CRITIQUE BLU-RAY: LA LISTE DE SCHINDLER

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LE FILM: 9.5/10

Seconde guerre mondiale. L’histoire vraie de Oskar Schindler qui démarra son usine en Pologne avec des juifs déportés. Découvrant peu à peu l’horreur que son propre peuple fait subir aux juifs, il décident de sauver tous ceux qu’il pourra…

Alors que Steven Spielberg enchaîne les blockbusters que tout le monde connaît et qu’il vient de sortir Jurassic Park, il approche également de la cinquantaine et le moment vient pour lui de parler d’un sujet qui le touche vraiment, l’Holocauste. Alors que son cinéma est principalement axé sur le spectaculaire et les prouesses techniques et constitue le moyen idéal de générer des fortunes en merchandising, il décide donc de traiter de l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale à travers un film de 3h15 sans véritable star (Liam Neeson et Ralph Fiennes n’ont encore rien fait de marquant), qui plus est en noir et blanc. Le succès fut tout de même au rendez-vous et Spielberg récolta même son premier Oscar du meilleur réalisateur.

Pour parler de ce sujet qui lui est si cher, Spielberg choisit de raconter l’histoire étonnante d’Oskar Schindler, un industriel allemand nazi, qui sauva de la mort des centaines de Juifs en rachetant leur vie. Spielberg réussit un film extrêmement dur, à la violence frontale parfois insoutenable, tout en constituant une aventure totalement romanesque qui ne trahit en rien son sens du récit. Le personnage de Schindler dont on aurait pu craindre du cinéaste qu’il le glorifie, est en fait un personnage ambigu, mari infidèle, passionné par l’argent et le pouvoir dont on ne sait pas vraiment si ce sont ses qualités de coeur qui guident ses actes. Sur une photo sublime de Janusz Kaminsky, Spielberg fait une démonstration de mise en scène absolument magistrale: on retiendra en particulier la scène de la liquidation du ghetto tournée caméra à l’épaule sur une mélodie de Mozart jouée par un officier allemand ou encore cette idée d’une petite fille en manteau rouge au milieu de l’image en noir et blanc que Schindler retrouvera au milieu d’un charnier. Et que dire de la magnifique partition de John Williams dont le thème interprété par le violoniste Ithzhak Perlman restera comme l’un des plus poignants de l’Histoire du Cinéma.

Certains mauvais coucheurs feront un procès injuste au réalisateur, l’accusant d’avoir voulu instauré un suspense malvenu sur l’issue d’une douche de prisonnières d’Auschwitz alors qu’il voulait simplement montrer l’incertitude dans laquelle se trouvaient ces femmes. Mais ce qu’il faut retenir c’est plutôt que Spielberg a réussi à mettre à la portée du grand public toute l’horreur de cette période, chose que seuls quelques documentaires comme Shoah étaient capables de retranscrire.

Un chef d’oeuvre absolu, le plus grand film sur l’Holocauste.

TECHNIQUE: 10/10

Une copie HD absolument époustouflante qui respecte à merveille la photo de Kaminsky avec un son en DTS complètement immersif!

BONUS: 8/10

Pas de bonus sur le bluray mais un DVD de bonus identique à celui de la précédente édition dvd, à savoir le doc sur les survivants et celui sur la fondation créée par Spielberg.

VERDICT: 9/10

Un film tout simplement essentiel!

Disponible en édition bluray + dvd bonus + copie digitale (19,99 euros) et coffret collector avec deux livrets, des cartes et l’affiche du film (29.99 euros) chez Universal Pictures dès le 9 avril

 

CRITIQUE BLU-RAY: ARRETE-MOI SI TU PEUX

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LE FILM: 8/10

Années 60. L’histoire vraie d’un véritable imposteur recherché dans le monde entier. A 17 ans, il se fait passer pour un pilote de Boeing, un avocat, un médecin et détourne des millions de dollars. Il fait enrager le meilleur agent du FBI. Qui est le chat ? Qui est la souris ?

A sa sortie en 2002, Arrête-moi si tu peux est l’un des trois films réalisés par Spielberg en quelques mois à peine avec A.I. et Minority Report. Tiré de l’histoire vraie de Frank Abagnale, un imposteur de 17 ans qui détourna des millions de dollars, endossant tout un tas d’identités et mettant à genoux le tout puissant FBI, le film de Spielberg, bien que destiné au départ à Gore Berbinski, est probablement l’un de ses films les plus personnels.

En effet, traumatisé par le divorce de ses parents et la dislocation de sa cellule familiale, il trouve en le personnage d’Abagnale son parfait alter ego. Complètement dévasté par les infidélités de sa mère et la rupture qui en découle, le personnage d’Abagnale choisit alors la fuite et une vie de mensonges dans l’objectif de reconstituer le couple de ses parents. A côté de cet aspect qui lui est très personnel, Spielberg réussit à éviter tout pathos et créer un vrai divertissement de très haut niveau. Véritable jeu du chat et de la souris entre Abagnale (excellent Leonardo Di Caprio) et Hanratty (Tom Hanks jamais meilleur que dans les rôles de Monsieur Tout le monde), le film s’avère une enquête haletante tout comme une aventure jubilatoire, le spectateur se délectant des trouvailles et du culot du personnage principal!

Magnifique reconstitution des 60’s brillamment mise en scène, le film regorge de trouvailles dont un hommage à James Bond, musique à l’appui, et s’illustre par une bande originale jazzy très Mancinienne de Sir John Williams comme toujours!

Du grand divertissement de grande qualité!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie malgré quelques points blancs sur certains arrières plans.

BONUS: 0/10

Pas même une bande-annonce! Où sont passés les bonus du DVD ?

VERDICT: 8/10

Un plaisir de revoir un si bon film en HD malgré l’absence de bonus!

Disponible en blu-ray (19,99 euros) chez Paramount.