Critique: La Vache

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Réalisation Mohamed Hamidi
Scénario Mohamed Hamidi
Alain-Michel Blanc
Fatsah Bouyahmed
Acteurs principaux
Sociétés de production Quad Productions
Kissfilms
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Maroc Maroc
Genre Comédie
Durée h 31
Sortie 17 février 2016

Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles.L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires. Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui.

Deux ans après son sympathique « Né quelque part« , Mohamed Hamidi récidive dans le feel good movie avec l’histoire de Fatah qui décide de participer au concours de la plus belle vache au salon de l’agriculture. Pour ce faire, il va faire le voyage de son petit village algérien à Paris, à pied, avec sa vache Jacqueline. Ce road movie va permettre à ce personnage de Fatah, naïf et généreux, de rencontrer une fermière qui s’appelle comme sa vache ou encore un châtelain ruiné, alors qu’il devient une star des réseaux sociaux! Evidemment, on n’est pas devant un grand film! Evidemment, cette France d’où méchanceté et racisme semblent complètement absents est loin de la réalité! Pourtant, si l’on laisse son cynisme à la porte, on prend grand plaisir à suivre cet attachant Fatah et sa vache et l’on rit même de bon coeur! Et même si l’on devine la fin dès le début, ça fait du bien! Quant à la BO d’Ibrahim Maalouf, c’est un régal! A voir en famille!

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CRITIQUE BLU-RAY: NE QUELQUE PART

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LE FILM: 6/10

Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France…

Malgré une affiche assez rebutante tant elle respire la comédie cheap aux accents exotiques, Né Quelque Part va pourtant un peu plus loin que ça! Plus que la comédie pleine de clichés sur le choc des cultures vers laquelle le film aurait plus se diriger dangereusement, le film de Mohamed Hamidi tend plutôt vers la chronique pleine de tendresse, mâtinée d’un humour léger et salvateur.

Tout en abordant des thèmes comme la recherche des origines, l’intégration ou la transmission, le film se déroule sans temps mort, porté par des comédiens tous très attachants. Ceux qui n’iraient voir le film que pour Jamel seront déçus; son rôle est loin d’être le premier! Pétri de bons sentiments Né Quelque Part est loin d’être inoubliable mais a le mérite de nous faire passer un bon moment sans recourir à la gaudriole dont le cinéma français semble se faire le spécialiste!

TECHNIQUE: 8/10

Concluant à tous points de vue!

BONUS: 8/10

Un seul bonus mais de qualité, un making of très intéressant!

VERDICT: 6.5/10

Une comédie tendre et sympathique à découvrir…

Disponible en DVD (19.99 euros) et Blu-ray (24.99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 23 octobre

 



CRITIQUE: NE QUELQUE PART

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Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France…

Malgré une affiche assez rebutante tant elle respire la comédie cheap aux accents exotiques, Né Quelque Part va pourtant un peu plus loin que ça! Plus que la comédie pleine de clichés sur le choc des cultures vers laquelle le film aurait plus se diriger dangereusement, le film de Mohamed Hamidi tend plutôt vers la chronique pleine de tendresse, mâtinée d’un humour léger et salvateur.

Tout en abordant des thèmes comme la recherche des origines, l’intégration ou la transmission, le film se déroule sans temps mort, porté par des comédiens tous très attachants. Ceux qui n’iraient voir le film que pour Jamel seront déçus; son rôle est loin d’être le premier! Pétri de bons sentiments Né Quelque Part est loin d’être inoubliable mais a le mérite de nous faire passer un bon moment sans recourir à la gaudriole dont le cinéma français semble se faire le spécialiste!

NOTE: 6/10

CRITIQUE DVD: 360

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LE FILM: 6.5/10

De Vienne à Rio, en passant par Phoenix, Londres ou Paris. Une dizaine de personnages, au passé parfois trouble et dont la vie est loin d’être aussi lisse qu’il n’y paraît, vont se croiser, pour le meilleur ou pour le pire…

Après une sortie en salles dans un relatif anonymat, ce film choral du Brésilien Fernando Meirelles s’offre une seconde vie en vidéo. S’appuyant sur un casting de premier choix (Jude Law, Anthony Hopkins, Rachel Weisz, Ben Foster, Jamel Debbouze…), Meirelles nous propose de suivre une floppée de personnages aux quatre coins de la planète qui se trouveront plus ou moins liés à la fin. Reprenant le principe de la Ronde de Schnitzler, le film évoque également Altman ou Inarritu. On peut regretter que tous les segments ne soient pas tous aussi passionnants et le côté un peu vain de l’exercice dont on ne sait pas trop où Meirelles veut nous emmener, mais force est de reconnaître que le cinéaste a le don de magnifier chaque plan et de proposer un film qui respire le Cinéma! C’est déjà beaucoup!

