Critique: Amanda

Réalisation Mikhael Hers
Scénario Maud Ameline
Mikhael Hers
Acteurs principaux

Vincent Lacoste
Isaure Multrier
Stacy Martin

Sociétés de production Nord-Ouest Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 107 minutes
Sortie 21 novembre 2018

Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Trois ans après le remarquable « Ce sentiment de l’été« , Mikhael Hers est de retour avec un mélodrame. David, jeune homme de 24 ans, perd soudainement sa soeur dans un attentat à Paris. Il va devoir, du jour au lendemain, s’occuper de sa petite nièce de 7 ans, Amanda. Hers continue donc à creuser le thème du deuil, tout en rendant discrètement hommage aux victimes du terrorisme; on ne peut que penser en effet aux nombreuses victimes des attentats du 13 novembre. « Amanda » offre donc une réflexion sur la perte d’un être cher en se concentrant sur ceux qui restent et la façon de surmonter le deuil. Si le film a donc tout du mélodrame, il est aussi et surtout un récit d’apprentissage. David, époustouflant Vincent Lacoste que l’on voit pour la première fois dans un vrai rôle dramatique, va en effet devoir apprendre à devenir adulte et si sa présence va s’avérer indispensable à la vie de sa nièce, c’est elle qui va lui permettre de grandir. Doux, tendre et émouvant, « Amanda » est une preuve de plus de la vitalité du Cinéma Français cette année!

4.5

Critique Bluray: Plaire, aimer et courir vite

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Réalisation Christophe Honoré
Scénario Christophe Honoré
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Pelléas
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 132 minutes
Sortie 10 mai 2018

LE FILM:

4.5

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Plaire, aimer et courir vite, c’est un peu le credo de Jacques, écrivain quadra qui se sait condamné par le sida. Difficile de s’attacher et de faire des projets lorsque l’on sait son temps compté. Le 11ème long métrage de Christophe Honoré raconte donc la rencontre de ce condamné en sursis avec Arthur, jeune garçon plein de vie qui compte quitter sa Bretagne pour faire du Cinéma et vivre avec lui. Présenté en compétition au Festival de Cannes, le film fait évidemment penser à 120 BPM, traitant lui aussi du sida. Pourtant il n’a rien à voir avec le film militant de Robin Campillo, Honoré ne parlant ici que et uniquement d’amour!  Romantique et romanesque, loin des mouchoirs qu’un tel sujet promet, « Plaire, aimer et courir vite » réserve aussi quelques jolis moments de cinéma comme cette rencontre devant un écran projetant « la Leçon de Piano » ou deux scènes de bain fort émouvantes. La BO, de la musique baroque à Anne Sylvestre, est un bonheur, et le trio de comédiens Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès, Vincent Lacoste est fabuleux, avec une mention particulière à ce dernier, totalement surprenant, qui amène une bouffée de vie salutaire à ce projet. On a du mal à imaginer que le jury de Cannes soit resté insensible à ce qui semble être le meilleur film de Christophe Honoré!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable!

BONUS:

2.5

Seul bonus ici, un montage d’images du film avec en voix off, un passionnant journal inversé du tournage par Christophe Honoré lui-même!

VERDICT:

4.5

L’un des plus beaux film français de l’année! Indispensable!

Disponible en DVD et Bluray (19.99 euros) chez AD VITAM dès le 25 septembre