Court-Métrage: « Je Suis Caucasien »

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Suite à mon dernier article sur un court-métrage abordant les contradictions d’une génération prise en étau entre ses valeurs et les problématiques de notre société moderne, j’ai sélectionné un film qui aborde cette fois-ci les problèmes de stéréotype.

Egalement présenté au Nikon Film Festival, le court JE SUIS CAUCASIEN d’Olivier Riche aborde ce vaste sujet qui peut toucher chacun d’entre nous, en faisant un focus sur les préjugés de nationalité.

Le film narre l’histoire d’un jeune acteur noir qui se présente à un casting dont une des prérogatives est d’être caucasien. Il est reçu par une femme qui, surprise par sa couleur de peau, lui explique qu’il a dû se tromper de casting et se met maladroitement à lui proposer un autre rôle…

Un enchaînement de champs-contrechamps nous fait découvrir les émotions de chacun des protagonistes, au fur et à mesure de l’échange, autant étonnés l’un que l’autre par ce qu’il est en train de se passer. L’une est prise au piège des stéréotypes véhiculés par notre société, tandis que l’autre se retrouve confronté à des préjugés bien enracinés.

Ce court, qui pose le problème de l’étiquette de la couleur de peau, est tourné de manière amusante. Le jeu des acteurs est bon. J’ai été d’autant plus touchée par la réalisation qu’elle met en exergue les préjugés et les stéréotypes que l’on peut retrouver dans l’univers du Cinéma…

Je vous annonce un twist de fin très sympa, et vous laisse donc découvrir la suite en visionnant le cours sur le site du festival https://www.festivalnikon.fr/video/2018/418

Farah Parfait, réalisatrice engagée pour le court-métrage

Retrouvez-là sur Twitter et sur Facebook et sur son site internet https://farahparfait.com

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Court-Métrage: « Je Suis Contradictoire »

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Si vous êtes fans de courts-métrages, comme moi, vous ne pouvez passer à côté du Nikon Film Festival. Chaque année depuis 9 ans, ce festival met en lumière des talents de demain en les invitant à produit un court sur un thème en particulier. Pour sa 9ème édition, les organisateurs ont choisi JE SUIS LE PARTAGE. J’aime ce festival car la plupart des courts-métrages proposés sont engagés et véhiculent des messages sur notre société.

J’y découvre chaque année des pépites que j’ai plaisir à partager avec vous !

Le palmarès est tombé… de mon côté ce sont d’autres films courts de la sélection qui ont retenu mon attention, et notamment JE SUIS CONTRADICTOIRE proposé par les jeunes frères jumeaux Thomas et Alexis Font.

Le film démarre dans l’appartement d’un jeune couple parisien. La jeune femme s’affaire en cuisine tandis que le jeune homme est devant un écran d’ordinateur. Mais alors que ce dernier se balade sur Facebook, il tombe sur une série de vidéos dénonçant la maltraitance animale dans les usines d’agro-alimentaire (canetons broyés, porcs asphyxiés…)

Choqué par ses images, il partage la vidéo sur son compte et se met à pleurer. Sa copine interloquée le rejoint et lui propose alors d’aller manger dehors pour lui changer les idées…

Sans vous dévoiler la suite, ce court met en exergue les contradictions de l’Homme moderne, notamment des jeunes générations sensibles aux enjeux écologiques et ayant pour ambition de dénoncer les dérives de notre société de consommation, mais sans cesse rattrapées par leurs habitudes de vie. Une génération prise en étau entre la société dans laquelle elle baigne depuis la naissance et ses prises de conscience récentes.

Il s’agit là d’une une réelle problématique de société finement et drôlement mise en scène, par les frères acteurs et réalisateurs qui expliquent se sentir directement concernés.

La réalisation est bonne, c’est un duo prometteur !

Je vous suggère de les découvrir sur leur chaine YouTube et leur compte Instagram.

Je vous invite également à aller faire un tour sur le site du festival pour découvrir et soutenir tous ces réalisateurs qui feront, je l’espère, le cinéma de demain.

Farah Parfait, réalisatrice engagée pour le court-métrage

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Court-Métrage: La Faucheuse

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Salma est une jeune trentenaire responsable dans une usine de quincaillerie. Tout bascule lorsque sa société décide de licencier les ouvriers. Salma tombe dans une dépression qui l’enfonce chaque jour dans le désespoir et la drogue.

