Critique: Les Invisibles

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Réalisation Louis-Julien Petit
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 102 minutes
Sortie 9 janvier 2019

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !

Quatre ans après « Discount« , Louis Julien Petit continue dans la même veine des comédies à forte teneur sociale. Après les abus des grandes surfaces, il s’intéresse à un sujet peu traité mais ô combien fort, les femmes SDF. En adaptant un ouvrage documentaire de Claire Lajeunie, il donne la parole à ces femmes invisibles, en allant jusqu’à confier leurs rôles à d’authentiques femmes SDF, ce qui est la très bonne idée du film. Pour les encadrer, il confie les rôles des travailleuses sociales à des actrices professionnelles (Audrey Lamy, Noémie Lvovsky, Corine Masiero ou encore Deborah Lukumuena). Celles-ci sont à la hauteur de la mission mais force est de constater que le réalisme apporté par les actrices amatrices a du mal à coexister avec la présence des  « stars » auxquelles on ne croit jamais. Par ailleurs, on sent la volonté du réalisateur de traiter d’un sujet aussi important mais son envie à tout prix d’en faire un « feel good movie » parasite et anesthésie le propos avec un ton toujours léger et en évitant toujours d’être frontal. Quant à la conclusion, au premier degré plutôt désespérée, elle passe ici pour un happy end. Voilà un film que l’on ne peut détester mais qu’on aurait tout de même voulu aimer…

2.5

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Critique: Senses

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Titre original ハッピーアワーHappī Awā
Réalisation Ryūsuke Hamaguchi
Scénario Ryūsuke Hamaguchi
Tadashi Nohara
Tomoyuki Takahashi
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre drame
Durée 317 minutes
Sortie Partie 1 et 2: 2 mai 2018

Partie 3 et 4: 9 mai 2018

Partie 5: 16 mai 2018

A Kobe, au Japon, quatre femmes partagent une amitié sans faille. Du moins le croient-elles : quand l’une d’elles disparaît du jour au lendemain, l’équilibre du groupe vacille. Chacune ouvre alors les yeux sur sa propre vie et comprend qu’il est temps d’écouter ses émotions et celles des autres…

Plutôt que de sortir le nouveau film de Hamagushi en une seule fois, le distributeur a choisi de le diviser en trois. Les 5h17 sortent donc en salle de cette façon: les deux parties les plus longues, le 2 mai; les deux suivantes, le 9 mai puis la dernière le 16 mai. L’argument « première série cinéma » est plus publicitaire qu’autre chose. Chaque partie correspond à un sens: « entendre », « sentir », « voir », « toucher » et « goûter ». Ce très long film nous plonge dans l’amitié entre 4 femmes proches de la quarantaine ayant comme point commun une vie sentimentale plutôt compliquée. L’une est divorcée, une seconde cherche à divorcer après avoir trompé son mari, une autre voit sa vie de couple passer après le travail et la dernière, femme au foyer, semble invisible aux yeux de son mari. La disparition subite de l’une d’entre elles va servir de détonateur à une prise de conscience de l’ensemble du groupe. Cette disparition, contrairement à « Shokuzai » auquel le film fait évidemment penser, n’est pas ici prétexte à un quelconque suspense, a uniquement pour but de faire prendre conscience aux jeunes femmes de l’utilité de vivre tout simplement. Faire appel à ses sens, notamment écouter les autres et soi-même. Ces 5 h 17 permettent au cinéaste de prendre son temps, étirant à l’infini ses scènes,  à la manière d’un Kechiche au pays du Soleil Levant ( les 4 actrices sont d’ailleurs des amatrices), sans les éclats de voix! Hamagushi reste dans la retenue la plus totale, comme avec cette lecture d’une auteure sur un ton monocorde qui dure près d’une demi-heure, le genre de scènes qui en découragera plus d’un. Pourtant, si l’on tient le coup, « Senses » est une expérience envoûtante, passionnante, posant de multiples questions sur la vie et le couple et qui réserve même quelques très belles images de Cinéma!

4.5

Ghostbusters nouvelle version: la bande annonce !

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La nouvelle version de Ghostbusters réalisée par Paul Feig avec un casting féminin (Kristen Wiig, Melissa McCarthy, …) vient de dévoiler sa bande-annonce! Les ingrédients du film original semblent être de la partie: ectoplasme sur les écrans à partir du 10 août 2016!

Critique Dvd: le Challat de Tunis

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  • Date de sortie salles:
    01 avril 2015
  • Réalisé par :
    Kaouther Ben Hania
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    France Tunisie
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Jour2Fête

LE FILM:

4

 

 

Tunis, avant la révolution. En ville, une rumeur court. Un homme à moto, armé d’un rasoir, balafrerait les fesses des femmes qui ont la malchance de croiser sa route. On l’appelle le Challat. D’un quartier à l’autre, on en plaisante, on s’en inquiète, on y croit ou pas. Tout le monde en parle… mais personne ne l’a jamais vu. Dix ans plus tard, sur fond de post-révolution, les langues se délient. Une jeune réalisatrice mène l’enquête. Ses armes : humour, dérision, obstination.

