Critique: Once Upon A Time In Hollywood

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Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Polybona Films
Heyday Films
Visiona Romantica
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre comédie dramatique
Durée 161 minutes
Sortie 14/08/2019

En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. 

Si l’on compte les deux volumes de Kill Bill comme un seul film, « Once upon a time in Hollywood » est donc le 9ème long de la carrière de Quentin Tarantino, quatre ans après « les Huit Salopards »! Durant 2 h40, QT nous plonge dans le Hollywood de la fin des 60’s à travers le personnage de Rick Dalton, acteur sur le retour dont la carrière s’enfonce entre les rôles de méchant et les apparitions dans des séries TV ou des pubs. Il situe son histoire les quelques semaines précédant l’assassinat de la compagne de Polanski, Sharon Tate, par les disciples de Charles Manson. Il mélange donc réalité et fiction, joue avec la chronologie et multiplie les citations et les clins d’oeil avec toujours le même effet jubilatoire. Son duo d’acteurs DiCaprio/Pitt tutoie des sommets, notamment le premier absolument hilarant du début à la fin et le reste du casting est à l’avenant, avec des caméos d’Al Pacino, Kurt Russel ou encore Bruce Dern! Comme souvent, QT réserve une explosion de violence pour les dernières minutes, avec une scène qui restera dans les annales! Ce QT s’avère donc un excellent cru qui ravira les cinéphiles et les adeptes de prestations d’acteurs! On en redemande…

4.5

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Oscars 2016: le Palmares

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La question qui taraudait toute la planète depuis des semaines, « Leo va-t-il enfin décroché son Oscar » a enfin trouvé sa réponse la nuit dernière! Les Oscars 2016 ont en effet trouvé leurs acquéreurs  avec un palmarès finalement sans grande surprise. Les grosses surprises venaient surtout des nominations dont étaient absents Spielberg et Tarantino!

Meilleur filmSpotlight de Tom McCarthy.

Si Mad Max semblait supérieur à Spotlight, ce dernier avait tout pour plaire à l’Académie qui raffole des films à portée politique et à la forme classique!

Meilleur réalisateur : Alejandro Gonzalez Inarritu pour The Revenant.

Inarritu était favori après son Golden Globe et a donc récidivé cette année bien que George Miller l’ait largement mérité!

Meilleur acteur : Leonardo DiCaprio dans The Revenant.

La cinquième nomination en tant qu’acteur (une en tant que producteur pour le Loup de Wall Street) fut la bonne pour DiCaprio même si, objectivement, il l’aurait mérité davantage pour « Aviator » ou » le Loup de Wall Street ». Son principal concurrent était Michael Fassbender pour « Steve Jobs » qui voit pour la deuxième fois la récompense lui échapper.

Meilleure actrice : Brie Larson dans Room.

C’est l’une des surprises de la soirée pour cette jeune actrice encore peu connue qui ravit la récompense à Cate Blanchett pourtant magnifique dans « Carol ».

Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Rylance pour Le Pont des espions.

Si voir Sylvester Stallone soulever le trophée pour « Creed » aurait été sympa, la phénoménale performance de Rylance dans le film de Spielberg est fort justement récompensée!

Meilleure actrice dans un second rôle : Alicia Vikander dans The Danish Girl.

C’est clairement l’outsider de la catégorie qui rafle la mise sous le nez de Jennifer Jason Leigh, Rooney Mara et Kate Winslet!

Meilleur scénario original : Josh Singer et Tom McCarthy pour Spotlight.

Belle concurrence ici avec Vice Versa et le Pont des Espions, mais la récompense est tout de même méritée.

Meilleur scénario adapté : Charles Randolph et Adam McKay pour The Big Short : le casse du siècle.

Une récompense pour le très beau script de « Carol » m’aurait ravi, dommage…

Meilleur film étrangerLe Fils de Saul de László Nemes (Hongrie).

Le Français « mustang » repart bredouille, dommage…

Meilleur film d’animationVice-versa de Pete Docter et Jonas Rivera.

Evidemment!

Meilleur documentaireAmy de Asif Kapadia.

Evidemment!

Meilleure photographie : Emmanuel Lubezki pour The Revenant.

Rien à dire même si j’avais un faible pour la magnifique photo des « Huit Salopards »!

Meilleur montage : Margaret Sixel pour Mad Max: Fury Road.

Meilleurs décors : Colin Gibson et Lisa Thompson pour Mad Max: Fury Road.

