Critique: Kong, Skull Island

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Titre original Kong: Skull Island
Réalisation Jordan Vogt-Roberts
Scénario Max Borenstein
Dan Gilroy
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Legendary Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre fantastique
Durée 120 minutes
Sortie 8 mars 2017

Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Mais pourquoi Hollywood nous ressert-elle l’histoire du grand singe après la version de 1933 de Schoedsack et Cooper, celle de Guillermin en 1976 ou celle de Peter Jackson en 2005? Peut-être parce que Warner aimerait voir s’affronter dans les prochaines années Kong à Godzilla! Il faut donc voir cette nouvelle version comme un amuse-bouche à de futures réjouissances. L’inconnu Jordan Vogt-Roberts est donc aux commandes de cette grosse machine plutôt bien ficelée à défaut d’être vraiment consistante. Un vrai soin est apporté à l’image et l’on sent une réelle volonté de livrer un produit des plus cools avec notamment une BO 70’s des plus funs. Malheureusement, le scénario reste une préoccupation très secondaire et les personnages restent à l’état d’ébauche… Un divertissement qui fonctionne donc mais qui ne restera pas gravé dans l’Histoire!

3

Critique: Room

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Réalisation Lenny Abrahamson
Scénario Emma Donoghue
Acteurs principaux
Sociétés de production Element Pictures
Film4
No Trace Camping
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau de l'Irlande Irlande
Genre Drame
Durée 118 minutes
Sortie 9 mars 2016

Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé.

Un an après s’être fait un nom avec le très original »Frank« , Lenny Abrahamson change de registre en adaptant le roman éponyme d’Emma Donoghue qui elle-même s’était inspirée de deux faits divers autrichiens. Plus drame psychologique que thriller, « Room » ne cherche pas le suspense mais à nous faire découvrir une situation terrible vue par un enfant. La grande force du film est d’éviter le manichéisme et de nous faire ressentir la détresse des personnages qui, après avoir été coupés du monde pendant des années (toute la vie pour l’enfant) vont devoir affronter un extérieur effrayant, notamment dans sa dimension médiatique. Si le film suscite la réflexion, il déborde également d’émotion, notamment grâce à l’interprétation éblouissante de l’oscarisée Brie Larson et du jeune prodige Jacob Tremblay. Bouleversant et poétique à la fois, Room est un chef d’oeuvre qui marque l’esprit!

4.5