Critique: Don’t Worry, He Won’t get far on foot

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Réalisation Gus Van Sant
Scénario Gus Van Sant
Acteurs principaux
Sociétés de production Anonymous Content
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame biographique
Durée 113 minutes
Sortie 4 avril 2018

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Une renaissance, c’est à la fois le sujet du film mais aussi la trajectoire de son réalisateur Gus Van Sant! En effet, 3 ans après le désastreux « Nos souvenirs », Van Sant retrouve de sa superbe avec un film à priori peu engageant. Il s’agit en effet d’un biopic sur John Callahan, un dessinateur peu connu par chez nous, alcoolique qui finit tétraplégique à la suite d’un accident de voiture. Si ce 17ème film de Van Sant reste assez sage sur le plan de la mise en scène, il enchante de par son casting. Joaquin Phoenix est comme toujours éblouissant et à ses côtés, on retrouve Rooney Mara et Jack Black mais surtout Jonah Hill dans le rôle surprenant d’un gourou des alcooliques anonymes doux et émouvant, une performance qui restera. Un fort joli film loin d’être déprimant et même plutôt revitalisant!

4.5

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Critique Bluray: A Ghost Story

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Réalisation David Lowery
Scénario David Lowery
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 87 minutes
Sortie 20 Décembre 2017

LE FILM:

4.5

Apparaissant sous un drap blanc, le fantôme d’un homme rend visite à sa femme en deuil dans la maison de banlieue qu’ils partageaient encore récemment, pour y découvrir que dans ce nouvel état spectral, le temps n’a plus d’emprise sur lui. Condamné à ne plus être que simple spectateur de la vie qui fut la sienne, avec la femme qu’il aime, et qui toutes deux lui échappent inéluctablement, le fantôme se laisse entraîner dans un voyage à travers le temps et la mémoire, en proie aux ineffables questionnements de l’existence et à son incommensurabilité.

Après un intermède du côté Disney avec « Peter et Elliott le Dragon », le réalisateur des « Amants du Texas » réunit le même couple Rooney Mara et Casey Affleck pour une histoire de fantômes bien loin des canons du genre. Le film, quasi-intégralement muet, nous montre un couple bientôt séparé par le deuil, le « mari » disparaissant dans un accident de la circulation. Si le corps s’est bien éteint, son âme, elle, persiste, sous la forme d’un drap blanc percé de deux trous à la place des yeux, comme Casper. Ce fantôme va pouvoir observer sa douce, puis les différents locataires de la maison et même aura la possibilité d’évoluer dans le temps aussi bien dans le passé que dans le futur. Poétique et conceptuel, « A ghost story » rappelle évidemment le Cinéma de Mallick par bien des aspects et offre plus qu’une réflexion sur notre condition humaine mais une vraie méditation. Se jouant de tous les codes narratifs ou visuels, ce film est une vraie surprise et l’un des films les plus surprenants de l’an dernier!

TECHNIQUE:

4.5

Plaisir des sens!

BONUS:

3.5

Outre une scène coupée, on trouve un petit module sur le compositeur de la musique et un making of d’une vingtaine de minutes.

VERDICT:

4.5

Une expérience à ne pas rater!

Disponible en combo Bluray/DVD édition Fnac dès le 24 avril chez Universal

Critique: A Ghost Story

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Réalisation David Lowery
Scénario David Lowery
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 87 minutes
Sortie 20 Décembre 2017

Apparaissant sous un drap blanc, le fantôme d’un homme rend visite à sa femme en deuil dans la maison de banlieue qu’ils partageaient encore récemment, pour y découvrir que dans ce nouvel état spectral, le temps n’a plus d’emprise sur lui. Condamné à ne plus être que simple spectateur de la vie qui fut la sienne, avec la femme qu’il aime, et qui toutes deux lui échappent inéluctablement, le fantôme se laisse entraîner dans un voyage à travers le temps et la mémoire, en proie aux ineffables questionnements de l’existence et à son incommensurabilité.

Après un intermède du côté Disney avec « Peter et Elliott le Dragon », le réalisateur des « Amants du Texas » réunit le même couple Rooney Mara et Casey Affleck pour une histoire de fantômes bien loin des canons du genre. Le film, quasi-intégralement muet, nous montre un couple bientôt séparé par le deuil, le « mari » disparaissant dans un accident de la circulation. Si le corps s’est bien éteint, son âme, elle, persiste, sous la forme d’un drap blanc percé de deux trous à la place des yeux, comme Casper. Ce fantôme va pouvoir observer sa douce, puis les différents locataires de la maison et même aura la possibilité d’évoluer dans le temps aussi bien dans le passé que dans le futur. Poétique et conceptuel, « A ghost story » rappelle évidemment le Cinéma de Mallick par bien des aspects et offre plus qu’une réflexion sur notre condition humaine mais une vraie méditation. Se jouant de tous les codes narratifs ou visuels, ce film est une vraie surprise et l’un des films les plus surprenants de l’année!

