Critique: Les Invisibles

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Réalisation Louis-Julien Petit
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 102 minutes
Sortie 9 janvier 2019

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Quatre ans après « Discount« , Louis Julien Petit continue dans la même veine des comédies à forte teneur sociale. Après les abus des grandes surfaces, il s’intéresse à un sujet peu traité mais ô combien fort, les femmes SDF. En adaptant un ouvrage documentaire de Claire Lajeunie, il donne la parole à ces femmes invisibles, en allant jusqu’à confier leurs rôles à d’authentiques femmes SDF, ce qui est la très bonne idée du film. Pour les encadrer, il confie les rôles des travailleuses sociales à des actrices professionnelles (Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corine Masiero ou encore Deborah Lukumuena). Celles-ci sont à la hauteur de la mission mais force est de constater que le réalisme apporté par les actrices amatrices a du mal à coexister avec la présence des  « stars » auxquelles on ne croit jamais. Par ailleurs, on sent la volonté du réalisateur de traiter d’un sujet aussi important mais son envie à tout prix d’en faire un « feel good movie » parasite et anesthésie le propos avec un ton toujours léger et en évitant toujours d’être frontal. Quant à la conclusion, au premier degré plutôt désespérée, elle passe ici pour un happy end. Voilà un film que l’on ne peut détester mais qu’on aurait tout de même voulu aimer…

2.5

Critique: Tout le monde debout

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Réalisation Franck Dubosc
Scénario Franck Dubosc
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
LGM Cinéma SAS
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 14 mars 2018

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Une comédie de Franck Dubosc sur les handicapés? Ca fait à priori très très peur! Et pourtant dans le registre de la comédie à la Française, c’est une excellente surprise! Au départ, Jocelyn, c’est le personnage fétiche de Dubosc, le dragueur un peu genre « balance ton porc » qui, comme il ne s’aime pas vraiment, passe son temps à mentir et jouer avec les autres. Un jour, alors qu’il est assis dans le fauteuil roulant de sa défunte mère, se rend compte qu’il pourrait apitoyer la voisine de celle-ci et la mettre dans son lit. Une fois le mensonge lancé, il aura bien du mal à en sortir d’autant que sa « proie » lui présente sa soeur réellement en fauteuil, la charmante Alexandra Lamy. Outre quelques longueurs, on ne peut pas reprocher grand chose à cette romcom vraiment agréable. On rit beaucoup, on s’émeut parfois et quelques scènes méritent vraiment le détour comme une scène de repas aux chandelles en terrasse aux indéniables qualités esthétiques. Si Dubosc rit ici de tout, il ne le fait jamais méchamment et parvient même à échapper à certains gags faciles: son meilleur ami médecin homo doit lui faire un toucher rectal et l’on craint le gros gag bien lourdingue; il n’arrivera jamais! Pour ce premier film de Dubosc, une seule chose à dire: Tout le monde debout!

3.5