Critique: Don’t Worry, He Won’t get far on foot

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Réalisation Gus Van Sant
Scénario Gus Van Sant
Acteurs principaux
Sociétés de production Anonymous Content
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame biographique
Durée 113 minutes
Sortie 4 avril 2018

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Une renaissance, c’est à la fois le sujet du film mais aussi la trajectoire de son réalisateur Gus Van Sant! En effet, 3 ans après le désastreux « Nos souvenirs », Van Sant retrouve de sa superbe avec un film à priori peu engageant. Il s’agit en effet d’un biopic sur John Callahan, un dessinateur peu connu par chez nous, alcoolique qui finit tétraplégique à la suite d’un accident de voiture. Si ce 17ème film de Van Sant reste assez sage sur le plan de la mise en scène, il enchante de par son casting. Joaquin Phoenix est comme toujours éblouissant et à ses côtés, on retrouve Rooney Mara et Jack Black mais surtout Jonah Hill dans le rôle surprenant d’un gourou des alcooliques anonymes doux et émouvant, une performance qui restera. Un fort joli film loin d’être déprimant et même plutôt revitalisant!

4.5

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Critique Bluray: War Dogs

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Titre original War Dogs
Réalisation Todd Phillips
Scénario Jason Smilovic
Todd Phillips
Stephen Chin
Acteurs principaux
Sociétés de production Green Hat Films
The Mark Gordon Company
RatPac-Dune Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 114 minutes
Sortie 14 septembre 2016

LE FILM:

3.5

Deux copains âgés d’une vingtaine d’années, vivant à Miami Beach à l’époque de la guerre en Irak, profitent d’un dispositif méconnu du gouvernement fédéral, permettant à de petites entreprises de répondre à des appels d’offres de l’armée américaine. Si leurs débuts sont modestes, ils ne tardent pas à empocher de grosses sommes d’argent et à mener la grande vie. Mais les deux amis sont totalement dépassés par les événements lorsqu’ils décrochent un contrat de 300 millions de dollars destiné à armer les soldats afghans. Car, pour honorer leurs obligations, ils doivent entrer en contact avec des individus très peu recommandables? dont certains font partie du gouvernement américain…

Quelques années après le « Lord of War » d’Andrew Niccol qui démontait les rouages du trafic d’armes international, Todd Phillips laisse les beuveries de « Very Bad Trip » pour nous offrir son brûlot. Inspiré d’une histoire vraie, « War Dogs » retrace l’itinéraire hallucinant de deux jeunes Américains qui vont se lancer dans le trafic d’armes jusqu’à devenir fournisseurs de l’armée US, sans éviter les magouilles. La réussite du film est de dénoncer des pratiques et un business effarants tout en gardant un ton assez léger, entre le film de potes et Scorsese! Rythmé et superbement interprété par Miles Teller et Jonah Hill, « War Dogs » est une bonne surprise à rattraper d’urgence!

TECHNIQUE:

4.5

Nickel à tous niveaux!

BONUS:

On trouve ici deux docs en guise de making of dont l’un sur l’un des « vrais » protagonistes et un petit dessin animé qui explique le fonctionnement des appels d’offre du Pentagone!

VERDICT:

3.5

Une bonne surprise à découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros

 

Critique Bluray: Driver

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  • Date de sortie salles:
    07 août 1978
  • Réalisé par :
    Walter Hill
  • Avec :
    Ryan O’Neal, Bruce Dern, Isabelle Adjani…
  • Durée :
    1h31min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne Etats-Unis
  • Année de production :  1978
  • Titre original : The Driver
  • Distributeur :
    SEDIMO / 1986 / FILMS LOYE

LE FILM:

4

À Los Angeles, un homme mystérieux et solitaire surnommé « Le Chauffeur » (Ryan O Neal) est maître dans l art de semer la police lors de braquages à hauts risques. Un brillant détective (Bruce Dern) le traque sans relâche et décide de le piéger en montant un faux casse avec une équipe de malfrats. Afin de lui échapper, Le Chauffeur s associe avec « La Joueuse » (Isabelle Adjani), une jeune femme séduisante et énigmatique…

Trois ans après « le Bagarreur » avec Charles Bronson, Walter Hill réalise son second film, « Driver » dont le rôle titre était à l’origine prévu pour Steve McQueen. C’est finalement Ryan O’Neal qui hérite du rôle, épaulé par Isabelle Adjani, et traqué par le détective incarné par Bruce Dern.  Source d’inspiration de Nicholas Winding Refn pour son « Drive », le film de Hill demeure un polar assez basique, avec un personnage melvillien, mutique au possible. Si le film garde son statut de film culte c’est sans doute pour les deux poursuites automobiles au début et à la fin du film, remarquablement mises en scène, sans musique, uniquement rythmées par les crissements de pneus!

TECHNIQUE:

3.5

Quelques défauts par-ci par-là et un peu de grain mais rien de rédhibitoire! Une copie correcte!

BONUS:

2.5

Outre la bande-annonce, on trouve une séquence d’ouverture alternative ainsi qu’un court making of d’époque.

VERDICT:

4

Un polar culte à (re)découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez The Corporation et l’Atelier d’Images

CRITIQUE: LE LOUP DE WALL STREET

LE LOUP DE WALL STREET

 

L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

Deux ans après l’intermède poétique et enfantin d’Hugo Cabret, Martin Scorsese se lache en portant à l’écran l’autobiographie de Jordan Belfort, opérant ainsi un véritable retour vers ce qui constitua la base de ses plus grands films: le récit de l’ascension et de la déchéance d’un homme. Ce fut déjà la thématique de films comme Raging Bull, les Affranchis, Casino ou même Aviator. Si l’on n’a pas affaire ici au milieu de la mafia, le récit de la vie de Jordan Belfort s’y apparente tout de même beaucoup: l’amour de l’argent, l’absence de morale, la consommation de drogues et de sexe à outrance… Si le scénariste du film n’est autre que Terence Winter, scénariste des Soprano et créateur de Boardwalk Empire avec Scorsese, ce n’est pas un hasard; le film fait d’ailleurs penser de par son ampleur et son esthétique à une série américaine et il n’y a rien de péjoratif là-dedans!

Si la mise en scène de Scorsese est virtuose et si certaines scènes accéderont au statut de scènes cultes grâce à des dialogues explosifs, cette saga de 3 heures souffre de quelques longueurs notamment dans sa première partie où le cocktail sexe/drogue, servi dans de telles quantités, finit par lasser. Quant à l’hystérie totale qui habite les 180 minutes du film avec la quasi-intégralité des dialogues hurlés (avec 569 « fuck », Scorsese atomise son record de Casino et ses 398 « fuck »!) et un montage ultra-cut, elle nous donne l’impression d’avoir passé tout le film dans une essoreuse! Toutefois les performances exceptionnelles de l’ensemble du casting notamment Leonardo DiCaprio (décidément génial) et Jonah Hill (impressionnant!) et le côté jubilatoire de l’ensemble font de ce Loup de Wall Street un bon cru à défaut d’un grand film!

NOTE: 7.5/10