Critique: Thunder Road

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Titre original Thunder Road
Réalisation Jim Cummings
Scénario Jim Cummings
Acteurs principaux

Jim Cummings

Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 12 septembre 2018

L’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante. 

Bête de festivals, « Thunder Road » est une déclinaison d’un court métrage de l’acteur/réalisateur Jim Cummings. On suit ici un policier texan qui semble perdre pied entre le décès de sa mère, son divorce et son combat pour conserver la garde de sa fille. Toujours entre le rire et les larmes, Jimmy marche sur un fil et l’on craint à tous moments sa chute. De chaque plan, Jim Cummings offre une performance d’acteur bouleversante et durant 90 minutes, « Thunder Road » éblouit et émeut, à travers une succession de plans séquences. Si le film évoque le deuil, le couple ou encore la paternité, c’est aussi une évocation de la solitude et de la difficulté à lutter quand on a tout perdu que beaucoup connaissent dans notre monde moderne. Une claque!

4.5

 

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Critique: Brooklyn Village

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Titre original Little Men
Réalisation Ira Sachs
Scénario Ira Sachs
Mauricio Zacharias
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre dramatique
Durée 85 minutes
Sortie 21 septembre 2016

Une famille de Manhattan hérite d’une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine. Les relations sont d’abord très cordiales, notamment grâce à l’insouciante amitié qui se noue entre Tony et Jake, les enfants des deux foyers. Mais le loyer de la boutique s’avère bien inférieur aux besoins des nouveaux arrivants. Les discussions d’adultes vont bientôt perturber la complicité entre voisins.

Grand prix du Jury au dernier Festival de Deauville, le nouveau film d’Ira Sachs confirme l’importance de la place occupée par le cinéaste dans le Cinéma Indépendant US. Ni franchement une comédie ni vraiment un drame, « Brooklyn Village » dépeint à travers la rencontre de deux familles le difficile passage à l’âge adulte.Si la famille Jardine débarque dans le quartier, c’est parce que le père vient d’hériter d’une maison dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique d’une couturière qui, grâce à ses rapports amicaux avec le défunt, bénéficia d’un loyer bien en-deçà du prix du marché. Alors que les deux fils de famille deviennent amis, un désaccord sur le loyer va naître entre les adultes. Merveilleusement interprété par les deux jeunes comme par les comédiens confirmés dont l’excellent Greg Kinnear, ce fort joli film repose sur un scénario d’une intelligence et d’une finesse peu courantes. Un vrai plaisir!

4.5

CRITIQUE DVD: TWO GATES OF SLEEP

LE FILM: 8/10

A la frontière entre la Louisiane et le Mississipi, deux frères entreprennent une expédition pour honorer la dernière volonté de leur mère…

Présenté dans divers festivals dont la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes ou encore au festival de Deauville, le premier film d’Alistair Banks Griffin est sorti en salles en décembre dernier dans une grande discrétion. Il est maintenant possible de rattraper son retard grâce à sa sortie en DVD. Mais le film de Griffin s’adresse tout de même à un public averti. D’une durée très courte et avec une quasi-absence de dialogues, TGOS réduit l’enjeu narratif au minimum et se pose en expérience visuelle et sonore de toute beauté. On suit donc le duo fraternel mené par un excellent Brady Corbet (Funny Games) dans son périple a pieds avec le cercueil de leur mère, au coeur d’une nature sauvage mais néanmoins sublime, pensant très souvent au travail de Bruno Dumont ou encore de Terrence Mallick! Allistair Banks Griffin est donc plus que jamais un jeune réalisateur à suivre!

Le DVD est vraiment de très bonne facture, rien à dire!

LES BONUS: 6/10

Le DVD ne propose qu’une bande-annonce et un court-métrage d’Alistair Banks Griffin, « Gauge » (10 mins) qui a inspiré « Two Gates of Sleep ». Un making-of ou une interview du réalisateur ou de son chef opérateur nous auraient comblés!

VERDICT: 7/10

Un film à découvrir pour qui souhaite vivre des expériences originales!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Damned Distribution dès le 3 juillet.

