Critique Bluray: Les Banlieusards

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LE FILM:

3.5

Un banlieusard, Ray Peterson, devient peu à peu persuadé que ses nouveaux voisins étrangers, les Klopek, sont de dangereux individus. À la suite de la disparition de leur voisin Walter Seznick, Ray s’allie à Art Weingertner et Mark Rumsfield, deux de ses voisins, et concocte un plan d’infiltration de la propriété des Klopek lors de leur départ en voiture un après-midi.

Sorti en 1989, juste entre « L’aventure Intérieure » et « Gremlins 2 », « Les Banlieusards » est un film plutôt mineur dans la carrière de Joe Dante mais loin d’être dénué d’intérêt. S’il s’agit ici d’une comédie, l’aspect fantastique cher au réalisateur est présent. Les Klopek, nouveaux voisins du quartier sont en effet bizarre et leur comportement laisse penser à certaines activités sanglantes! Le casting est plutôt réussi avec notamment Tom Hanks, en train de devenir une énorme star, Carrie Fisher ou encore Bruce Dern, parfait en ancien combattant qui cherche à retrouver les joies de son métier avec son voisinage. D’autre part, le film est truffé de clins d’oeil cinématographiques notamment au western leonien! Comme toujours chez Dante, le portrait peu flatteur de ces banlieusards cache une critique acerbe de ses compatriotes!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt propre avec toutefois un léger grain pas dérangeant.

BONUS:

4.5

Une interactivité complète! On trouve ici une très bonne interview de Joe Dante, , une présentation du film par Franck Lafond, la copie de travail intégrale du film, une comparaison entre celle-ci et le montage final, une fin alternative et des featurettes d’époque! Les acheteurs du coffret Super Collector auront en prime l’excellent et complet ouvrage  collectif dirigé par Frank Lafond!

VERDICT:

4

Une comédie culte dans une édition parfaite!

Disponible en bluray (19.99 euros) et coffret Super Collector (49.99 euros) chez Carlotta Films dès le 1er décembre

Critique Bluray: Driver

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  • Date de sortie salles:
    07 août 1978
  • Réalisé par :
    Walter Hill
  • Avec :
    Ryan O’Neal, Bruce Dern, Isabelle Adjani…
  • Durée :
    1h31min
  • Pays de production :
    Grande-Bretagne Etats-Unis
  • Année de production :  1978
  • Titre original : The Driver
  • Distributeur :
    SEDIMO / 1986 / FILMS LOYE

LE FILM:

4

À Los Angeles, un homme mystérieux et solitaire surnommé « Le Chauffeur » (Ryan O Neal) est maître dans l art de semer la police lors de braquages à hauts risques. Un brillant détective (Bruce Dern) le traque sans relâche et décide de le piéger en montant un faux casse avec une équipe de malfrats. Afin de lui échapper, Le Chauffeur s associe avec « La Joueuse » (Isabelle Adjani), une jeune femme séduisante et énigmatique…

Trois ans après « le Bagarreur » avec Charles Bronson, Walter Hill réalise son second film, « Driver » dont le rôle titre était à l’origine prévu pour Steve McQueen. C’est finalement Ryan O’Neal qui hérite du rôle, épaulé par Isabelle Adjani, et traqué par le détective incarné par Bruce Dern.  Source d’inspiration de Nicholas Winding Refn pour son « Drive », le film de Hill demeure un polar assez basique, avec un personnage melvillien, mutique au possible. Si le film garde son statut de film culte c’est sans doute pour les deux poursuites automobiles au début et à la fin du film, remarquablement mises en scène, sans musique, uniquement rythmées par les crissements de pneus!

TECHNIQUE:

3.5

Quelques défauts par-ci par-là et un peu de grain mais rien de rédhibitoire! Une copie correcte!

BONUS:

2.5

Outre la bande-annonce, on trouve une séquence d’ouverture alternative ainsi qu’un court making of d’époque.

