CRITIQUE DVD: DESIRS HUMAINS

LE FILM:

Carl Buckley (Broderick Crawford) tue l’amant de sa femme Vicki (Gloria Grahame). Témoin de la scène, elle avoue le meurtre à Jeff Warren (Glenn Ford), un collègue de Carl. Pour ne pas compromettre Vicky dont il s‘est épris, Jeff garde le silence. Les amants décident alors de tuer le mari…

Tourné en 1954, juste après « Règlement de comptes », « Désirs humains » réunit une fois de plus Glenn Ford et Gloria Grahame. Fritz Lang nous offre avec ce film le deuxième remake d’un film de Jean Renoir (la Bête Humaine) après « la Rue Rouge » (la Chienne) pour en faire un pur un film noir. Même s’il n’atteint pas le niveau de son modèle, « Désirs humains » est un excellent film qui se démarque en délaissant l’aspect social du film de Renoir et par l’intérêt porté au personnage du mari Carl Buckley. Le point faible du film est peut-être son acteur principal Glenn Ford au manque de charisme évident mais « Désirs Humains » reste un film intéressant à découvrir que l’on ait vu ou pas le film de Renoir. La copie est dans l’ensemble assez bonne exceptées quelques scènes au grain important.

LES BONUS:

Outre la bande-annonce, une galerie photos et des filmographies, le principal bonus reste la présentation du film par Bernard Eisenschitz, spécialiste de Fritz Lang, auteur du fabuleux « Fritz Lang au travail ».

VERDICT:

Indispensable comme tous les films de cette collection même si le film est mineur dans la carrière du Maître.

Disponible dès le 29 février en DVD dans la collection « les Introuvables » de Wild Side Video dans les magasins FNAC

CRITIQUE: AUTOPSIE D’UN MEURTRE (1959)

L’avocat Paul Biegler (James Stewart) est engagé par Laura Manion (Kim Novak) pour défendre son mari (Ben Gazzara) accusé de meurtre. Il a tiré sur un patron de bar qui avait violé celle-ci. Le procès a lieu et fait surtout l’objet de formidables joutes oratoires entre Biegler et l’avocat adverse incarné par George C. Scott.

Preminger réalise ici un film sur l’absurdité de la justice des hommes où finalement la vérité importe peu, seules les batailles juridiques comptent.

Ce film fut jugé scandaleux à l’époque et subit la censure. S’agissant d’une affaire de viol, on y évoque en effet, les mots « slip » et « spermatogénèse » qui ont affolé les bonnes moeurs . C’est certainement un des meilleurs films de procès, spécialité américaine, servi par un casting quatre étoiles avec une mention spéciale pour James Stewart toujours formidable.