Critique Dvd: Cake

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  • Date de sortie salles:
    08 avril 2015
  • Réalisé par :
    Daniel Barnz
  • Avec :
    Jennifer Aniston, Adriana Barraza, Anna Kendrick…
  • Durée :
    1h48min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Cake
  • Distributeur :
    Warner Bros Pictures France

LE FILM:

1.5

L’histoire dure mais profondément émouvante d’une femme qui, à la suite d’un accident, tente de surmonter un deuil et de retrouver goût à la vie.

Si Jennifer Aniston est à l’affiche, Cake est loin d’être une rom com ou une comédie pop corn! Il s’agit d’un mélo tendance dépressive dans lequel on suit Claire, une femme qui va mal, tordue de douleur dès qu’elle bouge un doigt de pied. Si l’on ne sait pas trop ce qui lui est arrivé, on comprend au fur et à mesure du film. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler même s’il ne faut pas s’attendre à grand chose de surprenant. Mené à un rythme des plus faibles, Cake ne bénéficie du moindre soupçon de mise en scène ni d’aucune flamme dans son scénario pour contenir la vague d’ennui qui nous submerge. Reste tout de même la convaincante prestation de Jennifer Aniston, méconnaissable, qui, si elle avait oeuvré pour un meilleur film, lui aurait certainement valu quelques récompenses.

TECHNIQUE:

4

Sans souci, à tous points de vue.

BONUS:

1

On trouve ici deux featurettes sur le film, sans grand intérêt.

VERDICT:

1.5

Pour les fans de Jennifer!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Warner Bros

Critique: Dans la cour

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  • Réalisé par :
    Pierre Salvadori
  • Avec :
    Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Feodor Atkine…
  • Durée :
    1h37min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Dans la cour
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Considérant Pierre Salvadori comme l’un des meilleurs réalisateurs de comédie en France et chacun de ses films comme des régals de drôlerie et de finesse, grande était l’attente de voir son nouveau bijou, qui plus est avec la grande Catherine Deneuve! Force est de reconnaître que la déception prédomine! Salvadori s’intéresse comme toujours à des personnages au bout du rouleau, psychologiquement perturbés. Ici, il choisit de conter la rencontre entre deux êtres fragiles, Antoine, toxico dépressif et Mathilde retraitée angoissée de tout et particulièrement par les fissures dans son appartement (bel hommage à Répulsion!) mais il choisit de les laisser en vase clos, dans leur immeuble. Tout autour d’eux, des personnages secondaires beaucoup trop archétypaux pour susciter l’intérêt (le mari inquiet pour sa femme, le voisin à cheval sur les règles de copropriété, le SDF membre d’une secte… Le film baigne donc dans une morosité contagieuse et n’offre finalement pas beaucoup d’occasion d’en sortir, suscitant l’ennui chez le spectateur. Heureusement, le film s’appuie sur un duo de cinéma somptueux avec une Catherine Deneuve de plus en plus surprenante et un Gustave Kervern parfait dans ce rôle d’ours dépressif et Salvadori prouve qu’il est un très bon metteur en scène.

J’aurais aimé adorer ce film et y entrer pleinement, malheureusement il m’a laissé dans la cour…

NOTE: 5.5/10