Si je vous parle de ce court-métrage, « la Faucheuse », ce n’est pas parce que sa réalisatrice écrit régulièrement sur le blog dans la rubrique « idées courtes », c’est parce qu’il mérite le coup d’oeil! Dans ce court de 11 minutes, réalisé en noir et blanc, avec Farah Parfait dans le rôle principal, la jeune femme évoque l’addiction à travers l’histoire d’une trentenaire contrainte de licencier ses ouvriers. Sous ses apparences dures, elle est paradoxalement intérieurement perdue et sombre dans la drogue, sans que son jeune voisin ne puisse l’aider. Dans un réalisme documentaire, la réalisatrice ouvre une réflexion sur une société toujours plus violente, broyant les individus qui la composent et les poussant toujours davantage vers l’autodestruction. Un court que vous pouvez trouver sur le site de sa réalisatrice https://farahparfait.com/produit/court-metrage-la-faucheuse/.

 

Court-métrage: « C’est moi Helmut »

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Helmut c’est un homme qui fête ses 60 ans avec sa femme… Mais voilà, le problème c’est qu’il n’en a que 57… Elle s’est trompée dans son calcul, mais il ne lui dit pas… C’est surtout l’occasion pour lui de voyager dans ses souvenirs (et de nous emmener avec lui).
Le spectateur découvre alors l’univers de ce personnage, ses amis, ses passions, sa vie quotidienne, et ce à travers un décor qui se transforme au fur et à mesure, pour passer d’une scène à une autre tout en restant sur le même plan séquence. Cet habile enchaînement nécessite un jeu de qualité de la part des acteurs qui n’ont pas le droit à l’erreur. On ne peut que les féliciter !
Formidable travail d’équipe, sans fausse note, dont l’ambiance et les décors m’ont rappelé quelques films de référence mais surtout ceux des Monty Python, ou encore de Wallace et Gromit (que je regardais quand j’étais petite). L’image volontairement vieillie offre également une ambiance marquante et originale.
Quant à l’histoire de fond… qu’en dire à part qu’elle évoque un fait de société qui nous concerne tous, avec une grande finesse et une infinie délicatesse. Oui, j’ai eu énorme coup de coeur pour ce film je dois le dire. Il m’a été impossible de saisir toutes les nuances, tous les résonances et les clins d’oeil au premier visionnage. Alors je l’ai regardé une fois… deux fois… trois fois… et sans me lasser j’ai découvert au fur et à mesure toute la richesse de ce court. 9 minutes intenses, qui mettent fabuleusement en exergue la richesse artistique offerte par les courts-métrages.
 
Farah Parfait
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Court-Métrage: « 10 Minutes » de Thierry Sausse

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Avez-vous déjà vu le court-métrage 10 minutes réalisé par Thierry Sausse ? Je vous pose la question car il été sélectionné une trentaine de fois en festival et a reçu 5 prix à l’étranger. Sinon, foncez-le voir sur le site de la célèbre chaine 13ème rue . Ce réalisateur cannois, monté à Paris en 2008 pour intégrer une école de cinéma, n’en est pas à son coup d’essai. Son court-métrage La Belle gueule avait déjà trouvé le succès avec un style original en noir et blanc (https://vimeo.com/86243166). 
 
Cette fois-ci, il nous offre une sorte de huis clos dans un appartement avec un groupe de braqueurs, 10 minutes avant leur passage à l’action. Le court est tourné caméra à l’épaule. Celle-ci est très bien gérée par le réalisateur, alors que cette technique est loin d’être simple… Il laisse transparaître l’intensité de la scène, et la caméra raconte déjà une histoire à elle seule : ses plans posent le décor, et mettent en lumière des indices sur le contexte général de la situation. On peut ainsi apercevoir certains détails tels que des photos d’une femme et d’enfants qui laissent penser que la scène se déroule dans l’appartement de la famille d’un des braqueurs. Cela renforce le côté humain des 4 hommes, que l’on voit évoluer en proie à leurs doutes, leurs peurs et leurs émotions.
 
On peut reconnaître plusieurs références telles que Jason Bourne pour la caméra à l’épaule, ou une similitude avec une scène du Gang des Newton d’Ethan Hawke, où l’on accompagne deux frères qui prévoient de faire un braquage.
 
Les acteurs jouent globalement très bien et nous permettent de ressentir leurs états d’âmes comme si nous le vivions. En 10 minutes, on se met très facilement dans leur peau, et l’on s’attacherait presque à ces hommes au bord de la rupture. 
Seul petit bémol, l’éclairage qui selon moi ne met pas assez en valeur la scène et les personnages.
 