DEAUVILLE: CONVERSATION AVEC F.F.COPPOLA

Durant ce festival  de Deauville, Francis Ford Coppola est à l’honneur et une longue conversation avec le Maître a été organisée. C’est la video de cette évènement que je vous propose grâce au site officiel www.festival-deauville.com !

http://www.festival-deauville.com/DEV/index.php?pid=18&m=2&e=37&d=2011-09-03&c=0&p=

EVENEMENT: MON FESTIVAL DE DEAUVILLE 2010

Parti de St Lazare en compagnie de la très sympatique Ophélie d’Allociné, j’arrive à Deauville vers 11 h ce matin, direction l’hôtel Normandy Barrière! Allociné et Carte Noire n’ont pas fait semblant! Dans le hall, on peut croiser Emmanuelle Béart, présidente du jury, Jonathan Lambert (très sympa!), Laurent Boyer et Mme,Fabrice du Welz (le réalisateur de Vinyan), Jeanne Balibar ou encore Diego Luna, réalisateur du film Abel dont je vous reparle tout de suite et comédien qu’on voit entre autres dans l’excellent Harvey Milk de Sean Penn. Après avoir récupéré nos badges, invitations et dossier de presse, nous retrouvons mon collègue blogreporter, Pierre, qui a déjà pris de l’avance car il habite plus près de Deauville que moi. Après un repas dont je vous passe les détails, il est enfin temps de nous diriger vers ma première projection, le film de Diego Luna: Abel. Nous empruntons le tapis rouge, Pierre et moi (les chasseurs d’autographe sont à l’affût, je suis sûr qu’on pourrait en signer, les gens ne s’en étonneraient même pas!) et arrivons enfin dans la gigantesque salle du CID.
Après quelques mots du réalisateur, le film peut commencer.

ABEL
Abel a 9 ans et sort d’un hôpital psychiatrique. Cela fait deux ans qu’il ne parle plus, depuis que son père a quitté la maison; officiellement pour travailler aux Etats-Unis, en réalité pour vivre une seconde vie avec une autre femme et un nouveau-né. A son retour à la maison, il retrouve sa mère, sa grande soeur et son petit frère. Du jour au lendemain, il retrouve la parole mais joue le rôle du père. Il signe les bulletins scolaires, réprimande sa « fille » quand elle rote à table… Après une phase d’étonnement et d’inquiétude , toute la petite famille y trouve son compte: la soeur joue le rôle, la mère est ravie que son fils ait recouvré la parole et le petit frère d’avoir retrouvé un papa. Un matin, le vrai père réapparaît…

Pour un début de festival, j’ai fait bonne pioche! Ce film est un vrai petit bijou! Tendre, souvent drôle ( la scène dans laquelle Abel corrige la copie de maths de sa soeur) et toujours émouvant, le film ne verse jamais dans le larmoyant même si l’on ressent toujours la souffrance de ces enfants en manque de leur père. Comme Diego Luna a attendu d’être père pour réaliser ce film, je pense avoir vu le film différemment étant père également. Les jeunes acteurs sont d’une grande justesse et illuminent ce film. C’est vraiment une très bonne surprise et je démarre mon séjour sur de très bonnes bases. J’en profite pour remercier Allociné et Carte Noire pour ce cadeau magnifique. Vous pourrez voir Abel en salles en janvier 2011…

EVERY DAY

A 20 h 30 était projeté dans la grande salle du C.I.D. le film de Richard Levine « Every Day » avec Helen Hunt,  et deux comédiens de la catégorie « acteurs connus dont on ne se souvient jamais du nom », Liev Schreiber et Brian Dennehy (le shérif de Rambo entre autres). Ned, scénariste de série tv en pleine crise de la quarantaine forme avec Jeannie un couple traversé par quelques turbulences. L’ado de la famille se découvre gay, Ned doit écrire des épisodes toujours plus choquants pour plaire à son patron et pour couronner le tout son infecte beau-père vient achever son existence dans la maison familiale. Richard Levine, connu pour être le scénariste de la série Nip Tuck, signe un magnifique film sur la famille et en particulier sur l’accompagnement des aînés en fin de vie, sujet qui peut vite s’avérer très risqué pour ne pas dire « casse-gueule ». Helen Hunt est comme d’habitude excellente dans ce rôle de femme que son père n’a jamais su aimer mais qui malgré tout veut déplacer des montagnes pour lui offrir une fin digne. Liev Schreiber démontre ici qu’il est un brillant acteur et qu’il est capable de porter un vrai permier rôle et pour finir, Brian Dennehy, un des seconds rôles américains les plus connus, se montre ici dans son rôle le plus fort et émouvant de sa carrière. D’une grande finesse, ce film n’arrache pas les larmes, il les tire délicatement… N’ayant pas encore de date de sortie prévue en France, j’espère sincèrement que ce film en bénéficiera car il le mérite. Il ne sera en tout cas pas primé puisqu’il est hors compétition.

L’intérêt de ce festival est que les artistes sont très accessibles; j’ai donc pu faire part de mes commentaires à Richard Levine qui, je le souhaite, continuera sa carrière au cinéma.

Ce mardi matin, 11 h, projection du film « dry land » de Ryan Piers Williams avec Ryan O’Nan et America Ferrara, bien connue des fans de la série « Ugly Betty » dont elle est l’interprète principale. Film en compétition, la projection a donc lieu en présence du jury.

