Critique Bluray: Braqueurs

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Réalisation Julien Leclercq
Scénario Simon Moutaïrou

Jérôme Pierrat

Acteurs principaux
Sociétés de production Julien Leclercq
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Thriller d’action
Durée 81 minutes
Sortie 4 mai 2016

LE FILM:

3.5

Yanis, Eric, Nasser et Frank forment l’équipe de braqueurs la plus efficace de toute la région Parisienne. Entre chaque coup, chacun gère comme il peut sa vie familiale, entre paranoïa, isolement et inquiétude des proches. Par appât du gain, Amine, le petit frère de Yanis, va commettre une erreur… Une erreur qui va les obliger à travailler pour des caïds de cité. Cette fois, il ne s’agit plus de braquer un fourgon blindé, mais un go-fast transportant plusieurs kilos d’héroïne. Mais la situation s’envenime, opposant rapidement braqueurs et dealers…

Pour son cinquième film, Julien Leclercq choisit de nous plonger dans le quotidien d’un groupe de braqueurs, partagés entre le « boulot » et leur vie familiale. Ce quotidien va exploser lorsque l’un d’entre eux va les obliger à fréquenter de près des dealers. Ici point de bavardage inutile; le film repose sur un scénario des plus simples et ramassé. D’une durée très courte (1h15) le film va à 100 à l’heure, privilégiant le réalisme au spectaculaire, avec une mise en scène d’une remarquable efficacité . Le casting, emmené par un Sami Bouajila qui peut décidément tout jouer, est également l’une des grandes qualités de cet excellent polar!

TECHNIQUE:

4.5

C’est parfait!

BONUS:

2.5

On trouve ici un making of qui montre particulièrement la difficulté des scènes d’action, un petit module d’interviews ainsi qu’un montage sur les décors.

VERDICT:

3.5

Un polar réussi!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez M6 Vidéo dès le 22 septembre

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Critique DVD: Good Luck Algeria

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Réalisation Farid Bentoumi
Scénario Farid Bentoumi
Noé Debré
Gaëlle Macé
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Velvet
Les Films du Fleuve
France 3 Cinéma
Voo eT Betv
RTBF
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie
Durée h 30
Sortie 30 mars 2016

LE FILM:

3.5

Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines.

Tiré d’une histoire vraie, celle du réalisateur ou plutôt de son frère, qui se lança le défi de qualifier l’Algérie pour les JO en ski, le scénario du film n’a, à priori, rien d’original! On pense évidemment à Rasta Rockett! A la différence du succès américain qui jouait surtout sur l’humour et le décalage de la situation, « Good Luck Algeria » joue sur plusieurs tableaux comme la comédie sociale (le héros tente de sauver sa petite entreprise de fabrication de skis de la faillite) et la fable sur l’intégration et la famille. Sami Bouajila est parfait et l’acteur qui incarne son père, Bouchakor Chakor Djaltia, est vraiment touchant. Une jolie comédie à la morale salvatrice.

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable!

BONUS:

4

On trouve ici un documentaire de trente minutes sur la famille du réalisateur ainsi que deux courts-métrages.

VERDICT:

3.5

Une comédie touchante!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Ad Vitam dès le 30 août

CRITIQUE: HORS LA LOI (2009)

Chassés de leurs terres en Algérie, trois frères prennent des chemins séparés après le massacre de Sétif. Messaoud (Roschdy Zem) part en Indochine dans les rangs français,  Saïd (Djamel Debbouze) construit une fortune dans le milieu de la nuit à Pigalle et Abdelkader (Sami Bouajila) s’engage pour le FLN à sa sortie de prison…

Avant même sa projection à Cannes, la Croisette a été le théâtre de manifestations contre le film, jugé pro-FLN et anti-français par des gens qui n’avaient même pas vu le film. Et on ne peut que juger de leur bêtise! En effet, Bouchareb ne fait que relater des évènements certes peu glorieux pour la France mais ne fait en aucun cas des héros de ses personnages qui ne sont d’ailleurs pas tous sur la même longueur d’onde. Saïd, ne veut rien savoir de la politique et cherche seulement à s’élever socialement, Messaoud suit son frère Abdelkader mais souffre de la violence dont il doit faire preuve alors qu’Abdelkader, lui,  semble aveuglé par sa cause.

Sur la forme, Bouchareb nous raconte la grande Histoire à travers la petite en réalisant une grande fresque aux faux airs de Sergio Leone (Il était une fois en Amérique) ou Jean-Pierre Melville (l’armée des ombres). Il nous relate les faits chronologiquement d’une façon certes assez classique mais qui rappelle l’excellent « l’armée du crime » de Guédiguian. L’interprétation du trio d’acteurs est fabuleuse avec mon coup de coeur pour Sami Bouajila qui paraît toujours habité par ses personnages.

Un très beau film qui mérite de réussir sa carrière en salles!

DE VRAIS MENSONGES (2010)

Un beau matin de printemps, Emilie reçoit une lettre d’amour, belle, inspirée mais anonyme. Elle la jette d’abord à la poubelle, avant d’y voir le moyen de sauver sa mère, isolée et triste depuis le départ de son mari. Sans trop réfléchir, elle la lui adresse aussitôt. Mais Émilie ne sait pas encore que c’est Jean, son employé timide, qui en est l’auteur. Elle n’imagine surtout pas que son geste les projettera dans une suite de quiproquos et de malentendus qui vont vite tous les dépasser…

Véritable auteur trop sous-estimé, Pierre Salvadori écrit lui-même les films qu’il réalise, la plupart du temps des comédies, souvent très réussies. On lui doit entre autres « cible émouvante », « les apprentis », « comme elle respire », « hors de prix » et le thème du mensonge et de l’imposture est une fois de plus central dans son dernier film.

Emmenée par un trio d’acteurs au top, Nathalie Baye (qui confirme la grande année des actrices « expérimentées » comme Deneuve dans Potiche ou Huppert dans Copacabana qui n’ont pas peur du contre-emploi) rayonnante et drôle comme jamais, Audrey Tautou magnifique dans le rôle de la fille manipulatrice et Sami bouajila, tout en retenue, cette comédie fait du bien à l’heure ou le « pipi-caca » est devenu la norme en matière de comédie. Mélange de Cyrano de Bergerac revisité par Lubitsch, « de vrais mensonges » est une comédie légère, fraîche, très bien écrite, pleine de surprises et aux personnages extrêmement riches, jusqu’aux plus petits seconds rôles (mention spéciale à Judith Chemla dans le rôle de Paulette, à pleurer de rire).

Courez-vite le voir tant qu’il est encore temps!