tillier qui, pour un premier rôle, resplendit et pique la vedette à son collègue masculin. Nicolas Bedos, quant à lui, excelle dans ce rôle d’écrivain complexé et insatisfait. Un premier film réussi!

TECHNIQUE:

4

Rien à dire pour le support!

BONUS:

1.5

Un minuscule making of et une galerie d’affiches, c’est bien pauvre!

VERDICT:

4

Un premier film réussi et fort plaisant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Le Pacte

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Critique: Loving

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Réalisation Jeff Nichols
Scénario Jeff Nichols
Acteurs principaux
Sociétés de production Big Beach Films
Raindog Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre drame
Durée 123 minutes
Sortie 15 février 2017

Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

Après « Shotgun Stories », « Take Shelter », « Mud » et « Midnight Special », Jeff Nichols signe son cinquième long métrage, présenté au dernier Festival de Cannes. « Loving » est tiré de l’histoire vraie du couple Loving, Mildred (noire) et Richard( blanc), dont la relation fut punie par la loi et finit par entraîner un arrêt de la Cour Suprême autorisant les mariages mixtes. Si les précédents films de Nichols affichaient une vraie singularité, ce nouveau film se veut beaucoup plus classique formellement mais parvient à éviter le spectaculaire et le pathos propices à ce genre d’histoires « tirées de faits réels ». Lors de sa seule scène, Michael Shannon joue un photographe de Life qui vient prendre des photos du couple dans son quotidien. Lorsqu’il prend le cliché célèbre du couple, en plein câlin, en train de rire devant la télé, le photographe est tapi dans un coin de la pièce, en silence. Jeff Nichols film son histoire dans la même posture, tout en délicatesse, sans trop en faire. On reconnaît tout de même sa patte dans la façon qu’il a de filmer son Amérique avec quelques plans contemplatifs des paysages virginiens. Comme toujours, Joel Edgerton est excellent dans son rôle de manuel un peu taiseux et Ruth Negga est la révélation dans le rôle de la femme effacée puis qui finira par porter le couple dans son combat. Peut-être pas un grand  mais un très beau film assurément!

4

Critique: La Communauté

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Titre original Kollektivet
Réalisation Thomas Vinterberg
Scénario Thomas Vinterberg
Tobias Lindholm
Pays d’origine Drapeau du Danemark Danemark
Genre drame
Durée 90 minutes
Sortie 18 janvier 2017
Dans les années 1970, au Danemark, Erik, professeur d’architecture, et Anna, journaliste à la télévision, s’installent avec leur fille de 14 ans, Freja, dans une villa d’un quartier huppé de Copenhague où ils décident de tenter l’expérience de la communauté. Ils y invitent donc des amis mais aussi de nouvelles connaissances à partager là une vie en collectivité où toutes les règles, toutes les décisions sont prises de manière collégiale et soumises à un vote. Si leur communauté favorise l’amitié, l’amour et l’intimité du groupe, une liaison amoureuse entre Erik et l’une de ses étudiantes va venir perturber la vie de tous…
Dixième long métrage du Danois Thomas Vinterberg, « la Communauté » nous offre un beau portrait de groupe, dénué de tout cynisme. Si Erik et Anna décident de créer une communauté, c’est plus pour une raison financière au départ que par philosophie de vie. Cette communauté finira par trouver ses marques, régie par un modèle démocratique plutôt efficace. Lorsqu’un élément extérieur, la maîtresse d’Erik, s’introduira au sein de celle-ci, c’est tout cet équilibre qui va se trouver remis en cause. Magistralement écrit, le film questionne sur la famille et le couple et ce, d’une façon totalement passionnante. Les comédiens sont touts excellents, avec une mention spéciale à Trine Dyrholm, épouse bafouée, digne d’une Gena Rowlands! Un grand film drôle et émouvant!
4.5

Critique Dvd: Tout pour être heureux

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Réalisation Cyril Gelblat
Scénario Cyril Gelblat
Sociétés de production Chapka Films
Vendôme Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 97 minutes
Sortie 15 avril 2016

LE FILM:

4

Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

Quelques mois après « Un début prometteur« , Manu Payet revient dans un rôle de quadra tendance dépressive. Alors qu’il joue sa vie niveau professionnel en tentant de lancer une jeune chanteuse prometteuse, son couple et sa vie de famille sont au bord de l’explosion et sa femme ne va pas tarder à siffler la fin du match. Antoine va alors se rapprocher de sa soeur pour l’aider financièrement mais aussi à y voir plus clair dans sa vie sentimentale.