Meilleure création de costumes : Jenny Beavan pour Mad Max: Fury Road.

Meilleurs maquillages et coiffures : Lesley Vanderwalt, Elka Wardega et Damian Martin pour Mad Max: Fury Road.

Meilleur montage sonore : Mark A. Mangini et David White pour Mad Max: Fury Road.

Meilleur mixage de son : Chris Jenkins, Gregg Rudloff et Ben Osmo pour Mad Max: Fury Road.

Tous les Oscars techniques pour Mad Max sont amplement mérités!

Meilleurs effets visuels : Mark Williams Ardington, Sara Bennett, Paul Norris, Andrew Whitehurst pour Ex Machina.

Surprise avec Star Wars dans la catégorie, qui repartira finalement bredouille!

Meilleure chanson originale : Jimmy Napes et Sam Smith pour Writing’s on the Wall dans 007 Spectre.

Meilleure musique de film : Ennio Morricone pour Les Huit Salopards.

Grande joie de voir l’immense Ennio Morricone remporter le premier Oscar de sa carrière pour sa formidable BO des Huit Salopards!

Meilleur court métrage de fiction : Stutterer, de Serena Armitage et Benjamin Cleary.

Meilleur court métrage d’animation : Bear Story de Pato Escala Pierart et Gabriel Osorio Vargas.

Meilleur court métrage documentaire : A Girl in the River : The Price of Forgiveness de Sharmeen Obaid-Chinoy.

Critique: The Revenant

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Réalisation Alejandro González Iñárritu
Scénario Alejandro González Iñárritu
Mark L. Smith
Acteurs principaux
Sociétés de production New Regency Pictures
Anonymous Content
RatPac Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Durée 156 minutes
Sortie 24 février 2016

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Un an à peine après son Oscar du meilleur réalisateur pour le décevant « Birdman », le cinéaste mexicain Inarritu revient avec une nouvelle adaptation du roman de Michael Punke, « le revenant », qui avait déjà inspiré Richard Sarafian pour son « Convoi sauvage » en 1971. Après une scène d’ouverture dans laquelle un groupe de trappeurs est sauvagement attaqué par une tribu d’Indiens, on peut se dire que l’on s’embarque dans 2h30 de grand cinéma; d’autant qu’une attaque de grizzli dont est victime Glass nous laisse scotché devant tant de maîtrise technique. Il nous tarde, maintenant que ces bonnes bases sont posées, de vibrer et d’être pris aux tripes! Malheureusement, ce ne sera pas le cas. Si l’on ne peut que reconnaître la maestria de la mise en scène et le travail titanesque de Lubezki sur la photo, l’ennui prime pour plusieurs raisons. Tout d’abord, contrairement au « Convoi Sauvage » qui, grâce à de multiples flash-backs, nous éclairaient sur le personnage principal et nous faisait entrer en empathie, « The Revenant » ne nous apprend jamais rien sur Glass qui, du coup, n’est jamais attachant. Par ailleurs, plutôt que d’opter pour l’aventure pure et l’immersion du spectateur, Inarritu choisit l’odyssée métaphysique façon Mallick (on pense souvent au Nouveau Monde et à la Ligne Rouge). Enfin, si dans « the Revenant », le personnage incarné par DiCaprio ne survit que pour venger la mort de son fils, le personnage incarné par Richard Harris dans « le Convoi Sauvage » luttait pour revoir son fils vivant, donnant un souffle de vie et de rédemption bien plus exaltant que dans cette nouvelle version. Du côté de l’interprétation, Tom Hardy est parfait dans ce rôle de crapule et DiCaprio est comme toujours très bon même s’il n’a que quelques lignes de dialogues, l’ironie étant qu’il remporte enfin un Oscar pour, sûrement son rôle le plus physique, mais certainement le moins intéressant. En tout cas, une fois de plus Inarritu confirme ses immenses qualités de cinéaste mais tant qu’il se bornera à vouloir épater la galerie plutôt qu’à raconter des histoires qui emportent le public, il restera un un grand technicien à défaut d’un grand réalisateur.

2

OSCARS 2014: NOMINATIONS ET PRONOSTICS

The 85th Academy Awards® will air live on Oscar® Sunday, February 24, 2013.