4.5

Critique Bluray 3D: Pan

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Réalisation Joe Wright
Scénario Jason Fuchs
Acteurs principaux
Sociétés de production Berlanti Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre fantastique
Durée 111 minutes
Sortie 21 octobre 2015

LE FILM:

4

Proposant un nouveau regard sur l’origine des personnages légendaires créés par J.M. Barrie, le film s’attache à l’histoire d’un orphelin enlevé au Pays Imaginaire. Là-bas, il vivra une aventure palpitante et bravera maints dangers, tout en découvrant son destin : devenir le héros connu dans le monde entier sous le nom de Peter Pan.

Tout le monde se souvient d’adaptations cinématographiques des aventures de Peter Pan chez Disney ou encore à travers le Hook de Spielberg! Longtemps sur la liste des scripts maudits dont personne ne voulait, « Pan » est en fait un prequel et Warner décida de le confier à l’Anglais Joe Wright, qui avait déjà montré certaines qualités pour l’action avec son « Hanna ».

Ce prequel se charge donc de répondre à la question: mais comment Peter Pan en est-il arrivé à ce statut de « super-héros » du Pays Imaginaire? Durant 1h50, Wright entraîne donc le spectateur dans un déluge d’aventures qui verra le jeune orphelin Peter partir à la recherche de sa mère dans le Pays Imaginaire, affronter le vilain Barbe Noire, avec l’aide d’un nouvel ami (pour le moment!), Crochet! L’action est ininterrompue, les effets spéciaux très réussis, la musique emballante et le scénario réserve assez de surprises pour captiver les petits comme les grands! Le divertissement familial par excellence qui mérite d’enfin trouver le succès en vidéo!

TECHNIQUE:

4.5

Un régal! La version 3D, malgré quelques menus dédoublements, propose un spectacle de chaque instant: profondeur de champ, effets de vertige, jaillissements! Quant au son, immersif et puissant, c’est un must!

BONUS:

3

On trouve un making of divisé en 4 featurettes, classique!

VERDICT:

4

Un excellent film familial!

Disponible en DVD, Bluray et Bluray 3 D (24.99 euros) chez Warner Bros

Critique: Carol

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Réalisation Todd Haynes
Scénario Phyllis Nagy
Acteurs principaux
Sociétés de production Film4
Number 9 Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film d’amour
Durée 118 minutes
Sortie 13 janvier 2016

Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.

Alors que près de 10 ans se sont écoulés depuis « I’m not there » son dernier film sur Bob Dylan, Todd Haynes revient à un sujet qui le touche particulièrement, l’homosexualité. Il adapte ici un roman de Patricia Highsmith sur la rencontre, dans les années 50, entre une jeune vendeuse d’un grand magasin et une femme mariée dont le couple est en difficulté. Dans la scène d’ouverture, on voit les deux femmes attablées au restaurant se séparer quand Therese part rejoindre des amis. Celle-ci monte en voiture et l’on suit son visage à travers la vitre embuée du véhicule, les yeux dans le vague. Tout le film est ensuite un long flash-back qui nous raconte le début de l’histoire des deux femmes qui nous mène jusqu’à ce repas. A la manière d’un Douglas Sirk ou d’un Minnelli, Haynes nous montre deux personnages que la société empêche de vivre et pour souligner ce véritable enfermement multiplie les cadrages où les protagonistes sont coincées dans l’encadrement d’une porte ou d’une fenêtre. Il les libère enfin lorsqu’elle décident de prendre la route ensemble.

La photo d’Edward Lachman, granuleuse à souhait est également une vraie merveille et la bande originale de Carter Burwell une splendeur. Bien entendu, le jeu des comédiennes est à souligner, vraiment dans l’esprit du grand Cinéma hollywoodien des années 50; Cate Blanchett fait penser à Greta Garbo ou Lauren Bacall alors que Rooney Mara évoque les personnages fragiles jadis portés par Audrey Hepburn. Esthétiquement splendide, « Carol » touche par la cruauté du quotidien des homosexuels, sommés de choisir entre la norme ou l’exclusion. Beau et émouvant, un grand film!

4.5