DRY LAND

 James rentre chez lui après avoir combattu plusieurs mois en Irak. Il retrouve donc sa femme Sarah et son ami Michael ainsi que sa mère, à la santé très précaire. Très vite, James va être victime de graves crises d’anxiété et d’accès de violences incontrôlables, si bien que Sarah va retourner vivre chez ses parents le temps que James se soigne. Son problème majeur tient au fait qu’il a oublié tout ce qui s’est passé lors de l’embuscade qui a précipité son retour. Il part alors retrouver un des amis soldats à la recherche de ses souvenirs…

Au demeurant assez réussi, aussi bien au niveau du scénario, de la mise en scène que des acteurs tous excellents, le principal souci du film est son manque total d’originalité : oui, la guerre c’est moche et c’est vachement traumatisant ! On l’avait déjà compris avec des films comme « dans la vallée d’Elah » ou récemment le formidable « Brothers » de Jim Sheridan. Après nous avoir fourni une cargaison de films post-Vietnam, depuis 2-3 ans, l’Irak est devenu le cheval de bataille des réalisateurs US. Et ici, du début à la fin, on éprouve un immense sentiment de déjà-vu même si l’on reste indulgent devant la bonne volonté et la bonne foi qui se dégagent du film. Dommage !

Après le déjeuner, m’attendait la projection DU FILM le plus attendu de la semaine, précédé d’un Buzz énorme ! Il s’agit du film de Rodrigo Cortes, « Buried », également en compétition.

BURIED

Ryan Reynolds est le seul et unique interprète (visible à l’écran) du film puisqu’il interprète le rôle de  Paul Conroy, un camionneur Américain en poste en Irak (tiens tiens !) kidnappé et enterré vivant dans un cercueil en bois. On se retrouve donc enfermé avec lui, son briquet et son portable à moitié chargé ! Pitch très excitant à priori mais qui tourne vite à l’exercice de style stérile.  D’autant que le réalisateur  utilise parfois un second degré qui nuit au suspense ; des rires se font entendre dans la salle, comme dans la scène où un serpent apparaît malencontreusement  dans la jambe de pantalon du héros. En bref, un film expérimental à mettre dans le même sac que les Cloverfield ou autres Paranormal Activity avec le twist final de rigueur ! Personnellement, je me sentais dans la salle comme le héros dans son cercueil : avec une irrésistible envie de sortir ! Apparemment, mon avis n’était pas partagé : il semble avoir recueilli les suffrages du public. Sortie prévue le 3 novembre.

3 BACKYARDS

Pour finir l’après-midi, mon choix s’était porté sur le film « 3 Backyards » d’Eric Mendelsohn déjà auteur d’un film inconnu « Babylon USA » non sorti en salles. Le casting me paraissait intéressant avec Embeth Davidtz ( Schindler’s list ou Grey’s anatomy), Elias Koteas ( Shutter Island, Two lovers, la ligne rouge…) ou enfin l’excellent Nurse Jacky de la sérien Edie Falco. Mendelsohn nous propose de suivre 3 histoires : celle d’un homme qui rate son avion et erre loin de chez lui, d’une petite fille qui part à l’école avec le bracelet cadeau d’anniversaire de sa mère et qui le perd, et enfin celle d’une desperate housewife qui accompagne une voisine actrice prendre son ferry. On se dit très vite qu’on va assister à un film à la Collision de Paul Haggis avec tous ces personnages qui vont se croiser et voir leurs vies bouleversées ! Et bien non ! Ils ne se croisent jamais et leurs histoires n’ont strictement aucun intérêt. Le réalisateur présent nous avait annoncé s’être inspiré de Jacques Demy, j’aimerais bien qu’il nous explique pourquoi ! D’autant que la bande originale est épouvantable avec cet air de flûte répétitif qui fait penser à une musique de documentaire animalier ! Bref, à oublier, la date de sortie n’est pas fixée et honnêtement, je lui prédis une sortie directe par la case vidéo.

EXIT THROUGH THE GIFT SHOP

Pour l’instant, la journée n’a pas été très riche en qualité, restait la séance du soir. Je décidai, sans conviction aucune, d’aller voir le documentaire hors compétition « Exit through the gift shop » réalisé par le célèbre artiste de street art, Banksy. Il avait entre autres peint sur le mur de Gaza un trou en trompe l’œil avec une plage et des palmiers. Et bien c’est un documentaire qui en plus d’être passionnant, est souvent très drôle. Et formellement intéressant : C’est Thierry Guetta, un Français expatrié aux States passionné de street art qui décide de partir à la chasse de Banksy, véritable fantôme, pour le filmer. Quand il y parvient, Banksy accepte et Guetta va le suivre partout pendant des mois caméra au poing. Quand Guetta lui montrera son montage, Banksy s’est rendu compte que c’était « a real shit ! » et que Guetta était un illuminé. Il lui conseille donc de lui laisser la caméra et de se mettre au street art. Le documentaire devient alors un doc sur Thierry Guetta  alias Mr Brainwash ! A voir absolument à partir du 15 décembre !

