Critique Dvd: Les Estivants

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Réalisation Valeria Bruni Tedeschi
Scénario Valeria Bruni TedeschiAgnès de Sacy et Noémie Lvovsky
Acteurs principaux
Sociétés de production Ad Vitam Production
Ex Nihilo
Pays d’origine Drapeau de la France France Drapeau de l'Italie Italie
Genre comédie dramatique
Durée 125 minutes
Sortie 2018

LE FILM:

3.5

Une grande et belle propriété sur la Côte d’Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l’écriture de son prochain film. Derrière les rires, les colères, les secrets, naissent des rapports de dominations, des peurs et des désirs. Chacun se bouche les oreilles aux bruits du monde et doit se débrouiller avec le mystère de sa propre existence.

Le nouveau film choral de Valérie Bruni-Tedeschi se regarde avec la curiosité de l’entomologiste. En effet, elle regroupe dans une belle propriété de la Côte d’Azur toute une clique de bourgeois et leurs employés, bien loin des préoccupations du quidam. On y parle création et couple parfois avec un sentiment de foutoir mais le casting ( Arditi, Golino, Stocker, Moreau…) livre une prestation plutôt sympathique. VBT s’octroie encore une fois le rôle qui lui va bien de névrosée perchée.

TECHNIQUE:

3.5

Pas de souci pour un support DVD.

BONUS:

3.5

Un seul bonus mais de qualité, une masterclass de 90 minutes de la réalisatrice à la Cinémathèque filmée cet hiver.

VERDICT:

3.5

Une belle pleïade d’acteurs dans un film curieux à défaut d’être passionnant!

Disponible en En DVD et VOD depuis le 2 juillet chez AD VITAM (sur FB également)

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Critique: Les Invisibles

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Réalisation Louis-Julien Petit
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 102 minutes
Sortie 9 janvier 2019

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Quatre ans après « Discount« , Louis Julien Petit continue dans la même veine des comédies à forte teneur sociale. Après les abus des grandes surfaces, il s’intéresse à un sujet peu traité mais ô combien fort, les femmes SDF. En adaptant un ouvrage documentaire de Claire Lajeunie, il donne la parole à ces femmes invisibles, en allant jusqu’à confier leurs rôles à d’authentiques femmes SDF, ce qui est la très bonne idée du film. Pour les encadrer, il confie les rôles des travailleuses sociales à des actrices professionnelles (Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corine Masiero ou encore Deborah Lukumuena). Celles-ci sont à la hauteur de la mission mais force est de constater que le réalisme apporté par les actrices amatrices a du mal à coexister avec la présence des  « stars » auxquelles on ne croit jamais. Par ailleurs, on sent la volonté du réalisateur de traiter d’un sujet aussi important mais son envie à tout prix d’en faire un « feel good movie » parasite et anesthésie le propos avec un ton toujours léger et en évitant toujours d’être frontal. Quant à la conclusion, au premier degré plutôt désespérée, elle passe ici pour un happy end. Voilà un film que l’on ne peut détester mais qu’on aurait tout de même voulu aimer…

2.5

Critique: Willy 1er

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Réalisation Ludovic Boukherma
Zoran Boukherma
Marielle Gautier
Hugo P. Thomas
Scénario Ludovic Boukherma
Zoran Boukherma
Marielle Gautier
Hugo P. Thomas
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 82 minutes
Sortie 19 octobre 2016

À la mort de son frère jumeau, Willy, 50 ans, quitte pour la première fois ses parents pour s’installer dans le village voisin. “À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde !”. Inadapté, Willy part trouver sa place dans un monde qu’il ne connaît pas.

Premier long métrage d’un quatuor de réalisateurs issus de l’école Besson, « Willy 1er » éveille rien que pour ça la curiosité. On est pourtant bien loin ici des productions Besson! Entre le doc et la fiction, « Willy 1er » suit le parcours chaotique de Willy, simplet qui, lors du suicide de son frère jumeau, va faire sa crise d’ado à 50 ans et quitter ses parents pour s’installer à Caudebec, un village voisin. Ses objectifs: trouver un appart, se faire des copains et s’acheter un scooter! Aidé de sa curatrice (Noémie Lvosvsky), il va, malgré les coups durs et les coups de mou, tenter de surmonter les obstacles pour réaliser ses rêves. Daniel Vannet, l’interprète principal dont il s’agit quasiment de l’autobiographie, dévore la pellicule et se montre tour à tour drôle et émouvant, tout comme le reste du casting composé d’amateurs, tous parfaits. Plein d’idées, « Willy 1er » vaut le coup d’oeil par son  originalité et la leçon qu’il prodigue: rien n’est perdu d’avance!

4

 

Jeu Concours: 1 Bluray et 1 DVD de « Rosalie Blum » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en vidéo de « Rosalie Blum », CINEDINGUE et M6 VIDEO sont heureux de vous offrir 1 bluray et 1 DVD du film. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 18 août; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

 

CRITIQUE: CAMILLE REDOUBLE

Camille a seize ans lorsqu’elle rencontre Eric. Ils s’aiment passionnément et Camille donne naissance à une fille… 25 ans plus tard : Eric quitte Camille pour une femme plus jeune. Le soir du 31 décembre, Camille se trouve soudain renvoyée dans son passé. Elle a de nouveau seize ans. Elle retrouve ses parents, ses amies, son adolescence… et Eric.
Va-t-elle fuir et tenter de changer leur vie à tous deux ? Va-t-elle l’aimer à nouveau alors qu’elle connaît la fin de leur histoire ?

Joli succès à la fois public et critique de cet automne, le cinquième film de réalisatrice de Noémie Lvovsky laissait augurer du meilleur! Surfant sur la vague des films « Madeleine de Proust » tels que « le Skylab », « Du vent dans mes mollets » ou bientôt « Stars 80 », « Camille redouble » se veut assez sympathique, nous rappelant tantôt des tubes de notre jeunesse à la Cindy Lauper ou encore des objets maintenant disparus comme le célèbre walkman! Lire la suite

CRITIQUE: LES ADIEUX A LA REINE

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Benoît Jacquot a choisi pour son vingtième film de nous parler de Marie-Antoinette à travers le personnage de sa liseuse Sidonie Laborde. Contrairement à Sofia Coppola dans son « Marie Antoinette », il délaisse le bling-bling et le rose bonbon pour dépeindre une société qui s’écroule. Axant son récit sur 4 jours autour du 14 juillet 1789, il nous raconte l’histoire d’une groupie, Sidonie (incarnée par une sublime Léa Seydoux), aveuglée d’admiration pour sa reine (Diane Kruger dans un de ses meilleurs rôles) qui, elle, n’a d’yeux que pour l’électrique Madame de Polignac (Virginie Ledoyen qu’on avait pas vue depuis longtemps aussi convaincante!). Ce trio autour duquel le film de Jacquot est construit court à une issue totalement mélodramatique dont je ne dévoilerai rien alors que la monarchie s’effondre!

La mise en scène, toute en finesse, de Benoît Jacquot, nous fait entrer dans l’intimité de la Reine, en distillant dès le début une réelle tension, renforcée par la superbe et omniprésente partition de Bruno Coulais. Quant au casting, il réunit le gratin du Cinéma Français avec outre le trio déjà cité, la formidable Noémie Lvovsky, Lolita Chammah, Julie-Marie Parmentier et Xavier Beauvois dans le rôle de Louis XVI.

Un des grands films de 2012 sans aucun doute!