Critique: Porto (FIFIB 2016)

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Jake et Mati, deux étrangers, se croisent une nuit à Porto. Une brève rencontre, aussi intense que fugace, dont il ne reste que des souvenirs qui n’appartiennent qu’à eux.

Premier film de Gabe Klinger, « Porto » est l’histoire d’un coup de foudre amoureux entre une jeune Française et un Américain à Porto. Conçu en trois chapitres, « Jake », « Mati » et « Jake et Mati », le film joue entre passé et présent, déboussolant parfois le spectateur même si le jeu sur les formats (8,16 et 35 mm) et les textures est là pour se repérer. Si le film sort de l’ordinaire c’est par le doux parfum qu’il dégage et sa mélancolie mais aussi évidemment par l’interprétation totale de deux comédiens qui s’abandonnent, le regretté Anton Yelchin et la surprenante Lucie Lucas qui fait ici le grand écart avec la très commerciale série « Clem ».

4

Critique: Café Society

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Titre original Café Society
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Sortie 11 mai 2016

New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié. 
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Woody Allen fête ses cinquante de carrière en ouvrant le festival de Cannes avec son dernier film, « Café Society ». Si le sujet laissait croire à un tableau au vitriol de la Mecque du Cinéma dans les années 30, Woody n’en a finalement cure. Ce qui l’intéresse ici c’est l’Amour! On retrouve tout Allen ici: le jazz, l’humour juif et l’humour sur les Juifs, les tours du destin, l’amour de New-York et pourtant on marche encore car il surprend toujours. Si l’on pense ici à certains films des années 80 comme « Broadway Danny Rose » ou « Radio days », ce « Café Society » trouve un ton bien à lui, romantique et élégant. Si l’on apprécie forcément le duo Jesse Eisenberg/Kristen Stewart, on est subjugué devant la beauté de la mise en scène et la classe folle de la photo. Un grand cru!

4.5