Vous l’aurez compris, le film ne se concentre pas sur l’idée du braquage en elle-même mais sur les réactions et les sentiments des braqueurs avant l’action (à laquelle on n’assistera d’ailleurs pas). Une réussite !
Farah Parfait
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Urban Films Festival 2018: le compte rendu

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Pour ce premier article en tant qu’invitée du blog Cinedingue, j’ai décidé de vous parler de l’Urban Films Festival.
Avant cela, je tiens à remercier Cyrille de me laisser la parole sur sa rubrique Idées courtes.
En tant que réalisatrice engagée pour la promotion des courts-métrages, je souhaite partager avec vous mes coups de coeur, et vous proposer de (re)découvrir ce format souvent peu valorisé.
L’Urban film festival, dont la 13ème édition s’est déroulée du 9 au 14 octobre dernier, est le 1er festival international de courts-métrages à Paris. Ses organisateurs le décrivent ainsi : « Initié par RStyle et soutenu par la Mission Cinéma, l’Urban Films Festival est le premier festival du film consacré à la ville, aux pratiques et aux modes de vie qui en émanent. »
Plus de 500 courts-métrages ont été présentés au jury pour cette édition parrainée par Jamel Debbouze. 37 ont été sélectionnés parmi lesquels de nombreux documentaires, format que j’ai eu plaisir à redécouvrir.
Mais concentrons-nous sur les courts-métrages qui ont été primés :
La HCHOUMA d’Achraf Arjaoui, une fiction de 8 minutes qui nous raconte une tranche de vie de Kamel, jeune rappeur qui distribue le journal à la sortie du métro, et qui croise son ex. Le hic : il lui avait fait croire qu’il travaillait dans un label de musique… Aléa amoureux ordinaire auquel chacun peut être confronté, et dans lequel on se laisse embarquer, notamment grâce à une narration sans temps mort. Ce court remporte le prix Grand public ainsi que le Grand prix du festival.
 MALGRE EUX de Djigui Diarra met le doigt sur les bavures policières auxquelles sont confrontés les jeunes. Ce court-métrage aborde un sujet poignant en faisant un pied de nez aux spectateurs… Le scénario est très bien pensé. Seul petit regret, l’image et la réalisation laissent un peu sur sa faim et le spectateur peut être frustré de ne pas plus ressentir les sentiments que l’on pourrait éprouver face à ces situations. Un Grand prix papa films mérité !
SACRILEGE de Christophe M. Saber nous plonge dans les péripéties de Saoud qui est accusé d’avoir volé l’argent d’une mosquée et qui essaye de se défendre comme il peut. Ce court peut rappeler le film marquant Le Prophète. On ne comprend pas forcément où l’on veut emmener le spectateur, mais la qualité des images est très bonne et le court a reçu le prix de L’urban films Festival.
I SHOT HER nous invite à parcourir une ville à travers les yeux d’un photographe chargé de prendre en photo la femme d’un mafieux. Une bonne réalisation et un très joli regard en noir et blanc sur un quartier urbain. Peu d’action, mais une très belle voix narrative aux tons graves sur une musique jazz qui rythme bien le film. I SHOT HER a reçu le prix Extra-court, crée par l’Agence du court métrage.
En dehors des courts primés, je tenais à vous parler de mon coup de coeur : JE MANGE FROID. Dans ce court, on suit les péripéties d’un groupe de 3 rappeurs dont les répétitions la veille d’un important concert sont perturbées par la garde surprise de la nièce de l’un d’entre eux… Il n’a pas été primé, sûrement en raison de quelques temps morts sans dialogue qui peuvent en décevoir certains, mais il scénarise très bien la réalité de 3 jeunes qui veulent à tout prix réaliser leur rêve. Complicité, simplicité, tendresse et humour se dégagent de ce trio émouvant auquel se joint cette petite fille qui vient casser la dureté apparente des rappeurs.
Pour résumer, un festival avec une programmation aux scénarios très riches, dont le thème urbain est bien illustré et qui met en lumière la vision internationale de Paris sur le cinéma.
La richesse des courts repose en grande partie sur leur dimension « essai ». Ainsi, même quand ils ne sont pas aboutis, ils restent très riches et intéressants en terme de création pure et dure. Non limité par un cadre donné, le réalisateur peut laisser libre court à sa créativité.
Tous les courts-métrages cités pourront être visionnés au Forum des images début 2019.
Farah Parfait

Critique Dvd: Tapis Rouge

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LE FILM:

3.5

Des jeunes d’un quartier défavorisé vont au Festival de Cannes pour faire un film… film que vous pourrez également voir après Tapis Rouge !

Drôle de projet que « Tapis Rouge » entre documentaire et match d’impro! Le projet est né de jeunes de quartiers défavorisés de Lausanne qui souhaitaient faire un film. Le long métrage montre donc comment ces jeunes partent en bus vers le festival de Cannes où ils espèrent trouver le financement de leur court métrage « né pour mourir ». Ce « road movie » tient essentiellement au punch et à la sympathie du groupe de jeunes acteurs qui réserve quelques jolis moments tout en délivrant un message positif sur la persévérance.

TECHNIQUE:

3.5

Correct pour le support…

BONUS:

3.5

On trouve ici « né pour mourir », le court métrage réalisé par les jeunes et leur éducateur ainsi qu’un making of qui retrace la genèse de ce drôle de projet.

VERDICT:

3.5

Une curiosité bien sympathique!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez Wayna Pitch