Critique Bluray: la Femme de Mon Pote

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Réalisation Bertrand Blier
Scénario Bertrand Blier et Gérard Brach
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 99 min
Sortie 31 août 1983

LE FILM:

4

C’est l’histoire de Pascal, beau mec à la nouvelle petite amie bimensuelle, et de Mickey, son inséparable compagnon, son ami, moins verni par la nature. Ils ne se quittent pas, dans cette station de Courchevel, ne se lassent pas l’un de l’autre. Lorsque cette jeune délurée arrive dans la vie de Pascal, au volant de sa décapotable rose, Mickey ne se méfie pas. 

Alors que l’on vient d’apprendre que Bertrand Blier prépare son retour derrière la caméra, on ne peut que se réjouir de retrouver l’un de ses films en bluray. Si « la femme de mon pote » reste un film mineur de la carrière de Blier, on retrouve dans ce triangle amoureux toute la verve et le piquant des dialogues que l’on aime chez le cinéaste. Si le choix de Coluche était fait depuis toujours, on aurait aimé voir Dewaere et Miou Miou à la place de Lhermitte et Huppert mais le suicide de l’acteur en aura décidé autrement. Reste un bon film que l’on a plaisir à revoir…

TECHNIQUE:

4.5

Une copie somptueuse magnifiquement définie et aux couleurs éclatantes!

BONUS:

4.5

On trouve ici deux documentaires (plus d’1h30 en tout) sur la carrière de Coluche et sur lui de manière plus intime avec de nombreuses interventions de ses proches.

VERDICT:

4

Un bon Blier dans une édition parfaite!

Disponible en combo Bluray/dvd (19.99 euros) chez Pathé

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Critique Dvd: La Nouvelle Vie de Paul Sneijder

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Réalisation Thomas Vincent
Scénario Thomas Vincent
Yaël Cojot-Goldberg
Acteurs principaux
Sociétés de production Cine Nomine
Caramel Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Genre Comédie dramatique
Durée 114 minutes
Sortie 8 juin 2016

LE FILM:

4

Suite à un rarissime accident, Paul Sneijder ouvre les yeux sur la réalité de sa vie de « cadre supérieur » à Montréal : son travail ne l’intéresse plus, sa femme l’agace et le trompe, ses deux fils le méprisent… Comment continuer à vivre dans ces conditions ? En commençant par changer de métier : promeneur de chiens par exemple. Ses proches accepteront-ils ce changement qui le transformera en homme libre ?

Quatrième film de Thomas Vincent, « la Nouvelle vie de Paul Sneijder » est l’adaptation d’un roman de Jean-Paul Dubois. A la suite de la mort accidentelle de sa fille, sous ses yeux, Paul Sneijder traverse une dépression. Il trouve un nouveau travail de promeneur de chiens au grand dam de sa femme, businesswoman qui prend la nouvelle comme une humiliation. Cette comédie douce amère illustre à merveille la dépression et ses symptômes alors que Thierry Lhermitte trouve l’un de ses meilleurs rôles, tout en délicatesse et en émotion.

Une jolie surprise!

TECHNIQUE:

4

Tout à fait correct pour le support!

BONUS:

2.5

Outre un court module d’interviews, on trouve un court making of.

VERDICT:

4

Une comédie dépressive juste avec un grand Thierry Lhermitte!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez M6 VIDEO

Jeu Concours: 1 bluray et 1 DVD de « la nouvelle vie de Paul Sneijder »à gagner(jeu terminé)

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© 2016 CINE NOMINE – PCF SNEIJDER LE FILM INC. – SND – JOUROR FILM

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A l’occasion de la sortie en vidéo de « La Nouvelle Vide de Paul Sneijder »le 12 octobre, CINEDINGUE et M6 VIDEO sont heureux de vous offrir 1 bluray et 1 DVD du film. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 26 octobre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

  • Prix DVD TTC : 14,99 €
  • Prix Blu-ray TTC : 19,99 €

Critique Bluray: Nos Femmes

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  • Date de sortie salles:
    29 avril 2015
  • Réalisé par :
    Richard Berry
  • Avec :
    Daniel Auteuil,Richard Berry,Thierry Lhermitte…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2015
  • Distributeur :
    Mars Distribution

LE FILM:

0.5

Max, Paul et Simon, sont amis depuis 35 ans : brillants en affaires, ils le sont un peu moins dans leur vie privée. Un soir, alors que les trois amis ont rendez-vous chez Max, Simon, anéanti après une dispute avec son épouse Estelle, raconte que dans un accès de colère, il l’a étranglé. Max et Paul sont saisis d’effroi. Surtout quand Simon les supplie de lui fournir un alibi pour échapper à la prison.

Gros succès au théâtre, la pièce d’Eric Assous est donc portée à l’écran par et avec Richard Berry qui y retrouve son compère de la scène Daniel Auteuil; seul nouveau, Thierry Lhermitte dans le rôle du copain coiffeur dragueur! Pour éviter le théâtre filmé, l’action se déroulant en huis clos, Berry rajoute une voix off insupportable notamment lors du premier quart d’heure et des flash-backs complètement inutiles. Le reste n’est effectivement autre que du théâtre filmé, et mal filmé! Autant dire qu’aucune idée de Cinéma n’émerge de cette couillonnade menée par le jeu outrancier des trois comédiens qui passent 1h30 à jouer à qui hurlera le plus fort! Parfois, le théâtre doit rester du théâtre…

TECHNIQUE:

4

Rien à dire, le résultat est irréprochable même si le film ne suscite aucune prouesse technique!

BONUS:

3

Seul bonus, un making of qui devrait satisfaire les fans du film!

VERDICT:

0.5

L’un des nanars de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez TF1 Vidéo

CRITIQUE: QUAI D’ORSAY

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Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares… Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates…

 

Trois ans après le classique mais néanmoins excellent « la Princesse de Montpensier », Bertrand Tavernier revient dans un registre totalement opposé même s’il s’agit à nouveau d’une adaptation. L’œuvre originale est cette fois une bande dessinée, « Quai d’Orsay » de Christophe Blain et Abel Lanzac, parue en deux tomes, qui s’inspire de l’expérience de ce de dernier au ministère des affaires étrangères . Pour adapter cette BD désopilante , Tavernier délaisse son compère Jean Cosmos pour travailler avec les deux auteurs de l’œuvre littéraire. S’il se débarrasse de certains éléments comme l’imaginaire d’Arthur, Tavernier reste très fidèle à la BD et en conserve totalement l’esprit et le rythme trépidant. C’est d’ailleurs ce qui fait plaisir aux admirateurs du cinéaste dont je fais partie car il cloue le bec à ses détracteurs qui ne pourront ici parler de poussière ou de naphtaline. Tavernier offre une mise en scène virevoltante et inspirée, avec une caméra toujours en mouvement et un montage ultra-dynamique. Mais le point fort du film reste l’interprétation absolument magnifique de l’ensemble du casting: Raphaël Personnaz, Niels Arestrup (parfait comme toujours ), Julie Gayet, Anais Demoustiers, Thomas Chabrol, Thierry Frémont, Jane Birkin et même Sonia Rolland dont les deux passages révèlent un vrai talent. N’oublions pas évidemment Thierry Lhermitte dont la présence à un tel niveau prouve, si l’on en doutait, des qualités de directeur d’acteur de Bertrand Tavernier. Ce Quai d’Orsay est sans conteste la comédie la plus intelligente et stimulante sortie en France depuis bien des mois dont quelques longueurs dans la dernière demi-heure ne sauraient ternir l’éclat.

NOTE: 8/10