Critique Dvd: Belle Starr Story

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LE FILM:

3.5

La belle rousse Belle Starr joue une partie de poker avec le bandit Larry Blackie. Ayant tout perdu, elle lui cède une nuit d’amour. Belle Starr se révèle être elle aussi une hors-la-loi, et va doubler Blackie sur un vol de diamants. A partir de là, les deux bandits vont rivaliser et jouer à qui exécutera le meilleur coup. Belle, rousse et dangereuse !

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Réalisé par la réalisatrice italienne Lina Wertmüller en 1968, « Belle Starr Story » est l’un des rares westerns à avoir pour personnage principal une femme. La réalisatrice évoque ici la vie d’une hors la loi qui fut une proche des frères James. Celle-ci est interprétée par la belle Elsa Martinelli, impeccable dans ce rôle de hors la loi mue par sa haine des hommes. Après un début un peu laborieux avec une longue partie de poker et quelques flash-backs sur la jeunesse de Belle Starr, le film s’avère finalement assez plaisant, notamment dans sa deuxième partie et le vol des bijoux. Une curiosité!

TECHNIQUE:

3

Une copie correcte sans plus.

BONUS:

3.5

Outre quelques bandes annonces, on trouve un diaporama et une excellente présentation du film par Alain Petit (30 mins).

VERDICT:

3.5

Un western féministe à voir!

Disponible en DVD (14.99 euros) dès le 5 avril chez Artus Films

 

CRITIQUE: HORS LA LOI (2009)

Chassés de leurs terres en Algérie, trois frères prennent des chemins séparés après le massacre de Sétif. Messaoud (Roschdy Zem) part en Indochine dans les rangs français,  Saïd (Djamel Debbouze) construit une fortune dans le milieu de la nuit à Pigalle et Abdelkader (Sami Bouajila) s’engage pour le FLN à sa sortie de prison…

Avant même sa projection à Cannes, la Croisette a été le théâtre de manifestations contre le film, jugé pro-FLN et anti-français par des gens qui n’avaient même pas vu le film. Et on ne peut que juger de leur bêtise! En effet, Bouchareb ne fait que relater des évènements certes peu glorieux pour la France mais ne fait en aucun cas des héros de ses personnages qui ne sont d’ailleurs pas tous sur la même longueur d’onde. Saïd, ne veut rien savoir de la politique et cherche seulement à s’élever socialement, Messaoud suit son frère Abdelkader mais souffre de la violence dont il doit faire preuve alors qu’Abdelkader, lui,  semble aveuglé par sa cause.

Sur la forme, Bouchareb nous raconte la grande Histoire à travers la petite en réalisant une grande fresque aux faux airs de Sergio Leone (Il était une fois en Amérique) ou Jean-Pierre Melville (l’armée des ombres). Il nous relate les faits chronologiquement d’une façon certes assez classique mais qui rappelle l’excellent « l’armée du crime » de Guédiguian. L’interprétation du trio d’acteurs est fabuleuse avec mon coup de coeur pour Sami Bouajila qui paraît toujours habité par ses personnages.

Un très beau film qui mérite de réussir sa carrière en salles!