Critique Bluray: Mark Dixon Détective

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Titre original Where the Sidewalk Ends
Réalisation Otto Preminger
Scénario Ben Hecht
William L. Stuart
Robert E. Kent
Frank P. Rosenberg
Victor Trivas
Acteurs principaux
Pays d’origine États-Unis
Durée 95 minutes
Sortie 26 juin 1950

LE FILM:

4.5

Mark Dixon est un policier new-yorkais doué, déterminé et… brutal. Ses méthodes lui valent régulièrement les foudres de sa hiérarchie. Peu lui importe, il en a fait une affaire personnelle : quitte à flirter avec l’illégalité, il livre une guerre sans merci contre la pègre et le gangster Tommy Scalise qu’il soupçonne d’être lié au meurtre d’un riche Texan. L’enquête le conduit jusqu’à un homme de main, Ken Paine, mais l’interrogatoire tourne court.

Quand un bon flic se comporte comme un gangster pour camoufler sa bavure, cela donne ce polar délicieux. Dana Andrews qui inteprète Dixon, le détective,va croiser les beaux yeux de Gene Tierney et se retrouver face à un dilemme moral des plus compliqués. Le principal suspect est en effet le père de la belle. Dixon va-t-il pouvoir continuer à mentir? Otto Preminger signe avec ce film méconnu tout simplement l’un des ses meilleurs films, peut-être même supérieur à « Laura » bien plus connu. Un pur régal:

TECHNIQUE:

5

Une pure merveille que cette copie magnifiquement restaurée!!!

BONUS:

4.5

Outre le joli petit livre richement illustré, on trouve un très bon documentaire sur la carrière et la vie mouvementée de Gene Tierney et aussi une interview de Peter Bogdanovich sur Otto Preminger!

VERDICT:

4.5

Une magnifique édition pour un chef d’oeuvre méconnu!

Disponible en coffret Livre/DVD/Bluray chez Wild Side (24.99 euros)


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Jeu Concours: 2 coffrets « Mark Dixon, Détective » à gagner(jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie du coffret Bluray/dvd/livre de « Mark Dixon, détective » le 4 avril, CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir 2 exemplaires. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 18 avril; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

SYNOPSIS: Mark Dixon est un policier new-yorkais doué, déterminé et… brutal. Ses méthodes lui valent régulièrement les foudres de sa hiérarchie. Peu lui importe, il en a fait une affaire personnelle : quitte à flirter avec l’illégalité, il livre une guerre sans merci contre la pègre et le gangster Tommy Scalise qu’il soupçonne d’être lié au meurtre d’un riche Texan. L’enquête le conduit jusqu’à un homme de main, Ken Paine, mais l’interrogatoire tourne court.

Critique Bluray: Bonjour Tristesse

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Réalisation Otto Preminger
Scénario Arthur Laurents
Acteurs principaux
Sociétés de production Wheel Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 7 mars 1958

LE FILM:

4.5

Cécile, 17 ans, vit à Paris avec son père Raymond, un richissime et séduisant veuf quadragénaire, qui ne lui impose aucune contrainte, pas même celle de ses études. À l’exemple de son père, la vie de Cécile ne semble être que futilités : suites de sorties en boîtes avec flirts successifs. C’est parce que quelque chose s’est brisé en elle durant leurs dernières vacances sur la Côte d’Azur. Depuis lors, Cécile connaît la tristesse et elle se souvient…

En 1958, Otto Preminger adapte le livre de Françoise Sagan et réussit à transmettre toute la mélancolie de l’oeuvre originale. Pour cela, il s’entoure d’un très beau casting avec David Niven et Deborah Kerr mais aussi bien sûr, Jean Seberg,  magnifiquement candide et cruelle à la fois. La mise en scène est également somptueuse et la photo éblouissante, avec l’utilisation du noir et blanc pour le présent et de la couleur pour le passé, plus joyeux. Une très belle adaptation et l’un des plus beaux films de Preminger!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie absolument de toute beauté! Une définition, des contrastes et des couleurs à tomber!

