Critique: Thunder Road

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Titre original Thunder Road
Réalisation Jim Cummings
Scénario Jim Cummings
Acteurs principaux

Jim Cummings

Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 12 septembre 2018

L’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante. 

Bête de festivals, « Thunder Road » est une déclinaison d’un court métrage de l’acteur/réalisateur Jim Cummings. On suit ici un policier texan qui semble perdre pied entre le décès de sa mère, son divorce et son combat pour conserver la garde de sa fille. Toujours entre le rire et les larmes, Jimmy marche sur un fil et l’on craint à tous moments sa chute. De chaque plan, Jim Cummings offre une performance d’acteur bouleversante et durant 90 minutes, « Thunder Road » éblouit et émeut, à travers une succession de plans séquences. Si le film évoque le deuil, le couple ou encore la paternité, c’est aussi une évocation de la solitude et de la difficulté à lutter quand on a tout perdu que beaucoup connaissent dans notre monde moderne. Une claque!

4.5

 

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Critique: Soleil Battant (FIFIB 2017)

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En vacances au Portugal, Gabriel, Iris et leurs filles jumelles Emma et Zoé retournent dans une maison de famille. Bientôt, le passé et les rancoeurs du couple refont surface tandis qu’Emma découvre un lourd secret qu’elle ne peut partager avec sa soeur.

Pour leur premier long métrage, Clara et Laura Laperrousaz s’inspirent de leur histoire personnelle à travers deux jeunes soeurs jumelles qui découvrent lors de vacances en famille un lourd secret familial. Porté par une bouleversante Ana Girardot, un convaincant Clément Roussier et deux jeunes actrices aussi belles que juste, « Soleil Battant » est un mélodrame solaire à la photographie léchée, qui donne leur place à tous ses personnages. Si l’on est face au plus beau film de la sélection sans doute, on assiste surtout à la naissance de deux cinéastes que l’on a hâte de suivre dans des projets peut-être moins personnels. Coup de coeur!

4.5

 

Critique: Quelques Minutes Après Minuit

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Titre original A Monster Calls
Réalisation Juan Antonio Bayona
Scénario Patrick Ness
Acteurs principaux
Sociétés de production Apaches Entertainment
La Trini
Participant Media
River Road Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Genre fantastique
Durée 108 minutes
Sortie 4 Janvier 2017

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

Alors que l’on attend de le voir aux commandes du Jurassic World 2, l’Espagnol Juan Antonio Bayona nous offre ici son troisième long métrage. Après « l’Orphelinat », film de fantômes sur les traces d’Amenabar et « The Impossible », grosse production internationale sur le tsunami de 2004, tour de force de mise en scène que certains qualifieront de chantage émotionnel, Bayona se lance ici dans le conte fantastique. Avec l’adaptation d’un roman de Patrick Ness, Bayona entend nous montrer le deuil et la séparation à travers les yeux d’un enfant. Alors que sa mère est mourante, le jeune Conor voit un monstre lui rendre visite le soir, toujours à la même heure, quelques minutes après minuit, pour lui raconter des histoires et lui montrer le chemin vers l’acceptation de son destin. Le film fait évidemment penser au BGG de Spielberg mais sans tomber dans les travers du film de Spielbey, à savoir la mièvrerie, les bons sentiments et surtout avec un vrai fond. Mêlant habilement l’intime et le spectaculaire, le film s’appuie aussi bien sur des effets spéciaux réussis que sur une histoire solide et des personnages pleins. Les scènes faisant appel à l’animation (les histoires du monstre) sont un régal visuel et poétique, l’interprétation est parfaite avec notamment une excellente Sigourney Weaver en grand-mère sévère mais aimante et l’émotion est comme jamais au rendez-vous! N’oubliez pas les mouchoirs! On tient là l’un des grands films de 2017!

4.5

 

Critique Dvd: Ce sentiment de l’été

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Réalisation Mikhaël Hers
Scénario Mikhaël Hers
Mariette Désert
Acteurs principaux
Sociétés de production Nord-Ouest Films
Arte France Cinéma
Rhône-Alpes Cinéma
Katuh Studio
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Drame
Durée h 46
Sortie 17 février 2016

LE FILM:

4.5

Au milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu’ils ont aimée.

Lauréat du Grand Prix du Jury lors du dernier FIFIB (Festival International du Film Indépendant de Bordeaux), ce second film de Mikhaël Hers était projeté hier soir en clôture du festival Version Originale de Gujan Mestras et est encore à l’affiche dans toutes les bonnes salles art et essai. Hers confronte ici deux personnages, Lawrence (Anders Danielsen Lie) et Zoé (Judith Chemla), au décès subit de leur compagne et soeur et nous montre, en maniant l’ellipse, comment ces deux êtres vont gérer le deuil et l’absence, le temps de trois étés, entre Annecy, Berlin et New-York. Magnifiquement écrit, « ce sentiment de l’été » propose une vraie réflexion sur cette absence d’un être cher et sur la vie en général, à travers un film qui sait prendre le temps, chose rare de nos jours. Surtout, le film, dénué de cynisme, offre au spectateur une vraie respiration et grand luxe, une bonne dose d’optimisme, grâce entre autres à deux superbes acteurs. L’un des bijoux de l’année!

TECHNIQUE:

4

Une copie qui restitue bien le grain de l’image du film. Pas de souci!

BONUS:

1

On trouve ici deux clips en super 8 tournés par le réalisateur ainsi que le live de Mac DeMarco que l’on voit dans le film en version longue. Rien sur le film, dommage!

VERDICT:

4.5

Indispensable malgré la légèreté de l’édition!