TECHNIQUE: 8/10

Un léger grain habille l’image d’un bout à l’autre, sinon c’est du tout bon!

BONUS: 1/10

La bande-annonce et c’est tout! Dommage…

VERDICT: 6.5/10

Un film plaisant sans convaincre totalement!

Disponible en DVD (12,99 euros) chez Wild Side Video

 

CRITIQUE DVD: LA DESINTEGRATION

LE FILM: 8/10

Une cité dans l’agglomération Lilloise, aujourd’hui. Ali, Nasser et Hamza, âgés d’une vingtaine d’années, font la connaissance de Djamel, dix ans de plus qu’eux. Aux yeux d’Ali et ses amis, Djamel apparait comme un aîné aux propos acérés et au charisme certain. Habile manipulateur, il endoctrine peu à peu les trois garçons, connaissant mieux que quiconque leurs déceptions, leurs failles et leurs révoltes face à une société dans laquelle ils sont nés mais dont aucun des trois ne pense plus désormais faire partie…

Sorti en salles en pleine affaire Merah, « la Désintégration » résonne d’un son bien particulier et pratique un examen clinique des extremismes en tous genres. Dans un style très documentaire, Philippe Faucon nous montre comment par petites touches certains profitent de la détresse de certains jeunes pour les mener jusqu’à une déconnection totale de la réalité les conduisant à la pire des issues. Faucon ne grossit jamais le trait, évite tous les clichés et ainsi dresse un portrait terrifiant de terroristes en herbe nés d’une société empreinte d’injustice. L’intelligence du scénario et la qualité des comédiens dont Rashid Debbouze ( le petit frère de jamel) font de la Désintégration un film terriblement indispensable!

Concernant la copie proposée sur ce DVD, elle est irréprochable!

LES BONUS: 8/10

Outre 3 bandes annonces, les passionnantes interviews de Philippe Faucon (18 mins) et Rashid Debbouze (15 mins) constituent les bonus de ce dvd!

VERDICT: 8/10

Un DVD à se procurer d’urgence!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Pyramide Video dès le 4 septembre.

CRITIQUE: SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!

Après le naufrage « Rrrrrr », on espérait retrouver le Chabat inspiré d' »Astérix Mission Cléopatre »! Et on est pas déçu! Pour cette adaptation de la BD de Franquin, Chabat en respecte l’esprit. Malgré un scénario un peu foutraque, la grande réussite de Chabat est d’avoir réussi à injecter une bonne dose d’humour nullesque voire d’inspiration ZAZ (la série des Y a-t-il…). Avec son casting hétéroclite (Outre Chabat et Debbouze, on retrouve Fred Testot, Lambert Wilson ou Patrick Timsit), le Marsupilami est une succession de scènes et de répliques cultes et Lambert Wilson en dictateur fan de Céline Dion n’y est pas pour rien! Un excellent divertissement qui fera hurler de rire toute la famille!

CRITIQUE: POULET AUX PRUNES

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d’attendre la mort.

En espérant qu’elle vienne, il s’enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuses, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l’ange de la mort, et nous révèlent l’avenir de ses enfants…

Au fur et à mesure que s’assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d’amour qui a nourri son génie et sa musique…

Quatre ans après avoir adapté sa BD Persépolis sur grand écran, Marjane Satrapi fait à nouveau équipe avec Vincent Paronnaud pour adapter une fois de plus l’une de ses bandes dessinées, Poulet aux Prunes. Mais cette fois, c’est pour réaliser un film Live avec de vrais acteurs. Sur une histoire tragique, Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud réussissent à nous proposer un film léger sous la forme d’un patchwork cinématographique. On y trouve pêle-mêle des paysages dessinés, des rêveries toutes felliniennes ou encore une scène tout droit sortie d’un sitcom. Mathieu Amalric est parfait comme toujours, épaulé par une ribambelles de seconds rôles talentueux (Edouard Baer, Maria de Medeiros, Isabella Rossellini, Jamel Debbouze et bien d’autres. Beaucoup plus mélancolique, tant au niveau de l’histoire que du rythme, que Persépolis, le seul reproche que l’on puisse faire au fim est son scénario à tiroir qui  nous perd un peu en route.

Mais ce « Poulet aux Prunes » reste toutefois un plat savoureux et dépaysant!