 

Nous savons depuis quelques jours qui sont les nommés pour la prochaine cérémonie des Oscars; il est donc temps que je vous fasse part de mes pronostics. Il ne s’agit donc en aucun cas de ce que je souhaiterais mais de ce que je vois victorieux! Plusieurs questions restent en suspens: Leonardo DiCaprio décrochera-t-il enfin cet Oscar si convoité? Pourquoi cette absence de Inside Llewyn Davis? Gravity peut-il prétendre à autre chose qu’à des récompenses techniques?… Réponse le 2 mars! N’hésitez pas à commenter!

Meilleur film

La catégorie du meilleur film récompense les producteurs.

  • American Bluff (American Hustle)  réalisé par David O. Russell
  • Capitaine Phillips (Captain Phillips) réalisé par Paul Greengrass
  • Dallas Buyers Club  réalisé par Jean-Marc Vallée
  • Gravity  réalisé par Alfonso Cuarón
  • Her  réalisé par Spike Jonze
  • Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street)  réalisé par Martin Scorsese
  • Nebraska réalisé par Alexander Payne
  • Philomena réalisé par Stephen Frears
  • Twelve Years a Slave  réalisé par Steve McQueen

Meilleur réalisateur

  • Alfonso Cuarón pour Gravity
  • Steve McQueen pour Twelve Years a Slave
  • Alexander Payne pour Nebraska
  • David O. Russell pour American Bluff (American Hustle)
  • Martin Scorsese pour Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street)

Meilleur acteur

  • Christian Bale pour le rôle de Irving Rosenfeld dans American Bluff (American Hustle)
  • Bruce Dern pour le rôle de Woody Grant dans Nebraska
  • Leonardo DiCaprio pour le rôle de Jordan Belfort dans Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street)
  • Chiwetel Ejiofor pour le rôle de Solomon Northup dans Twelve Years a Slave
  • Matthew McConaughey pour le rôle de Ron Woodroof dans Dallas Buyers Club

Meilleure actrice

  • Amy Adams pour le rôle de Sydney Prosser dans American Bluff (American Hustle)
  • Cate Blanchett pour le rôle de Jasmine dans Blue Jasmine
  • Sandra Bullock pour le rôle du Dr Ryan Stone dans Gravity
  • Judi Dench pour le rôle de Philomena Lee dans Philomena
  • Meryl Streep pour le rôle de Violet Weston dans Un été à Osage County (August: Osage County)

Meilleur acteur dans un second rôle

  • Barkhad Abdi pour le rôle de Abduwali Muse dans Capitaine Phillips (Captain Phillips)
  • Bradley Cooper pour le rôle de Richie DiMaso dans American Bluff (American Hustle)
  • Michael Fassbender pour le rôle d’Edwin Epps dans Twelve Years a Slave
  • Jonah Hill pour le rôle de Donnie Azoff dans Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street)
  • Jared Leto pour le rôle de Rayon dans Dallas Buyers Club

Meilleure actrice dans un second rôle

  • Sally Hawkins pour le rôle de Ginger dans Blue Jasmine
  • Jennifer Lawrence pour le rôle de Rosalyn Rosenfeld dans American Bluff (American Hustle)
  • Lupita Nyong’o pour le rôle de Patsey dans Twelve Years a Slave
  • Julia Roberts pour le rôle de Barbara Weston dans Un été à Osage County (August: Osage County)
  • June Squibb pour le rôle de Kate Grant dans Nebraska

Meilleur scénario original

  • American Bluff (American Hustle) – Eric Singer et David O. Russell
  • Blue Jasmine – Woody Allen
  • Dallas Buyers Club – Craig Borten et Melisa Wallack
  • Her – Spike Jonze
  • Nebraska – Bob Nelson

Meilleur scénario adapté

  • Before Midnight – Richard Linklater, Julie Delpy et Ethan Hawke
  • Capitaine Phillips (Captain Phillips) – Billy Ray
  • Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street) – Terence Winter
  • Philomena – Steve Coogan et Jeff Pope
  • Twelve Years a Slave – John Ridley

Meilleurs décors

  • American Bluff (American Hustle) – Judy Becker et Heather Loeffler
  • Gravity – Andy Nicholson, Rosie Goodwin et Joanne Woollard
  • Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) – Catherine Martin et Beverley Dunn
  • Her – K. K. Barrett et Gene Serdena
  • Twelve Years a Slave – Adam Stockhausen et Alice Baker

Meilleurs costumes

  • American Bluff (American Hustle) – Michael Wilkinson
  • The Grandmaster – William Chang Suk Ping
  • Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby) – Catherine Martin
  • The Invisible Woman – Michael O’Connor
  • Twelve Years a Slave – Patricia Norris

