CRITIQUE BLU-RAY: LA RIVIERE SANS RETOUR

LE FILM:9/10

1875 : Matt Calder et son fils vivent une paisible vie de fermiers près de la meurtrière « rivière sans retour ». Jusqu’au jour où ils sauvent de la noyade Kay, chanteuse de « saloon », et son mari Harry. Ce dernier, pressé de rejoindre la ville, assomme Matt, lui volant son cheval, son arme. Et les laisse tous les trois à la merci d’indiens hostiles. Une seule solution pour survivre : traverser la rivière sans retour…

Quand, en 1954, Otto Preminger, qui doit un film à la Fox, reçoit la commande de son premier western avec la possibilité de diriger la star Marilyn Monroe qui surfe sur les succès de « Niagara », « les Hommes préfèrent les Blondes » et « Comment épouser un millionnaire », il ne peut refuser!

« La Rivière Sans retour » est un grand film d’aventures, quasiment un road movie! En effet, les trois personnages que sont Calder (Mitchum), Kay (Marilyn Monroe) et le fils de Calder ont tous quelque chose à apprendre de ce périple. Kay refuse d’abandonner l’enfant et son père assommé contrairement à son mari et se sent un rôle de mère de substitution au jeune garçon, Calder veut réapprendre à connaître son fils qu’il n’a pas vu durant de longues années et ce dernier, inversement cherche à connaître ce père absent alors qu’il s’est pris d’affection pour la chanteuse.

Le danger omniprésent, sous la forme d’Indiens, d’animaux sauvages ou bien sûr de la rivière et ses nombreux rapides, va resserrer les liens entre les trois personnages, tous magnifiquement interprétés. Marilyn Monroe trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, se muant tantôt en bombe anatomique, tantôt en mère poule, et nous gratifiant de quelques jolies chansons dont « the river of no return »! Tourné en Cinemascope, le film est magnifiquement retranscrit sur ce blu-ray dont la copie est époustouflante de beauté!

LES BONUS: 2/10

Quelques bandes-annonces de films avec Marilyn sont les seuls bonus proposés!

VERDICT: 8/10

Un chef d’oeuvre dans une copie somptueuse!

Disponible en Blu-ray (14,99 euros) chez FPE

CRITIQUE: AUTOPSIE D’UN MEURTRE (1959)

L’avocat Paul Biegler (James Stewart) est engagé par Laura Manion (Kim Novak) pour défendre son mari (Ben Gazzara) accusé de meurtre. Il a tiré sur un patron de bar qui avait violé celle-ci. Le procès a lieu et fait surtout l’objet de formidables joutes oratoires entre Biegler et l’avocat adverse incarné par George C. Scott.

Preminger réalise ici un film sur l’absurdité de la justice des hommes où finalement la vérité importe peu, seules les batailles juridiques comptent.

Ce film fut jugé scandaleux à l’époque et subit la censure. S’agissant d’une affaire de viol, on y évoque en effet, les mots « slip » et « spermatogénèse » qui ont affolé les bonnes moeurs . C’est certainement un des meilleurs films de procès, spécialité américaine, servi par un casting quatre étoiles avec une mention spéciale pour James Stewart toujours formidable.