VERDICT:

4

Un polar culte à (re)découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez The Corporation et l’Atelier d’Images

Critique bluray: Wild

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  • Date de sortie salles:
    14 janvier 2015
  • Réalisé par :
    Jean-Marc Vallée
  • Avec :
    Reese Witherspoon, Laura Dern, Thomas Sadoski…
  • Durée :
    1h55min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Wild
  • Distributeur :
    20th Century Fox

LE FILM:

4

Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.

Quelques mois après « Dallas Buyers Club« , le Québecois Jean-Marc Vallée revient avec une histoire vraie, celle d’une femme qui, pour prendre un nouveau départ, se lança seule dans un périple de 1700 kms à pied à travers les Etats-Unis! C’es Reese Witherspoon qui incarne cette femme qui cherche à panser ses blessures en alignant les kilomètres! Sur la forme, l’odyssée de Cheryl est ponctuée de flash-backs destinés à nous éclairer sur le passé tumultueux de la jeune femme et les blessures que la vie lui a infligées. Merveilleusement interprété et mis en image, le voyage est prenant, plaisant, parfois drôle, souvent émouvant!

TECHNIQUE:

5

Un sans faute!

BONUS:

4

On trouve divers modules assez complet: des scènes coupées, un module sur la « vraie » Cheryl, un module sur les lieux de tournage et des bandes annonces!

VERDICT:

4

Un périple passionnant et émouvant!

Disponible en bluray (exclu Fnac 19.99 euros) chez Fox

CRITIQUE: NEBRASKA

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  • Réalisé par :
    Alexander Payne
  • Avec :
    Bruce Dern, Will Forte, June Squibb
  • Durée :
    1h50min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production : 2013
  • Distributeur :
    Diaphana

Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, à pied puisqu’il ne peut plus conduire. Un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit. Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville perdue du Nebraska qui s’avère être le lieu où le père a grandi. C’est ici que tout dérape. Rassurez-vous, c’est une comédie !

Si pour son sixième long métrage, Alexander Payne n’a pas écrit le scénario, le film s’insère avec une vraie cohérence dans sa filmographie. On y retrouve en particulier le goût du cinéaste pour le road-movie, ce genre qui permet à des personnages, à l’occasion d’un voyage, de se découvrir les uns les autres. Si Sideways suivait une tournée des propriétés viticoles de deux amis ou the Descendants, le voyage d’un père et de ses filles pour retrouver l’amant de sa femme mourante, Nebraska suit le périple d’un fils et de son père pour récupérer un gain fictif.

Payne réussit comme toujours à éviter le pathos et traiter avec légèreté de sujets graves comme ici la fin de vie, les relations père/fils ou le sens de la vie. Si le film se caractérise par une somptueuse photo noir et blanc, c’est comme toujours la qualité des dialogues et la faculté de Payne à naviguer entre le drame et le burlesque qui épate comme lors de cette scène dans laquelle père et fils recherchent au bord de la voie ferrée le dentier égaré. Si les films de ce cinéaste sont toujours si touchants, c’est que ses personnages sont toujours extrêmement justes et le propos universel si bien que chacun ne peut que se retrouver à un moment ou un autre de ses histoires.Cerise sur le gâteau, on retrouve avec plaisir Bruce Dern dans une prestation tour à tour drôle et émouvante.

L’un des grands films de 2014!

Sortie le 2 avril

NOTE: 9/10

CRITIQUE DVD: THE KING OF MARVIN GARDENS

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LE FILM: 8.5/10

Animateur dans une petite radio de Philadelphie, David Staebler reçoit un jour un coup de fil de son frère, Jason, qui lui demande de le rejoindre à Atlantic City, afin de lui faire part d’un projet d’envergure : fonder une cité du jeu sur une île d’Hawaï.

L’un des cinéastes phares du Nouvel Hollywood, Bob Rafelson réalise après 5 Pièces Faciles The King Of Marvin Gardens en faisant appel à nouveau à Jack Nicholson. Marvin Gardens c’est l’équivalent américain de la Rue de la Paix au Monopoly, objet de la convoitise de tous les joueurs. C’est un peu aussi le rêve de Jason Staebler, interprété par l’excellent Bruce Dern, frère magouilleur de David Staebler, philosophe taciturne joué par un Nicholson incroyablement sobre. Le réalisateur avait d’ailleurs demandé à son comédien d’essayer de jouer « sans montrer ses dents »!