Disponible en DVD (19.99 euros) dès le 21 juin chez Pyramide Vidéo


Critique Bluray: Mia Madre

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Réalisation Nanni Moretti
Scénario Nanni Moretti
Gaia Manzini
Chiara Valerio
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre dramatique
Durée 106 minutes
Sortie 2  décembre 2015

LE FILM:

4.5

Margherita est une réalisatrice en plein tournage d’un film dont le rôle principal est tenu par un célèbre acteur américain. À ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence. Et son frère, quant à lui, se montre comme toujours irréprochable… Margherita parviendra-t-elle à se sentir à la hauteur, dans son travail comme dans sa famille ?

C’est pendant le tournage d’ »Habemus Papam », son dernier film, alors qu’il perdait sa mère, que Nanni Moretti eu l’idée de « Mia Madre ». S’il joue dans son film, Moretti confie le rôle principal à Margherita Buy, celui d’une réalisatrice que la mort de sa mère va chambouler alors qu’elle est en plein tournage. C’est un peu son rôle qu’il a confié à l’actrice, se contentant d’occuper un rôle secondaire, celui du frère qui va bien et qui assume, l’antithèse de ce qu’il est vraiment. On suit donc ici Margherita, réalisatrice en plein tournage très exigeant avec une star capricieuse et inefficace obligée de faire des allers-retours entre le plateau et la chambre d’hôpital de sa mère mourante. Le lent départ de la mère va tout remettre en perspective et faire comprendre à la fille ses manquements (son comportement irritant sur les tournages, les histoires d’amour de sa fille dont elle est la seule à ne rien savoir…).

Souvent burlesque, notamment lors des scènes avec John Turturro, désopilant dans l’un de ses tout meilleurs rôles, Mia Madre sait comme toujours chez Moretti saisir de petits instants de vie à peine esquissés et si lourds de sens et dégager une émotion intense. L’un des grands films de cette année reparti inexplicablement bredouille de Cannes!

TECHNIQUE:

4.5

Aucun souci, contraste et définition au rendez-vous!

BONUS:

0.5

La bande annonce et c’est tout! Quel dommage!

VERDICT:

4.5

Une édition minimaliste pour l’un des grands oubliés de Cannes 2015!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez le Pacte


Critique: Ce sentiment de l’été

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Réalisation Mikhaël Hers
Scénario Mikhaël Hers
Mariette Désert
Acteurs principaux
Sociétés de production Nord-Ouest Films
Arte France Cinéma
Rhône-Alpes Cinéma
Katuh Studio
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Drame
Durée h 46
Sortie 17 février 2016

Au milieu de l’été, Sasha, 30 ans, décède soudainement. Alors qu’ils se connaissent peu, son compagnon Lawrence et sa sœur Zoé se rapprochent. Ils partagent comme ils peuvent la peine et le poids de l’absence, entre Berlin, Paris et New York. Trois étés, trois villes, le temps de leur retour à la lumière, portés par le souvenir de celle qu’ils ont aimée.

Lauréat du Grand Prix du Jury lors du dernier FIFIB (Festival International du Film Indépendant de Bordeaux), ce second film de Mikhaël Hers était projeté hier soir en clôture du festival Version Originale de Gujan Mestras et est encore à l’affiche dans toutes les bonnes salles art et essai. Hers confronte ici deux personnages, Lawrence (Anders Danielsen Lie) et Zoé (Judith Chemla), au décès subit de leur compagne et soeur et nous montre, en maniant l’ellipse, comment ces deux êtres vont gérer le deuil et l’absence, le temps de trois étés, entre Annecy, Berlin et New-York. Magnifiquement écrit, « ce sentiment de l’été » propose une vraie réflexion sur cette absence d’un être cher et sur la vie en général, à travers un film qui sait prendre le temps, chose rare de nos jours. Surtout, le film, dénué de cynisme, offre au spectateur une vraie respiration et grand luxe, une bonne dose d’optimisme, grâce entre autres à deux superbes acteurs. L’un des bijoux de l’année!

4.5

Critique Bluray: Ne Vous Retournez Pas

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  • Réalisé par :
    Nicolas Roeg
  • Avec :
    Julie Christie, Donald Sutherland, Hilary MASON…
  • Durée :
    1h52min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  1973
  • Titre original : DON’T LOOK NOW
  • Distributeur :
    CFDC

LE FILM:

4.5

Quelques mois après la mort accidentelle de leur fille, Laura et John Baxter se rendent à Venise. Mais la ville, ténébreuse et menaçante, devient le théâtre d’événements sordides.

Troisième film de Nicholas Roeg et probablement le plus célèbre, « Ne vous retournez pas » est l’adaptation d’une nouvelle de Daphné du Maurier, ce qui n’en fait pas pour autant un film hitchcockien. Le film de Roeg se rapproche plutôt du giallo avec notamment une superbe musique de Pino Donaggio. Si l’histoire en elle même est pour le moins inquiétante (un couple aperçoit à plusieurs reprises une silhouette dans les rues de Venise qui leur rappelle leur fille décédée alors qu’un serial Killer sévit dans la Cité des Doges), le parti pris esthétique de Roeg (couleurs, flash-backs, mouvements de caméra…) fait de ce film une expérience sensorielle assez unique. Autant thriller fantastique que réflexion sur le deuil, « Ne Vous retournez pas »  est tout simplement un chef d’oeuvre absolu!

TECHNIQUE:

3

Si rien n’est rédhibitoire avec cette copie, le bruit video est souvent présent et la VO semble saturer, bizarrement peut-être moins que la VF! On a la sensation qu’on aurait pu avoir mieux…

BONUS:

3.5

Seul bonus , une excellente analyse du film par Jean-Baptiste Thoret d’une trentaine de minutes!

VERDICT:

4.5

Indispensable malgré quelques lacunes techniques!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Potemkine Films