Demain, un seul film au programme pour moi car c’est le retour à la maison. Ce sera « Holy Rollers » de Kevin Ashe.

CRITIQUE: JEWISH CONNECTION (2010)

Mercredi, avant de rentrer de Deauville, il me restait un film à voir, le film de Kevin Asch, »Holy Rollers » (Jewish connection en français). Sam Gold, 20 ans, est juif issu d’une famille très pratiquante; il travaille pour son père qui vend du tissu et son avenir est tout tracé: il se mariera avec la femme qu’on aura choisi pour lui et sera rabbin. Mais il ne l’entend pas de cette oreille; ce qu’il veut c’est gagner de l’argent. Justement, son ami Yossef lui propose un boulot simple et bien payé: transporter des médicaments entre New-York et Amsterdam. Il accepte jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que ces médicaments ne sont autre que des pilules d’ecstasy. Après une phase de questionnement, il va finir par prendre goût à cette nouvelle vie et entrer dans un engrenage dangereux…

En compétition, le film a déjà été présenté au dernier festival de Sundance. Asch, dont c’est le premier long métrage, s’est inspiré ici de faits réels. Il livre à mon goût le film le plus intéressant et le plus abouti de ceux que j’ai pu voir durant ce festival. Il s’agit d’un film sur la foi mais sur fond de polar urbain dans un style qui m’a beaucoup fait penser à James Gray, ce qui n’est pas rien. Le scénario est très bien ficelé, très documenté et très bien écrit. Concernant l’interprétation, le rôle principal est incarné par le jeune Jesse Einsenberg dont on reparlera sûrement puisqu’il est le créateur de Facebook dans « the social network », le prochain David Fincher. Pour finir, le film est porté par une excellente bande originale. Magnifique film en salles le 23 février prochain.

SIN NOMBRE (2009)

Diaphana Films

Au Mexique, Casper est membre du tristement célèbre gang de la « Mara Salvatrucha » qui possède des ramifications dans tout le continent. Alors que son chef assassine l’amour de sa vie, Casper le tue à son tour et n’a d’autre choix que quitter son pays par le train qui remonte vers le Nord. Il est banni à tout jamais se retrouve traqué comme une bête sauvage. Sur ce train, il fera la connaissance de la jeune Sayra qui, avec son père et son oncle, souhaite rejoindre elle aussi les Etats-Unis. Casper et Sayra, tous les deux, fuient leur pays ainsi que la misère et la violence qui les rongent…

Voilà un premier film passé quasi inaperçu en France alors qu’il a raflé pas mal de prix aux quatre coins du monde. On notera entre autres le prix du meilleur réalisateur à Sundance pour le jeune Cary Fukunaga ou encore le prix du jury du festival de Deauville en 2009 ex-aequo avec « Precious ». De quoi éveiller ma curiosité et grand bien m’en a pris.

A la fois thriller, road movie, film social et histoire d’amour, « sin nombre » gagne sur tous les tableaux. Le film est prenant, le voyage en train offre de magnifiques paysages et surtout l’aspect documentaire est très réussi. Le phénomène des maras est extrêmement bien dépeint faisant du film un parfait complément du documentaire de Christian Poveda « la Vida Loca » , qui s’attachait à décrire le quotidien des adversaires de la Mara Salvatrucha, la Mara 18. Certaines scènes du film font véritablement froid dans le dos, notamment celle dans laquelle le chef de la mara met en place l’assassinat d’un homme tout en portant son nouveau-né dans les bras. D’autre part, le film retranscrit assez bien les épreuves que traversent les migrants d’Amérique du Sud dans leur périple vers le Nord; Fukunaga a d’ailleurs rencontré des personnes mutilées suite à leur chute du train sans avoir atteint leur but. Et l’on ne peut que saluer son courage d’avoir mener ce travail d’investigation au sein même de la mara, ce qui coûta la vie à Poveda.

En tout cas, le film bénéficia d’un soutien de poids, avec l’aide de Diego Luna, acteur et réalisateur du très beau Abel et de Gael Garcia Bernal et ils ne sont pas trompé: c’est un premier film utile, marquant et qui révèle un vrai talent, Cary Fukunaga!