CRITIQUE: THE GRAND BUDAPEST HOTEL

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  • Réalisé par :
    Wes Anderson
  • Avec :
    Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric…
  • Durée :
    1h40min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Grand Budapest Hotel
  • Distributeur :
    20th Century Fox

Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

Pour son huitième long métrage, le Texan le plus européen, Wes Anderson nous offre un désopilant portrait de la vieille Europe sous la forme d’une aventure débridée entre Tintin et Indiana Jones! Convoquant les fidèles Adrian Brody, Bill Murray, Edward Norton, Jason Schwartzman ou Owen Wilson et quelques nouveaux comme Léa Seydoux, Jeff Goldblum, Harvey Keitel, Ralph Fiennes et bien sûr l’excellent Tony Revolori pour son premier rôle, Wes Anderson confirme à tous ceux qui en doutaient quel immense réalisateur il est. Son imaginaire débordant, son sens du cadre, ses idées de mise en scène incroyables et la finesse de son humour font de cet hilarant voyage son chef d’oeuvre! Indiscutablement l’un des grands films de 2014!

NOTE: 9.5/10

 

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CRITIQUE BLU-RAY: LA LISTE DE SCHINDLER

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LE FILM: 9.5/10

Seconde guerre mondiale. L’histoire vraie de Oskar Schindler qui démarra son usine en Pologne avec des juifs déportés. Découvrant peu à peu l’horreur que son propre peuple fait subir aux juifs, il décident de sauver tous ceux qu’il pourra…

Alors que Steven Spielberg enchaîne les blockbusters que tout le monde connaît et qu’il vient de sortir Jurassic Park, il approche également de la cinquantaine et le moment vient pour lui de parler d’un sujet qui le touche vraiment, l’Holocauste. Alors que son cinéma est principalement axé sur le spectaculaire et les prouesses techniques et constitue le moyen idéal de générer des fortunes en merchandising, il décide donc de traiter de l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale à travers un film de 3h15 sans véritable star (Liam Neeson et Ralph Fiennes n’ont encore rien fait de marquant), qui plus est en noir et blanc. Le succès fut tout de même au rendez-vous et Spielberg récolta même son premier Oscar du meilleur réalisateur.

Pour parler de ce sujet qui lui est si cher, Spielberg choisit de raconter l’histoire étonnante d’Oskar Schindler, un industriel allemand nazi, qui sauva de la mort des centaines de Juifs en rachetant leur vie. Spielberg réussit un film extrêmement dur, à la violence frontale parfois insoutenable, tout en constituant une aventure totalement romanesque qui ne trahit en rien son sens du récit. Le personnage de Schindler dont on aurait pu craindre du cinéaste qu’il le glorifie, est en fait un personnage ambigu, mari infidèle, passionné par l’argent et le pouvoir dont on ne sait pas vraiment si ce sont ses qualités de coeur qui guident ses actes. Sur une photo sublime de Janusz Kaminsky, Spielberg fait une démonstration de mise en scène absolument magistrale: on retiendra en particulier la scène de la liquidation du ghetto tournée caméra à l’épaule sur une mélodie de Mozart jouée par un officier allemand ou encore cette idée d’une petite fille en manteau rouge au milieu de l’image en noir et blanc que Schindler retrouvera au milieu d’un charnier. Et que dire de la magnifique partition de John Williams dont le thème interprété par le violoniste Ithzhak Perlman restera comme l’un des plus poignants de l’Histoire du Cinéma.

Certains mauvais coucheurs feront un procès injuste au réalisateur, l’accusant d’avoir voulu instauré un suspense malvenu sur l’issue d’une douche de prisonnières d’Auschwitz alors qu’il voulait simplement montrer l’incertitude dans laquelle se trouvaient ces femmes. Mais ce qu’il faut retenir c’est plutôt que Spielberg a réussi à mettre à la portée du grand public toute l’horreur de cette période, chose que seuls quelques documentaires comme Shoah étaient capables de retranscrire.

Un chef d’oeuvre absolu, le plus grand film sur l’Holocauste.

TECHNIQUE: 10/10

Une copie HD absolument époustouflante qui respecte à merveille la photo de Kaminsky avec un son en DTS complètement immersif!

BONUS: 8/10

Pas de bonus sur le bluray mais un DVD de bonus identique à celui de la précédente édition dvd, à savoir le doc sur les survivants et celui sur la fondation créée par Spielberg.

VERDICT: 9/10

Un film tout simplement essentiel!

Disponible en édition bluray + dvd bonus + copie digitale (19,99 euros) et coffret collector avec deux livrets, des cartes et l’affiche du film (29.99 euros) chez Universal Pictures dès le 9 avril