BONUS:

5

Voilà une interactivité riche en qualité et quantité! On trouve une interview du fils de Françoise Sagan, un documentaire sur Saul Bass et une galerie de documents d’époque dont deux interviews de Preminger et Jean Seberg!

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre dans une édition splendide! Indispensable!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 23 novembre

Critique Dvd: Femme ou maîtresse

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  • Réalisé par :
    Otto Preminger
  • Avec :
    Joan CrawfordDana AndrewsHenry Fonda
  • Pays de production :
    ETATS-UNIS
  • Année de production :  1947
  • Titre original : DAISY KENYON
  • Distributeur :
    FOX

LE FILM:

3.5

Créatrice de mode, Daisy Kenyon est amoureuse d’un homme marié, l’avocat réputé Dan O’Mara, qui ne se résout pas à quitter sa femme pour elle. Daisy se laisse alors séduire par Peter, un architecte qui a perdu sa femme dans un accident de voiture.

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Trois ans après son chef d’oeuvre, Laura, Otto Preminger place cette fois Dana Andrews au coeur d’un trio amoureux. Sous des allures de film noir, Preminger offre un film féministe à une époque très sexiste et c’est là le principal intérêt de cette production. Le personnage de Daisy Kenyon interprété par la formidable Joan Crawford se retrouve coincée entre Dan (Dana Andrews), homme marié vil et manipulateur, et Peter (Henry Fonda)le veuf, un peu poule mouillée. Les trois comédiens sont splendides et le récit prenant ! Un film méconnu à découvrir!

TECHNIQUE:

2.5

Non restauré, le film souffre d’un grain très présent et d’une définition un peu faible sur certains plans. Rien de rédhibitoire toutefois!

BONUS:

Pas de bonus sur cette édition.

VERDICT:

3.5

Une curiosité à découvrir!

Disponible en DVD (12.99 euros) chez ESC

 

Critique Dvd: Bunny Lake a disparu

Capture

  • Réalisé par :
    Otto Preminger
  • Avec :
    Laurence Olivier, Carol LYNLEY, Keir Dullea…
  • Durée :
    1h50min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1965
  • Titre original : BUNNY LAKE IS MISSING
  • Distributeur :
    COLUMBIA

LE FILM: 8.5/10

Ann Lake, mère célibataire, vient avec sa fille Bunny, habiter chez son frère Steven journaliste à Londres. A son premier jour d’école, Bunny disparaît. Seuls Steve et Ann connaissent l’enfant, et il n’existe aucune preuve ni trace de sa présence. Newhouse, chargé de l’enquête par Scotland-Yard, en vient même à douter de l’existence de Bunny et croit à une mystification de la part du frère et de la soeur…

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Si l’on n’est pas en présence d’un chef d’oeuvre de l’ampleur de Laura ou Autopsie d’un Meurtre, Bunny Lake a disparu, l’un des derniers films d’Otto Preminger, est pourtant une vraie réussite. Après un somptueux générique de Saul Bass, le film est tourné dans un très beau noir et blanc et distille un suspense à la manière des Twilight Zone. On se demande, à l’instar de l’inspecteur, si Bunny Lake a bien existé et Preminger s’amuse à multiplier les fausses pistes avec des personnages tous plus étranges les uns que les autres, jusqu’à un final totalement surprenant! Prenant!

TECHNIQUE: 8/10

Les quelques doutes pendant le générique se dissipent vite et laissent place à une copie très propre.

BONUS: 7/10

Outre une galerie photos, on trouve une passionnante présentation d’Olivier Père.

VERDICT: 8.5/10

Un très bon Preminger, à découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez Wild Side Vidéo dans la collection les Introuvables Fnac

 

CRITIQUE BLU-RAY: AMBRE

LE FILM: 8,5/10

1660. Malgré des origines modestes de paysanne, Ambre St Clare rêve de grands amours et de luxe. Enlevée par Bruce Carlton, aristocrate et aventurier, elle
accède au rang de femme du monde avant que son amant ne l’abandonne. Jetée en prison pour dettes, Ambre s’évade, désormais captive d’un brigand. Des bas-fonds de Londres à la cour du roi Charles II, de comédienne de théâtre à épouse d’un vieux Lord, elle connaît tour à tour misère et opulence. Tandis que la peste s’abat sur le pays, Ambre s’enflamme à nouveau pour Bruce Carlton, celui qui l’aura plongé dans les pires tourments…

