CRITIQUE : LES TEMPS MODERNES

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LE FILM: 10/10

Charlot devient employé dans une usine. Mais très vite aliéné par les conditions du travail à la chaîne, il se retrouve sans travail, puis en prison. A sa sortie, il fait la connaissance d’une gamine orpheline et recherchée par la police. L’homme et la jeune fille s’allient pour affronter ensemble les difficultés de la vie.

Dernière apparition du personnage de Charlot à l’écran, les Temps Modernes est sans doute le plus grand film de Charles Chaplin. Virulente critique contre une société industrielle qui ne respecte pas l’individu, le film est également une succession de scènes cultes: le passage de Charlot dans les engrenages de la machine, l’essai de la machine destinée à nourrir les ouvriers sans qu’ils cessent le travail, le drapeau ramassé par Charlot qui le fait passer pour le leader des manifestations, la scène du patinage dans le grand magasin, etc… Et il y a bien sûr la si émouvante histoire d’amour avec le personnage interprété par Paulette Goddard!

Bourré d’idées de gags et de mise en scène, les Temps Modernes est aussi le premier film où l’on entend la voix de Charlot; ironie du sort, c’est dans un charabia incompréhensible qu’il chante une chanson inspirée de Titine!

Le plus formidable avec les Temps Modernes, comme avec tous les films de Chaplin d’ailleurs, c’est leur aspect intemporel, non seulement sur le fond mais sur la forme toujours apte à séduire tous les publics, même les plus jeunes.

 

CRITIQUE: DANS LA TOURMENTE

Dans la région de Marseille, un patron prépare à l’insu de ses ouvriers la délocalisation de son usine, couplée d’un détournement de 2 millions d’euros. Franck, l’un de ses salariés l’apprend et, sans en parler à sa femme Hélène, décide avec Max, son ami de toujours, de passer à l’action en organisant un braquage nocturne de l’usine. Alors que Max abat froidement le directeur, les deux amis sombrent dans la tourmente…

Pour son troisième long-métrage, Christophe Ruggia nous offre un thriller social ultra-angoissant. Il utilise un contexte social très actuel avec son lot de délocalisations pour précipiter ses personnages dans une criminalité qu’ils ne maîtrisent pas et nous donner un film noir assez réussi. Si le film est très accrocheur dès le début, c’est aussi grâce à un trio d’acteurs au diapason: Yvan Attal comme toujours excellent, Clovis Cornillac très crédible dans ce rôle de petit ouvrier coincé dans un engrenage infernal et Mathilde Seigner, parfaite dans le rôle d’épouse entraînée malgré elle dans la tourmente (dommage qu’on ne la voie pas plus souvent dans des rôles aussi intéressants!).

Mon seul regret est au niveau du scénario avec l’apparition lors de la dernière demi-heure d’une affaire politique dont on aurait très bien pu se passer. « Dans la tourmente » reste malgré tout un très bon film noir très efficace que je  vous invite à découvrir!