Critique Bluray: Driver

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  • Date de sortie salles:
    07 août 1978
  • Réalisé par :
    Walter Hill
  • Avec :
    Ryan O’Neal, Bruce Dern, Isabelle Adjani…
  • Durée :
    1h31min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne Etats-Unis
  • Année de production :  1978
  • Titre original : The Driver
  • Distributeur :
    SEDIMO / 1986 / FILMS LOYE

LE FILM:

4

À Los Angeles, un homme mystérieux et solitaire surnommé « Le Chauffeur » (Ryan O Neal) est maître dans l art de semer la police lors de braquages à hauts risques. Un brillant détective (Bruce Dern) le traque sans relâche et décide de le piéger en montant un faux casse avec une équipe de malfrats. Afin de lui échapper, Le Chauffeur s associe avec « La Joueuse » (Isabelle Adjani), une jeune femme séduisante et énigmatique…

Trois ans après « le Bagarreur » avec Charles Bronson, Walter Hill réalise son second film, « Driver » dont le rôle titre était à l’origine prévu pour Steve McQueen. C’est finalement Ryan O’Neal qui hérite du rôle, épaulé par Isabelle Adjani, et traqué par le détective incarné par Bruce Dern.  Source d’inspiration de Nicholas Winding Refn pour son « Drive », le film de Hill demeure un polar assez basique, avec un personnage melvillien, mutique au possible. Si le film garde son statut de film culte c’est sans doute pour les deux poursuites automobiles au début et à la fin du film, remarquablement mises en scène, sans musique, uniquement rythmées par les crissements de pneus!

TECHNIQUE:

3.5

Quelques défauts par-ci par-là et un peu de grain mais rien de rédhibitoire! Une copie correcte!

BONUS:

2.5

Outre la bande-annonce, on trouve une séquence d’ouverture alternative ainsi qu’un court making of d’époque.

VERDICT:

4

Un polar culte à (re)découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez The Corporation et l’Atelier d’Images

CRITIQUE: LE LOUP DE WALL STREET

LE LOUP DE WALL STREET

 

L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

Deux ans après l’intermède poétique et enfantin d’Hugo Cabret, Martin Scorsese se lache en portant à l’écran l’autobiographie de Jordan Belfort, opérant ainsi un véritable retour vers ce qui constitua la base de ses plus grands films: le récit de l’ascension et de la déchéance d’un homme. Ce fut déjà la thématique de films comme Raging Bull, les Affranchis, Casino ou même Aviator. Si l’on n’a pas affaire ici au milieu de la mafia, le récit de la vie de Jordan Belfort s’y apparente tout de même beaucoup: l’amour de l’argent, l’absence de morale, la consommation de drogues et de sexe à outrance… Si le scénariste du film n’est autre que Terence Winter, scénariste des Soprano et créateur de Boardwalk Empire avec Scorsese, ce n’est pas un hasard; le film fait d’ailleurs penser de par son ampleur et son esthétique à une série américaine et il n’y a rien de péjoratif là-dedans!

Si la mise en scène de Scorsese est virtuose et si certaines scènes accéderont au statut de scènes cultes grâce à des dialogues explosifs, cette saga de 3 heures souffre de quelques longueurs notamment dans sa première partie où le cocktail sexe/drogue, servi dans de telles quantités, finit par lasser. Quant à l’hystérie totale qui habite les 180 minutes du film avec la quasi-intégralité des dialogues hurlés (avec 569 « fuck », Scorsese atomise son record de Casino et ses 398 « fuck »!) et un montage ultra-cut, elle nous donne l’impression d’avoir passé tout le film dans une essoreuse! Toutefois les performances exceptionnelles de l’ensemble du casting notamment Leonardo DiCaprio (décidément génial) et Jonah Hill (impressionnant!) et le côté jubilatoire de l’ensemble font de ce Loup de Wall Street un bon cru à défaut d’un grand film!

NOTE: 7.5/10