Meilleurs maquillages et coiffures

  • Dallas Buyers Club – Adruitha Lee et Robin Mathews
  • Jackass Presents: Bad Grandpa – Stephen Prouty
  • Lone Ranger, naissance d’un héros (The Lone Ranger) – Joel Harlow et Gloria Pasqua-Casny

Meilleure photographie

  • The Grandmaster – Philippe Le Sourd
  • Gravity – Emmanuel Lubezki
  • Inside Llewyn Davis – Bruno Delbonnel
  • Nebraska – Phedon Papamichael
  • Prisoners – Roger Deakins

Meilleur montage

  • American Bluff (American Hustle) – Jay Cassidy, Crispin Struthers et Alan Baumgarten
  • Capitaine Phillips (Captain Phillips) – Christopher Rouse
  • Dallas Buyers Club – John Mac McMurphy (pseudonyme de Jean-Marc Vallée) et Martin Pensa
  • Gravity – Alfonso Cuarón et Mark Sanger
  • Twelve Years a Slave – Joe Walker

Meilleur montage de son

  • All Is Lost – Steve Boeddeker et Richard Hymns
  • Capitaine Phillips (Captain Phillips) – Oliver Tarney
  • Du sang et des larmes (Lone Survivor) – Wylie Stateman
  • Gravity – Glenn Freemantle
  • Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Desolation of Smaug) – Brent Burge

Meilleur mixage de son

  • Capitaine Phillips (Captain Phillips) – Chris Burdon, Mark Taylor, Mike Prestwood Smith et Chris Munro
  • Du sang et des larmes (Lone Survivor) – Andy Koyama, Beau Borders et David Brownlow
  • Gravity – Skip Lievsay, Niv Adiri, Christopher Benstead et Chris Munro
  • Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Desolation of Smaug) – Christopher Boyes, Michael Hedges, Michael Semanick et Tony Johnson
  • Inside Llewyn Davis – Skip Lievsay, Greg Orloff et Peter F. Kurland

Meilleurs effets visuels

  • Gravity – Tim Webber, Chris Lawrence, Dave Shirk et Neil Corbould
  • Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Desolation of Smaug) – Joe Letteri, Eric Saindon, David Clayton et Eric Reynolds
  • Iron Man 3 – Christopher Townsend, Guy Williams, Erik Nash et Dan Sudick
  • Lone Ranger, naissance d’un héros (The Lone Ranger) – Tim Alexander, Gary Brozenich, Edson Williams et John Frazier
  • Star Trek Into Darkness – Roger Guyett, Patrick Tubach, Ben Grossmann et Burt Dalton

Meilleure chanson originale

  • Happy dans Moi, moche et méchant 2 (Despicable Me 2) – Paroles et musique : Pharrell Williams
  • Libérée, délivrée (Let It Go) dans La Reine des neiges (Frozen) – Paroles et musique : Idina Menzel, Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez
  • The Moon Song dans Her – Paroles et musique : Karen O et Spike Jonze
  • Ordinary Love dans Mandela : Un long chemin vers la liberté (Mandela : Long Walk to Freedom) – Paroles et musique : U2
Nomination révoquée : Alone, Yet Not Alone dans Alone Yet Not Alone – Paroles et musique : Bruce Broughton et Dennis Spiegel6,7,8

Meilleure musique de film

  • Dans l’ombre de Mary (Saving Mr. Banks) – Thomas Newman
  • Gravity – Steven Price
  • Her – William Butler et Owen Pallett
  • Philomena – Alexandre Desplat
  • La Voleuse de livres (The Book Thief) – John Williams

Meilleur film en langue étrangère

  • Alabama Monroe (The Broken Circle BreakdownDrapeau de la Belgique Belgique (en flamand)
  • L’Image manquante Drapeau du Cambodge Cambodge (en français)
  • La Chasse (JagtenDrapeau du Danemark Danemark (en danois)
  • La grande bellezza Drapeau de l'Italie Italie (en italien)
  • Omar (عمر) Drapeau de la Palestine Palestine (en arabe)

Meilleur film d’animation

  • Les Croods (The Croods)
  • Ernest et Célestine
  • Moi, moche et méchant 2 (Despicable Me 2)
  • La Reine des neiges (Frozen)
  • Le vent se lève (風立ちぬ, Kaze tachinu)

Meilleur film documentaire

  • The Act of Killing (Jagal)
  • Cutie and the Boxer
  • Dirty Wars
  • The Square (Al Midan)
  • Twenty Feet from Stardom

