Critique Bluray: Moka

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Réalisation Frédéric Mermoud
Scénario Frédéric Mermoud
Tatiana de Rosnay
Antonin Martin-Hilbert
Acteurs principaux
Sociétés de production Diligence Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Suisse Suisse
Genre Drame
Durée 89 minutes
Sortie 17 août 2016

LE FILM:

3.5

Munie de quelques affaires, d’un peu d’argent et d’une arme, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie. Mais le chemin de la vérité est plus sinueux qu’il n’y paraît. Diane devra se confronter à une autre femme, attachante et mystérieuse…

Huit ans après « Complices », son premier film, Frédéric Mermoud retrouve son actrice Emmanuelle Devos pour une adaptation d’un roman de Tatiana de Rosnay. La comédienne incarne la mère d’un enfant tué par une voiture couleur moka. Comme justice ne se fait pas, elle décide de parti elle-même à la recherche du conducteur ou de la conductrice responsable de la mort de son enfant. Un drôle de jeu va débuter entre Diane et une esthéticienne blonde incarnée par Nathalie Baye. Une ambiance hitchcockienne et des merveilleuses actrices sont deux bonnes raisons de se laisser convaincre par ce drame psychologique plutôt bien troussé.

TECHNIQUE:

4

Une copie très satisfaisante.

BONUS:

3.5

On trouve ici un court-métrage déjà avec Emmanuelle Devos ainsi qu’une très bonne interview du réalisateur.

VERDICT:

3.5

Un drame psychologique porté par deux magnifiques actrices!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray édition FNAC (24.99 euros) chez PYRAMIDE VIDEO

Critique: Juste la fin du Monde

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Réalisation Xavier Dolan
Scénario Xavier Dolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Sons of Manual
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 95 minutes
Sortie 21 Septembre 2016

Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

Grand Prix au dernier Festival de Cannes, « Juste la fin du Monde », est l’adaptation par Xavier Dolan de la pièce éponyme de Jean-Luc Lagarce qu’Anne Dorval avait fait découvrir au jeune réalisateur il y a quelques années. S’il n’avait pas été convaincu à l’époque, c’est en y revenant plus récemment qu’il y trouva des résonances et décida de travailler dessus. Il raconte donc dans son dernier opus l’histoire d’un auteur de théâtre (Gaspard Ulliel)qui revient dans sa famille le temps d’une journée pour leur apprendre qu’il est malade et qu’il va mourir. Arrivé dans la maison familiale, il y retrouve sa mère (Nathalie Baye), sa soeur (Léa Seydoux), son frère et sa femme (Vincent Cassel et Marion Cotillard). Malheureusement, sa famille semble s’être figée dans une certaine médiocrité et la journée des protagonistes se verra émaillée de cris et de crises alors que les non-dits prendront le pas sur les banalités et les mesquineries. Dolan semble de film en film trouver l’équilibre entre sa fougue et la maturité et si l’on reconnaît forcément son style, notamment ces scènes presque clipesques portées par des tubes de la culture populaire (Ozone par exemple!), il reste ici concentré sur la moelle de son récit. Il démontre encore une fois un vrai talent de directeur d’acteurs tant l’ensemble de sa troupe rivalise et parvient à incarner avec réalisme le style particulier de Lagarce, ce qui est en soi une véritable gageure, jusqu’à un plan final somptueux! Un choc!

4.5

Critique Dvd: L’affaire SK1

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  • Date de sortie salles:
    07 janvier 2015
  • Réalisé par :
    Frédéric Tellier
  • Avec :
    Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet…
  • Durée :
    2h
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    SND

LE FILM:

4.5

Paris début des années 90 un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire au 36 quai des Orfèvres. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail le conduit à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Pendant 7 ans, obsédé par ces meurtres sauvages qu’il rapproche il ne va cesser de traquer le meurtrier. Ce policier devient l’architecte de l’affaire la plus complexe qu’ait eu à traiter la police judiciaire de l’époque avec un fichier ADN qui n’existait pas encore…

Si le suspense n’est pas de mise ici puisque tout le monde connaît les tenants et les aboutissants de cette affaire qui défraya la chronique, Frédéric Tellier, pour son premier film, affiche une maîtrise et un talent rares. Mêlant la traque de Guy Georges et son procès, ‘ »l’affaire SK1″ refuse tout spectaculaire pour se concentrer sur le mal et son incarnation et nous tenir le souffle coupé durant deux heures. Si l’interprétation est impeccable, notamment de Raphaël Personnaz, Nathalie Baye et Olivier Gourmet, on reste sans voix devant la glaçante interprétation du tueur par Adama Niane! Bravo!

TECHNIQUE:

4

Pour le support, c’est un sans faute!

BONUS:

4

Outre un commentaire audio et quelques scènes coupées, on trouve un making of très instructif de 32 mins.

VERDICT:

4.5

L’un des grands films français de cette année!

Disponible en DVD (19.99 euros), bluray (24.99 euros) et coffret collector(29.99 euros)chez M6 Vidéo



CRITIQUE BLU-RAY: LA NUIT AMERICAINE

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LE FILM: 8.5/10

Aux studios de la Victorine, à Nice, un cinéaste français, Ferrand, commence son nouveau film, « Je vous présente Paméla ». Comme d’habitude, c’est le début de multiples péripéties : entre les aléas du tournage, les caprices des acteurs, leurs problèmes sentimentaux et la pression exercée par le producteur… Ferrand se demande s’il arrivera à terminer son film.

« Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n’y a pas d’embouteillages dans les films, pas de temps mort. Les films avancent comme des trains, tu comprends, comme des trains dans la nuit. Des gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail, dans notre travail de cinéma. » Cette façon qu’a Ferrand, le réalisateur incarné par Truffaut lui-même, de consoler son acteur Alexandre (JP Léaud), résume bien ce que représente ce film de François Truffaut, une déclaration d’amour au 7ème art.
En nous offrant les coulisses du tournage d’un film, Truffaut s’appuie sur les dizaines d’anecdotes vécues au fil de sa carrière: les imprévus, les désaccords avec les producteurs, les histoires d’amour sur les plateaux, les caprices de stars… Au-delà du résultat magique obtenu, Truffaut insiste sur le travail quasi-artisanal qui en est à l’origine. Sans doute l’un des plus beaux films sur le cinéma!
TECHNIQUE: 8/10
Une copie tout à fait correcte sans être vraiment impressionnante.
BONUS: 8/10
Outre une présentation du film par Serge Toubiana et une interview du directeur photo, on peut également écouter le commentaire audio de Nathalie Baye. Pour compléter ce coffret, le joli livret et le magnet du film sont également inclus.
VERDICT: 8.5/10
Un bien bel hommage au cinéma qui ravira les cinéphiles!
Disponible en coffret Ultimate (29.9 euros) chez Warner Bros

CRITIQUE BLU-RAY: ARRETE-MOI SI TU PEUX

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LE FILM: 8/10

Années 60. L’histoire vraie d’un véritable imposteur recherché dans le monde entier. A 17 ans, il se fait passer pour un pilote de Boeing, un avocat, un médecin et détourne des millions de dollars. Il fait enrager le meilleur agent du FBI. Qui est le chat ? Qui est la souris ?

A sa sortie en 2002, Arrête-moi si tu peux est l’un des trois films réalisés par Spielberg en quelques mois à peine avec A.I. et Minority Report. Tiré de l’histoire vraie de Frank Abagnale, un imposteur de 17 ans qui détourna des millions de dollars, endossant tout un tas d’identités et mettant à genoux le tout puissant FBI, le film de Spielberg, bien que destiné au départ à Gore Berbinski, est probablement l’un de ses films les plus personnels.

En effet, traumatisé par le divorce de ses parents et la dislocation de sa cellule familiale, il trouve en le personnage d’Abagnale son parfait alter ego. Complètement dévasté par les infidélités de sa mère et la rupture qui en découle, le personnage d’Abagnale choisit alors la fuite et une vie de mensonges dans l’objectif de reconstituer le couple de ses parents. A côté de cet aspect qui lui est très personnel, Spielberg réussit à éviter tout pathos et créer un vrai divertissement de très haut niveau. Véritable jeu du chat et de la souris entre Abagnale (excellent Leonardo Di Caprio) et Hanratty (Tom Hanks jamais meilleur que dans les rôles de Monsieur Tout le monde), le film s’avère une enquête haletante tout comme une aventure jubilatoire, le spectateur se délectant des trouvailles et du culot du personnage principal!

Magnifique reconstitution des 60’s brillamment mise en scène, le film regorge de trouvailles dont un hommage à James Bond, musique à l’appui, et s’illustre par une bande originale jazzy très Mancinienne de Sir John Williams comme toujours!

Du grand divertissement de grande qualité!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie malgré quelques points blancs sur certains arrières plans.

BONUS: 0/10

Pas même une bande-annonce! Où sont passés les bonus du DVD ?

VERDICT: 8/10

Un plaisir de revoir un si bon film en HD malgré l’absence de bonus!

Disponible en blu-ray (19,99 euros) chez Paramount.

 

DE VRAIS MENSONGES (2010)

Un beau matin de printemps, Emilie reçoit une lettre d’amour, belle, inspirée mais anonyme. Elle la jette d’abord à la poubelle, avant d’y voir le moyen de sauver sa mère, isolée et triste depuis le départ de son mari. Sans trop réfléchir, elle la lui adresse aussitôt. Mais Émilie ne sait pas encore que c’est Jean, son employé timide, qui en est l’auteur. Elle n’imagine surtout pas que son geste les projettera dans une suite de quiproquos et de malentendus qui vont vite tous les dépasser…

Véritable auteur trop sous-estimé, Pierre Salvadori écrit lui-même les films qu’il réalise, la plupart du temps des comédies, souvent très réussies. On lui doit entre autres « cible émouvante », « les apprentis », « comme elle respire », « hors de prix » et le thème du mensonge et de l’imposture est une fois de plus central dans son dernier film.

Emmenée par un trio d’acteurs au top, Nathalie Baye (qui confirme la grande année des actrices « expérimentées » comme Deneuve dans Potiche ou Huppert dans Copacabana qui n’ont pas peur du contre-emploi) rayonnante et drôle comme jamais, Audrey Tautou magnifique dans le rôle de la fille manipulatrice et Sami bouajila, tout en retenue, cette comédie fait du bien à l’heure ou le « pipi-caca » est devenu la norme en matière de comédie. Mélange de Cyrano de Bergerac revisité par Lubitsch, « de vrais mensonges » est une comédie légère, fraîche, très bien écrite, pleine de surprises et aux personnages extrêmement riches, jusqu’aux plus petits seconds rôles (mention spéciale à Judith Chemla dans le rôle de Paulette, à pleurer de rire).

Courez-vite le voir tant qu’il est encore temps!