Critique: Thunder Road

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Titre original Thunder Road
Réalisation Jim Cummings
Scénario Jim Cummings
Acteurs principaux

Jim Cummings

Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 12 septembre 2018

L’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante. 

Bête de festivals, « Thunder Road » est une déclinaison d’un court métrage de l’acteur/réalisateur Jim Cummings. On suit ici un policier texan qui semble perdre pied entre le décès de sa mère, son divorce et son combat pour conserver la garde de sa fille. Toujours entre le rire et les larmes, Jimmy marche sur un fil et l’on craint à tous moments sa chute. De chaque plan, Jim Cummings offre une performance d’acteur bouleversante et durant 90 minutes, « Thunder Road » éblouit et émeut, à travers une succession de plans séquences. Si le film évoque le deuil, le couple ou encore la paternité, c’est aussi une évocation de la solitude et de la difficulté à lutter quand on a tout perdu que beaucoup connaissent dans notre monde moderne. Une claque!

4.5

 

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Critique: Blackkklansman

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Réalisation Spike Lee
Scénario Spike Lee
David Rabinowitz
Charlie Wachtel
Kevin Willmott
Acteurs principaux
Sociétés de production Blumhouse Productions
Monkeypaw Productions
QC Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie policière
Durée 128 minutes
Sortie 22 août 2018

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions…

Cela faisait douze ans, depuis « Inside Man », que l’on attendait un sursaut du cinéaste Spike Lee, que l’on croyait définitivement perdu. Il a  fallu qu’il tombe sur un sujet ô combien séduisant pour enfin faire son come back! Blackkklansman, présenté au dernier Festival de Cannes qui lui remettra un mérité Grand Prix, raconte l’histoire complètement folle d’un flic noir, Ron Stallworth, dans les années 70, qui va tenter d’infiltrer pas moins que le célèbre Ku Klux Klan! Alors qu’il entretient une relation téléphonique avec le grand sorcier de l’Organisation, il envoie son coéquipier Juif pour les contacts en chair et en os! Très souvent drôle, le film réserve quelques scènes au fort potentiel culte comme le passage où Stallworth enseigne à ses coéquipiers l’accent « Black ». Remarquablement mis en scène, le film roule sur les rails d’un scénario parfaitement tenu, même si la fin s’étire un peu. L’interprétation est absolument parfaite du premier au dernier des seconds rôles avec une mention spéciale à Adam Driver dans le rôle du coéquipier juif qui démontre un fort potentiel comique. Lee parvient à traiter d’un sujet fort sur un ton proche de la farce, n’hésitant pas à pointer le ridicule de certains membres du KKK. Le film est donc le parfait divertissement plein d’intelligence jusqu’à 10 dernières minutes en forme de coup de poing pour faire comprendre que cette farce est pourtant toujours d’actualité et qu’elle est encouragée par un homme nommé Trump! Divertissant donc mais glaçant! Spike Lee is back!!!

4.5

Critique: Waste Land

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Casting Jérémie Renier, Natali Broods, Peter Van den Begin
Scenario Pieter Van Hees
Image Menno Mans
Production Epidemic
Distribution Chrysalis Films
Ventes internationales Be for Films
Montage Nico Leunen
Son Marc Engels, Senjan Jansen, Mathieu Cox
Musique Simon Lenski

Leo Woeste est inspecteur de la brigade criminelle. Il habite avec Kathleen et Jack, leur fils de 5 ans. Jour après jour, Léo explore les bas-fonds de la ville. Sa famille lui permet de garder pied. Mais cet équilibre est de plus en plus précaire. Kathleen tombe accidentellement enceinte. Alors qu’il doit enquêter sur l’étrange meurtre rituel d’un jeune Congolais avec un nouveau collègue bon vivant, Johnny Rimbaud, il a une aventure avec la sœur de la victime… Tout semble éloigner Léo de ses responsabilités de père de famille. Il s’enfonce dans le waste land.

Waste Land, troisième long métrage du Belge Peter Van Hees, débute sur des plans assez apocalyptiques d’une ville comme dévastée avec des habitants endormis sur des bancs et donne tout de suite une note d’étrangeté qui perdurera une bonne partie du film. On y suit quelques semaines de la vie d’un flic, incarné par Jérémie Rénier très convaincant, jusqu’ici tout va bien. Le bât blesse très vite quand les failles du héros apparaissent, faisant de lui un Bad Lieutenant d’Outre Quiévrain, entre penchants pour la drogue, la scarification ou le viol alors qu’il enquête sur un meurtre entouré de pratiques proches de la magie noire. Sauf que contrairement au film de Ferrara, on ne comprend jamais quelles sont les fêlures du personnage, ni où il veut en venir, ni même pourquoi il prend tellement cette affaire à coeur. Le récit décousu semble empiler les séquences sans véritable continuité et les acteurs font ce qu’ils peuvent avec des dialogues parfois grotesques! Very Bad Lieutenant!

1.5

SORTIE LE 4 MARS 2015

CRITIQUE: THE CHASER (2007)

Haut et Court

Joong-Ho, ancien flic devenu proxénète, voit ses prostituées disparaître les unes après les autres. Il s’aperçoit qu’elles ont toutes eu le même client. Une véritable course contre la montre va débuter afin de retrouver la trace de la dernière disparue et mettre la main sur le serial killer qui sévit.

C’est LA bombe coréenne de l’an dernier!!! Hong-Jin Na signe ici son premier long métrage et c’est une vraie réussite. Même si le scénario n’est pas d’une originalité débordante, l’idée du proxénète ancien flic évite de sombrer dans le manichéisme trop souvent de rigueur dans ce genre de production. Il court d’abord après son gagne-pain, plus que pour défendre la veuve et l’orphelin!

Le rythme ne faiblit pas un instant grâce à une mise en scène au cordeau et un montage ultra-efficace. L’interprétation est au diapason, avec un méchant très très flippant et comme disait Hitchcock, « plus le méchant est réussi, plus le film est bon ».