Meilleur court métrage de fiction

  • Aquel No Era Yo
  • Avant que de tout perdre
  • Helium
  • Pitääkö Mun Kaikki Hoitaa?
  • The Voorman Problem

Meilleur court métrage d’animation

  • À cheval ! (Get a Horse !)
  • Feral
  • Mr. Hublot
  • Possessions (Tsukumo)
  • La Sorcière dans les airs (Room on the Broom)

Meilleur court métrage documentaire

  • CaveDigger
  • Facing Fear
  • Karama Has No Walls
  • The Lady in Number 6: Music Saved My Life
  • Prison Terminal: The Last Days of Private Jack Hall

CRITIQUE BLU-RAY: GATSBY LE MAGNIFIQUE

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LE FILM: 7.5/10
Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Présentée en ouverture du Festival de Cannes, cette nouvelle adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald réalisée par le fantasque Baz Luhrmann avait de quoi inquiéter surtout après le kitsch et cucul Australia et la présentation du film en 3D pouvait laisser songeur pour un film de ce type.

Les craintes sont finalement levées! Très fidèle au roman, le film de Luhrmann respecte la structure du livre reprenant même certains dialogues à la lettre et confie le soin de narrer l’histoire au personnage de Carraway comme dans le livre. Après une petite heure très « Luhrmannienne » remplie de fêtes toutes plus excentriques rythmées non par du charleston mais des airs de Jay Z ou Beyoncé , évoquant son Moulin Rouge, le cinéaste australien se calme enfin et les bulles de champagne laissent place à la noirceur et aux zones d’ombre des personnages. Même si la réalisation de Luhrmann se veut parfois un peu too much, elle réserve tout de même quelques beaux moments de pur cinéma dans lesquels éclate tout le talent de DiCaprio qui, je le répète souvent est sans conteste LE plus grand acteur américain depuis des décennies!

Quant à la 3D, si elle tient comme toujours à mon avis du gadget, à part quelques flocons de neige et quelques lettres tournoyantes, elle propose une expérience assez proche que celle que nous donnait Hugo Cabret, à savoir sur la profondeur de champ et non pas sur des jaillissements d’objets. En tempérant ses ardeurs et en restant assez fidèle au roman, Luhrmann parvient donc ici à offrir un grand spectacle romantique hautement recommandable!

TECHNIQUE: 9/10

Un support parfait pour ce film avec une définition et des couleurs explosives tout comme le son!

BONUS: 9/10

Une interactivité assez complète! On trouve en effet tout un tas de sujets qui permettent de faire un tour complet du tournage du film:

– « La magnificence de Gatsby » (9 min)

– Le tour du plateau avec Tobey Maguire (9 min)

– Les différentes musiques de Gatsby (12 min)

– Scènes coupées avec fin alternative (14 min)

– « Une petite fête n’a jamais tué personne » (16 min)

– « Le clinquant » : la mode des années 20 (16 min)

– « La poésie de Fitzgerald portée à l’écran » (7 min)

– « Gatsby révélé » (30 min)

VERDICT: 8/10

Un grand spectacle taillé pour la HD!

Disponible en DVD (19.99 euros) , bluray (24.99 euros) et bluray 3D( 29.99 euros) chez Warner Bros

 



CRITIQUE BLU-RAY: DJANGO UNCHAINED

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LE FILM: 9.5/10

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

En vingt ans de carrière, Quentin Tarantino dresse une filmographie en forme d’hommage: après avoir honoré le film de braquage (Reservoir Dogs), les romans « pulp » (Pulp Fiction), les films de blaxploitation (Jackie Brown), le chambara (Kill Bill), les séries B présentées en double programme (Boulevard de la mort qui devait être projeté au départ avec Planète Terreur de Rodriguez) ou encore le film de guerre (Inglourious Basterds) tout en faisant très souvent référence au western, il était logique que QT réalise enfin SON western, si possible à tendance spaghetti lorsqu’on connaît son amour pour ce genre et pour Sergio Corbucci en particulier.

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S’inspirant d’ailleurs  de ce dernier, jusqu’au nom de son héros et son thème musical, les premières minutes du film montrent, sur la célèbre musique de Luis Bacalov, non pas un Blanc trainant un cercueil mais un groupe d’exclaves noirs, enchaînés, encadrés par deux cowboys blancs. L’un de ces esclaves est Django! On retrouvera également une histoire de vengeance et des hommes encagoulés mais l’histoire reste très éloignée du film de Corbucci, écartant complètement l’idée de remake.