A partir d’un fait divers, les attaques visant à balafrer l’arrière train de jeunes femmes à Tunis, la réalisatrice Kaouther Ben Hania a souhaité tirer un documentaire en forme de quête du Challat (balafreur)! A défaut de pouvoir mener une véritable enquête sous la dictature, elle s’est adonnée à un exercice de style l’amenant à utiliser la fiction avec les outils du documentaire. Si l’on se demande tout le film ce qui est vrai ou faux, le résultat est un film majeur sur la place de la femme dans la société tunisienne; amusant et grave à la fois!

TECHNIQUE:

4

 

 

Pour le support, rien à dire, même si le film n’invite pas aux prouesses!

BONUS:

4

 

 

Outre la bande-annonce, on trouve un court making of et une longue interview de la réalisatrice qui détaille le procédé utilisé!

VERDICT:

4

 

 

Un documenteur capital!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Jour2Fête

CRITIQUE DVD: LES FEMMES DU BUS 678

LE FILM: 6.5/10

Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, de milieux différents, s’unissent pour combattre le machisme agressif et impuni qui sévit au Caire dans
les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humilient. Devant l’ampleur du mouvement, l’atypique
inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Premier film de Moahmed Diab, « les Femmes du bus 678 » s’inspire de faits réels ayant entraîné la première plainte pour agression sexuelle en Egypte. Malgré une mise en scène perfectible, le scénario, malin bien qu’un peu foutraque, à la façon d’un Innaritu, nous emmène à la rencontre de trois femmes dont les destins vont se croiser pour mener la même lutte. Tout l’intérêt du film réside donc dans son propos très courageux, en forme de coup de gueule mais toutefois empreint d’un certain optimisme! Une jolie surprise!

La copie proposée sur ce DVD n’affiche aucun défaut particulier.

LES BONUS: 7/10

Outre les bandes-annonces d’usage, on trouve une interview intéressante du réalisateur Mohamed Diab (20 mins).

VERDICT: 7/10

Un film un peu décousu mais au propos choc!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Pyramide Video dès le 6 novembre.

 

CRITIQUE: KIRIKOU ET LES HOMMES ET LES FEMMES

KIRIKOU

Le grand-père nous accueille dans sa grotte bleue, pour de nouvelles confidences. Il restait encore de beaux souvenirs de l’enfance de Kirikou à évoquer : les moments où il a aidé les hommes et les femmes de son village et d’ailleurs…
Il nous raconte alors comment Kirikou, grâce à sa bravoure et son intelligence, est venu au secours de la femme forte, dont le toit de la case avait été détruit par Karaba. Il nous apprend par quelle astuce le petit héros a retrouvé le vieux grincheux, qui s’était égaré dans la savane, puis comment une griotte menacée par la sorcière a finalement pu transmettre son savoir aux habitants du village. On découvre aussi le secret d’un mystérieux monstre bleu, et enfin, grâce à une flûte liée à la famille de notre héros petit et vaillant, le pouvoir magique de la musique.

Même avec l’apport des images de synthèse, on retrouve tout de même dans ce troisième volet des aventures du petit Kirikou, toute la magie des précédents volets. A travers ces cinq petites histoires, Ocelot nous parle d’amour, de tolérance et d’entraide, à travers une mise en image de toute beauté. En y rajoutant quelques jolis passages musicaux, c’est l’assurance d’un excellent moment qui ravira les tout petits et qui ne fatiguera pas les parents! Un régal!

 

CRITIQUE DVD: LE VOYAGE DE LUCIA

LE FILM: 8/10

A Buenos aires, deux femmes que tout sépare vivent une histoire d’amour inattendue qui les emmènera jusqu’en Patagonie, loin des hommes et de leurs incertitudes…

Ce deuxième film de l’Italien Stefano Pasetto nous relate la parenthèse (enchantée ?) dans la vie de deux femmes que tout oppose. L’une, Lucia, hôtesse de l’air un peu aigrie mariée avec un docteur, appartient à la bourgeoisie, l’autre, Lea, jeune fille emplie d’une joie de vivre communicative, vit avec un tatoueur. Quand Lucia rencontre Lea, à qui elle donne des leçons de piano, elle arrive à un moment charnière de sa vie où son ménage ne lui apporte aucune joie et où la maladie la frappe. Le film de Pasetto, sans être d’une grande originalité, emporte la mise grâce à ses deux comédiennes au jeu vraiment convaincant et à une photo très travaillée qui flatte la rétine tout au long du film. Autre réussite, « le voyage de Lucia » évite tout pathos et reste empreint d’une douceur vraiment plaisante! Et la copie proposée rend justice à la très belle photo du film!

LES BONUS: 3/10

Outre la bande annonce, une galerie de photos et une filmo du réalisateur  sont les seuls bonus proposés sur ce dvd!

VERDICT: 7/10

Un bien joli film à découvrir!

Disponible en DVD (19,99 euros) chez Memento Films dès le 4 septembre