Pour son second long métrage, le réalisateur Cyril Gelblat s’est inspiré du livre de Xavier de Moulins « un coup à prendre » mais surtout de son expérience de jeune père, confiant d’ailleurs le rôle de l’une des enfants à sa propre fille. Sans que ce soit une pure comédie mais plutôt un « film sur la vie », « tout pour être heureux » réussit le pari d’alterner entre le rire et l’émotion sans jamais céder à la facilité y compris avec un final qui a le bon goût de ne pas trahir le discours du film.

Dans une Société du zapping où les couples se déchirent au premier truc qui cloche, « tout pour être heureux » a le mérite de susciter la réflexion sans donner de leçons tout en proposant un vrai bon divertissement. A côté de ça, on découvre les talents musicaux de Joe Bel, jeune chanteuse qui devrait faire reparler d’elle et un réalisateur de comédie non dénué d’ambition: on retiendra l’idée géniale d’un repas  » à distance », belle idée de mise en scène. Puis évidemment, on ne peut pas ne pas évoquer l’interprétation: Manu Payet sait faire rire et aussi se montrer bouleversant, Aure Atika est parfaite en soeur conseillère et Audrey Lamy, loin des rôles comiques dont elle a fait son fonds de commerce, apporte une vraie touche d’émotion au film. On ne peut oublier évidemment les deux enfants, Jaïa Caltagirone et Rafaele Gelblat, totalement craquantes. Dans sa façon de combiner rires et larmes, son aspect de feel good movie et les réactions que le film suscite lors des avant-premières, « tout pour être heureux » fait étrangement penser à « la famille Bélier »! On ne peut que lui souhaiter le même destin!

TECHNIQUE:

4.5

Un résultat probant pour le support et ce, à tous les niveaux!

BONUS:

2.5

On trouve ici un making of qui n’est autre qu’un ensemble de trois entretiens avec l’équipe du film, plutôt promos ainsi que trois scènes coupées.

VERDICT:

4

L’une des jolies surprises françaises de l’année!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 17 août

Critique: Tout pour être heureux

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SORTIE LE 13 AVRIL 2016

Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille…

Quelques mois après « Un début prometteur« , Manu Payet revient dans un rôle de quadra tendance dépressive. Alors qu’il joue sa vie niveau professionnel en tentant de lancer une jeune chanteuse prometteuse, son couple et sa vie de famille sont au bord de l’explosion et sa femme ne va pas tarder à siffler la fin du match. Antoine va alors se rapprocher de sa soeur pour l’aider financièrement mais aussi à y voir plus clair dans sa vie sentimentale.

Pour son second long métrage, le réalisateur Cyril Gelblat s’est inspiré du livre de Xavier de Moulins « un coup à prendre » mais surtout de son expérience de jeune père, confiant d’ailleurs le rôle de l’une des enfants à sa propre fille. Sans que ce soit une pure comédie mais plutôt un « film sur la vie », « tout pour être heureux » réussit le pari d’alterner entre le rire et l’émotion sans jamais céder à la facilité y compris avec un final qui a le bon goût de ne pas trahir le discours du film.

Dans une Société du zapping où les couples se déchirent au premier truc qui cloche, « tout pour être heureux » a le mérite de susciter la réflexion sans donner de leçons tout en proposant un vrai bon divertissement. A côté de ça, on découvre les talents musicaux de Joe Bel, jeune chanteuse qui devrait faire reparler d’elle et un réalisateur de comédie non dénué d’ambition: on retiendra l’idée géniale d’un repas  » à distance », belle idée de mise en scène. Puis évidemment, on ne peut pas ne pas évoquer l’interprétation: Manu Payet sait faire rire et aussi se montrer bouleversant, Aure Atika est parfaite en soeur conseillère et Audrey Lamy, loin des rôles comiques dont elle a fait son fonds de commerce, apporte une vraie touche d’émotion au film. On ne peut oublier évidemment les deux enfants, Jaïa Caltagirone et Rafaele Gelblat, totalement craquantes. Dans sa façon de combiner rires et larmes, son aspect de feel good movie et les réactions que le film suscite lors des avant-premières, « tout pour être heureux » fait étrangement penser à « la famille Bélier »! On ne peut que lui souhaiter le même destin!