QT a choisi, pour son western, de nous parler de l’esclavage aux Etats-Unis en situant son  histoire deux ans avant la Guerre de Sécession. Outre le western spaghetti pur, c’est carrément un buddy movie que nous propose le cinéaste avec cette association improbable entre Django l’esclave et le Dr King Schultz, chasseur de primes allemand, qui vont faire équipe, l’un pour tuer une bande de malfrats que seul Django connaît, l’autre pour retrouver sa femme Broomhilda, aux mains du sadique Candie!

Comme toujours chez Tarantino, on retrouve un cinéma ultra référencé, de longues scènes de dialogues toujours très inventifs, des flambées de violence intense (des geysers de sang inondent l’écran à plusieurs reprises notamment lors d’un gunfight d’anthologie), et une bande originale composée d’emprunts variés(on retrouve ici Morricone, Bacalov, 2pac) et des numéros d’acteurs souvent épatants.

Avec ce Django Unchained, QT multiplie les scènes très dialoguées mais jamais inutilement, défaut que l’on pouvait parfois lui attribuer notamment dans Kill Bill 2 ou Boulevard de la Mort. Et l’inventivité de ses dialogues est tout au long du film ahurissante, notamment lors d’une scène où les membres du KKK discutent de la qualité de leurs cagoules et de leur aspect pratique! Côté mise en scène, il ne cherche jamais à singer les tics du western spaghetti, s’accordant juste le plaisir de quelques zooms rapides bien sentis, et propose certains plans d’une beauté rare. Quant à l’interprétation, QT nous offre un quatuor d’acteurs merveilleux: Christoph Waltz (chasseur de primes allemand dont la rare éloquence précède souvent à la mort de l’interlocuteur), Jamie Foxx (Django, exclave libéré en quête de vengeance), DiCaprio (en esclavagiste au sadisme effrayant) et Samuel L.Jackson (maître de maison converti aux pensées racistes de son maître).

Sur un sujet fort, Quentin Tarantino réalise donc ici un pur chef d’oeuvre et son meilleur film à ce jour. 2h45 de génie et de plaisir de la part d’un cinéaste cinéphile! Indispensable!

TECHNIQUE: 9/10

Du pur bonheur avec une définition et des couleurs à tomber! Quant au son, immersif et explosif quand il le faut, c’est le top!

BONUS: 6/10

Outre deux spots pour un coffret Tarantino et pour la BO, on trouve un module sur les cascades à cheval et le maniement des armes, un sur les costumes et un dernier en hommage à Michael J. Riva, le directeur artistique décédé.

VERDICT: 9.5/10

LE film de l’année à posséder absolument!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez SPHE


 

CRITIQUE: GATSBY LE MAGNIFIQUE

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Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Présentée en ouverture du Festival de Cannes, cette nouvelle adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald réalisée par le fantasque Baz Luhrmann avait de quoi inquiéter surtout après le kitsch et cucul Australia et la présentation du film en 3D pouvait laisser songeur pour un film de ce type.

Les craintes sont finalement levées! Très fidèle au roman, le film de Luhrmann respecte la structure du livre reprenant même certains dialogues à la lettre et confie le soin de narrer l’histoire au personnage de Carraway comme dans le livre. Après une petite heure très « Luhrmannienne » remplie de fêtes toutes plus excentriques rythmées non par du charleston mais des airs de Jay Z ou Beyoncé , évoquant son Moulin Rouge, le cinéaste australien se calme enfin et les bulles de champagne laissent place à la noirceur et aux zones d’ombre des personnages. Même si la réalisation de Luhrmann se veut parfois un peu too much, elle réserve tout de même quelques beaux moments de pur cinéma dans lesquels éclate tout le talent de DiCaprio qui, je le répète souvent est sans conteste LE plus grand acteur américain depuis des décennies!

Quant à la 3D, si elle tient comme toujours à mon avis du gadget, à part quelques flocons de neige et quelques lettres tournoyantes, elle propose une expérience assez proche que celle que nous donnait Hugo Cabret, à savoir sur la profondeur de champ et non pas sur des jaillissements d’objets. En tempérant ses ardeurs et en restant assez fidèle au roman, Luhrmann parvient donc ici à offrir un grand spectacle romantique hautement recommandable!

NOTE: 7.5/10