Critique Bluray: Le 15h17 pour Paris

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Titre original The 15:17 to Paris
Réalisation Clint Eastwood
Scénario Dorothy Blyskal
Acteurs principaux
Sociétés de production Malpaso Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame biographie
Durée 94 minutes
Sortie 7 Février 2018

LE FILM:

2

Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu’un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s’attache à leur parcours et revient sur la série d’événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d’une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers…

Après « Sully » ou « American Sniper », Clint Eastwood continue de raconter l’héroïsme de ses compatriotes. Cette fois-ci il se penche sur l’histoire de ces trois amis qui ont empêché le carnage annoncé dans un train Thalys entre Amsterdam et Paris en 2015. Si Greengrass avait raconté avec beaucoup de puissance ce qui s’était passé dans l’un des avions du 11 septembre, Eastwood s’attaque à un évènement qui fut très bref, rendant impossible de le relater sur 90 minutes. Il choisit donc de brosser le portrait des trois principaux protagonistes, depuis l’enfance jusqu’au « drame »!  Son but, montrer comment des hommes ordinaires peuvent devenir des héros. Le problème est qu’Eastwood ne nous donne jamais la réponse, si ce n’est de vagues motivations religieuses. Nous assistons donc durant les 3/4 du film à la jeunesse des héros et leur balade en Europe, entre restos et boîtes de nuit, ce qui ne présente malheureusement pas grand intérêt!

La bonne idée du film est d’avoir donné aux vrais protagonistes la possibilité d’interpréter leur propre rôle et aussi de nous montrer exactement comment se sont déroulés les faits. Ca ne fait toutefois pas de ce 15H17 une réussite….

TECHNIQUE:

4.5

Une copie aussi brillante niveau image que son!

BONUS:

1.5

On trouve ici un court making of ainsi que l’interview des protagonistes du « drame » qui reviennent sur les évènements.

VERDICT:

2

Pour une fois, Eastwood manque un peu sa cible, dommage…

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Warner Bros

 

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Critique Bluray: Non-Stop

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  • Date de sortie :
     26 février 2014
  • Réalisé par :
    Jaume Collet-Serra
  • Avec :
    Liam Neeson, Julianne Moore, Scoot McNairy…
  • Durée :
    1h46min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Non-Stop
  • Distributeur :
    StudioCanal

LE FILM: 7/10

Alors qu’il est en plein vol, un agent de la police de l’air reçoit des SMS d’un inconnu qui dit être à bord et vouloir assassiner un passager toutes les 20 minutes s’il ne reçoit pas 150 millions de dollars.

Trois ans après Sans Identité, Liam Neeson rempile sous les ordres de l’Espagnol Jaume Collet Serra pour un thriller du même genre. Il faut reconnaître qu’on a déjà vu ce personnage de flic aux traumas familiaux bien costauds et qui, du coup, a un sérieux penchant pour la bibine. Certes, on n’échappe pas à un morceau de bravoure légèrement capillo-tracté. Malgré tout, l’intrigue est suffisamment bien ficelée, la mise en scène futée et le montage fort avisé, pour faire de ce vol un peu plus qu’un vol low-cost. Avec Julianne Moore comme hôtesse, on en demande pas plus!

TECHNIQUE: 9/10

Somptueux pour l’image et percutant pour le son (préférable bien entendu en VO)!

BONUS: 4/10

Outre la bande-annonce, on trouve deux modules de making of plutôt promo! Bof…

VERDICT: 7/10

Un thriller du samedi soir diablement efficace!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (21.99 euros) chez Studiocanal


CRITIQUE: CARLOS, LE FILM (2010)

Carlos retrace l’histoire d’Ilich Ramírez Sánchez qui, durant deux décennies, fut l’un des terroristes les plus recherchés de la planète. Entre 1974, à Londres, où il tente d’assassiner un homme d’affaires britannique, et 1994, quand il est arrêté à Khartoum, il aura vécu plusieurs vies sous autant de pseudonymes, et traversé toutes les complexités de la politique internationale de son époque. Qui était Carlos, comment ses identités entrecroisées, superposées, s’articulent-elles, qui était-il avant de s’engager corps et biens dans sa lutte sans fin ?

Tourné pour la chaîne Canal Plus en trois épisodes pour une durée totale de plus de 5 heures, le film est sorti en salles dans un montage de 2 h 30. Je n’ai pas vu la version télé, c’est donc de l’autre dont je vous parle. Olivier Assayas a réussi un pari fou avec ce film sur un personnage mythique, symbole du terrorisme international de la fin du XXème siècle. La difficulté tenait en particulier au fait que le tournage se situait dans une dizaine de pays et d’innombrables décors et mettait en jeu plus de cent vingt comédiens dans plus de sept langues. Dans un souci de véracité, Assayas a laissé d’ailleurs chaque personnage s’exprimer dans sa propre langue. Très documenté, le film offre un cours magistral de géopolitique tout en se posant comme un objet cinématographique passionnant. Outre une mise en scène magistrale et un scénario palpitant, Assayas a fait bonne pioche en confiant le rôle du révolutionnaire à Edgar Ramirez, monstre physique au charisme dévastateur, d’ailleurs couronné par un Cesar du meilleur espoir masculin en 2011.  Le cinéaste français se montre digne avec « Carlos » des plus grands réalisateurs américains du genre. Vive la France!