Critique: Les Invisibles

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Réalisation Louis-Julien Petit
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 102 minutes
Sortie 9 janvier 2019

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Quatre ans après « Discount« , Louis Julien Petit continue dans la même veine des comédies à forte teneur sociale. Après les abus des grandes surfaces, il s’intéresse à un sujet peu traité mais ô combien fort, les femmes SDF. En adaptant un ouvrage documentaire de Claire Lajeunie, il donne la parole à ces femmes invisibles, en allant jusqu’à confier leurs rôles à d’authentiques femmes SDF, ce qui est la très bonne idée du film. Pour les encadrer, il confie les rôles des travailleuses sociales à des actrices professionnelles (Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corine Masiero ou encore Deborah Lukumuena). Celles-ci sont à la hauteur de la mission mais force est de constater que le réalisme apporté par les actrices amatrices a du mal à coexister avec la présence des  « stars » auxquelles on ne croit jamais. Par ailleurs, on sent la volonté du réalisateur de traiter d’un sujet aussi important mais son envie à tout prix d’en faire un « feel good movie » parasite et anesthésie le propos avec un ton toujours léger et en évitant toujours d’être frontal. Quant à la conclusion, au premier degré plutôt désespérée, elle passe ici pour un happy end. Voilà un film que l’on ne peut détester mais qu’on aurait tout de même voulu aimer…

2.5

Critique: Glass

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Réalisation M. Night Shyamalan
Scénario M. Night Shyamalan
Acteurs principaux
Sociétés de production Buena Vista Pictures
Blinding Edge Pictures
Blumhouse Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller fantastique
Durée 129 minutes
Sortie 16 janvier 2019

Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn – l’homme incassable – poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…

Il y a deux ans, M. Night Shyamalan nous surprenait à la fin de son « Split » avec l’apparition du personnage principal de son succès « Incassable » incarné par Bruce Willis. On ne comprenait alors pas trop l’intérêt de cette apparition « clin d’oeil », ne sachant pas qu’il avait en tête l’idée d’une trilogie. Avec ce troisième volet intitulé « Glass » comme le surnom du personnage incarné par Samuel L. Jackson dans « Incassable », tout finit par prendre sens. David Dunn (Willis), Elijah Price (Jackson) et Kevin Crumb (McAvoy) se retrouvent tous les trois internés dans un hôpital psychiatrique, suivis par une psychiatre qui travaille sur la mythomanie et principalement sur les patients persuadés d’être des super-héros. Remarquablement mis en scène, « Glass » prend son temps pour offrir une réflexion de prime abord sur le mythe des super-héros et plus profondément sur le monde d’aujourd’hui où le droit à la différence est loin d’être acquis. Si le destin des trois personnages principaux nous fait évidemment penser aux mutants d’X Men, le film de Shyamalan séduit par son refus du spectaculaire et son climat tout hitchcockien. On lui pardonnera quelques facilités scénaristiques tant l’ensemble reste tout de même jubilatoire.

4