Critique Bluray: Thunder Road

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Titre original Thunder Road
Réalisation Jim Cummings
Scénario Jim Cummings
Acteurs principaux

Jim Cummings

Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 12 septembre 2018

LE FILM:

4.5

L’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante. 

Bête de festivals, « Thunder Road » est une déclinaison d’un court métrage de l’acteur/réalisateur Jim Cummings. On suit ici un policier texan qui semble perdre pied entre le décès de sa mère, son divorce et son combat pour conserver la garde de sa fille. Toujours entre le rire et les larmes, Jimmy marche sur un fil et l’on craint à tous moments sa chute. De chaque plan, Jim Cummings offre une performance d’acteur bouleversante et durant 90 minutes, « Thunder Road » éblouit et émeut, à travers une succession de plans séquences. Si le film évoque le deuil, le couple ou encore la paternité, c’est aussi une évocation de la solitude et de la difficulté à lutter quand on a tout perdu que beaucoup connaissent dans notre monde moderne. Une claque!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable! A noter l’absence de VF sur ce film.

BONUS:

3.5

On trouve ici la conférence de presse donnée par Jim Cummings au festival de Deauville ainsi que le court métrage « The Robbery » réalisé par Jim Cummings.

VERDICT:

4.5

L’une des belles surprises de 2018!

Disponible en DVD et Bluray (19.99 euros) chez BLAQ OUT dès le 8 février

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Critique Dvd: La Nouvelle Vie de Paul Sneijder

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Réalisation Thomas Vincent
Scénario Thomas Vincent
Yaël Cojot-Goldberg
Acteurs principaux
Sociétés de production Cine Nomine
Caramel Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Genre Comédie dramatique
Durée 114 minutes
Sortie 8 juin 2016

LE FILM:

4

Suite à un rarissime accident, Paul Sneijder ouvre les yeux sur la réalité de sa vie de « cadre supérieur » à Montréal : son travail ne l’intéresse plus, sa femme l’agace et le trompe, ses deux fils le méprisent… Comment continuer à vivre dans ces conditions ? En commençant par changer de métier : promeneur de chiens par exemple. Ses proches accepteront-ils ce changement qui le transformera en homme libre ?

Quatrième film de Thomas Vincent, « la Nouvelle vie de Paul Sneijder » est l’adaptation d’un roman de Jean-Paul Dubois. A la suite de la mort accidentelle de sa fille, sous ses yeux, Paul Sneijder traverse une dépression. Il trouve un nouveau travail de promeneur de chiens au grand dam de sa femme, businesswoman qui prend la nouvelle comme une humiliation. Cette comédie douce amère illustre à merveille la dépression et ses symptômes alors que Thierry Lhermitte trouve l’un de ses meilleurs rôles, tout en délicatesse et en émotion.

Une jolie surprise!

TECHNIQUE:

4

Tout à fait correct pour le support!

BONUS:

2.5

Outre un court module d’interviews, on trouve un court making of.

VERDICT:

4

Une comédie dépressive juste avec un grand Thierry Lhermitte!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez M6 VIDEO

Critique Dvd: Cake

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  • Date de sortie salles:
    08 avril 2015
  • Réalisé par :
    Daniel Barnz
  • Avec :
    Jennifer Aniston, Adriana Barraza, Anna Kendrick…
  • Durée :
    1h48min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Cake
  • Distributeur :
    Warner Bros Pictures France

LE FILM:

1.5

L’histoire dure mais profondément émouvante d’une femme qui, à la suite d’un accident, tente de surmonter un deuil et de retrouver goût à la vie.

Si Jennifer Aniston est à l’affiche, Cake est loin d’être une rom com ou une comédie pop corn! Il s’agit d’un mélo tendance dépressive dans lequel on suit Claire, une femme qui va mal, tordue de douleur dès qu’elle bouge un doigt de pied. Si l’on ne sait pas trop ce qui lui est arrivé, on comprend au fur et à mesure du film. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler même s’il ne faut pas s’attendre à grand chose de surprenant. Mené à un rythme des plus faibles, Cake ne bénéficie du moindre soupçon de mise en scène ni d’aucune flamme dans son scénario pour contenir la vague d’ennui qui nous submerge. Reste tout de même la convaincante prestation de Jennifer Aniston, méconnaissable, qui, si elle avait oeuvré pour un meilleur film, lui aurait certainement valu quelques récompenses.

TECHNIQUE:

4

Sans souci, à tous points de vue.

BONUS:

1

On trouve ici deux featurettes sur le film, sans grand intérêt.

VERDICT:

1.5

Pour les fans de Jennifer!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Warner Bros

Critique: Dans la cour

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  • Réalisé par :
    Pierre Salvadori
  • Avec :
    Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Feodor Atkine…
  • Durée :
    1h37min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Dans la cour
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Considérant Pierre Salvadori comme l’un des meilleurs réalisateurs de comédie en France et chacun de ses films comme des régals de drôlerie et de finesse, grande était l’attente de voir son nouveau bijou, qui plus est avec la grande Catherine Deneuve! Force est de reconnaître que la déception prédomine! Salvadori s’intéresse comme toujours à des personnages au bout du rouleau, psychologiquement perturbés. Ici, il choisit de conter la rencontre entre deux êtres fragiles, Antoine, toxico dépressif et Mathilde retraitée angoissée de tout et particulièrement par les fissures dans son appartement (bel hommage à Répulsion!) mais il choisit de les laisser en vase clos, dans leur immeuble. Tout autour d’eux, des personnages secondaires beaucoup trop archétypaux pour susciter l’intérêt (le mari inquiet pour sa femme, le voisin à cheval sur les règles de copropriété, le SDF membre d’une secte… Le film baigne donc dans une morosité contagieuse et n’offre finalement pas beaucoup d’occasion d’en sortir, suscitant l’ennui chez le spectateur. Heureusement, le film s’appuie sur un duo de cinéma somptueux avec une Catherine Deneuve de plus en plus surprenante et un Gustave Kervern parfait dans ce rôle d’ours dépressif et Salvadori prouve qu’il est un très bon metteur en scène.

J’aurais aimé adorer ce film et y entrer pleinement, malheureusement il m’a laissé dans la cour…

NOTE: 5.5/10