Rêvant d’égaler la MGM avec son « Autant en Emporte le Vent », Darryl Zanuck se lance en 1947 dans le projet d' »Ambre », énorme production à très gros budget. Après quelques semaines de tournage, le résultat n’étant pas à la hauteur, Zanuck congédie le réalisateur John Stahl et fait appel au banni de la Fox, Otto Preminger. Pour incarner le personnage principal, c’est finalement Linda Darnell qui est appelée et ce, avec une certaine réussite. Grand récit romanesque narrant l’ascension d’une paysanne jusqu’aux plus hautes sphères, multipliant les conquêtes et les compromissions, « Ambre » est un grand film classique mais bourré de qualités. Le talent de metteur en scène de Preminger éclabousse l’écran et celui-ci n’hésite pas à créer la polémique avec ce personnage féminin sans morale ; malgré les nombreuses coupes, les Catholiques américains furent encouragés à ne pas aller voir le film!

Preminger n’est pas le seul talent présent sur le projet si l’on en juge la beauté de la photo et l’excellente bande originale! Même si « Ambre » n’est pas le plus connu des films de Preminger, il est sans conteste un grand film qu’il nous est enfin permis de découvrir en HD même si la copie souffre de quelques imperfections notamment au niveau des couleurs et du contraste.

LES BONUS: 9/10

Outre la traditionnelle mais néanmoins passionnante présentation de Patrick Brion qui revient sur la genèse du film, un documentaire de 30 minutes sur la carrière de Preminger est proposée avec des interventions de Burgess Meredith (doublée) ou de Vincent Price!

VERDICT: 9/10

Du grand Cinéma!!!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19.99 euros) chez Sidonis

 

CRITIQUE BLU-RAY: LA RIVIERE SANS RETOUR

LE FILM:9/10

1875 : Matt Calder et son fils vivent une paisible vie de fermiers près de la meurtrière « rivière sans retour ». Jusqu’au jour où ils sauvent de la noyade Kay, chanteuse de « saloon », et son mari Harry. Ce dernier, pressé de rejoindre la ville, assomme Matt, lui volant son cheval, son arme. Et les laisse tous les trois à la merci d’indiens hostiles. Une seule solution pour survivre : traverser la rivière sans retour…

Quand, en 1954, Otto Preminger, qui doit un film à la Fox, reçoit la commande de son premier western avec la possibilité de diriger la star Marilyn Monroe qui surfe sur les succès de « Niagara », « les Hommes préfèrent les Blondes » et « Comment épouser un millionnaire », il ne peut refuser!

« La Rivière Sans retour » est un grand film d’aventures, quasiment un road movie! En effet, les trois personnages que sont Calder (Mitchum), Kay (Marilyn Monroe) et le fils de Calder ont tous quelque chose à apprendre de ce périple. Kay refuse d’abandonner l’enfant et son père assommé contrairement à son mari et se sent un rôle de mère de substitution au jeune garçon, Calder veut réapprendre à connaître son fils qu’il n’a pas vu durant de longues années et ce dernier, inversement cherche à connaître ce père absent alors qu’il s’est pris d’affection pour la chanteuse.

Le danger omniprésent, sous la forme d’Indiens, d’animaux sauvages ou bien sûr de la rivière et ses nombreux rapides, va resserrer les liens entre les trois personnages, tous magnifiquement interprétés. Marilyn Monroe trouve ici l’un de ses meilleurs rôles, se muant tantôt en bombe anatomique, tantôt en mère poule, et nous gratifiant de quelques jolies chansons dont « the river of no return »! Tourné en Cinemascope, le film est magnifiquement retranscrit sur ce blu-ray dont la copie est époustouflante de beauté!

LES BONUS: 2/10

Quelques bandes-annonces de films avec Marilyn sont les seuls bonus proposés!

VERDICT: 8/10

Un chef d’oeuvre dans une copie somptueuse!

Disponible en Blu-ray (14,99 euros) chez FPE