4

 

Critique Dvd: The Affair Saison 1

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Série The Affair
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d’origine Showtime
Diff. originale 12 octobre 201421 décembre 2014
Nb. d’épisodes 10

LA SERIE:

4.5

 

 

Un beau jour, au début de l’été, Noah, un homme marié et père dévoué de quatre enfants, fait la rencontre d’Alison, une femme mariée elle aussi, qui pleure la mort récente de son enfant. Dès le premier regard échangé, le coup de cœur est instantané et partagé. Commence alors une relation adultérine qui détruira leurs mariages respectifs et aura des conséquences dramatiques pour chacun des membres de leurs familles…

Si l’idée de départ, la relation extraconjugale d’un père de famille et d’une serveuse, mariée elle aussi, n’a pas grand chose d’original, c’est le traitement qui fait tout l’intérêt de cette série qui s’avère l’une des meilleures du moment! Construite autour de flashbacks, les deux personnages principaux étant soumis à un interrogatoire policier, la série crée d’entrée un suspense le spectateur ne sachant rien des raisons qui conduisent à cet interrogatoire. En outre, chaque épisode est divisé en deux parties, « Noah » et « Alison », qui nous montrent le point de vue de chacun de ces personnages. Le spectateur peut donc parfois revoir les mêmes évènements mais d’un point de vue différent: les tenues changent tout comme les dialogues ! Remarquablement écrite, cette série a le bon goût de créer des personnages originaux, loin des archétypes, évitant de dépeindre Noah comme le dernier des salauds ou Alison comme l’allumeuse de service. Petit à petit, au fil des épisodes, les mystères s’éclaircissent et l’on comprend mieux le passé des deux familles et l’importance des points de vue des personnages. Côté interprétation, c’est le top niveau également, des premiers aux seconds rôles. Une grande série sur le couple, la famille avec un final qui ne nous donne qu’une envie, voir très vite la saison 2!

TECHNIQUE:

4

 

 

Nickel!

BONUS:

3

 

 

On trouve tout un tas de petites featurettes sur la ville où se déroule l’action, les différences de costumes entre les versions et des interventions des acteurs sur leur personnage, le tout d’un intérêt relatif.

VERDICT:

4.5

 

 

A voir absolument!

Disponible en DVD (29.99 euros) chez Showtime

 


Critique: Lolo

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Titre original Lolo
Réalisation Julie Delpy
Scénario Julie Delpy
Eugénie Grandval
Acteurs principaux
Sociétés de production The Film
France 2 Cinéma
Mars Films
Wild Bunch
Tempête sous un crâne
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée h 39
Sortie 28 octobre 2015

*

LE FILM:

1

 

En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette, quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean-René, un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo, le fils chéri de Violette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.

Si Dany Boon est un peu le symbole d’une certaine comédie à la Française, populaire et pas toujours gage de qualité, grande était la surprise de voir Julie Delpy, chantre d’une comédie plus US, faire appel à ses services. Dans Lolo, elle joue sur l’opposition entre Jean-René, plouc de la Côte Basque et elle et son fils, rejetons d’un microcosme bobo parisien. Après un début placé sous le signe de la vulgarité, où les histoires de « chattes » sont à l’honneur, le film dévoile sa mécanique et Lolo va tout faire durant 1h45 pour faire capoter le couple de sa mère et JR. Si Dany Boon offre une prestation des plus correctes et Vincent Lacoste excelle, quelque part entre Tanguy et Norman Bates, « Lolo » ne réserve malheureusement que peu de surprises et le récit s’enlise et s’étire inexorablement alors que les rires s’espacent pour disparaître, au milieu d’un scénario quelconque et d’une mise en scène anorexique. Triste…