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Cette case Marvin Gardens se situe en fait ici dans une île du Pacifique que Jason rêve de transformer en casino géant, entraînant dans son délire deux femmes légèrement azimutées à la libido débridée. Rafelson nous brosse donc le portrait de ce quatuor bercé par les illusions hippies et le fric facile. C’est mis en scène sans esbroufe mais avec une précision chirugicale et brillamment écrit et interprété, un grand film quoi!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie restaurée; seule une vo est disponible.

BONUS: 9/10

Outre la bande-annonce et une galerie photos, on trouve un entretien passionnant de Bob Rafelson (31 mins)!

VERDICT: 9/10

Introuvable oui mais également indispensable!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez Wild Side Video dans les magasins Fnac et Fnac.com

 

66EME FESTIVAL DE CANNES: LE PALMARES

Le 66ème Festival de Cannes, dont beaucoup s’accordent à dire que la compétition s’avérait particulièrement relevée cette année, a enfin rendu son verdict et c’est peu dire que l’on attendait beaucoup de ce jury et de son Président, le grand Steven Spielberg.

Si l’on a suivi attentivement cette édition, on s’apercevra que dans l’ensemble, tous les films qui ont fait parler d’eux figurent dans ce palmarès à l’exception des films de Sorrentino (la Grande Bellezza), Soderbergh (Behind The Candelabra) ou James Gray (The Immigrant) qui repart une fois de plus bredouille!

PALME D’OR

La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (sortie 9/10/13)

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GRAND PRIX

Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Cohen (sortie 6/11/13)

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PRIX DE LA MISE EN SCENE

Heli d’Amat Escalante (pas de date de sortie pour le moment)

Ce film fit beaucoup parler de lui pour sa violence insoutenable qui provoqua la fuite de nombreux spectateurs en cours de projection. C’est l’une des récompenses qui alimente le buzz tant le film n’est apparemment pas des plus réussis.

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PRIX DU SCENARIO

A touch of Sin de Jia Zhangke (sortie 01/01/14)

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PRIX DU JURY

Tel Père, Tel Fils de Hirokazu Kore-eda (pas de date de sortie pour le moment)

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PRIX D’INTERPRETATION MASCULINE

Bruce Dern dans Nebraska d’Alexander Payne (sortie janvier 2014)

C’est l’une des surprises de ce palmarès tant le film n’a pas déclenché l’enthousiasme et tant le prix semblait promis à Oscar Isaac (Inside Llewyn Davis) ou Michael Douglas (Behind The Candelabra).

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PRIX D’INTERPRETATION FEMININE

Bérénice Béjo dans le Passé d’Asghar Farhadi (en salles actuellement)

Récompense amplement méritée pour la comédienne qui vit décidément une période faste quelques mois seulement après son César et sa nomination aux Oscars!

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Reste à voir maintenant de nous même ce que vaut ce palmarès et à attendre patiemment la 67 ème édition du plus grand festival du monde!

CRITIQUE BLU-RAY: COMPLOT DE FAMILLE

LE FILM: 8/10

La richissime Miss Rainbird engage Blanche, une jeune voyante, et son ami George, pour retrouver son neveu Edward, dont elle veut faire son héritier. Nos enquêteurs en herbe retrouvent la trace d’Edward, dont la principale activité n’est autre que le kidnapping

Dernier film d’Alfred Hitchcock, « Complot de Famille » est aussi l’un de ses plus mal aimés! J’ai moi même cultivé un vrai désamour pour ce film pendant de longues années jusqu’à ce que je le revoie dans le cadre de cette chronique! Effectivement, nous ne sommes pas ici dans un film purement hitchcockien: très peu de suspense, beaucoup d’humour, pas de stars ni de musique de Bernard Hermann! Lire la suite